Opinions

*OPINION – Réaction de Pasteur Nshimirimana, aux propos de Monsieur Karayenga

13/03/2017 Pasteur Nhimirimana 40
Pasteur Nshimirimana
Pasteur Nshimirimana

Ceci est ma réaction au contenu des propos injurieux, diffamatoires et mensongers de Monsieur Athanase Karayenga à l’encontre du Vice-Président de la République du Burundi, Monsieur Gaston Sindimwo.

Les propos de Monsieur Sindimwo sont politiquement corrects. Ils n’ont rien d’insultant. Il s’agit simplement d’une position d’un homme d’Etat qui défend l’honneur de son pays et Monsieur Karayenga en déduit que par ses propos, cet homme d’Etat « occupe un poste politique qui n’exige que le mérite d’être un défenseur acharné et servile » et qu’il est « sans autre qualification que savoir courber l’échine. Un peu court pour un prétendu Vice-président même d’une République bananière comme le Burundi ».

Cela ne me surprend pas car chez Monsieur Karayenga, une opinion qui n’accrédite pas l’existence d’ « un génocide » au Burundi est à combattre. C’est dans ce même état d’esprit qu’il s’en est pris au professeur Filip Reyntjens, s’agissant de sa réflexion sur les scénarios possibles pour sortir de la crise au Burundi. Monsieur Karayanga taxera les propos de cet éminent professeur d’ « absurde, offensant, intellectuellement fragile pour ne pas dire débile ».
Rappelons que l’ambassadeur de France au Burundi y a passé pour avoir affirmé que ce genre de d’accusation et de discours (ceux de Karayenga et ses amies) relève « plus d’un discours à finalité politique que d’une réalité en termes de dimension sécuritaire aujourd’hui ».

Chez Monsieur Karayenga, il ne doit pas y avoir la paix au Burundi et quel qu’en soit le prix, « le génocide doit avoir lieu ». Il oublie simplement cette sagesse de nos ancêtres qui rappelle à qui veut l’entendre qu’ « ijambo rihora mu kanwa rigacika inkonda » autrement, « on ne ment pas éternellement ».

J’ai honte de la banalisation et l’exploitation politico-financière que ces « Karayenga », hommes et femmes burundais nostalgiques des temps anciens en font.

J’ai l’impression qu’ils évoquent un Burundi qu’ils auraient souhaité voir, un Burundi à feu et à sang, où les Hutu et les Tutsi s’entredéchiraient, un Burundi plein d’orphelins, de mutilés, de traumatisés, de veufs et veuves et comme ça, « sa société civile, ses ONG amies et d’autres vendeurs de drames » auraient davantage de missions aux coûts des milliards de dollars « humanisés par le génocide ».

Comment en est-on arrivé là ?

Petit rappel de l’historique dans cette construction de ce mal qu’est « le génocide imaginaire » ?

• Dans sa correspondance du 6 février 2014 au secrétaire général de l’ONU, Léonce Ngendakumana, président de l’ADC-IKIBIRI, alias CNARED, alerte sur « la création d’une milice IMBONERAKURE à l’instar des INTERAHAMWE au RWANDA, la radio REMA FM du CNDD-FDD qui véhicule des enseignements similaires à ceux de la Radio mille Collines du RWANDA, la manipulation du pouvoir CNDD-FDD par une petite poignée de gens comme au RWANDA sous le règne de Juvénal HABYARIMANA, l’exploitation de la corde ethnique à des fins propagandistes constituent des témoignages assez éloquents de ce drame en perspective et risquent de déboucher sur un génocide politico- ethnique au Burundi. ». Le ton est donné car dans la foulée,

• Suivra ce fameux câble diplomatique du 3 avril 2014 qui alerte les Nations unies sur de prétendue distribution d’armes aux jeunes affiliés au parti au pouvoir et comme par hasard,

• Une pétition demandant une enquête et signée par les membres de la société dite « civile » dont MM. Vital Nshimirimana, Pacifique Ninihazwe, Muhozi Innocent et d’autres fut lancée.

• M. Onyanga s’efforcera par après de dédramatiser l’affaire en affirmant qu’ « il n’avait jamais été question dans le télégramme envoyé aux Nations unies, d’une relation quelconque avec un génocide » mais rien à faire pour stopper la machine, car d’autres acteurs avait déjà pris le relais dont

• Monsieur Mbonimpa sur de prétendus entrainement militaire de ces Imbonerakura Kiliba Ondes, images de cadavre des jeunes tués à l’appui. Le monde stupéfait, découvrira que ces images circulent depuis 1995! Face à un crime pareil, les Nations Unies seront les premiers à demander la libération de Mbonimpa et même Barak Obama, en personne, demandera sa libération. Fait rare !

