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Économie

Réhabilitation de la RN4 : à Gatumba, on n’est pas content avec le processus d’indemnisation

09-11-2013

Les habitants de Gatumba dénoncent des magouilles quant à l’indemnisation de leurs parcelles pour réhabiliter la RN4. Les autorités communales et l’Office des routes réfutent ces accusations.

Sur la RN 4, les machines sont déjà à l'oeuvre ©Iwacu

Sur la RN 4, les machines sont déjà à l’oeuvre ©Iwacu

La réhabilitation de la RN 4 part du rond-point communément appelé Chanic (Bujumbura) jusqu’à la frontière de la RDC (15,420 Km). 102 parcelles, situées sur le côté gauche le long de la route, sont concernées et six mètres leur ont été enlevés : « Je n’ai eu que 33 200 Fbu contre ma parcelle », se lamente Congera Yousouf, un sexagénaire habitant le long de la RN 4. Il regrette que les autorités locales ne puissent pas plaider pour eux. Heureusement que les médias s’activent pour faire la lumière et dénoncer cette corruption.

Une autre femme, mère de huit enfants, affirme également qu’il y a eu des magouilles et qu’elle a reçu peu d’argent sous forme d’indemnisation : « J’ai eu 160 mille Fbu alors que la construction de ma maison m’avait coûté plus d’un million de Fbu», précise-t-elle. Elle affirme que les autorités les ont obligées à signer pour l’indemnisation perçue alors qu’ils ignoraient les barèmes pris en compte. Des inconnus, ajoute la dame, venaient rendre visite à certains de nos voisins vers la fin de l’après-midi. « Ils ont été corrompus par certains des occupants de ces maisons en leur promettant de l’argent. J’en ai vu deux de mes propres yeux », raconte-t-elle. Elle a été obligée de démolir son salon, deux chambres et un autre appartement servant de boutique et son petit commerce s’est arrêté.

C’est un groupement de deux entreprises, rwandaise (Seburikoko N. Emmanuel) et congolaise (Safricas), du nom de Safkoko, qui a gagné le marché. Le projet consiste à aménager les axes transfrontaliers entre le Burundi, la RDC et le Rwanda et il est financé par le 10è FED N° REG/FED/21767. Le délai d’exécution est fixé à 15 mois à partir de mars 2013. Un conflit interne entre les deux sociétés aurait retardé de 8 mois le démarrage des travaux, qui ont repris ce 23 octobre.

Les plaintes continuent. T.H., une autre femme, quinquagénaire, se trouve dans le même désarroi. Elle a été obligée de ranger les briques cuites et les blocs de ciment de son ancienne maison détruite pour l’intérêt du public. « L’Etat m’a indemnisé à hauteur de 5 millions seulement. Paradoxalement, deux autres personnes ont eu la même somme alors que leurs maisons étaient construites avec des briques adobes et de la terre », explique-t-elle avec un visage renfrogné et colérique.

« Les lamentations ne sont pas fondées »

Iwacu a contacté sans succès l’Office des Routes en charge de l’indemnisation. Le directeur, seul à s’exprimer devant les médias, avait un agenda très chargé. Mais, une source proche de l’Office nous a confirmé que personne n’a été lésé. « Les agents chargés de faire l’inventaire du coût des terrains fonciers, plantes ou arbres se trouvant sur ces parcelles le faisaient en présence du propriétaire et de l’administration locale », raconte-elle. Une dizaine de personnes ont déjà porté plainte à l’office des routes. La majorité, affirme cette source, a trouvé satisfaction grâce à nos explications. Une autre source à cet office est convaincue que c’est par ignorance ou par jalousie entre voisins puisque la majorité n’a pas fréquenté le banc de l’école. L’objectif de l’office, affirme cette source, est de récupérer un espace de travail lors de la réhabilitation et de vérifier si personne n’a été défavorisé. Et de préciser que ceux qui ont encore des plaintes peuvent recourir à la justice pour trancher.

Emmanuel Masumbuko, chef de zone Gatumba, réfute lui aussi les accusations de la population : « Tout le processus d’indemnisation s’est bien déroulé et ces lamentations ne sont pas fondées. Certains envient les autres parce qu’ils ont reçu beaucoup d’argent. » La somme octroyée, ajoute-t-il, dépendait des matériaux utilisés pour la construction.

  4   Vos commentaires
  1. Godwanais Lamda

    Nous devons regarder vers l’avenir. Si la route est bien construite, des travaux de qualité et non du genre ce qui a été fait sur l’avenue de l’amitié et avenue de la mission au centre ville de Bujumbura, si et si seulement les travaux sont de qualité, Il faudra renforcer les échanges commerciaux avec la RDC, il faut mettre a profit la proximité de l’aéroport international de Bujumbura, les banquiers de notre capitale doivent attirer les capitaux venant de l’autre cote de la frontière, les acteurs du secteurs touristiques hôteliers et organisateurs des activités attirant les plaisanciers le long du lac tanganyika, en bref il faut stimuler la croissance économique de notre pays. Pour arriver a cette fin, il faut une administration solide et compétente pour arriver a cette création de l’ emploi et stimuler le développement de notre pays.

  2. king James

    Eka sha ,, wewe uri Umututsi woja kuba mugatumba woba wigemuye? Twicungiye muri Musaga , Ngagara , Nyakabiga ….

  3. Bururien de Songa

    Mbega abo nabo babatoteza ari abatutsi?
    Si ababo nabo?

    • fkffjg

      None mu Gatumba abatutsi barabujijwe kubayo? Mbe intagondwa zirihano!

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