Opinion

OPINION – Mkapa écarte définitivement une résolution pacifique du conflit

09-12-2016
Athanase Karayenga

Athanase Karayenga

La lecture de votre éditorial lève en moi une « inspiration » qui déplore l’inadéquation des mots et du langage pour désigner les maux dont souffre notre pays.

Les mots sont très importants dans la résolution des crises. Les Burundais devraient nommer correctement la situation dramatique que traverse le pays et nommer correctement également les solutions possibles pour sortir de l’impasse.

Pendant des années, les Burundais, par euphémisme et parce qu’ils en avaient honte, désignaient la guerre civile de 1993 à 2006 comme  » la crise ». Cette appellation « débile » minimisait, en réalité, la dure vérité d’une véritable guerre civile. Le rapport d’une Commission des Nations Unies, en 1996, a d’ailleurs relevé que cette prétendue « crise » avait même une dimension génocidaire. Ce qui n’est pas rien tout même !

Et cette guerre civile a été résolue, non pas par le dialogue d’Arusha, mais par de véritables négociations entre factions rivales représentant un large spectre politique burundais. Ces négociations ont abouti au fameux Accord de Paix et de Réconciliation d’Arusha en août 2000.

A présent, il faut avoir la lucidité de nommer correctement la situation tragique que traverse le Burundi. Le pays est englué dans une autre « guerre civile » comparable à celles qui ont marqué son histoire chaotique depuis son indépendance.

Toutes les explosions de violence massive au Burundi n’ont pas eu la même durée, ni le même impact terrifiant sur la population. Les guerres civiles de 1965 et de 1988 ont été extrêmement violentes mais brèves. En outre, elles ont été circonscrites à des territoires limités. La région de Bukeye pour celle de 1965 et celle de Ntega-Marangara pour celle de 1988.

Par contre, les guerres civiles qui ont éclaté en 1972 et en 1993 ont ravagé tout le territoire national et ont eu un impact dévastateur épouvantable sur les personnes et sur les biens. Dans notre langue, la guerre de 1972 a été désignée par le mot  » Ikiza », exactement le même concept « hébreux » de la Shoah. La catastrophe absolue !

Les victimes de ces deux guerres civiles de 1972 et 1993 se comptent par centaines de milliers. En plus, ces deux guerres civiles de grande magnitude comme on dit des tremblements de terre, comportent, l’une et l’autre, une dimension génocidaire. Sans compter les innombrables autres crimes de guerre et crimes contre l’humanité comme la torture et le viol.

La guerre civile qui ravage le Burundi depuis avril 2015, depuis la contestation du troisième mandat de Pierre Nkurunziza, se situe entre celles du premier groupe et celle du deuxième groupe. Pour le moment ! Car elle peut encore dégénérer malheureusement.

La guerre civile actuelle doit donc être désignée pour ce qu’elle est. C’est une guerre civile classique avec sa cohorte de victimes assassinées, torturées, violées, exilées, disparues, arbitrairement détenues, avec sa dynamique génocidaire dénoncée maintes et maintes fois. Nul ne peut contester qu’il s’agisse d’une véritable guerre civile.
Aussi, la résolution de ce énième conflit burundais passera par de véritables négociations et non par « un dialogue » comme s’il s’agissait de résoudre un conflit anodin et à l’amiable dans un salon autour d’une tasse de thé ou de café.

La guerre civile impose des rapports de force extrêmement violents qu’il convient de nommer et de dénoncer clairement. A titre d’exemple, ce rapport de force extrêmement violent imposé par le troisième mandat de Pierre Nkurunziza est illustré par la déclaration du Président Mkapa à l’aéroport de Bujumbura.

Si le compte rendu de  » SOS Médias Burundi » de son entretien avec la presse avant de quitter le Burundi est vérifié et recoupé, l’ancien président tanzanien, au nom de la Communauté de l’Afrique de l’Est, vient de faire franchir « la guerre civile » burundaise actuelle, une étape cruciale et catastrophique. Car cette déclaration tonitruante écarte définitivement une résolution pacifique du conflit burundais.

