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Opinion

Grand débat – Pourquoi j’ai présenté mes excuses à M. Reyntjens

Par Athanase Karayenga

Athanase Karayenga

Athanase Karayenga

J’ai présenté sincèrement mes excuses à M. Reyntjens dont je conteste formellement, néanmoins, l’option de sortie de crise qu’il a élaborée et qui est présentée comme un scenario politiquement incorrect. Je me suis souvenu de la leçon de M. Jean-Paul Harroy, dernier Gouverneur Général du Ruanda-Urundi. Je vous raconte.

En août 1977, Bagaza effectuait la première visite officielle au Rwanda et rencontrait Juvénal Habyarimana pour la première fois. Je faisais partie de la délégation burundaise. Nous étions entrain de remplir les formulaires à la réception de l’Hôtel Mille Collines. Un agent du service de renseignement du Burundi, venu à Kigali avant l’arrivée du président Bagaza, m’a repéré, est arrivé par derrière et m’a tapoté sur l’épaule en me demandant de le suivre à l’écart. Il voulait me transmettre une information confidentielle.

– Vous ne me connaissez pas, dit-il. Mais je sais que vous êtes journaliste. M. Jean-Paul Harroy est descendu dans le même hôtel que vous.

L’agent s’est ensuite discrètement éclipsé. Je ne le reverrai plus.
Mon sang n’a fait qu’un tour. Je m’approche de la réception. Je m’adresse à un jeune homme qui collectait les fiches d’enregistrement des visiteurs. Je lui demande s’il pourrait avoir l’amabilité de me mettre en contact avec M. Jean-Paul Harroy. Spontanément le jeune homme décroche le téléphone et appelle M. Jean-Paul Harroy. Il me le passe. Je parle au dernier Gouverneur Général du Rwanda-Urundi. Emotion. Il représentait, avant l’indépendance, la Tutelle Belge. C’était lui qui était le véritable chef d’Etat des deux pays. Même si nous avions des rois à la tête de chacun de nos deux pays.

Je me présente rapidement et lui explique que je souhaiterais qu’il m’accorde une interview. Miracle. Il accepte. Tout excité, je prends l’ascenseur jusqu’au quatrième étage. Je frappe à sa porte. Un homme de taille moyenne, un peu enveloppé et souriant m’accueille. J’avais mon enregistreur, le Nagra. Il m’invite à m’assoir. Je me présente à nouveau et lui explique que je suis journaliste, directeur général de la radio nationale. Je lui précise que j’ai eu l’idée de lui demander une interview parce qu’il fait partie de notre histoire. Je lui promets, je m’engage sur l’honneur, de diffuser l’interview sur les ondes de la radio nationale.

Parenthèse. Je savais que Jean-Paul Harroy était très contesté au Burundi et même détesté pour le rôle de la Tutelle belge dans l’assassinat de Louis Rwagasore. La mère du prince, la reine Thérèse Kanyonga, lui avait d’ailleurs administré une gifle retentissante sur la joue, à la Clinique Prince Louis Rwagasore où Jean-Paul Harroy était venu s’incliner devant le corps du prince. Dans son livre de mémoire, Jean-Paul Harroy affirme que « c’est la gifle la plus retentissante qu’il ait jamais eue. » Fermons la parenthèse.

Dans la chambre du dernier Gouverneur Général du Ruanda – Urundi, se trouvait aussi Mme Harroy. Elle a écouté ma présentation. Et tout d’un coup, elle bondit comme une lionne. Elle hurle littéralement.

– Jean-Paul, n’accepte pas. Tu sais bien que les Burundais nous détestent.

A cet instant précis, j’étais persuadé que mon projet d’interview était réduit à néant. J’ai déployé des tonnes de diplomaties et de savoir-faire journalistique pour le convaincre de m’accorder cette interview historique. Jean-Paul Harroy a finalement accepté. L’interview a été diffusée sur les ondes de la radio nationale à mon retour de Kigali.

