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OSEZ ENTREPRENDRE/ Annick Kabatesi, une entrepreneuse en ficus !

Ceux qui, malgré tout, osent, se lancent dans les affaires, construisent, innovent.

Cette semaine Annick Kabatesi


Annick Kabatesi, 31 ans, s’est inspirée de la méthode ancestrale de fabrication des vêtements à partir de l’écorce de ficus. Elle expose costumes, soutiens gorge, sacoches, et autres chaussures, dans sa boutique « Murundikazi Fashion » au Musée vivant. Rencontre.

Mlle Kabatesi portant des habits en ficus dans sa boutique au Musée vivant

Mlle Kabatesi portant des habits en ficus dans sa boutique au Musée vivant

Comment l’idée de créer Murundikazi Fashion vous est venue?

Le déclic s’est passé quand j’étais gamine avec le livre « Dusome » de la 5è primaire. A la page 35, je me souviens, il y avait un texte qui parlait des habits fabriqués en ficus. J’ai été impressionnée, je trouvais nos ancêtres créatifs. Adulte, j’ai cherché à savoir comment les artisans s’y prenaient pour fabriquer des habits en écorce de ficus.

Mais pourquoi ce nom, « Murundikazi Fashion ? »

Je suis née dans la province Muyinga, frontalière avec le Rwanda. On me prenait pour une Rwandaise, surtout à cause de mon nom, Kabatesi. Murundikazi Fashion, c’est une façon de m’affirmer comme une vraie Burundaise.

Racontez-nous ce travail sur le ficus

Après avoir raclé la couche superficielle de l’écorce avec une serpette, l’artisan détache avec précaution celle-ci du reste du tronc. Le rectangle d’écorce ainsi obtenu est étendu sur une bille de bois pour y être battu à l’aide d’un maillet appelé « Imangu » en Kirundi, constitué d’une corne de vache emmanchée. L’écorce ainsi battue sur toutes les faces est pliée jusqu’à obtenir un rouleau souple. Elle est ensuite vigoureusement essorée, tordue et étirée dans tous les sens. Il ne reste plus alors qu’à l’étendre sur l’herbe pour la faire sécher et la teindre en la plongeant dans l’eau boueuse d’un marais. Ceci donne à l’étoffe cette couleur grisâtre caractéristique des anciens vêtements du Burundi.

Qui vous fournit les tissus en ficus ?

Je me suis renseignée pour trouver des personnes qui savent encore travailler l’écorce du ficus. J’ai découvert un couple septuagénaire de la province de Gitega. Ce sont des experts !

Est-ce vous-même qui cousez ces différents produits ?

Non, je travaille avec des designers et des tailleurs de la capitale. Au fil du temps, j’améliore les modèles que j’ai déjà faits.

Vos articles sont-ils à un prix abordable pour tous?

Par exemple, un costume en ficus se vend à 300.000 Fbu, un chapeau style borsalino à 70.000 Fbu. Pour moi, c’est un prix raisonnable vu tout le travail qui est derrière.

Qui sont vos clients ?

Des étrangers, des Burundais, des artistes aiment porter mes articles en ficus lors de leurs shows. J’ai déjà eu des commandes des ministères. A l’époque , le ministre de la Jeunesse et des Sports et de la Culture, Adolphe Rukenkanya, a même porté un de mes articles, lors d’un conseil des ministres (Rires). Tout ce monde fait la promotion de mes produits.

Arrivez-vous à vivre de votre activité ?

Ça va. Toutefois, je dois continuer à développer mon entreprise pour avoir plus de rentrées.

Pour lancer Murundikazi Fashion, avez-vous reçu un soutien financier ?

Je me suis débrouillée toute seule. Cependant, le ministère de la Jeunesse et des Sports m’a beaucoup encouragée.

Avez-vous déjà participé à des expositions ou des défilés de mode ?

J’ai déjà participé à l’exposition kenyane à Bujumbura en 2015, au défilé au Stade Prince Louis Rwagasore en juillet 2014, au Magical Travel Kenya expo et au Jamafest festival (Rwanda) en 2013, au Juakali Kazinguvu (EAC) au Musée Vivant en 2012.

Qu’est-ce-que les gens disent quand vous portez ces habits en écorce de ficus ?

