Opinion

OPINION – Réaction à un point de vue

18-07-2015

Réaction à un point de vue lu sur http://www.iwacu-burundi.org/blogs/rolandrugero/ le 17 juillet 2015 :
« Au fond, le Burundi est un pays où la rébellion est presqu’un jeu »

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Par Jean Ndabagaye

L’article venant d’un professionnel de media m’a paru militant et m’a incité à produire en réponse, un autre point de vu purement personnel ; loin des canaux possibles d’informations vérifiables.

L’écrit faisant partie de l’opinion de l’auteur, pourrait comporter des biais volontaires ou pas, par intérêt ou naturellement par simple erreur. Un raisonnement produit en solo, hors de toute règle journalistique d’informer, pourrait vite se transformer en acte de propagande sur un média que tout lecteur sait professionnel et dont on ne peut que saluer le caractère démocratique, du fait même que des idées possiblement éloignées de la ligne édito, y ont leur place. Une humble mise au point personnelle m’a paru nécessaire comme contribution sur les autres possibilités de lecture de la crise politique que traverse le pays, dans ses éventuels basculements guerriers.

Je salue le commentaire du Monsieur qui a préféré de l’auteur des informations plutôt qu’une grille d’interprétation que chacun peut se faire. Sinon, à moins que l’auteurs nous livre une vérité pour avoir un accès à certaines informations inaccessibles aux moins proches de la source, on ne trouve dans l’article aucun élément tangible d’identification de la meute supposément arrêtée au Nord, pour avoir le droit de balayer d’un revers de la main le soupçon de conspiration.

Rapports de force…

A propos de l’analyse des possibles rapports de force entre les rookies de rebelles et notre super machine guerre aguerrie par la lutte contre le terrorisme islamiste ( mieux que les USA; quel prestige!!!) et des décennies de guerre civile, j’aimerais vous dire, tout en reconnaissant la non reproduction de l’histoire, que la Russie bolchevique a signé Brest Letovsk sans combattre. Les purges des anciens militaires tsaristes (ces foutus nobles) avaient laissé une armée, désormais rouge, exsangue, incapable de faire face à n’importe quelle menace d’envergure. Ça ne vous dit rien!

ET de dire que les uns sont mieux entraînés ou expérimentés que les autres !!!, Et si on se retrouvait devant le scénario Kern/New Star (ou Abagumyabanga vs Intatana) qui a vu les mêmes clubs scindés en deux rivaux qui se respectent!!! Si les noms que certains média présentent sont de cette hypothétique rébellion, que la lettre de Niyombare qualifierait des FDN pour Arusha et État de droit ; il serait difficile de présenter les choses sous cette dichotomie Rookies vs Expérimentes.
Et puis, une bonne partie de cette armée est en mission contre les Al Shaba ab. Soit, ils rentreraient anéantir ces jeunes recrues auquel cas le pays ne saurait que difficilement remplacer la manne somalienne de substitution à l’aide gelée. Et, en bon analyste, j’aurais aimé voir l’auteur réfléchir sur la combativité d’un militaire sans solde ?

Il n’y a rien à fanfaronner dans cette période, de quel côté qu’on soit. Je ne présage pourtant rien de cette grande inconnue qu’est l’avenir, mais cette force que vous présentez pourrait avoir subi quelques coups, ne serait-ce que de moral ou de cohésion. Mais, qu’en sais-je? Ce n’était qu’un point de vu !

Quant aux contradictions sur ces pleurnichards de droits humains qui crient au scandale quand des apprentis rebelles tombent sur le champs de bataille et une FDN qui, depuis un certain SCANDALE, apprend à éviter des mises à mort gratuites…

Côté morale de l’article…

Je n’ai pas personnellement aimé le rabaissement de la très douloureuse adhésion à une organisation à haut risque comme la rébellion si telle est le cas aujourd’hui, à une petite quête de sortie du chômage, à un jeu comme le présente le titre provocateur. Que Le maquis exige plus que de la colère, l’auteur est un peu hors de toute précaution à paraitre comme un analyste. Il minimise la souffrance des uns et légitime celle des autres comme ceux qui, après 30 ans d’injustice avaient le droit de résister à Kamenge. Oui, 30 ans d’injustice c’est trop, mais aussi, mourir ligoter ensemble entre frères, perdre 3 membres de sa maison bien réveillés en très bonne santé en rien que 2 secondes ne parait normal qu’aux âmes que je n’ai pas le droit de qualifier.