Certaines personnalités des milieux de l’Uprona de l’époque m’en ont beaucoup voulu et m’ont traité de traître. Parce que j’avais donné la parole à un ennemi de la nation. Comme promis, j’ai envoyé une copie de cette interview à M. Jean-Paul Harroy à une adresse qu’il m’avait indiquée à l’Université Libre de Bruxelles. Plus tard, je saurai qu’elle lui est bel et bien parvenue.

A la fin de ce long entretien avec ce personnage historique pour nous les Burundais et les Rwandais, j’ai compris une chose. Jean-Paul Harroy avait une terrible nostalgie de Bujumbura. Je pense qu’il aurait adoré y être invité un jour et revoir les lieux d’où il avait exercé son mandat de dernier Gouverneur Général.

Le magnétophone était éteint. On échangeait en « off » comme on dit dans le jargon journalistique. Je n’enregistrais pas ses propos. A la fin de cet entretien et avant de le remercier et de prendre congé de Jean-Paul Harroy et de son épouse, qui s’était calmée entretemps, je lui pose une question qui me brûlait la langue depuis un moment. Pourquoi, le premier novembre 1959, le Rwanda a-t-il flambé et pas le Burundi ? Allusion à la première guerre civile du Rwanda appelée aussi  » Révolution sociale. »

– Avant de répondre à votre question, me dit Jean-Paul Harroy, je voudrais vous révéler un secret. De toute ma carrière politique, poursuit-il, je garde un souvenir. Mes meilleurs amis politiques étaient les Hutu du Rwanda et mes pires ennemis politiques étaient les Tutsi du Burundi. Mais, ajoute-t-il tout de suite, je préférais de loin mes ennemis.  »

Ah…. ! Grosse surprise que j’ai de la peine à dissimuler. Pourquoi, lui demandai-je ?

– Parce que, me dit Jean-Paul Harroy, pendant les négociations pour l’indépendance de votre pays, le Burundi, nous avions des discussions très tendues. Au point que souvent, nous avons failli en venir aux mains et nous égorger en nous attrapant par les cols de chemises.

Cependant, dans ces moments d’extrême tension, il y avait dans la délégation du Burundi, un homme qui avait un talent fou pour faire rire. Il nous racontait des blagues et nous nous écroulions de rire et nous reprenions les négociations.

Je peux vous dire que c’est l’humour de Muhirwa André qui a sauvé votre pays. En outre, ajoute-t-il, les Burundais m’ont respecté jusqu’au bout.
Sinon, la Belgique avait programmé que les deux pays, le Rwanda et le Burundi, devaient flamber le même jour, la même heure. »

Leçon de cette histoire ? Même dans un débat houleux sur « le scénario politiquement incorrect » proposé par M. Reyntjens pour sortir le Burundi de la grave crise dans laquelle le pays se noie, il faut respecter ses adversaires ! Et même les faire rire, si on en a le talent ! Samandari Power, au secours !

  15   Vos commentaires
  1. Fofo

    Cher Athanase Karayenga, en tant que journaliste et ancien Directeur Général de la RTNB, je te conseillerais de ne plus focaliser ton énergie sur le fameux 3ème mandat qui tend à se terminerd’ici quelques années. Focalisez-vous plutôt à la réconciliation nationale! Au lieu de dire la vérité, vous préférez sciemment tromper les jeunes (innocents) en les mobilisant pour défendre un Accord et une Constitution dont ils ne savent ni le contenu ni l’origine!

    J’espère qu’à travers ce témoignage, Monsieur Filip Reyntjens, doit avoir compris les sentiments qui te dominaient lors de la rédaction de votre article (même s’il n’est pas permis qu’un journaliste exprime ses sentiments)! Merci quand-même pour le courage de reconnaître publiquement tes erreurs. Il faudra faire de même pour une bonne réconciliation. Le Burundi ne sera sauvé que par la vérité de son passé tragique que l’on ne veut pas parler ni raconter à la nouvelle génération!