Ils me suivent du regard. Ils sont étonnés de voir que je porte les mêmes modèles qu’eux mais en écorces de ficus ! Cela attire la curiosité. Des gens me posent des questions auxquelles je réponds avec enthousiasme.

Quels genres de questions ?

Où as-tu trouvé ces habits aussi bien cousus ? Pourquoi tu les portes ? Tu n’as pas chaud ? Combien tu les as achetés ? Etc.

Quelles difficultés rencontrez-vous dans votre aventure ?

Je suis rarement invitée dans les différentes expositions au niveau mondial. Et quand il n’y a pas de prise en charge, je n’y vais pas par manque de moyens. L’autre difficulté est que mes productions ne sont pas protégées, je n’ai pas encore eu de brevet industriel. Mais j’engage les démarches bientôt.

Vos perspectives d’avenir ?

Je veux chercher des formations pour les jeunes pour qu’ils sachent comment travailler l’écorce du ficus et ainsi assurer la relève du couple septuagénaire qui me fournit la matière première. Je vais également me lancer dans la plantation de ficus, c’est aussi une manière de protéger l’environnement. Enfin, je vais chercher d’autres marchés à l’extérieur du pays.

Qu’est-ce que ce business a changé en vous ?

Avant j’étais très réservée, maintenant je communique mieux . J’ai une vision plutôt positive. Et j’apprends beaucoup des clients.


Bio express

Annick Kabatesi (2)Une enfance difficile. Née à Muyinga en 1983, de père inconnu, élevée par sa grand-mère qui lui inculque l’amour de l’effort. « De mon enfance, j’en ferais tout un roman, » raconte Annick.

Plutôt jolie, elle se produit dans plusieurs clips vidéos avec des chanteurs burundais et rwandais. Annick aime la musique, adore sortir. Pacifiste, elle s’inspire de l’idéologie de Martin Luther King. Elle ne boit pas d’alcool, consomme beaucoup de café. Elle aime le calme du lac Tanganyika et espère prendre sa retraite dans la province de Gitega, « cette cité des rastas, des artisans et des artistes . » Célibataire, elle ne veut pas se marier avec un Africain, « ils sont trop machos. Je préfère un Blanc, en général ils sont plus« open minded »,dit-elle, avec un grand sourire.


>>Témoignage

« Je suis fier de porter les habits d’Annick »

Adolphe Rukenkanya arbore fièrement sa veste en ficus

Adolphe Rukenkanya arbore fièrement sa veste en ficus

Adolphe Rukenkanya, ancien ministre de la Culture, ne tarit pas d’éloges envers Annick Kabatesi.

« Je suis fier de porter les habits en ficus fabriqués par Annick Kabatesi», assure Adolphe Rukenkanya, ancien ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture. « J’ai déjà deux vestons et deux chapeaux en ficus et j’invite les autres Burundais à les acheter. »

M. Rukenkanya lui a conseillé de mettre un label sur ses produits pour éviter le piratage.

L’ancien ministre ne tarit pas d’éloges envers la jeune créatrice. Grâce à son initiative, dit-il, elle a donné du travail et participe à la valorisation de la culture burundaise. « Elle est devenue une contribuable pour le trésor public, elle protège l’environnement en plantant des arbres de ficus. »

M. Rukenkanya conseille aux jeunes de suivre l’ exemple de Mlle Kabatesi en se lançant dans l’entrepreneuriat.


>>Billet

Tous en mode ficus !

Il y’a eu le « col Mao », venu de la lointaine Chine, plus près de nous, le fameux « Abacost » ( à bas le costume pour les plus jeunes), mode lancée par feu Mobutu à l’époque de sa splendeur dopée par le cours du cuivre. Les ouest-africains ont apporté leurs boubous qui drapent bien les bedaines naissantes (suivez mon regard).

Et voilà qu’Annick, cette pétillante jeune femme plonge dans notre passé pour retrouver les deux derniers artisans de la fabrication des vêtements en « ficus ». Mais au lieu de la soutenir et s’habiller de vêtements en ficus on continue à crâner dans les « Façonnables » et autres Lacoste… Ces vêtements produits dans cette UE honnie, qui ne soutient même pas le 3ème mandat de notre président.

