Politique

Retrait du Burundi et de l’Afrique du Sud de la CPI : l’UE préoccupée

22/10/2016 Diane Uwimana 7

Dans une déclaration sortie ce 21 octobre, la représentation de l’Union Européenne se dit préoccupée par la décision du Burundi et de l’Afrique du Sud de se retirer à la cour pénale Internationale. «Nous notons également avec une profonde préoccupation que le Burundi a formalisé des mesures pour retirer du Statut de Rome. Jusqu’à présent, aucun Etat n’a jamais retiré du Statut de Rome», peut-on lire dans ce communiqué.

Pour l’UE, l’Afrique du Sud a joué un rôle important dans la création de la CPI et a été l’un des premiers signataires du Statut de Rome. «Nous allons continuer à collaborer avec les deux pays sur la façon dont ils peuvent rester des partenaires au Statut de Rome», a indiqué le représentant de l’UE.

Pour elle, la Cour pénale internationale (CPI) est une institution clé pour aider les citoyens à atteindre la justice lorsqu’ils sont confrontés à des crimes les plus graves, lorsque cela est impossible au niveau national.

Et d’ajouter : «Nous avons tous un intérêt commun à renforcer la primauté du droit et de travailler ensemble avec la CPI, y compris dans le sens suggéré par le Président de l’Assemblée du Statut de Rome des États parties».

Selon ce communiqué, l’UE et ces États membres restent de fervents partisans de la CPI et se sont engagés à une pleine coopération sur la prévention des crimes graves relevant de la compétence de la Cour.

«Lorsque des préoccupations sont soulevées dans le cadre du Statut de Rome, nous restons ouverts à la discussion constructive», conclut ce communiqué.

Forum des lecteurs d'Iwacu

7 réactions
  1. NGENDAMBIZI Jonathan

    Très bien dit Monsieur Léopold

  2. Stan Siyomana

    LA SOUVERAINETE NATIONALE N’EST QU’UN PRETEXTE.
    1. Certaines grandes puissances du monde ne veulent pas entendre parler des Statuts de Rome puisqu’elles veulent pouvoir defendre leurs interets strategiques meme s’il faut violer les droits d’autres peuples qui sont plus faibles.
    2. Les dirigeants actuels de la DICTATURE DU 3 EME MANDAT PRESIDENTIEL AU BURUNDI ne veulent pas entendre parler des Statuts de Rome tout simplement parce qu’ils veulent VIOLER LES DROITS DE LEUR PROPRE PEUPLE AVEC IMPUNITE.
    3. Si les dirigeants actuels du Burundi agissaient vraiment pour des raisons ideologiques et voulaient porter le flambeau de la “lutte contre le neocolonialisme” par exemple, le Chef d’Etat burundais ferait comme le Burkinabe Thomas Sankara qui n’avait pas peur de denoncer les grandes puissances du haut de la tribune des Nations Unies a New York, ou de l’Organisation de l’Union Africaine a Addis Abeba.

  3. leopold Hakizimana

    Je regrette infiniment que mes compatriotes proches des anciens régimes et des Frondeurs comptent sur ce Tribunal des occidentaux pour mettre à genoux le système actuel au Burundi. Le tribunal rêvé contre les leaders Hutus du Burundi au sein du FDD-CNDD est dangereux. Disons non à ce Tribunal

  4. Gacece

    C’est ça!… Avec des rapports d’enquêtes in”dépendantes” et des résolutions qui sont rédigées après avoir fait la sourde oreille aux arguments et aux doléances du côté gouvernemental, tout d’un coup ils sont « ouverts à la discussion constructive » parce que ça commence à chauffer.

    Ils sont où les gens du côté d’Alassane Ouattara, en Côte d’Îvoire, qui ont commis des massacres pendant la conquête de son pouvoir? Pourquoi cette CPI choisit-elle de poursuivre un seul côté plutôt que les deux, quand il est clair que les exactions ont été commises par les deux parties en conflit?

    Tout simplement parce ils reçoivent des instructions de leurs bailleurs de fonds, pour désigner qui poursuivre et qui ne pas poursuivre selon que le premier représente le mieux leurs intérêts et l’autre peu ou pas du tout.

    Cette CPI est un autre parmi les instruments de contrôle et de domination des pays développés sur les autres. Le plus vite on sortira de là, le mieux notre pays se portera.

  5. La CPI, l’instrument de repression du Peuple Africain et de ces dirigeants. Nous disons non a cette strategie de recolonisation de l’Afrique. Moi, je pense que les gens qui ne sont meme pas signataires de ce Traite ne devraient pas forcer les autres pays pauvres d’y adherer.

  6. Fofo

    [Ndlr: la représentation de l’Union Européenne se dit préoccupée par la décision du Burundi et de l’Afrique du Sud de se retirer à la cour pénale Internationale]. Préoccupé par le fait que les pays africains se retirent de la CPI mais quand les USA ont retiré leur signature, il n’y avait pas de préoccupation! Quand la Chine, la Russie, … refusent de ratifié le statut de Rôme il n’y aucune préoccupation! L’UE regrette parce que leur outil de pression et d’intimidation sera bientôt anéanti! D’autres pays africains sont en route vers le retrait de cette cour d’injustice africaine. Toutefois, je demanderais aux africains de renforcer en même temps nos appareils judiciaires internes afin de renoncer complétement avec ces occidentaux qui nous prennent toujours pour des enfants.

  7. Afrika

    Les Européens, l’Afrique vous a compris.

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