Cette année-là, le génocide n’a pas eu lieu. Le monde libre et civilisé en est témoin, le système des Nations unies au Burundi aussi.

L’ampleur du mouvement « génocide » s’amplifiera en 2016 avec successivement l’apport de certaines personnalités du monde occidental et des organisations de défense « des droits de l’homme ». Chronologiquement,

• Ce fut d’abord , en septembre 2015, le fameux tribunal Russel sur le Burundi avec comme orateur Dominique Sopo, Président de SOS Racisme; Francis Kpatinde, Enseignant, Jean-François Dupaquier, Ecrivain; Innocent Muhozi, Journaliste et son frère Gakunzi , Bernard Maingain, Avocat belge ; Marcel Kabanda, Historien ; Bob Rugurika, Journaliste ; Levy Ntabiriho, Juriste ; Pacifique Ninihazwe, Militant des droits de l’Homme ; Ketty Nivyabandi, Poétesse; Nestor Bidadanure, Philosophe; Keneth Feliho,Avocat; David Gakunzi, Ecrivain, Maggy Barankitse, Armel Niyongere et d’autres. Les burundais et burundaises orateurs du jour sont les artisans du mouvement de contestation de ce fameux 3ème mandat.

• Le 13 janvier 2016, la Télévision nationale française « France 3 » diffuse des images obtenues auprès de l’avocat belge Bernard Maingain, dont tout le monde connait la position par rapport au peuple burundais. Il s’agit pour Monsieur Magnain qui a obtenu les images et Monsieur Gakunzi, invité du journal pour commenter les images, des “Preuves d’exactions au Burundi”. Le commentateur affirmait que les images ont été tournées deux jours plutôt à Karusi, Est du Burundi et illustraient les atrocités commises par les Imbonerakure. Sur le plateau de la télevision, Monsieur Gakunzi ( frère de Muhozi) semblait jubiler car, disait-il, le monde ne dira plus qu’il ne savait pas qu’un génocide se commettait au Burundi. Il s’avérera très rapidement que sur la vidéo, la langue parlée n’était pas le Kirundi mais une langue d’un pays de l’Afrique de l’Ouest. Malgré les excuses du journalistes ( non pas au peuple burundais mais aux telespecteurs !), le mal était déjà fait car images déjà transmis aux Nations Unies et au CPI par Monsieur Magnain et ses amis burundais.

• Et Madame Beate Klarsfeld, autorité respectable mais manipulé pour la circonstance, d’enfoncer le clou en mars 2016 et je cite « dans la capitale, j’ai d’abord vu cette misère, (…) mais j’ai également croisé des véhicules chargés de miliciens qui patrouillent en chemise bleue, les armes à la main. Certains étaient jeunes, très jeunes, même. D’autres sans uniforme. Ils le font probablement parce que le président les paie pour cela. » et de conclure modestement qu’au Burundi « le risque de génocide n’est pas à exclure ». Je dis bien modestement car chez les « tenants de la théorie », le génocide est en cour !

• Suivra en Mars 2016 la saisine de la Cour pénale internationale (CPI) et le Haut commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme par les mêmes dont le Belge Bernard Maingain et Armel Niyongere

• La boucle fut bouclée en septembre 2016 avec l’enquête dite « indépendante » des Nations Unies sur le Burundi (EINUB) mise en place en vertu de la résolution S-24/ 1 du Conseil des droits de l’homme et qui fera observer qu’ « étant donné l’histoire du pays, le danger du crime de génocide est grand. Le groupe d’experts recommande que des procédures indépendantes internationales déterminent la responsabilité pour de possibles crimes internationaux.». Parallèlement, la Ligue Iteka, mouvement actif dans la contestation du 3ème mandat produira, en collaboration avec la FIDH, un rapport selon laquelle « tous les critères et les conditions de la perpétration d’un génocide sont en place : une idéologie, une intention, des organes de sécurité et des relais de mobilisation notamment via des milices, un ciblage des populations à éliminer, des justifications historiques pour le faire. »

De deux choses l’une. Soit les Nations unies sont complices, soit elles sont systématiquement manipulées. Et sur ce – n’en déplaise à Monsieur Karayenga-, il n y a pas besoin d’être intellectuel pour arriver aux mêmes conclusions et positions de Monsieur Sindimwo Gaston.
On m’accusera que j’épouse la théorie du complot . Si cela peut rassurer les non comploteurs, j’assume!