Répondant à un journaliste de Nation Media Group, M. Mkapa aurait déclaré que « Les gens qui doutent encore de sa légitimité (ndlr : celle de Pierre Nkurunziza) sont fous. … » Ces gens ont perdu le nord. Le peuple burundais a tranché et les gens devraient plutôt penser à se préparer pour les élections de 2020. Des représentants de pays étrangers viennent ici et ils vont voir le président. Je le répète, quelle folie (!) Vous pouvez me citer, je le répète. »

Avec tout le respect qu’on doit à M. Mkapa, il me semble que c’est lui qui « est devenu fou et a perdu la tête. » On le voyait venir depuis un moment. La médiation de l’EAC reconnaît formellement la légitimité du troisième mandat.

En clair, la médiation renie toutes ses déclarations antérieures quand elle insistait sur le respect de l’Accord de Paix et de Réconciliation d’Arusha. En clair, M. Mkapa, au nom de la région, indique que les Nations Unies, l’Union Européenne et l’Union Africaine qui ont toujours appelé au respect de l’esprit et de la lettre de l’Accord d’Arusha se sont trompées dans leurs analyses respectives sur les ingrédients de la guerre civile burundaise et donc retournent leurs vestes à présent.

En clair, le président Mkapa met fin au processus du « fameux dialogue » interne et externe. En clair, M. Mkapa appelle l’opposition radicale ou à « la sauce pili pili » pour emprunter le joli mot de la chanson de Gaël Faye, à se soumettre et à rentrer dans le rang. La queue entre les pattes.

En clair, M. Mkapa accorde l’impunité totale et définitive à Pierre Nkurunziza pour les innombrables crimes commis dans le cadre de la contestation du troisième mandat et dénoncés depuis des mois par les rapports du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Droits Humains, par les organisations de la société civile burundaise, par des ONG internationales, par les médias.

En clair, M. Mkapa renvoie les victimes de la répression féroce de Pierre Nkurunziza à leurs douleurs, à leurs blessures, à leurs traumatismes dans les prisons, à leur désarroi et les citoyens burundais à leur impuissance pour réclamer la justice, la liberté et la prospérité. En clair, Mkapa siffle la fin de la récréation. Circulez, dit-il, il n’y a rien à voir jusqu’en 2020.

Ce que n’ignore pas M. Mkapa, c’est qu’entretemps, Pierre Nkurunziza s’empressera, dès demain, pour modifier la constitution, pour supprimer la limitation des mandats présidentiels, pour abolir l’Accord d’Arusha afin de pérenniser son pouvoir. Aussi longtemps qu’il le voudra. Et surtout, il neutralisera la justice pour que jamais les crimes indiqués plus haut ne soient jugés de son vivant. Beau travail, M. Mkapa !

Cependant, il demeure, trois inconnues majeures après cette fracassante et pitoyable fin de médiation de l’EAC.
Est-ce que le peuple hostile au troisième mandat et l’opposition dite radicale ou à la sauce pili pili accepteront une reddition pure et simple ?

Est-ce que les Etats Unis de Trump et l’Union Européenne maintiendront les sanctions contre certaines personnalités du régime de Pierre Nkurunziza et contre le gouvernement du Burundi ?

Est-ce que les investigations sur les crimes commis au Burundi dans le cadre du troisième mandat de Pierre Nkurunziza, investigations pré-judiciaires menées par la Cour Pénale Internationale et par les Enquêteurs du Haut-Commissariat des Droits Humains se poursuivront ou non ?

En définitive, cher Léandre, il nous faut faire l’effort de nommer correctement les choses, comme je le disais au début de cette contribution.

Après la sortie fracassante de M. Mkapa, il est clair que le Burundi s’éloigne inexorablement même du « concept doucereux » de dialogue. Le pays fait un pas de plus vers la radicalisation des positions et donc, malheureusement, peut-on le craindre, vers une guerre civile totale et sans merci comme celle qui ont précédé celle en court.

