Culture

Quand le droit d’auteur divise le monde artistique

25/06/2018 Clarisse Shaka Commentaires fermés sur Quand le droit d’auteur divise le monde artistique
Quand le droit d’auteur divise le monde artistique
Pour l'artiste Kami, la balle reste dans le camp de l'OBDA

L’exploitation des chansons burundaises est désormais conditionnée au paiement du droit d’auteur. Mécontentement chez les exploitants. Un ouf de soulagement chez les artistes.

La mesure tombe le 8 mai. Le ministère de la Culture décide que l’exploitation des œuvres artistiques et littéraires sera conditionnée à l’autorisation et au paiement du droit d’auteur. C’est dans le cadre de l’application de la loi de 2005 portant protection du droit d’auteur. La mise en application revient à l’Office burundais du droit d’auteur(OBDA).

Quelques exploitants de la musique sont découragés. C’est le cas d’Evrard, Dj dans différents bars et dancing clubs de la capitale. Il déplore une mesure tombée sans aucune sensibilisation. « Les Djs sont là pour promouvoir la musique de nos artistes. Et on avait déjà franchi un grand pas. »

Le Dj Evrard assure que les Djs burundais s’étaient donnés la mission de mettre en valeur la musique des artistes burundais. Dans les bars et boîtes de nuit, plus de la moitié des chansons jouées appartiennent aux artistes locaux.
http://www.iwacu-burundi.org/wp-admin/edit.php
« Nous avions même créé une association à cet effet ». Pour lui, cette mesure va créer des limites. Ils n’auront plus le courage de jouer les chansons burundais, explique-t-il, s’ils doivent payer pour chacune.

Les artistes se frottent les mains

« Mieux vaut tard que jamais !», se réjouit le président de l’Amicale des musiciens, Bruno Simbavimbere. Il parle d’une mesure longtemps attendue. Depuis 2005, les musiciens plaidaient pour la mise en application de la loi sur le droit d’auteur. « Il est grand temps que les artistes burundais vivent de leur métier ». M. Simbavimbere encourage les musiciens à enregistrer leurs œuvres à l’OBDA pour qu’elles soient protégées.

Cependant, un bémol : les artistes et ceux qui exploitent leurs œuvres ne sont pas sensibilisés sur cette loi.
Quant à l’artiste Yves Kami, il assure que tout est clair. «La balle est désormais dans le camp de l’OBDA ».
Contactée, la directrice de l’OBDA n’a pas voulu s’exprimer.

Une ordonnance ministérielle de janvier 2014 portant règlement de perception du droit d’auteur établit la tarification pour les lieux sonorisés.

Suite à la décision du CNC, vous ne pouvez ni réagir ni commenter cet article.

Lire le communiqué

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