Ah ! Si j’étais président j’exigerais que mon peuple adopte la mode ficus. Et Annick Kabatesi exporterait cette mode jusqu’en Europe, deviendrait riche et célèbre. Soutenue par son pays, peut-être qu’elle se déciderait aussi à épouser un Burundais, car Annick –et c’est tout ce que je lui reproche-veut un Blanc.


>>Conseil d’un pro

« Elle doit créer une véritable entreprise »

Pierre-Claver Nduwumwami : « elle doit choisir une bonne équipe managériale forte pour avoir une assise solide. »

Pierre-Claver Nduwumwami : « elle doit choisir une bonne équipe managériale forte pour avoir une assise solide. »

Pierre-Claver Nduwumwami, directeur général de Burundi Business Incubator (BBIN), une société qui aide les jeunes entrepreneurs salue l’initiative. Pour lui, Annick Kabatesi doit maintenant se concentrer sur le choix d’une bonne équipe managériale et sur un marketing de qualité.

Le patron de BBIN reconnaît que l’aventure d’Annick Kabatesi est innovante. « Elle a matérialisé son idée qui sort du commun, et elle a pris un risque vu le domaine dans lequel elle s’est lancée. » Le BBIN a déjà travaillé avec des créateurs dans l’habillement, la couture, la mode classiques, raconte le directeur général. Mais jamais avec un entrepreneur sur ce genre de marché. D’après lui, Annick Kabatesi devra faire face à une rude concurrence avec « les tissus importés ou les produits fabriqués par l’Afritextile. » Et si ses habits ont du succès d’autres peuvent s’y mettre. « Il ne faut pas qu’elle dorme sur ses deux oreilles, la protection industrielle qu’elle cherche auprès du ministère du Commerce ne dure qu’une période déterminée. » L’art de travailler l’écorce du ficus, rappelle M. Nduwumwami, est une tradition ancestrale, d’autres pourront faire la même chose. C’est son label qu’elle doit protéger jalousement.

Pour réussir, il lui conseille de s’organiser comme une véritable entreprise, qu’elle fixe bien des prix abordables pour tout le monde, qu’elle oriente la promotion de ces produits, leur distribution, bref son marketing. « Tout cela dépendra du choix d’une bonne équipe managériale forte, c’est à ce moment qu’elle va avancer parce qu’elle a un potentiel. »

Le patron du BBIN estime qu’Annick Kabatesi ne doit pas compter toujours sur les dons ou les subsides du gouvernement. Elle doit croire en elle, elle doit avoir pignon sur rue. Elle ne doit pas non plus approcher les banques pour avoir un crédit , martèle-t-il, c’est encore trop tôt. Elle doit d’abord avoir des assises solides.
D’après M. Nduwumwami, il existe beaucoup d’autres sources de financement. « Par exemple, le BBIN soutient les idées innovantes. Concrètement, nous pouvons réduire certaines barrières liées aux compétences, au management, aux techniques de production,… via des formations. » D’après lui, il y a des modules d’accompagnement et le BBIN peut connecter les jeunes entrepreneurs à des bailleurs potentiels, locaux ou étrangers qui sont prêts à investir dans certains projets. « La jeune entrepreneuse a besoin d’être soutenue et nous l’avons déjà connectée à des bailleurs néerlandais potentiels et nous espérons que ça va marcher. »


*Ces pages ont été réalisées avec le soutien de l’Ambassade des Etats-Unis au Burundi

  18   Vos commentaires
  1. Jac Sentore

    Mlle Annick,
    Niwaba utararonka umuzungu, j’ai un carton plein! Urashobora kunkontakta via facebook!
    Sinon, ndakwifurije guter’imbere!

  2. Salvator

    Salut la rédaction
    Dites à Annick que je connais bien qu elle me contacte
    J ai un petit sponsor pour elle
    Salvator
    J ai perdu ses coordonnées
    Je la connais au belvédère Buja

  3. Abi

    Bravo pour cet esprit d’entrepreneuriat et cette creativite. Tu es une inspiration pour les autres et tu fais partie des Burundais qui essaient de « réfléchir en dehors de la boite » (…..think out of the box) …..Courage et allez de l’avant!