En clair, en cette période de Joyeux Noël, M. Mkapa vient de faire au peuple burundais un superbe « cadeau empoisonné ». Merci, Père Noël Tropical !

  36   Vos commentaires
  1. Niyonsaba Caroline

    Malin Burundais , il reste 3 ans , Karayenga pourra se presenter aux elections , peut-être il créera la surprise comme Fillon, Trump….;
    Mon Dieu pourquoi certains burundais n’aiment pas les urnes , il faudrait créer une école spéciale pour les burundais « Spéciale démocratie « 

  2. CQJC

    Dans la vie il y a ce qu’on ne pense, il y a ce qu’on dit et il y a ce qu’on fait. Si le facilitateur dit ce qu’il pense, il a bien parlé parce que ses pensées concordent avec ses paroles de sorte que ses actions vont correspondre à ses paroles. Les politiciens Burundais surtout ceux du CNARED devraient chercher un autre facilitateur parce que le Président MKAPA vient de montrer au monde qu’il est réellement un homme de NKURUNZIZA comme Jacques BIGIRIMANA.
    La vie est une suite de causes et de conséquences de sorte qu’on ne peut pas résoudre les problèmes burundais en s’attaquant aux conséquences en ignorant les causes. Une bonne résolution d’un problème doit partir des causes pour arriver aux solutions. C’est pourquoi les manifestations, les tueries, le putsch manqué, les réfugiés sont autant des conséquences résultant du 3e mandat qui a mis dans la poubelle les ACCORDS D’ARUSHA POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION AU BURUNDI et la constitution du Burundi de 2005 qui en a découlé.
    Selon Alexander Hamilton qui est un des pères fondateurs des États-Unis d’Amérique a été le premier à reconnaître que la tyrannie de la majorité constitue un danger mortel pour la démocratie. C’est pourquoi la Constitution américaine contient des mécanismes pour que la majorité ne puisse utiliser son poids démocratique dans le but d’abolir la démocratie.
    Les Accords d’Arusha contiennent eux aussi des mécanismes pour que la majorité ne puisse utiliser son poids démocratique dans le but d’abolir la démocratie. Le président MKAPA vient d’assommer ceux qui croient encore aux Accords d’Arusha en les traitant de fous et je cite: « Ceux qui doutent encore de la légitimité du Président NKURUNZIZA Pierre sont fous. » Cette phrase assomme ceux qui pensent encore au dialogue inter burundais inclusif mais elle disqualifie d’office l’émetteur parce qu’elle nous montre que le président MKAPA n’a pas l’art du leadership dans la communication de groupe parce qu’un facilitateur est une personne qui remplit ce rôle.

  3. Barumwete Alain Chris

    Pitoyable et pathétique KARAYENGA, vous devenez fou aussi? Non, vous l’étiez déjà.

  4. Nganji

    Et cette crise de 1972 et celle de 1988 se sobt terminer comment et par quel moyen?

  5. Gacece

    Il y a ce qu’on appelle la réalité, et ce qu’on appelle des rêves… Mkapa vient de réveiller des rêveurs profonds. Il était temps.

    Inutile de vous en prendre à lui. Mkapa ne fait que relater des faits observables dont certains ne veulent pas parler… parce qu’ils veulent garder leurs adeptes enfermés dans une illusion interminable.

    Vous pouvez parler de tout ce que vous voulez, le Président est le président.

    Let it sink in!

  6. Mutwa

    Mkapa « démissionne » au poste de médiateur, Karayenga l’imite et démissionne à la profession de journaliste. Les nords se perdent facilement! Que celui qui a encore son nord le garde jalousement!

  7. Komera

    Il est donc temps que le CNARED prenne le toreau par les cornes! Red Tabara, et autres ni mutangure ibikorwa

    • abruzi

      None jayo.urungika abandi we wibereye kuri clavier?

    • Orignal

      Urazi ko abarundi bubahuka bo bavuga ngo : IGIHENDE GIHENDA AMAVYI BITAJANA . Iyaba nawe wogiye vyobaye vyiza . Ariko intambara udashigikiwe n’abanyagihugu biragoye kuyitsinda .