Par Pasteur Nshimirimana


Le Mont-sur-Lausanne, le 12 mars 2017

*Les articles de la rubrique “opinion” n’engagent pas la rédaction

Forum des lecteurs d'Iwacu

40 réactions
  1. Raymond

    A ce moment ,vous et Karayenga, avez vous protesté? Puis ce que nous savons que vous êtes de ce qui ont commis ces crimes que vous reconnaissez implicitement aujourd’hui et que vous luttez pour revenir au pouvoir, avez vous changé?Au moment où même pendant votre “manifestation “nous avons vu que vous utilisez toujours les mêmes méthodes de 1993 à 2005 avec les jeunes de l’époque appelés ‘sans échec’;cad.bruler vifs le gens dans les pneus, poignarder ,jettez les cadavres dans rues….

  2. Fofo

    Cher Antoine, si la responsabilité n’engage que l’auteur, pourquoi nos commentaires sont censurés avant d’être publiés? En démocratie la liberté d’expression est un Droit et le Respect envers l’autre est un Devoir. Il y a des termes qu’il a utilisés qui peuvent être considérés comme un injure, ce qui n’honore pas! Cher Grand frère, un style un peu doux peut attirer l’attention de tout le monde ! Sinon en attaquant quelqu’un on l’incite à se défendre!
    Note de la rédaction
    Ce forum est très ouverts. Malheureusement, certains se cachent derrière l’anonymat pour lancer des insultes dans les commentaires. Les deux opinions publiées, quelle que soit ce qu’on peut leur reprocher, sont publiquement assumées avec noms et prénoms, même photos de leurs auteurs à l’appui.De vous par exemple, nous ne connaissons que “Fofo”… Mais c’est votre droit aussi de rester anonyme.

  3. karikera thierry

    “J’ai l’impression qu’ils évoquent un Burundi qu’ils auraient souhaité voir, un Burundi à feu et à sang, où les Hutu et les Tutsi s’entredéchiraient, un Burundi plein d’orphelins, de mutilés, de traumatisés, de veufs et veuves et comme ça, « sa société civile, ses ONG amies et d’autres vendeurs de drames » auraient davantage de missions aux coûts des milliards de dollars « humanisés par le génocide », ecrit Monsieur Nshimirimana.
    Ce Burundi, c’est bien le Burundi d’aujourd’hui, “un Burundi plein d’orphelins, de mutilés, de traumatisés, de veufs et veuves “. Ce n’est pas le souhait de Karayenga, mais c’est la realite d’aujourd’hui.
    La reaction de l’auteur sur l’opinion de Karayenga fait pitie, on sent plutot “inzigo y’inzikira” de la part de ce Nshimirimana. Sinon le genocide que les Nations Unies craignent est deja en cours, sauf que les genocidaires rwandais ont conseille a leurs homologues burundais d’eviter des tueries de masse, de proceder au goutte a goutte, (kamwe kamwe comme le pouvoir procede),ces tueries de masses qui sont documentes par les satellites et autres moyens de teledetection.
    Burundais, essayons de nous depasser et d’elever la discussion a l’instar d’Athanase Karayenga.
    Attention, l’ideologie du FDLR est deja dans nos murs, parmi nous! Nous voulons leguer a nos enfants un pays prospere ou les analyses de ce Nshimirimana et ses acolytes sont a repudier, a jamais.

  4. Rukundo

    N’est-ce pas ce même Karayenga qui disait souhaiter, il n’y a pas longtemps, dans un article publié sur ce même site, que le Burundi et sa population soient aspirés par un trou noir intergalactique? J’avais été-et je reste encore-surpris de voir un site comme Iwacu laisser publier ce genre de propos. Que ce site devienne un exutoire pour des gens en butte à toutes sortes de désordres est pour le moins inquiétant. Si les propos de Karayenga trouvent grâce à vos yeux, monsieur Kaburahe et compagnie, comment sont ceux qui ne sont pas acceptables?
    Monsieur Kaburahe, nous dire que les articles parus dans la rubrique ”opinion” de votre site n’engagent que la responsabilité de leur auteur c’est tenter d’esquiver la responsabilité qui est le votre en tant que gestionnaire et responsable de ce site. Dans toutes les sociétés dites civilisées, ;l’apologie de la haine est sévèrement punie par la loi. Pas encore au Burundi, hélas! Et le jour où elle le sera, vous ne pourrez pas esquiver votre responsabilité de webmaster en prétendant ne pas`pouvoir être associé de près ou de loin aux élucubrations des gens comme Karayenga lorsqu’ils déversent leur hargne sur votre site. Leur ouvrir votre espace, c’est reconnaître implicitement que leurs divagations correspondent à la ligne éditoriale du média qui est le votre.