  4. Jean-Claude M

    Mes vives felicitations à Mlle Kabatesi. Elle a fait prevue d’esprit d’entreprise et d’innovation en recréant ces habits en ficus. Ce n’était nullement évident que c’était possible, encore moins commercialement rentable. Le résultat de par ces photos me semble excellent. Probablement même mieux que nos ancêtres ne pouvaient les fabriquer, du moins au niveau du design. Les habits lui vont tellement bien que pour des personnes non informées, ils ont l’air d’être en tissus modern.

    Son entrepreneunariat est d’autant plus méritoire qu’elle a grandi dans des conditions très difficiles en tant que fille sans famille élevée par sa grand mère. Entreprendre exige tellement d’énergie, de courage, de créativité, de ténacité que même des gens qui sont dans des conditions presque idéales n’osent même pas se lancer alors qu’ils ont parfois de bonnes idées. Elle mérite donc tous les soutiens possibles et imaginables pour qu’elle réussisse son projet et puisse server d’exemple à d’autres jeunes entrepreneurs qui doutent d’eux-mêmes au point de rester paralyses et ne rêver qu’à trouver un employ au lieu de le créer eux-mêmes.

    Pour revenir au produit lui-même, il faut effectivement bien le vendre (marketing) et continuer à l’améliorer. Pour cela, il faut d’abord créer une marque et le faire enregistrer pour le protéger. Mais la meilleure protection à long terme est surtout la qualité du produit, y compris la facilité de l’entretien et sa manière de vieillir. Si le produit est difficile à nettoyer par exemple ou s’il vieillit trop vite, personne ne l’achetera une deuxième fois. Si par contre des solutions pratiques de nettoyage existent, que le prix est juste et que la qualité continuent à s’améliorer, il n’y a pas de raison que le produit ne se vende pas bien, peut être pas massivement, mais comme un produit de niche qui son marché ethnique comme bien d’autres habits du genre.

    Concernant les idées de Mlle sur les maris Burundais et européens, elle ne doit pas être blâmée d’avoir de telles opinions qui ne sont ni nouvelles ni sans fondement. D’autres Burundaises ont pensé comme elle depuis des décennies. Seulement, ce n’est pas toujours correct de globaliser sur le comportement des individus ou des groupes humains. Il existe des Européens macho comme il existe des Burundais non macho. Et, pour la vie d’un couple, il existe d’autres défauts plus graves que le machisme qui sont plus frequents chez des Européens que chez des Africains. S’elle s’informe correctement, notamment auprès des grandes soeurs burundaises qui pensaient comme elle avant le mariage, elle pourra mieux nuancer son point de vue et choisir un mari correct, non pas sur base de sa couleur de peau ou de son groupe ou pays d’origine, mais sur base de son caractère, de ses valeurs, de ses projets et, surtout de leur amour réciproque. Elle est assez belle et assez creative pour pouvoir faire son choix parmi les nombreux candidats Burundais et non Burundais qui ne manqueront pas de l’approcher.

    Je souhaite plein succès à cette jeune fille, aussi bien pour sa jeune entreprise que pour son projet familial.

  5. STEVE NGABO

    KABATESI ibi bakuvuzeko niwe wavyivugiye  » Célibataire, elle ne veut pas se marier avec un Africain, « ils sont trop machos. Je préfère un Blanc, en général ils sont plus« open minded »,dit-elle, avec un grand sourire »,, canke barakubesheye . Really ibi woba wiyumvira ou wipfuza vyoba biri asymétrique nivyo ukora kuko nta kuntu woza ku valorisant les petentialités africaines surtout burundaises,,ukongera ugaca unebagura la mentalité africaine kuko iri intimement liée à la culture ,,Nayo abazungu bobo uratubaza twebwe tubabamwo buri musi ntibamenyerwa ndakurahiye,,,

    • Inyankamugayo

      Annick arambabaje cane kuko nca mbona ko ivyo akora ntibiri ku mutima ahubwo arondera amahera. Nk’umunya Afrika yiyemera numva kuja kugurira iwe bica bimvamwo. Elle doit apprendre la sagesse. Akica urugo karuva imbere. Ariyiciye ibintu vyinshi kubera akarimi kiwe.

      L’homme est la tête d’un foyer et la femme a son rôle. Ahubwo umusore azomugwako aragowe. Uwo ni gupitapita gusa.