  8. gihugu

    MKAPA soyez sérieux, quand le CNDD FDD attaquaient un camp de réfugiés de Bugendana des enfants femmes vieillards et handicapés (rescapés du génocide de 1993), quand ces protégés tuaient toute personne ressemblant aux Tutsi, donnaient des excréments aux passant sur la routes, faisaient sauter les mines de char sur les transport en commun, brulaient les usines, déshabillaient les femmes, violaient les femmes devant leurs maris déshabillés avant de tuer, ….tout ça au nom de la lutte pour la démocratie, MKAPA ne les a jamais appelés »criminels » pour les écarter des négociations… Ils les a plutôt hébergés. Pourquoi être vraiment injuste jusqu’à ce point alors qu’on est vieux ! Merci

    • ls

      Pendant ce temps que faisait l’armée mono à tout ce qui ressemblait aux hutu?
      Reka sha ivyakera bireke!

    • Jean Mboga

      C’est plutot la sénilité ou Alzheimer

  9. Kamana

    Shame Mkapa.

  10. KABAMBA Caritas

    Merci Mkapa de confirmer que tu n’était pas digne d’être choisi comme médiateur. Pourquoi n’as tu pas fait 3 mandats en dirigeant la Tanzanie? Tu as supervisé la Signature des Accords d’Arusha comme pays hôte des négociations mais tu ne souviens de rien de leur contenu. J’imagine qu’il ne lui reste que quelques dizaines de neurones en tout cas ça se voit avec ses déclarations insensées. Il lui faut un médecin gériatre ou un gérontologue qui s’occupe de lui ( un vrai spécialiste car il ne sait plus compter jusqu’à 3) à 78 ans il mérite un repos.

  11. Bizos

    Monsieur Karayenga n’est ni journaliste , ni politologue, c’est un extrémiste .

    • roger crettol

      Peut-on être autre chose qu’un extrémiste, ce soir au Burundi ? Soit on est un extrémiste attaché aux positions que défend le pouvoir en place – extrémiste iDDolâtre – soit on est un extrémiste de l’autre camp.

      La politique de division et de mépris des oppositions menées par le cercles du pouvoir depuis 2006 pouvait-elle mener à autre chose, compte tenu des durcissements intervenus depuis avril 2015 ?

      Extrémistes, peut-être, mais les positions de Mr Karayenga méritent d’être lues attentivement, et non pas lues « par l’épiderme » de nos propres croyances et appartenances.

      • Meurlsaut

        @cretol
        Bien dit cher Cretol!

    • burka

      Est-ce un crime d’être extrémiste?

  12. Mkapa vient de confirmer la bassesse qui caractérise certains dignitaires africains. Et dans ce sillage, il vient de faire trois choses:
    1. Mkapa vient de confirmer que la loi du plus fort est toujours la meilleure, probablement qu’il s’inspire de ce qui se passe dans la jungle des parcs nationaux Tanzaniens. Sur ce, il vient de vendre la sagesse et la dignité des médiateurs aux moindres frais.
    2. Dans la logique du premier point, il vient de montrer à l’opposition Burundaise ou à ce qui en reste que la crise Burundaise ne concerne que les Burundais. Que les les vrais-faux opposants qui se chatouillent en disant, « Umuhuza arazi ivyo akora, turamushimiye,… » se rendent à l’évidence et se bougent les culs (excusez!) pour travailler ensemble ou rentrer carrément au lieu de se réveiller pour bruiter de temps en temps. Est-ce qu’une équipe composée d’anciens présidents, vice-présidents, présidents de l’Assemblée Nationale, Ministres, Généraux et autres acteurs peut s’accomoder d’un titre de tigres en papiers qui ne réalisent pas qu’ils viennent de passer 20 mois sans rien produire ne serait-ce qu’un document de quelques pages pour montrer un projet de société? Je me demande comment ils ont servi ce pays autrefois.
    3. Cette sortie ratée de Mkapa vient de mettre à nu la position que la Tanzanie a toujours eue sur le Burundi et le tandem Mkapa-Kikwete ne pourrait faire autrement.
    4. Mukapa vient d’endommager à jamais la crédibilité que le monde politique et les financiers du processus lui prêtaient (à tort évidemment).

