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Diaspora

Banques burundaises : quelle somme plafond pour l’envoi des devises ?

07-05-2014

Certains Burundais de la diaspora et résidents au Burundi ignorent la limite du montant en devises qu’ils peuvent envoyer via les banques. Une source à la Banque de Crédit de Bujumbura donne quelques informations.

Vue de face d’une institution financière possédant le système de paiement Western Union à Bujumbura ©Iwacu

Vue de face d’une institution financière possédant le système de paiement Western Union à Bujumbura ©Iwacu

« J’ai voulu envoyer plus de 4000 dollars pour l’achat du matériel de construction pour ma maison à Bujumbura, raconte H.G., qui habite en Belgique. Mais, une des banques commerciales a refusé de donner l’argent à la personne de contact via son compte courant en BIF. » Pourtant, précise-t-il, c’est un client de la même banque. L’autre cas, c’est celui de Bertrand Nshimiye, un Burundais qui vit au Canada. Il a voulu envoyer 10 mille dollars via Western Union pour l’achat d’une voiture pour ses parents : « J’ai été obligé d’envoyer l’argent en deux tranches et n’oublions pas que le transfert est coûteux », témoigne le jeune homme.

Le service de compliance veille à ce que la banque agisse conformément à ses propres règles, à la législation en vigueur, au code de conduite, ainsi qu’aux bonnes pratiques afin d’éviter tout risque d’irrégularité dans le fonctionnement de l’institution, de ses organes et de son personnel.

Une source travaillant à la BCB fait savoir que la décision de limiter la somme d’argent qui doit être envoyée via un compte bancaire ou par Western Union est une des formes de lutte contre le blanchiment. Il doit y avoir un contrôle, poursuit-elle, par un service de compliance (encadré), même si c’est une grosse somme dont on ignore l’origine. « Pour l’envoi de l’argent par Western Union, 7.000$ est le montant à ne pas dépasser. Si un client d’une quelconque banque utilise son compte courant en Fbu, il ne pourra pas dépasser 3000$. Au-delà, il doit avoir une justification solide. »
Concernant un compte en devises, note-t-elle, il n’y a pas de limite quant à la somme à envoyer ou à retirer. Une réunion, signale la source, se tient, chaque matin, dans notre banque pour voir s’il n’y a pas eu des mouvements suspects sur les différents comptes.

  12   Vos commentaires
  1. kimeneke

    Ntamurundi wohanze agira fraude nimuronderere aho iwanyu niho hanuka igiturire

  2. Hey my friends. Celui qui se fait appeler PCE s’appelle en réalité Ntahi…. Bona….Je l’ai connu au petit séminaire de Buta. Il se prend toujours pour un intello plus intellectuel que l’intelligence!

    • PCE

      C’est totalement faux je n’ai jamais été dans un séminaire de ma vie et mon PCE sont en réalité la première initiale de mon prénom suivie de la 1ere et la dernière initiale de mon nom . Par ailleurs cet espace est un lieu d’echange , je parle de ce que je sais et ce que je pense . Je vous met au défi de prouver le contraire par rapport à ce que j’affirme sur cet article . Le reste n’est qu’une opinion , discutable par définition.Lorsque je n’ ai aucune opinion ni avis sur un sujet je me garde d’intervenir .

  3. Uwahemutse Concilie

    Le blanchiment d’argent est une réalité au Burundi. Le Burundi devrait à travers la banque centrale BRB imposer des restrictions pour les retraits des gros montants. Il est incomprehensible de voir quelqu’un (un individu pas même pour une organisation) qui retire dans une banque à 17h le lundi un montant de plus de 50 millions, ce montant ne sert qu’à la corruption. D’autres formes de blanchissement à travers des CASINO ( exemple de la zambie,…), …. qui n’a pas entendu que notre Muhuza a été attrapé avec 180 millions d’euros en liquide en Belquique. Il circule sur internet des infos ( à vérifier car Iwacu n’en sait pas grand chose) que des Burundais ont été attrapé à Zaventem avec plusieurs kilos de drogues et qui dit drogue dit blanchiment le plus souvent.

  4. Tabaza

    Hari ico murabona rya kori sur les transferts ryavugwa ritaragwiza na kabiri, et après na gatatu! Vivement un changement de gouvernance. Dukore twese dans ce sens, nico kizodukiza nayo kuririra abo ba DD ni uguta umwanya.

  5. borntomakelovenotwar

    Qu’on laisse l’argent entrer au Burundi et d’ailleurs qu’on l’encourage, on en a besoin.

