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Économie

Parcem : « Le Burundi traîne les pieds dans la privatisation des entreprises publiques »

29-11-2013

La privatisation des entreprises publiques est déjà achevée dans les pays de l’East African Community. Faustin Ndikumana dresse un inventaire critique des raisons du retard du Burundi. C’était dans un point de presse de ce jeudi 28 novembre.

Faustin Ndikumana, à la tête de la Parcem ©Iwacu

Faustin Ndikumana, à la tête de la Parcem ©Iwacu

Le président de la Parcem déplore, au début, du manque d’une stratégie claire de privatisation. Il stigmatise aussi le manque de transparence qui se remarque à travers les tentatives de reléguer au second rôle le Service Chargé des Entreprises Publiques (SCEP) et le Comité Interministériel de Privatisation (CIP). « Des lois et notes concernant la privatisation sont promulguées, mais le ministère en charge de la privatisation et le SCEP passent des mois sans en avoir la version officielle », constate-t-il. Et d’illustrer : « le SCEP a été contourné dans la concession du port de Bujumbura ». Faustin Ndikumana dénonce également le manque de communication entre employés, partenaires et opinion publique. Il donne l’exemple de la privation ratée de la filière café : «  Les producteurs préfèrent plutôt exporter le café dans les pays voisins. Les paysans vont même jusqu’ ’à arracher les caféiers».

Manque de suivi et environnement morose des affaires

Autre observation du président de la PARCEM: «Le COTEBU, le Novotel, le port de Bujumbura, autant d’entités déjà privatisées qui peinent à manifester de la valeur ajoutée. Cette situation est due au manque de suivi et évaluation des entreprises privatisées ». Il fustige aussi la gestion opaque de l’argent issu de la privatisation (la traçabilité au niveau budgétaire) et l’environnement des affaires toujours morose. Selon lui, pour les nationaux, la privatisation se heurte souvent au manque de crédit bancaire pour l’achat des actifs des sociétés à privatiser même si leur compétence technique est avérée, le manque de justice fiscale qui fausse la concurrence, la corruption dans les marchés publics…Pour les étrangers, « l’instrumentalisation de la justice constitue une entrave réelle pour la sécurité des capitaux. »

Nous avons tenté, sans succès, de recueillir l’avis du ministre à la présidence chargé de la Bonne gouvernance et de la Privatisation.

  7   Vos commentaires
  1. Typhon

    D’un coup, un se réveille et se réclame consultant, expert, président d’une centaine d’associations, président d’une chaîne (TV ou radio), d’un journal donné, défenseurs des droits d’un groupe donné, président d’un parti politique,….. Et finalement???? Focalisons-nous sur le cas de Faustin (patron de PARCEM): Pouvons-nous affirmer que le métier de consultant s’acquière n’important comment? Simplifions-nous la tâche et demandons-nous s’il avait le niveau et l’expérience requis pour porter la chemise des consultants? De notre part, à la lumière de ses interventions, on peut dire qu’il lui manquait les principaux outils. Voulons-nous en savoir plus les qualités requises pour être un des leurs, visitions les personnalités de ceux qui l’ont été ou qui le sont ou qui prétendent le devenir. C’est bien que le Rwanda a eu dans le temps, une croissance supérieure 8 % et inférieure à 10%; mais on se rappelle que Faustin a déclaré haut et fort sur RPA que le Rwanda a connu 15% de croissance. Posons-lui une simple question: Avant de devenir consultant, tu exerçait quel métier? Ou peux-tu nous partager ton CV?

    • mafaranga

      Thiphon
      Avant de demander cv et consort au patron de parcem démontre plutôt exemple et chiffres à l’appui que ce monsieur ne nous dit pas la vérité.Ce serait cela la critique constructive car ces entreprises publiques dont le patrimoine est bradé sont la propriété de toi et moi ,je veux dire que nul n’a le droit de les vendre sans suivre les procédures légales et surtout rendre compte.