  13. Murundi

    Surement que Mkapa avait planifie de demissioner de sa mission qui lui est un casse tete avant la fin de l’annee 2016. Il a voulu informer les Burundais et la communaute internationale sur le sol Burundais. Ce qui est ridicule, pourquoi il a tenu a insulter ces miliers de burundais endeuilles par le regime sanguinaire et la communaute internationale qui s’est exprimee sur l’illegalite du 3eme mandat jusqu’a prendre des sanctions contre le regime qui tue son peuple ? Ses dires ne different en rien a ceux du secretaire general du CNDD qui hier se moquait des victimes de son regime disant que les exlies ont peur de rentrer dans le Pays parce qu’ils ont peur de ceux qu’ils ont fait comme lui et son CNDD ne s’accusent de rien ou s’ils sont autorises de tuer sans se preocuper de rien. Beaucoup de burundais n’on jamais cru en la bonne fois de Mukpa, par respect, ils ont ont ete patients. C’est aux burundais qu’il vient d’insulter avant de rendre sont tablier de lui montrer qu’ils ne sont pas aussi fous qu’il le pensent. Il est dit qu’un fous accuse les autres de l’etre.

  14. eric

    igisigaye nukubarondera iyo bari bafungwe ico bivuze nuko bateye abo twatoye.

  15. Murundi

    Surement que Mkapa avait planifie de demissioner de sa mission qui lui est un casse tete avant la fin de l’annee 2016. Il a voulu informer les Burundais et la communaute internationale sur le sol Burundais. Ce qui est ridicule, pourquoi insulter ces miliers de burundais endeuilles par le regime sanguinaire et la communaute internationale qui s’est exprimee sur l’illegalite du 3eme mandat jusqu’a prendre des sanctions contre le regime qui tue son peuple ? Ses dires ne different en rien a ceux du secretaire du CNDD qui hier se moquait des victimes de son regime disant que les exlies ont peur de rentrer dans le Pays parce qu’ils ont peur de ceux qu’ils ont fait comme lui et son CNDD ne s’accusent de rien ou s’ils sont autorises de tuer sans se preocuper de rien. Beaucoup de burundais n’on jamais cru en la bonne fois de Mukpa, par respect, ils ont ont ete patients. C’est aux burundais qu’il vient d’insulter avant de rendre sont tablier de lui montrer qu’ils ne sont pas aussi fous qu’il le pensent. Il est dit qu’un fous accuse les autres de l’etre.

  16. ls

    « Est-ce que le peuple hostile au troisième mandat et l’opposition dite radicale ou à la sauce pili pili accepteront une reddition pure et simple ? »

    Donc selon vous il y a tout un peuple hostile au troisième Mandat! J’espère que vous voulez rire!

    Ainsi la poignée de membres de la société civile, les gars du CNARED , une bande de putschistes et quelques phénomènes périphériques(Gakunzi, Karayenga,Maingain…) constitue tout un peuple? Il ne faut quand même pas exagérer!

    Quant aux autres questions d’inspiration occidentale que tu te pose, je te conseille de changer de source d’inspiration. il paraîtrait que le vent ne souffle pas actuellement en faveur de tes amis(Trump qui veut détruire l’OTAN, le Brexit qui remet en question l’existence de l’UE, la guerre de Syrie où les opposant pro-occidentaux sont laissé à leur sort…..).

    Je pense qu’ils sont trop occupés à autre chose maintenant pour vous aider à détruire le Burundi.

    So please keep calm and wait for 2020(If you are clean of course)!

    • Kossa

      Is
      Urihenze…meme parmi les ministres il y en a!!! Les Burundais sont mechants, ils marchent avec toi pendant 20 ans, pour te donner la suprise totale un jour. Cas d’Adolphe te dit quelque chose???