Oui #NousSommesUnPaysMalade

 

  13   Vos commentaires
  1. avatar claude nahayo

    Mr. Roland RUGERO aurait pu titrer son opinion « diriger au Burundi est un jeu » depuis l’indépendance: la façon de diriger ou la mauvaise gouvernance peut naturellement provoquer des révoltes « suicidaires ». En effet, « Gouverner conformément a la loi » ou « se rebeller contre le pouvoir en place » n’est pas et n’a jamais été un jeu au Burundi. Les deux ont toujours été, depuis la mort de Rwagasore, les deux faces de la même pièce (monnaie) : action et réaction. De Mirerekano, Gahutu, Karatasi, Nyangoma, etc., le Burundi a connu des leaders de rebellions multiples, parfois suicidaires, et ce, depuis la mort de Rwagasore en 1961. La bonne gouvernance est l’antidote contre les rebellions. Gouverner n’est pas un jeu comme la rébellion n’est un jeu. Prenons le cas récent de la CNTB, sous Mgr. Sérapion: après la révolte populaire au domicile de Nyakabeto et la quasi-insurrection contre la CNTB dans la province de Makamba, il y a eu des morts et des jeunes emprisonnés pour des peines de prison pour la perpétuité, condamnes comme des « rebelles suicidaires » mais au final, récemment, le Président Nkurunziza a demis de ses fonctions SERAPION, donnant ainsi raison finalement aux « suicidaires » qui sont toujours aujourd’hui dans les prisons Burundaises. Gouverner n’est pas jouer avec la vie des citoyens. La polémique du troisième mandat du Président Nkurunziza est une forme de mauvaise gouvernance propice à provoquer des « rebellions ou putsch suicidaires ». L’antidote des rebellions est le respect de l’état de droit et des droits de l’homme. Avec la bonne gouvernance, même le chômage de la jeunesse disparaitrait. Gouverner ou se rebeller n’est pas un jeu. Mais les leaders des deux cotes (gouvernement et rébellion) survivent en général ce combat mortel. Par exemple, les leaders des rebellions « suicidaires » historiques comme Karatasi ou Nyangoma ont survécu, de même que les leaders de l’oligarchie militaires des anciens FAB. Aujourd’hui, nous devons demander plus de bonne gouvernance de la part des dirigeants actuels pour éviter les naissances répétitives de « rebellions suicidaires », sinon il me semble inutile de la part de Mr. Rugero, de critiquer les inévitables « rébellions suicidaires » qui résultent et résulteront toujours de toute forme de mauvaise gouvernance. La question essentielle est de savoir : quelles sont les erreurs que le pouvoir actuel peut corriger pour éviter l’émergence de rebellions successives suicidaires ? « Gouverner conformément a la loi » ou « se rebeller contre le pouvoir en place » n’est pas et n’a jamais été un jeu au Burundi. Les deux ont toujours été, depuis la mort de Rwagasore, les deux faces de la même pièce (monnaie) : action et réaction.

  2. avatar Godefroid

    Des fois toute verite n’est pas bon a dire. Pour ceux qui comptent arriver au pouvoir par la force, sont tres decus et decourages par ces rebellions qui naissent avec fracas et disparaissent immediatement. Roland Rugero dans son analyse ne fait que etaler les verites qu’on trouve sur terrain et personne n’est capable de prouver le contraire. Tout simplement il touche la ou ca fait mal pour quelque uns. Au contraire les future chef rebelles devraient s’inspirer de cette bonne analyse de Rugero pour eviter a ces pauvres jeunes de telles missions suicidaires. Bon courage Rugero.

  3. avatar Abi

    Je pense que cet opinion vient de quelqu’un qui ne vit pas au Burundi…

  4. avatar Gaby

    Je suis du même avis. il s’ agit d’un simple bavage. Pas de fond dans son raisonnement.

  5. avatar kaiser

    Pour comprendre l’article de Roland Rugero, lisez aussi l’article « Emergence de révolutionnaires VIP » sur Bujumbura News. En substance, l’auteur dit que les organisateurs des manifestations n’y croyaient vraiment pas, puisqu’ils ne se sont jamais présentés, et qu’ils font faire aux enfants des autres ce qu’ils ne pourraient jamais laisser faire aux leurs, puisqu’ils soutiennent la lutte en faisant des diners et des apéritifs dans les chancelleries occidentales o africaines… puisqu’ils jurent sur internet « la patrie ou la mort », tandis qu’à mourir ce sont ces garçons et filles que l’on retrouve dans les rizières, ou qu’on cueille à la lisière des forets…
    N’est-ce pas du jeu, faire de la politique sur la peau des autres, tout en ayant soigneusement évacué les siens ?