  2. Theus Nahaga

    Je vous remercie infinement de nous rappeler cette chose essentielle savoir éviter que les choses s’enveniment. Savoir retrouver même dans nos adversaire voire nos ennemie le visage de l’homme, la condition humaine.
    Nkurunziza et sa clique voient en nous un troupeau de porc qu’ils peuvent mener comme ils veulent. Nous, nous sommes des personnes humaines avec nos individualités que nous voulons voir reconnues. Cette qualité-lá nous ne pourrons pas la sauver si nous la refusons à Nkurnziza, à Nyamitwe, Nyabenda et autres Bunyoni.
    Cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas conscients du mal qu’ils nous font, nous en sommes conscient mais enfin de compte, nous aurons à juger chacun de ces hommes pour ce qu’ils auront fait individuellement. Chacun pourra se lever et défendre sa cause.

  3. 2h

    Umunsi abarundi bazokenera gukemura ikibazo c’abarundi n’uburundi bazobanze …kuvuga ikirundi…..ariko mu mwanya mu gishaka gukemura ibibazo vy’abafaransa n’ababirigi..n’Abongereza…n’abandi…..muzoguma mufashanya nabo baguma babatesha umwanya…..ARIKO DUHISEMWO KUVUGA IVY’UBURUNDI TUKAVUGA IKIRUNDI ….NIBAZA Y’UKO TWOKWUMVIKANA GUSUMBA…..KANDI NTA MU NYA MAHANGA BOSUBIRA GUDUTESHA UMWANYA KUKO BACA BABONA KO BITABARABA….

    UBURUNDI …IKIRUNDI …UBURUNDI …..IKIRUNDI ..UBURUNDI …IKIRUNDI ..UBURUNDI ….KIRUNDI ..UBURUNDI …..IKIRUNDI .

    (NTA MUTUTSI ABAHO MU BURUNDI AHUBWO HARI UMU TUNZI) (UMUHUTU NAWE NI UMUKOZI ) birazwi ko ariko bimeze …abo bazungu bagumba kuguma badutesha umwanya ……dukwiye kubimenya tukabimenyera …naho uno munsi twovyirengagiza ….ejo abandi ntibazovyirengagiza……

  4. KABADUGARITSE

    Imigani yama ihereza kuri « Sije nohahera … »

    • Athanase Karayenga Athanase Karayenga

      Chers amis,
      Beaucoup d’intervenants m’ont demandé de publier mes propositions afin qu’ils puissent les comparer au scenario « politiquement incorrect » proposé par M. Filip Reyntjens.

      Merci de lire un projet d’accord que j’ai élaboré et que je propose aux parties prenantes dans les négociations d’Arusha 2. Les négociateurs pourraient l’améliorer, l’amender, l’adopter ou le rejeter. Chacun y trouvera son bol de miel ou de fiel.

      Le projet d’accord a été publié sur le site http://www.agencebujanews.blogspot.fr en date du 19 mai 2016 sous le titre suivant : Le pays de Samandari Power (épisode 4) : Arusha II – Projet d’accord entre parties prenantes.

      Le projet d’accord pourrait être débattu sur un site internet afin que les citoyens burundais et des étrangers, amis du Burundi, l’améliorent ou produisent un autre projet alternatif. J’ai envoyé ce document à M. Filip Reyntjens.
      Par ailleurs, les moyens de communication modernes peuvent permettre aux citoyens burundais de l’intérieur et de tous les coins de la planète, qui ne peuvent pas tous être invités à Arusha, et pour cause, de s’approprier ce projet, d’organiser un laboratoire collectif numérique et de produire un projet politique citoyen au terme d’un processus de démocratie participative. On peut et on doit rêver.

      Pour formuler et proposer ce projet d’accord, je n’avais aucune autre légitimité que celle d’un simple citoyen burundais, accessoirement celle d’un journaliste et d’un intellectuel concerné et consterné par le désastre burundais.
      A ce titre, il me semble, que les partis politiques, les organisations de la société civile, l’organisation des femmes et des filles, les organisations de la jeunesse, les organisations représentant les médias, tous les négociateurs invités à Arusha 2 et qui luttent pour le respect de l’accord d’Arusha 1, pour le respect de la constitution qui en est issue et pour le retour de l’Etat de droit au Burundi, tous ces négociateurs devraient élaborer une plateforme politique commune et unique à soumettre à la médiation et à la communauté internationale. Cette plateforme politique devra prendre la forme définitive d’un accord juridique à l’issue des négociations.