  17. Jereve

    C’est vraiment rare d’entendre un médiateur traiter une partie des groupes en conflits de folle et idiote. Quelle mouche l’a piqué ! Le gouvernement de Bujumbura peut se frotter les mains. Mais en même temps il faut nous rendre à l’évidence que le médiateur vient d’offrir sur un plateau d’argent la légitimité à certains groupes qui brulaient d’envie de passe à l’autre étape et en découdre. En cela, rien de nouveau, car faute de négociation et accord politique, Clausewitz nous le rappelle « la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens ». L’échec de la médiation ne signifie malheureusement pas la fin de la crise.

  18. Maklefou

    Son emportement grotesque et son langage indéscent siffleront longtemps dans les oreilles de ceux qui croyaient naivement qu’ils avaient en face d’eux u sage.
    Comment se fait-il qu’il se rende compte subitement comme par magie que le maudit mandat est légitime? Que ceux qui ne le croeient pas sont des fous!

  19. Fofo

    Bonjour Cher Karayenga.
    Merci pour tonéditorial mais j’ai une petite question à te poser une petite question et aimerais recevoir une réponse juste et sincère de ta part.

    Es-tu toujours journaliste? Ou es-tu évolué et devenu politologue? Ou tu es porte-parole de l’opposition radicale? Car en entendre tes arguments, je doute encore de ta carrière professionnelle car tes dires semblent remettre en cause le métier du journalisme! Merci et bonne compréhension!

    • Athanase Karayenga

      Cher M. Fofo,

      Journaliste…Politologue, Porte-parole de l’opposition radicale ou « à la sauce pili pili »…
      Mais qu’importe ? Et si vous analysiez seulement les faits et rien que les faits que je propose dans ce débat.

      Je n’ai pas le don de la parole « révélée » par je ne sais quelle divinité. Il y a assez de bigots et de théocrates de pacotille au Burundi pour s’attribuer ces dons et pour mettre Imana Akbar au service de leurs turpitudes et de leurs crimes. Il faut leur laisser ces dons de charlatans « à la sauce biblique ou satanique « .

      Je peux me tromper et je me trompe comme n’importe quel humain. Cependant, pour répondre précisément à votre question …Citoyen burundais engagé, oui je le suis. Intellectuel libre de penser et de proposer des analyses sur mon pays, oui je le suis.

      J’ajoute que je ne comprends absolument pas qu’un citoyen burundais, sensé comme vous, puisse tolérer l’impunité des crimes d’une gravité extrême commis, dans tous les camps, dans le cadre de la contestation du troisième mandat maudit.

      Quelqu’un dans ce débat semble douter qu’il existe  » un peuple burundais  » hostile à ce fameux troisième mandat.

      Puisque le pouvoir burundais est si sûr de sa popularité, pourrait-on lui suggérer de respecter la liberté d’expression, un droit constitutionnel, et autoriser les médias détruits et incendiés à reprendre librement leurs activités ? En attendant le verdict d’une justice impartiale concernant leur « supposée complicité » dans le coup d’État du 13 mai 2015.

      La présomption d’innocence, en matière judiciaire, constitue un droit fondamental du citoyen burundais, faut-il le rappeler.

      Pourrait-on suggérer au pouvoir, dans la foulée, d’accepter que les citoyens burundais exercent leur droit constitutionnel, aussi, et soient autorisés à manifester leurs opinions publiquement ?

      Je parie que la foule qui a accueilli Bob Rugurika à sa sortie de la prison de Muramvya serait multipliée par 1000 et que la ville de Bujumbura ne serait pas assez étendue pour contenir les manifestants, heureux et joyeux, qui viendraient, même du fin fond de Cendajuru, clamer haut et fort leur exigence de justice, de liberté et de prospérité au Burundi. Wokumigwa. Izuba ryozima !