    Note de la rédaction


    Donner la parole à M. Karayenga n signifia pas que nous partageons sa vision. D’ailleurs nous donnons tout autant la parole à tous ceux qui critiquent ses propos , comme vous. La tolérance commence par là.

    AK

  5. Banzubaze

    @GIHUGU
    “…ariko ntaho muzobashira…..”

    Yahanzwe ku rurimi ibirenge biriho! Il dit probablement tout haut ce que vous pensez tout bas!

  6. Gashora ka Mwaro

    Chers ami Kabindo
    Oui. Ni Pasteur ni ce journaliste qui rêve au jour, personne n’est sur terrain et ne peut témoigner de ce qui se passe mais ils lisent comme toi comme moi aussi et en font soit de la publicité soit d’une analyse constructive. « Vous le dites » ! Du moins, Pasteur Nshimirimana, les ramasse, si il en est ainsi, comme cet opposant éternel aux diffèrent régimes le fais. Les faits ne sont pas identiques et les deux hommes, à y croire, se diffèrent même de par l’histoire. Uwuvuga ico yabonye nicamushikiye aratanfukanye n’uwandika ico abwiwe nimba atari ukwigirisha!

    Ne me demande pas si l’un est à Lausanne par qu’il est victime de 1972 ou l’autre à Bruxelles parce qu’opposant politique depuis l’époque de Buyoya, je n’en saurais le confirmer mais il y a une part de réalité ! Je focalise sur Karayenga —avec ces publications “Anti” toujours!

    Karayenga , ce journaliste indépendant ou politicien avéré et aveugle récolte ses info-news dans le champ bien ameubli de l’opposition et ses partenaires occidentaux, il s’y inspire. Il parle des fosses commune, sans qu’il puisse justifier où, combien et qui, l’auteur. Pour lui, des fosses communes apparaissent en 2015 avec le fameux 3eme mandat et oublie même que plus des centaines des restes des humains viennent d’être découverts dans sa province natale (Mwaro). Je n’ai rien attendu ni vu commenter sur ces Burundais et des milliers encore qui gisent partout comme s’ils n’avaient pas ce droit de vivre. Pour défendre ce crime ignoble et prendre ses défenses, le criminel devient la victime. Voici donc la chanson du criminel : Ihonyabwoko turahonye… je comprends, on espérait de Gaston Sindimwo , cette autorité extrémiste qui va prôner pour les 40/60, cet extrémiste qui renforcera le clou aux déplacés internes au lieu de les encourager à regagner leurs terres et rejoindre ses voisins Hutus, cet Uproniste qui va semer la zizanie au sein du corpos de l’armée. Karayenga , ce senior journaliste et actif de la pseudo analyse politique (, croit encore aux vieilles époques de Kadege (Twubaka, asambura) mais se heurte malheureusement à une pierre (urutare). Gaston est né en ville et n’a rien avoir avec l’extrémisme comme ces géants /hommes des hautes collines. Je doute même, il ne sait pas chanter ibicuba mais peut facilement comprendre ce qu’un burundais, quel que soit son ethnie veut : la paix. Bravo mon Vice-Président ! Médaille d’or à Pasteur, victime du génocide contre les Hutu en 1972, médaille de honte à Karayenga, opposant éternel de l’extrême gauche !

  7. Raymond

    Tous ces problèmes et propos diffamatoire ou on voit que certaines personnes manquent de mots pour exprimer ceux qui est à leur intérieur résulte du génocide qu’ils ont réussit à opérer et qui est resté impuni. Souvenez vous qu’en 1972 ,ils appelait leur victimes “ibimwenyi”(celui qui connait l’équivalent de ce mot en français pourrais me le dire),abamenja…Ce n’est pas étonnant qu’aujourd’hui, ces mêmes victimes dont certains sont désormais au pouvoir soit qualifiés de tous les maux sous l’acclamation de leurs maitres européens.
    Le phénomène a commencé avec Maconco qui ,avec son groupe ,ont aidé les colons à combattre le roi et qui je pense ont réussi en 1926 à obtenir des blancs une loi qui exclu les hutus des affaires publiques. Si vous pousser un peu les réflexions et la recherche, vous trouverez que c’était l’instauration d’un apartheid qui est passé sous silence et qui a abouti au génocide .
    Les vendeurs de génocide aujourd’hui sont tout simplement hanté par celui qu’ils ont eux mêmes commis et qu’ils veulent perpétuer.