      Aller en ordre dispersé aux négociations d’Arusha avec chacun son propre projet politique est inefficace. Mais surtout, le temps presse et il y a urgence absolue. Le massacre des citoyens opposés ou favorables au troisième mandat doit s’arrêter au plus vite. La violence aveugle constitue un poison mortel pour la nation. La lutte pour la démocratie au Burundi doit être non-violente. Sinon, le vainqueur à l’issue de cette terrible guerre civile héritera d’un pays brisé et empoisonné par la haine, la violence, les rancœurs et des désirs de vengeance. Même 50 ans après.
      Il faut que le Burundi sorte du chaos actuel et retrouve le chemin de la démocratie et du développement économique. Il faut que les négociations aboutissent au plus vite. Car il y a le feu au lac. Une expression en usage à Genève.

      Surtout, il faut que justice pour tous, ici et maintenant, soit rendue par un Tribunal Pénal Spécial indépendant déjà suggéré dans l’accord de paix et de réconciliation d’Arusha 1 de l’an 2000. Car l’impunité des crimes est tout simplement inacceptable. Entre autres, il faudra rendre justice aux trop nombreux, « Lost Angels of Burundi », martyrs héroïques, comme les séminaristes de Buta.

      Athanase Karayenga

  5. Inyankamugayo

    Reka basha abandi Imana yatije akanya nabo batware igihugu. Reka gutegana imitego. Hatabaye gukurira inkoni kugashitsi ko uwatsinzwe mu matora yemera aho intahe yashize Uburundi ntaho buriko buraja. Bategerezwa gucuka kuri iyo ngendo kugirango n’abandi azoza ejo bagire ico bubaha. Hatangimana.

  6. kibwa jean

    Mon cher Karayenga , ne paniques pas un serpent mort ne mord plus!!! Il va pas vous excuser, il est froid et méchant, je parles de Filip R. Au contraire, il va profiter de ce « mea culpa » pour bondir et se poser en victime de l’extremisme tutsi.
    Restes debout et assumes. Il a fauté , il fautera et il n’a qu’à s’en prendre à lui même.

    Kibwa

  7. Abi

    Les explications repetitives que presente Karayenga semblent montrer qu’il demande reellement pardon.

    Toutefois les reactions sur la proposition de P. Reyntjens demontrent a suffisance l’un des defis que les journalistes burundais doivent relever: cesser d’etre des politiciens.
    En insultant le prof. Karayenga montre le manque de respect a la liberte d’opinion. Et il n’est pas le seul au Burundi.
    Apprenons a respectet les opinions des autres sans nous emporter.

    Ensuite, il faut que Karayenga nous presente son alternative par rapport a la proposition du prof. Comme cela le debat ne fera qu’avancer.

  8. Bravo

    Moi j’apprécie hautement l’humour qui nous fait réflechir de M. Karayenga, et comment il enrichit le débat tout en maniant quasi à la perfection la langue de Molière.

  9. Sentore

    Mr KARAYENGA, ikibi si ukugwa, ikibi ni ukuguma udyamyeyo ntuvyuke! c’est bon pour le pardon mais j’aimerais comprendre: qlq’un présente une suggestion de sortie de crise, vous vous présentez la votre! y ‘a t il un « thermo-suggestion » pour pour comparer les deux? ou qui montre que la votre est la meilleur que la sienne! T’es journaliste proffessionnelle, il faut qd mettre un peu de réfléction avant de réagir! ça vous ridiculise! N’importe qui peut émettre son opnion comme il l’entend! ce n’est pas ce que les jouranlistes réclament tout le tps? Vraiment, je commence à douter de votre expérience et je regrette votre proffessionalisme!!