      • Typhon

        Les analystes honnêtes et chevronné s’abstiennent des montages et de toutes démagogies. N’oublions pas les analystes de certains qui ont été vues rejetées à causes du manque de professionnalismes et de manques d’expériences. Les vrais analystes doivent être bien outillés pour pouvoir s’acquitter de cette activité aussi noble, compliquée que complexe. Hélas, ce qui n’est pas le cas dans la plus part des pays du tiers dont le Burundi. Cher compatriote, c’est bien de comprendre le rôle de telles associations, mais se lever et se proclamer est une chose qu’il faut bannir avec toutes énergies. Imaginons par exemple si quelqu’un se lever et se proclamer experts en balistique, alors qu’il a aucune notion, comment veux-tu que les caciques du domaine le prennent? Or, chez-nous au Burundi, beaucoup se font passer alors qu’ils ne remplissent même 1/3 des qualités requises.
        Nous imaginons que tu t’intéresses autant que nous des variables géopolitiques. En admettant que c’est le cas, nous nous permettons d’analyser certains aspects des pays post-conflits: (prenons l’exemple du Liberia, Cote d’Ivoire, Rwanda, Tchad, Congo Brazzaville) Dans ces pays, la progression géométrique dans la création d’entreprise a été plus supérieure à celle dans la création des associations civiles d’ordre politiques. Donc, devons-nous penser que le burundais est un cas isolé? Ce qui n’est pas le cas. Car au Burundi, Nous avions des problèmes d’ordre ethniques dans un contexte où l’ethnie minoritaire venait de faire plus de 40 ans au pouvoir et cela est compris que pendant tout ce temps, cette ethnie a eu le temps de concentrer toutes les richesses et pouvoir entre ses mais. Et cela ne peut être sans conséquences. Par conséquent, pour des raisons diverses et des études faites, et après des négociations comme à la burundaise, il était bien visible que certains groupes auront du mal à gérer la perte d’influences sur certaines entreprises d’intérêts supérieurs et autres choses connexes et cela ne fait qu’entraîner la naissance des associations dont les buts ne font que défensifs d’intérêts donnés mais au font, c’est autre chose. Donc, pour mieux comprendre le but de notre commentaire, il va falloir que nous t’expliquions et cela à base des données et exemples tangibles. Peut-être que tout y est mais que tu t’es focalisé sur d’autres réalités. En résumé, évitons de nous porter en consultant, experts, …. alors qu’il nous manque le nécessaire pour sortir une analyse bien musclée. Ne soit pas blessé par notre commentaire, C’est juste un creux d’œil autant pour nous que les autres acteurs qui s’intéressent à notre Patri.

  2. NTARUGERA

    A KING JAMES,

    Aho uvuze iki? Donnez des arguments s’il vous plait pour voler au secours de votre gouvernement corromopu, sinon laissez les experts nous eclairer sur ce qui se passe au gouvernement DD. Je constate que le Mr NDIKUMANA le fait avec un tact et une competence irreprochables. Il nous explique chiffres et exemples a l’appui pourqoui la privatisation est si lente au Burundi a cause principalement de la corruption. Bravo, PARCEM

  3. Backary

    Qu’il intègre un parti, même Uprona ou Parena, afin qu’il montre qu’il ne sait que critiquer!
    Le pays est dans la merde depuis des décennies! Ce n’est pas le premier venu qui va y faire des miracles. Même si entre deux maux on choisit le moindre! Le problème est qu’il difficile de dénicher ce moindre mal!

  4. King James

    Mr Faustin, tu va critiquer, critquer jusque quand ??? Mbega uwokugira ministre de l´economie wibaza ko vyoca bigenda neza vyose????Turarushe n´ama critiques yawe !!!!!!! Mbega Parcem ntawundi muntu ifise yogusubirira ??

    • Kaminuza

      @King james: nagire ugire ugire udufashe utwere PARCEM iriko irabesha, none ntaco utumariye!! Pour ma part, je trouve que nous devions tous être sensible à la gestion de nos entreprises ( kuko zitwa publiques!!) : « Notre argent, nos droits »

      @PARCEM : Ahubwo rero kugira dukoreshe neza approche « Notre argent, nos droits » , aho turi hose, tutarinze gusaba audience, vyiza tworonka informations en ligne sur, par exemple, les activités du SCEP. Gushika ubu par ex., umu citoyen de l’EAC ne peut rien savoir sur les privatisations passées, encours et futurs. Site web ya SCEP idakora neza: yorinda guca gusaba audience, canke akarinda guca kuyandi ma sites internet:
      http://www.scep.bi/ ou http://www.scep-burundi.org/

      Nivyo rero nukubibahimiriza kuko ni manque de transparence!!

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