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Sécurité

Prison Rumonge : deux policiers grièvement blessés

Des prisonniers ont blessé par balle deux policiers qui assuraient la garde dans la nuit du dimanche, 24 avril, au cours d’une tentative d’évasion.

La prison de Rumonge vue de l'extérieur

La prison de Rumonge vue de l’extérieur

Dix prisonniers qui étaient placés dans des cellules d’isolement pour d’autres fautes commises ont tenté de s’évader, selon Paul Mirerekano, directeur de la prison Rumonge.

Des tirs nourris ont retenti au sein de la prison vers une heure du matin, échanges de coups entre policiers et prisonniers.

Selon Mirerekano, tout a commencé lorsque les dix prisonniers sont parvenus à sortir de leurs cellules d’isolement. Ils avaient pu couper les grillages avec des scies à métaux et ont pu sortir de la prison  vers le terrain de jeux situé à l’ouest de la prison.

Après, ils ont fabriqué une échelle de fortune avec des poteaux qui servaient de bois sur ce terrain de football. Avec cette échelle, ils ont escaladé le premier mur. Hache à la main, un détenu a sauté sur un policier dans la cour ronde et lui a donné un coup de hache et a directement pris le fusil qu’il détenait.

Deux policiers ont été grièvement blessés

Ces prisonniers ont tiré sur les positions des policiers à l’intérieur. C’est ainsi que ceux de l’extérieur sont intervenus et ont ouvert le feu vers toutes les directions pour empêcher ces prisonniers de s’évader.

Deux policiers ont été grièvement blessés et conduits à l’hôpital. Selon Paul Mirerekano, ces prisonniers ont été maîtrisés et étaient en possession de deux grenades.

Le directeur de la prison précise qu’il a porté plainte contre ces détenus pour trois infractions : tentative d’assassinat, détention d’arme à feu et destruction méchante.

Les organisations de défense des droits de l’Homme demandent à la direction générale d’informer les détenus sur le danger qu’ils encourent lorsqu’ils s’évadent, de former le personnel des prisons, d’accorder les faveurs que la loi pénitentiaire donne à une certaine catégorie de détenus. Mais aussi d’instruire la police pénitentiaire sur le principe de l’usage proportionné de la force dans la gestion des opérations de répression des évasions.

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