  10. Leopold Hakizimana

    Pour le grand débat, j’ai l’impression que Karengeya a déjà présenté son point de vue dans sa première intervention. Je crois que c’est assez pour moi pour comprendre sa vision ressemblant à cette opposition radicale. J’imagine aussi pour certains d’autres lecteurs d’Iwacu. Pour enrichir le débat, pourrais-je proposer à la direction d’Iwacu de nous trouver d’autres intellectuels ou d’autres leaders burundais ayant des appréciations historiques et politiques différentes.?

  11. Mike

    Mr Athanase,
    Sans être d’accord avec vos prises de position et vos idées qui ne sont pas de nature à apaiser le Burundi car trop penché sur une éthnie, voire provocatrices, je reconnais là un geste fort car je crois comprendre que les excuses présenté à Mr Filip sont sincères.

    Je commençais à désespérer de nos intellectuels leaders mais là je dois revenir en arrière. C’est rarement que je lis cela(C’est la troisième fois que je lit ce mot sur Iwacu, même si certains en réduisent aussitôt la portée. Mais bon , c’est déjà un début)

    Respecter l’autre, attaquer ses opinions sans attaquer la personne ni insulter ses idées, c’est le début d’un accord car sans cela, comment peut-on avancer? Du choc des idées jaillit la lumière, dit-on

    C’est justement comme cela que je comprend la liberté d’expression : pouvoir avancer ses idées sans peur d’être emprisonné ou tué mais aussi sans peur de se faire insulter , dénigrer ou intimider.
    La maîtrise de soi passe aussi par la maîtrise de la colère!

    C’est cela le coeur d’un vrai dialogue. La prochaine fois, que ceux qui écrivent ou réagissent en prenne compte : Attaquez les idées(sans chercher à atteindre l’auteur), démontrer leur faussété avec mille arguments s’il le faut,mais n’attaquez jamais la personne. Si un jour nous Burundais nous parvenons à cela, ça sera le début de la guérison(un problème sera de moins)!

    Quant à iwacu, faites attention à ce que vous publiez! Vous n’êtes pas les seuls à pouvoir censurer!

  12. Bantu

    M. Karayenga, tel que je connais Samandari Wa Mandaranga – du moins ce que j’ai appris de lui-, il vous dirait :

    « Voilà! Enfin du respect indirect! Maintenant, passez au direct M. Le Journalistique! »

    Ou encore :

    « Enfin! Voilà l’indirect du respect! Passez au direct maintenant M. Le Journalistique! »

    Alors, cessez de tourner autour du pot M. Le Journaliste! Parce que le pot, lui, ne se fatigue pas! C’est vous qui vous fatiguez à la longue!

  13. venant

    Tous mes respects Monsieur Karayenga. Merci beaucoup pour cette mise au point. La plupart des gens qui ont réagi sur votre mise en charpie de la proposition de sortie de crise de M. Reyntjens ne vous connaissent. Ils sont pour la plupart jeunes. Ils ne sont pas au courant de tout ce que vous avez capitalisé comme expérience dans votre très brillante carrière journalistique. En ce qui me concerne, je vous dis tout simplement !!MY HAT OFF!!! Vous êtes une denrée rare parmi les intellectuels qu’ Antoine Kaburahe cherche afin qu’ils éclairent les Burundais sur le passé, le présent et la vision du futur de notre pays.

  14. Claude NAHAYO

    M.Karayenga,

    Quand il y a 300 mille refugies, assassinats,etc., c’est trop tard , voire impossible, de faire l’HUMOUR, mais le RESPECT de tout adversaire est inalienable a la personne humaine et au Dialogue fructueux pour trouver un CONSENSUS. Tant qu’on y ait, M.Karayenga, pouvez-vous rendre publique vos propres propositions pratiques et realistes de sortie de la crise actuelle ?

    Pour le « respect », vous avez raison: le MZEE MKAPA vient de remercier les 83 participants de ARUSHA II car il a dit qu’aucun d’eux n’a tenu des propos « acrimonieux »: ils ont montre de la « civilite » (respect) dans leurs echanges.

    God bless.

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