  8. Raymond

    Si tout cela est vrai, pourquoi combattez vous les élections ?Un gouvernement pareil serait vite vaincu et vous serait au pouvoir sans verser de sang comme vous en avez l’habitude.

  9. GIHUGU

    @Kajoris
    “et de surcroit un hima de Mwaro?” warahimvye ntacoyimena kweli! ico naco n’igicumuro? ariko ntaho muzobashira…..

  10. Bakari

    @Rurihose
    “Je veux poser une question simple a Monsieur Perpetue Nshirimana”

    S’agit-il d’un lapsus révélateur (lapsus trahissant la véritable pensée de celui qui le commet)?
    En principe Perpetue n’est pas Monsieur.

  11. Jereve

    Qui pourrait expliquer comment un ancien réfugié, de surcroît un intellectuel, victime des anciens régimes dictatoriaux, peut tenir un discours qui soutient un pouvoir dans sa marché forcée vers la dictature. Agit-il par vengeance ou par conviction? Par obligation ou par intérêts? Dans ce dernier cas, c’est de notoriété publique que le pouvoir a accordé à certaines personnes des avantages et biens matériels (parcelles, postes et affaires juteux…), ces personnes lui doivent reconnaissance, soumission et soutien. Tant il est vrai qu’on ne crache pas dans les mains qui vous ont donné.

  12. Bakari

    @Ruzoviyo
    Lorsque vous essayez de travestir la vérité de la sorte, vous vous prenez pour le plus malin du monde ou alors vous prenez les autres pour des sots. Une chose est est sûre: dans les 2 cas vous vous gourez.

  13. niyonsaba virginia

    parlons de ce qui nous concerne : le burundi n’est pas le rwanda est vice versa! tout en respectant la demande du peuple que justice soit faite! vous serez étonné quand l histoire parlera des “bagogwe” dont vous parler sans connaitre leur histoire! Et si un jour le fait éclatait qu’ils ont été sacrifiés….Faites les recherches vous serez étonnés! A bon entendeur salut!

  14. Meurlsaut

    Les insignifiances de ce pasteur ne m’étonnent pas! Parler sans se soucier de s’assurer de la véracité de leurs allégations c’est le propre de tout propagandiste iDDolâtre.Quand un rapport sort et qu’il ne fait pas leur affaire,ils disent,ça doit être un mensonge mais aucun argument contradictoire.Quand c’est une reproche à leur administration,c’est forcément archifaux!! Même quand c’est prouvé en montrant des disparitions, c’est faux! Avec un tel sens critique,on n’est pas loin de la démence!

  15. Rurihose

    Je veux poser une question simple a Monsieur Perpetue Nshirimana.
    Quand j etais jeune, j ai vu des gens emmenes tues et ne sont jamais revenus. Maintenant la meme la chose se passe. Au lieu de se lever et de protester comme Karayenga , il ya des gens comme Perpetue Nshimirimana pour ergoter , Just
    Notre pays est maudit.

    PS: Pardon je voulais ecrire Pasteur

  16. Ntazizana

    None wewe wiyita ko ukomeye ba wandika turabe.None wewe ugire uvuge ko umuzi kurusha uko yiyizi?

  17. Barumwete Alain Chris

    Tres bonne analyse Mr Pasteur Nshimirimana. Votre justification pour soutenir les propos de Gaston Sindimwo se base sur la chronologie de différentes correspondances de l’opposition , de la Société civile burundaise politisée et des Représentants des UN au Burundi dans le but de préparer le terrain pour une probaple intervention militaire au cas où les manistations auront échouées à renverser le régime. Des intervenants nostalgiques des temps antiques vous taxent de n’importe quoi mais la réalité est là. Comment un vieux comme Karayenga peut toujours affirmer n’importe quoi quand il sait très bien le scandale que la fameuse image de Bernard Maingain a provoquée dans le monde médiatique. C’est vraiment diabolique de sa part. De gens d’ubuhanza comme lui, on les appelait de sages ou Savants quand on était des gos. Ces interventions ces derniers temps nous prouvent le contraire. Le fait qu ‘il s’exprime à l’aise dans la langue de Molière ne le qualifie nécesserement pas d’intellectuel. Sa Place est dans la montagne burundaise derrière les vaches.
    Par contre, je crois avoir lu un article où karayenga nous disait qu’il avait fait parti de la délégation de Micombero au Rwanda dans les années 70. J’aimerais don lui demander s’il travaillait à la radion : la voix de la Révolution duBurundi dans ces années et ce qu’il faisait quand cette radion appelait publiquement la JERERE à traquer les MULELE.