    • avatar P.C.

      Et pour vous le méchant Dans l’histoire est ce manifestant VIP qui ne s’expose pas au danger ou ces assassins qui tuent. Donc le peureux qui fuit les criminels est sacrifié à leur place.

  6. avatar mutama

    Rugero brandit toujours le jeune âge pour justifier ses erreurs d’analyse ou alors le penchant au côté du mal qui verse le sang des burundais sous les caméras. Pour Rugero, c’est normal que des gens soient tiraillés agénouillées. Il pourra me dire quelle Rebellion le déclarant en douane privé Gereard et ses deux enfants avaient adhérés. Il n’était ni chômeur, loin même des manifestations. Cela ne l’a pas épargné d’une balle dans la tête tout en étant à genoux, et ses deux enfants de moins de 10 ans?
    Parlons de ce changeur de monnaie qui s’est vu fusillés avec deux de ses fils. Étaient ils armés, tous ont eu une balle dans la tête.
    Pour Rugero, cela parait normal et ne pense jamais cela va tout droit à la résistence. Rugero peut avoir un âge fleur comme il aime le brandir mais je doute que sa conscience ou alors son âme ne manquent d’épines.
    Je lui souhaîte bonne chance dans ce combat médiatique avec l’histoire.

    • avatar Karorero

      Un jeune age oui mais avec une tête bien pleine. Les grands esprits parlent des idées, les médiocres parlent des gens. Sortez vos analyses, opposez vos idées à celles de Rugero et ça sera au plaisir des lecteurs et arrêtez de vous acharner sur Ce journaliste. Rwagasore avez presque son age lors qu’il s’est battu pour l’indépendance du pays, Jésus autant lors qu’il est venu sauver le monde (tant pis si vous êtes pas croyant). Ceci dit, « ntibikenewe ko umuntu aba afise imvi mu mazuru no mu ngohe » pour être utile à la nation. BIG UP RUGERO

      • avatar mutama

        Une connaissance ou l’intelligence qui s’associe au mal n’en est pas une bien cher Karorero. J’ai donné des exemples qui montrent et accuse l’axe du mal dont Rugero est défenseur. Pourquoi dirige -t-il les lecons eclesiastiques aux victimes sans dénoncer les boureaux. Si des gens se font tirer des balles dans la tête, d’autres torturés comme cette victime rapporté par Iwacu WB TV. Si des gens résistent contre cette tirannie, vous allez les appeler des chômeurs comme le fait Rugero.
        C’est degelas comme analyse.
        Arrêtez de comparer Jésus, Rwagasore à Rugero. Ils n’ont jamais beni le mal, ils l’ont dénoncé.
        Si non il n’est pas si jeune que ca, c’est un adulte. Et c’est tout.

  7. avatar kaburundi jacques

    Très bonne analyse. Abari n’amatwi y’ukwumva ni bumve

  8. Iyi article irimwo igifaransa ciza cane gose muga nta matiere irimwo. Ni iciyumviro canje. None umwana yihanga la FDN azi ningene iri efficace yoba yifuza gutsinda canke kuja ku Mpanda? Ahubwo jewe nibaza ko abafise ubwenge canke bakunda Urwaruka bakwiye guhanura ko atamuntu akwiye kwiyahura. Mwibuke ko abasuka abo bana abiwabo bibereye i Buraya. Ijuru rizojamwo bake cane kuko Abarundi turikunda cane.

    • avatar Leon

      MIchombero jean, iyo article nibaza ko utatahuye neza ico ivuga ! uvuze uti irimo igifaransa ciza cane gose, kubwanje nibaza ko ataco washoboye gutahura.
      Urasubiramwo usome neza ico gifaransa, canecane analyse ivugwamo, nturabe uko canditswe urabe ivyiyumviro birimo uratahura ko : Oui #NousSommesUnPaysMalade

    • avatar Amédé

      None ko uvuga ko abo bana baba bahenzwe, bisigura ko iyo FDN, si efficace comme tu le dis, yoca ibagandagura bamanitse canke baboshwe amaboko? Abazoja mw’ijuru nabo, imana yonyene niyo ibazi. Ce dont je suis sûr, c’est que dieu n’ouvrira pas les portes de son paradis aux tueurs d’enfants désarmés.

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