  6. PCE

    La question de transfert d’ argent comporte plusieurs aspects : les frais de transfert et le taux de transfert appliqué par les organismes de transfert comme Western Union ou les banques , et le montant qui est effectivement remis dans le cas du Burundi .
    – Les frais de transport : Western Union comme les banques appliquent des frais injustifiables . Ce ne pas normal que pour un montant de 100 euros de transfert , on fasse payer 10 euros de frais ( 9.90 euros normalement) , je pense que les transfers de banque à banque sont dans les mêmes proportions
    – Western Union dispose aujourd’hui du monopole de transfert après le rachat de Money Gram en GKW , pas de concurrence donc . Cependant certains pays notamment ceux qui tirent le plus de bénéfices de ce système de transfert comme le Maroc( le transfert d’argent est sa 2eme source de de rentrée de devises ) sont parvenus à faire infléchir Western union en termes de frais à appliquer . Mieux le pakistan et d’autres pays musulmans sont parvenus à mettre en place leurs propres systèmes grace à ce qu’ on appelle le  » Awalla » ( je ne suis pas sur de l’ orthographe ) dont la base est la confiance . Le système applique certes des frais mais ce n’est pas de la même manière que WU ou les banques .
    – Plus Western Union n’applique pas de taux corrects de transfert comme les banques d’ ailleurs . Un exemple prenons qu’1 € vaut 2078 fBU , WU ne transfere pas effectivement 2078 euros mais un montant inférieur prenons 2000 fbu , ceci fait pour un transfert de 1000 euros par exemple WU gagnera en frais cachés 78×1000 = 78 000 FBU auquel on ajout evidement les frais officiels , c’ est du vol pur.
    – Enfin les banques commerciales et c’ est le cas du Burundi ne transfère jamais le montant réel , elles invoquent toujours un manque de petite monnaie . Exemple , lors d’un transfert de 195780 Fbu par exemple le destinataire recevra 195700 fbu , le montant étant amputé de 80 Fbu ( ntidufise ayavumvujije) . C’est une vraie honte de nos banques et en particulier la Bancobu . Et pourtant le destinataire signe la réception de 195780 FBu. J’ai des preuves de mes affirmations .
    Le système officiel de transfert d’ argent est une arnaque .

    • telling

      j’ai suivi avec interet ton developpement, il suffit de poser le problème. quelle est la solution, quelle est l’alternative?

      • PCE

        @ Telling
        Votre question mérite beaucoup d’ attention , je vais tenter d’y apporter un avis personnel , loin d’être celui d’ un spécialiste .
        D’abord en ce qui concerne Western Union . Je souhaiterais rappeler aux Banques Burundaises et aux autorités qu’il est de l’intérêt du pays que le transfert des devises au Burundi profite aux Burundais de manière générale mais surtout à l’ Etat et aux banques qui empochent les frais de transfert . Mais il y a un grand avantage indirect , il permet d’augmenter le niveau des devises des banques et de la BRB si nécessaires à l’économie du pays. Le Burundi n’a donc aucun intérêt à ce que les taux de transfert d’argent soient prohibitifs , si non on va s’ en détourner et recourir à l’AWALLA pratiqué au Pakistan par exemple . Ce système est comparable à un transfert d’individus à individus sans frais évidemment , système dont le principe de base est la confiance. Les pays occidentaux sont entrain de combattre le système qu’ils soupconnent d’ encourager le blanchiment d’argent et le terrorisme dans la mesure ou les terroristes utilisent le même pour cacher leurs agissements . Une chose sure les occidentaux n’ont aucun intérêt à ce qu’ il y ait un concurrent de Western Union. Ceci veut dire que quoi qu’ on fasse Western Union et les banques chercheront à combattre un système qu’ ils ne controlent pas . Mais en ce qui concerne le Burundi , les banques burundaises ont intérêt à favoriser un système dans lequel tout le monde est gagnant, si non le consommateur le contournera. Ceci me rappelle la taxe supplémentaire appliquée aux appels internationaux entrants au Burundi : on sait contourner ces taxes aujourd’hui grace des logiciels comme Viber ou Skype pu Whatsapp.. Revenons à nos moutons .
        La solution est donc la suivante : faute d’avoir un vrai concurrent international ou africain de Western Union , on peut mettre un système conjointement géré la BRB , les banques commerciales et une association de consommateurs/clients permettant de canaliser les transferts d’argent à caractère privé, les montants maximaux à transférer sont évidemment à déterminer car il ne faut que ce système remplace la procédure normale à caractère commercial . Ce nouveau système aurait comme mot d’ordre lutter contre les taux excessifs de frais de transfert , appliquer le taux réel de change et éventuellement endiguer le blanchiment d’argent .De toutes facons on sait que le blanchiment d’argent ne se fait que rarement via le système officiel de transfert d’argent.
        Si cela ne se fait pas le transfert d’argent de particulier à particulier évitera le plus possible le circuit officiel , ce qui est un manque à gagner énorme au pays. Je rappelle ce que j’avais dit au paravant le transfert d’argent est la deuxième source de devises du Maroc , et Western Union a revu les frais de transfert pour ce pays suite au boycott des consommateurs. Nous devrions y réflechir. Vous ne pensez pas?

  7. J Paul

    Mais est-ce que les depots locaux sont soumis a de si rigoureux controles? Non.
    Alors pourqoui mettre tous ces obstacles dans les roux dez burundais de la diaspora qui veut envoyer l argent au pays. Notez bien que cet argent, ces transferts constituent une manne pour un pays qui a tant besoin des devises! Ce n est pas l argent qui quitte le pays! Avant de transferer ces fonds, les membres de la diaspora doivent justement justifier ces transferts.
    De grace le gouvernement burundais devrait a tout prix encourager les transferts au lieu de les decourager. En plus Mr le journaliste, il aurait fallu demander pourqoi certaines banques imposent des frais exhorbitants sur ces transferts de la diaspora. Autour de US40? Du vol qualifie svp. Il n y aucune raison au monde pour ces frais. Et c est le gouvernement encore une fois qui devrait intervenir. Diaspora, mobilisez-vous!

  8. NTACOROSHE

    Le blanchiment c’est pas dans vos petites banques. Arretez cette comedie.

  9. DEBAT

    Dans le titre vous nous parlez de la Banque Commerciale du Burundi, avec une photo à l’appui et dans le texte, vous changez et vous écrivez la BCB.
    Est-ce une erreur ou une ignorance des sigles des Banques locales?

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