  18. Kajoris

    Jewe nibaza ko Karayenga afise ingorane mu mutwe -ariko relo je regrette nuwumuha ijambo nawe nyene ni kumwiga neza!!! Ivyo bifarasa apararanganya yibaza ko abarundi batazi gubisoma bakabitahura., Ce Karayenga iyaba yarazi icamwomoye ntaba akwiye guta ururimi et de surcoitt un hima de Mwaro? Arateye isoni!! Amase ya kera , Karayenga ahera ayengera… burya imyaka irakujanye !!!

  19. Nduwamahoro

    Noircit et ciré de la neige, Karayenga n’en rêve qu”un jour, son pays pourtant pitoyable, inondé du sang. Criminel, tu n’as pas besoin de manipuler un karashinikov pour ainsi, bruler vifs tes paysans paisibles de Mwaro, ta province à peine naissant des cendres Hima. Ainsi donc « indépendance et rêve associées », tu en fais du commerce : vente à petite goute la marre du sang, mais tu te trompes. Le terme « république bananière a été une chanson amoureuse de Mukasi en tu sais la suite : rejeté en déchets escarmouchant par ceux-là même, ses frères ». Laisses, vas t’en tant, avec ton venin- le temps te surpasse et n’es plus à mesure de stopper la volonté la majorité silencieuse, qui transforme ce paradis en extra-paradis. Fini le temps des monstres et des géants, né égrainant pout régner éternellement, tu en regretteras jusqu’à ta tombe.

  20. Fofo

    Cher Pasteur, la vérité blesse mais elle la reste (et restera)!
    Celui qui a dit, je cite “Umurundi aguhishako akwanka nawe ukamuhisha ko ubizi” ne s’est pas trompé! Les gens ne cessaient d’affirmer que le problème ethnique était caduque mais moi je voyais cela comme une pure hypocrisie! Comment parvenir à cette affirmation alors que les problèmes historiquement liés à ce conflit n’ont pas encore étaient totalement résolus! A part le partage de pouvoir et de l’armée, tout le reste est encore vivant! Bien que certains pourront se sentir soulagés, la VÉRITÉ représente un grand danger “à éviter” pour les autres qui pensent qu’ils pourront être dépouillés de tout ce qu’ils ont spolié dans le passé! C’est pourquoi, ils chercheront toujours à verrouiller le fonctionnement de la CVR parce qu’ils pense qu’elle ne fonctionnera véritablement sans Paix!

    Alors la question est de savoir pourquoi cet acharnement autour d’un génocide “imaginaire” au lieu de concentre toutes ces forces à réconcilier les burundais à travers la CVR qui est le seul moyen durable pour éviter toute idéologie génocidaire?

  21. Congo

    La fatigue que le pasteur affiche sur la photo peut expliquer ses propos erronés ? J espère qu il n est pas complice des exactions mais que sa mémoire lui joue des tours.

  22. Ntazizana

    Mr Pasteur, soyez sérieux quand même. Contrarier quelqu’Un, c’est apporter des preuves contraires à ce qu’il dit. Quand Karayenga donne des cas des jeunes arrêtés par une police supposée nationale, et après, certains sont retrouvés morts,d’autres castrés, d’autres ne sont plus revus…je m’attendais à ce que tu nous prouves que ces cas n’ont pas existé au Burundi.
    Le reste si réellement tu connais sindimwo, tu me diras ses mérites pour être là où il est.

    .

  23. kabingo dora

    @ Surwavuba
    J’adore cette replique

  24. KABADUGARITSE

    Oui, il a dévié ou dérivé un peu trop car on voit dans ses propos un grain de haine et de mépris quand il se positionne comme un donneur de leçons.-

  25. KABADUGARITSE

    …Et attendre les derniers moments n’est que suicidaire pour une toutes les parties.-

  26. ls

    Pathétique : Il aurait été moins sot de montrer en quoi “cette chronologie qui n’en est pas une” n’en est pas une.
    Tout le reste n’est qu’une diversion!

    Tiens! En voici une autre chronologie :

    1. On qualifiait de Mulele( donc d’envahisseur) ceux qu’on se préparaient à génocide en 1972
    2. On qualifiait de divisionniste ceux qu’on voulait empêcher de parler sous Bagaza et ceux décapiter en 1993 à l’époque de la démocratisation
    3. On qualifie maintenant d’interahamwe(ou que sais-je encore?) ceux qu’on pense qu’on va encore liquider en silence depuis 2015.