      Passez le message à qui de droit. Chiche !
      Excellent week end
      Athanase Karayenga

  20. MUGABARABONA

    Uwufise inkota ni uwuyifashe ikirindi. Nkurunziza et son équipe ont leurs hommes pour défendre le pouvoir. Tout le monde le soutien. L’EAC a déjà fait le tour de l’opposition non gouvernementale et a vu qu’elle ne vaut rien. Le reste, à mettre dans les pertes et profits.

    • Nzakaha Zacharie

      Un jour la manche peut changer de main et lire mieux qui rira le dernier.

      • Bakari

        Autrement dit, l’espoir fait vivre.
        Tout à fait d’accord! Mais qui vivra verra!

      • Bakari

        Mais il y a lire et rire! C’est pas pareil!

        • Umurundi

          Pouvons-nous arrêter d’attendre que des étrangers viennent résoudre nos problèmes?
          On dirait qu’il n’y a plus de bashingantahe au pays de Gisabo. Attendiez-vous réellement que Mkapa aille à l’encontre de ces gens qu’il a lui même financés et hébergés pendant des années alors qu’ils commettaient un génocide?
          Ouvrons les yeux et faisons un front commun et oublions Mkapa et sa clique

          • JUSTIN

            LE PROBLEME DE CERTAINS BARUNDI, RESIDE DANS LEUR MENTALITE RETROGRADE, DANS LEUR DESHUMANISATION DES UNS ENVERS LES AUTRES ET DANS LEUR GRANDE IGNORANCE. COMMENT UN PRETENDU JOURNALISTE PEUT PARLER DE GUERRES CIVILES EN 1972 ET 1988? TOUT LE MONDE SAIT QUE L’ARMEE MONOLITHIQUE DU SANGUINAIRE MICOMBERO A PLONGE LE BURUNDI DANS UN ABÎME, EN MASSACRANT QUELQUES 350.000 HUTUS EN QUELQUES MOIS, ENTRE MAI 1972 ET 1973. DU RESTE, LES REVOLUTIONS DE PALAIS DE 1966, 1976 ET 1987, ONT MIS EN PLACE DES REGIMES AXES SUR L’EXCLUSION SOCIALE ET LA DESHUMANISATION DE LA MAJORITE DE LA POPULATION. LE COUP D’ETAT SANGLANT DU 21/10/1993 EN A ETE UNE DES CONSEQUENCES, CAR CETTE ARMEE DIRIGEE PAR UNE CLIQUE DE SANGUINAIRES, HABITUEE A TUER DES MILLIERS D’INNOCENTS, DONT LE SEUL TORT ETAIT D’ÊTRE NES, CROYAIT POUVOIR ECRASER, A NOUVEAU, TOUT UN PEUPLE, EN ASSASSINANT SAUVAGEMENT LE PREMIER CHEF DE L’ETAT DEMOCRATIQUEMENT ELU DANS L’HISTOIRE DU BURUNDI, SON EXCELLENCE MELCHIOR NDADAYE, AINSI QU’ EN PARALYSANT LES INSTITUTIONS DEMOCRATIQUES ISSUES DES ELECTIONS EN 2013. REVEILLEZ VOUS ET SUIVEZ LES EXEMPLES DU GHANA, DU BENIN ET DU SENEGAL. TANT QUE VOUS AUREZ CES RAISONNEMENTS D’UN AUTRE ÂGE, DIGNES DU TEMPS DE L’APARTHEID EN AFRIQUE DU SUD, VOUS N’ABOUTIRAIENT A RIEN DE POSITIF! LE PEUPLE A CHOISI SON PRESIDENT, RESPECTEZ LE CHOIX DU PEUPLE: NOUS SOMMES EN 2016!

            • Malin Burundais

              Les burundais sont toujours compliqués, ils se croient toujours plus intelligents ou malins que els autres. Leurs cohabitations avec les autres est toujours difficile. Quand on regarde l’ampleur que vient de prendre cette histoire du 3eme mandat, je me dis finalement, il ne s’agissait pas du mandat. Plutôt il doit y avoir autre chose se cache derrières ces revendications. Disons que c’est le mandat! Aujourd’hui, il reste combien de temps pour que ce fameux mandat soit terminé?

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