      • Akabanga

        @ Inyankamugayo

        Aho twinjiye muri vie privée yiwe.ko ariko abishima mufate uko, niyegera imbere ashobora kuzotahura ko abazungu batari uko avyibaza. Ariko tunamushimire si benshi bayimvira bagashikana ikivi aho akigejeje.

  6. leGe'nie Noir

    Akazi ni vyiza . Ariko ivyo abagabo aritonda! Nta bazungu bazi gufata neza abagore. Uri umunyamahanga Ho ho umenga nturi umuntu. Mwana uri tonda: nirirwa ndabarongoza nongera ndabahukanya! !!!!!! Parole du Prophète!

  7. SABUSHIMIKE Jean Claude

    KABATETSI nukuri terimbere , ni naza i Burundi vraiment nzokugurira,,,ikoti imwe,, mugabo en general,, uravye ibiciro ni binini cane uravye kuri niveau de vie moyen yabarundi,,ou uravye imishahara yaho i Burundi surtout ku bakozi bo muri fonction public,,,wogabanya ibiciro gatoya woronka abakiriya benshi cane goooose,,,,mu mikenyuro yurudandazwa ,, tu peux décider de vendre beaucoup à moins cher ugasanga urungutse menshi gusumba aho wogurisha bike kubiciro bihanitse,,,de toute les façons l’idée est géniale kandi tuzogushorera,,

  8. Tom

    Le problème de notre pays c est aussi des gens qui ne savent pas limiter leur champ d intervention. Quand vous ne maitrisez paq une matière le mieux c est de ne pas s exprimer à propos. Contrairement à ce qu avancent le directeur du bbin la protection d une marque est indefinement renouvelable et celle d un modele est de 15 ans. Notre jeune entreprise ne peut pas demander un brevet pour ces creations. Il ne s agit pas des inventions( car le procédé meme qui est ancestral qui est brevetable n est pas nouveau et donc exclu). Par contre ses styles, sa marque ou label doivent etre imperativement protégés. Juriste d entreprise et conseiller en propriété industrielle, je suis pret à l accompagner(iwacubu at yaho fr)
    Merci

  9. hat

    Courage, bonne initiative, vos vêtements sont ils lessivables?un mari blanc c est bien mais un mari aimant c’est mieux.

  10. Marie Claire

    Chapeau Annick, Que le bon Dieu protège ton oeuvre!! Si je viens en vacance au Burundi, je serai la premiere à acheter tes products!!
    Et si tu as besoin d’une prise en charge en Europe, fais moi signe!!

    • Jac Sentore

      Umuronse n’umuzungu!

  11. Mthukuzi

    Courage ma soeur, vous êtes un exemple à suivre pour notre jeunesse. Sauf bien sûr ces idees recues sur les Africains/Blancs. C’est triste à entendre.

    • Marie Claire

      Je pense que Annick n’a pas menti sur le caractère macho des africains et surtout nos frères Burundais!!

      • Nduwayo

        Anick devrait essayer d’en savoir un peu plus sur les maris blancs. C’est vrai que les africains sont macho, mais les blancs ont aussi d’autres défauts dont un tel individualisme qu’une burundaise élevée comme elle, aurait peut-être du mal à comprendre….un coup de main à sa grand-mère, un petit billet à un(e) ami(e) en détresse financière…et ça peut être un scandale dans un couple avec un blanc….je ne généralise pas évidemment et je comprends un peu aussi car la vie n’est pas facile en occident malgré ce qu’on croit….je sais ce que je dis car je vis en Europe depuis 20 ans et je cottoie beaucoup de couples mixtes….D’autre part Anick n’est-elle pas un peu trop sévère avec ses frères burundais…il me semble qu’il y a une certaine évolution des mentalités quand même dans la nouvelle génération des trentenaires dont elle fait partie…. !
        A refléchir chère demoiselle que je félicite pour son entreprise.

  12. wauw nbegumwana wunbwenge,komera cane IMANA ikujinbere ukore wunguka.

  13. Kabaza

    Annick courage, ca fait du bien de lire un tel article cela redonne de l’espoir que le Burundi regorge de talents qui n’attendent que la paix pour pouvoir avancer et faire la fierte de notre pays

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