    Chaque fois assaisonner la victime de calomnies comme on ajoute du sel aux aliments avant de les manger!
    Ne vous en faites pas! Cela n’arrivera plus jamais ! Nous savons que depuis l’indépendance jusqu’à maintenant, vous êtes les mêmes à la solde des occidentaux avec les mêmes méthodes aux commande de génocides et que vous êtes en vérité un tout petit nombre ! Vous avez bien assimilé la leçon de vos maîtres : Diviser pour régner.
    Malheureusement pour vous vous avez été démasques!

    C’est vous qu’on finira par juger un de ces quatre. Crimes retenus contre vous :
    1. Crimes de masses
    2. Crimes de génocides
    3. Crimes économiques
    4. Crimes de haute trahison à l’égard du peuple burundais
    5. Crime de pillages et de destructions méchantes

    Voilà le peu que j’ai retenu. Mais la liste pourra certainement s’allonger.

    Même vos amis occidentaux n’y pourront rien. Donnons le temps au temps et on verra raison!

  27. KABADUGARITSE

    Bien vu! Il n’y a pas de crime à rencontrer son ennemi potentiel ou réel et échanger sur le différend éventuel qui les oppose. Un accord ou non, tout au moins on aurait identifié les origines du conflit et, dans le temps pouvoir y trouver remède.-

  28. KABADUGARITSE

    Si on y regarde de près, on pourrait constater que la situation que vit le Burundi et sa population glisse de plus en plus vers ce que nous avons vécus les années 94-96 et suite.
    Je ne sais pas si d’autres font le même constat.-

  29. Yves

    Chaque opinion se respecte, certes. Pour autant, il convient d’être lucide. Sur la forme : le simple fait de prendre d’emblée position en faveur de Gaston en dit long sur le positionnement politique de l’auteur et enlève toute objectivité au propos. Recourir aux mêmes armes que ceux que l’on critique, en l’occurence la subjectivité, c’est évidemment déforcer ses propos. Quant au fond, il suffirait de remplacer “génocide” par “crimes contre l’humanité” (ce qui parait mieux adapté à la situation actuellement en vigueur au Burundi) et tout le discours de ce pasteur tombe en miette, sans pour autant dédouaner les responsables de ces atrocités. Tant de temps passé pour rédiger un pamphlet destiné à dénigrer une seule personne et voilà qu’en remplaçant un seul mot, tout l’édifice s’effondre. Quel gachis ?

  30. Surwavuba Melanie

    Ce Pasteur a quand meme un don qu’il tenu à nous monter à nous tous: Une bonne plume . C’est tout. Oh….. il sait aussi bien reproduire les conversations de cabaret, des miettes d’informations éparses qu’il a ramassées ca et là et qu’il parvient à placer dans un francais bien chatié pour nous prouver qu’il a raison. Je lui dit bravo. Et comme dirait Cyrano de Bergerac quand on lui parlait de son nez, je reproduit à l’intention de notre pasteur par protection: De l’esprit, vous n’en eutes jamais un atome, et des lettres, vous en avez juste les trois qui forment le mot “sot”.
    De toute cette chronologie qui n’en est pas une, une seule chose est vrai, c’est le tribunal de Roussel, qui a précedé un proces futur à l’intention de ces criminels que vous tentez de blanchir. Heureusement que vous etes loin de Bujumbura, mais pres de Lahaye.

  31. Jereve

    Pasteur a beau argumenter, mais peut-il nier que les gens sont emprisonnés, chassés, affamés, tués tous les jours pour des motifs principalement politiques? Tout le monde le voit et tout le monde le sait. Alors quand les Nations Unies osent le mentionner dans ses rapports, on crie aux manipulations. Mais enfin, qui manipule qui dans cette histoire? Pasteur a concentré son argumentaire sur un « génocide imaginaire » ; soit, mais il ne faut pas oublier qu’un génocide prend ses racines sur les terreaux d’une politique suicidaire. Pourquoi le Burundi s’est-il retiré de la CPI ? Pourquoi refuse-t-il tout dialogue? Pourquoi se coupe-t-il des voisins et du monde ? Pourquoi s’entête-t-il à affamer sa population ? Pourquoi laisse-t-il la corruption gangrener tous les secteurs économiques et sociaux ? Pourquoi s’enferme-t-il dans le déni ? Il y a des dérèglements politiques graves que Pasteur ferait aussi mieux de dénoncer. Pour justement barrer la route au génocide.

  32. Nduwayo Jean Bosco

    C’est un rescapé du génocide hutu.

  33. kabingo dora

    Est ce que je peux savoir ce que veut dire Mr Nshimirimana lorsqu’il affirme que “les propos de Monsieur Sindimwo sont politiquement corrects”. Est ce qu’il peut me dire si les propos de Sindimwo sont factuellement justifiés? Est ce que Mr Nshimirimana peut apporter la preuve – depuis Lausanne en Suisse- qu’il n y a pas de tueries au Burundi , ni des fausses communes , ni des violations des droits de l’homme au Burundi? Comment – vous Mr Nshimirimana- pouvez vous justifier cette volonté de renvoyer tout le personnel des Nations Unies du Burundi?
    Vous ramassez des chiffres tirés ca et là mais sans vraiment prouver quoi que ce soit ? Rdicule tout simplement.

  34. Minott

    vous les dd etes tres bas que vous ne meritez plus qu’on analyse vos dires… ce pasteur n’a rien dit au fond, il ne fait que nier les propos de karayenga. ..alors ou sont ses contre-propos?..vide!!! si tous ces gens ci-haut enumeres n’avaient pas alerte le monde entier, que se serait-il passe si ce n’est que la solution finale dd…
    toi aussi , sache que vous ne nous tuerez plus comme a busangana, ntega marangara,teza,bugendana,gatumba,…jamais!!! A lutta continua…salut aux camarades!

  35. Ruzoviyo

    Plus de 1000 morts depuis le debut de la crise, plus de 380 mille refugies …pour ne citer que ca .Monsieur la chronologie que tu viens de faire ne nous rassure pas qu il y aura pas de genocide. ..Hitler a commence en 1933 avant la solution finale 7 ans apres. Sous habyarimana ils ont commence le kamwe kamwe avec les bagogwe de kibilira et les tutsi de bugesera en 1990 avant le fameux apocalypse de bagosora 4 ans apres. Et ds les deux cas il y a eu d abord creation de milice , interehamwe et maintenant imbonerakure. Au Rwanda c etait la meme justification le ministre des affaires etrangeres d alors casimir bizimungu disais que les nations unis sont manipules que Il y a rien juste que les problemes causes les inyenzi. Meme rethorique au Burundi avec les sindumuja. Au Rwanda malgre les signaux le genocide a eu lieu les nations unis ont regrete de n avoir rien fait. Tu crois qu ils vont faire le meme erreur au Burundi. N en deplaise les propos sindimwo au a vos ecrits.Tous les signaux genocidaire sont la au rouge . Genocide never again. ..monsieur a dit qu il assume .J assume aussi Big up to Karayenga

  36. ndimurirwo

    Ni mwijandandire muri appatrements mwiberamwo hiyo i burayi. Ni habura n’umwe muri mwebwe babikira ko sewabo canke muvyarawe (simvuze mwene wabo, se canke sewabo) bamutoye ikiziga kireremba mu rusizi, mu mubarazi, muri ruvyironza canke mu ruivubu. Niho muzomenya guharira mu gifaransa cinshi, gihanitse !!!

  37. ls

    Merci Monsieur.
    Y-a-il quelqu’un pour contester les faits que vous nous rappelez si généreusement?
    J’espère que non, puisque cela s’est passé au su et au vu(à l’ouïe) de tout le monde!

    Pour ce qui est des conclusions(ONU manipulé, mauvaise foi ou pas), la conclusion est aussi évidente si quelqu’un veut bien relire les faits que vous citez ci bien.

    Quant à Mr Karayenga, je lui dirais qu’il n’y aura plus de génocides! Si c’est ce qu’ils attendent, le temps risque d’être long. Ce qu’ils ont fait à Martin Ndayahoze, Michel Kayoya et des centaines de milliers d’autres ne se reproduira plus!

    Maintenant vous êtes à découvert! Ce n’est pas une question de mandat comme vous l’avez avancé sinon il serait difficile de transformer le mandat en génocide!

  38. Micombero

    Voila le genre de journaliste que nous avons au Burundi. Mr Karayenga dit journaliste independant, c’est la honte pour notre Chère Patrie.

  39. Busorongo

    Bien écrit avec références contextuelles très riches et véridiques. Une opinion à classer. L’auteur n’en aura pas honte. Par contre je me dit que certains regrettent leurs écrits et preuves qu’ils tentent de nous apporter. Disons que seuls les inactifs ne se trompent jamais mais persévérer comme Karayenga devient inqualifiable.

  40. Bundes

    Uyo we avundurutse hehe? ?

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