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Opinion- « Nankurwanda » ! « Je déteste le Rwanda » !

09/04/2018 Athanase Karayenga 33
Opinion- « Nankurwanda » ! « Je déteste le Rwanda » !
Athanase Karayenga

Le journaliste Athanase Karayenga réagit au dernier éditorial de Léandre Sikuyavuga.

Mon cher Léandre,

La prochaine fois que vous irez à Kigali par la route en passant par Kayanza, après avoir franchi la frontière de la Kanyaru, arrêtez-vous donc à Butare ou Huye actuellement. Et prenez le temps de visiter le Musée National du Rwanda situé à l’Est de cette ville universitaire, en contrebas de la route vers Kigali.

Dans ce superbe Musée, vous y trouverez une section des tambours rwandais au fond à droite de la salle principale. Si la disposition des objets d’art traditionnels n’a pas changé. Dans cette section des tambours, vous découvrirez un énorme tambour conique sans pied. Il est couché sur le flanc et il porte un nom que je vous donne en 1000… !

Un peu de patience ! Je vous l’indiquerai à la fin de ce rappel succinct de quelques événements qui ont marqué les relations entre le Rwanda et le Burundi depuis les années de l’indépendance. Il faut admettre que ces relations ont traversé des hauts et des bas. Parfois tendues et inamicales. Parfois sereines et amicales. Souvent tragiques. Mais toujours persiste, entre Rwandais et Burundais, des relations humaines d’une intensité particulière.

La rencontre entre les deux rois du Burundi et du Rwanda au lieudit « I twicara bami twa Nyaruteja » que vous évoquez dans votre éditorial constitue une référence historique très pertinente. Surtout en cette période de commémoration de la mort, dans un même attentat, le 6 avril 1994, des présidents Juvénal Habyarimana et Cyprien Ntaryamira.

L’évocation de cette rencontre au sommet entre les deux rois constitue, en effet, une exhortation aux deux gouvernements pour tout faire afin de rétablir la confiance et la solidarité entre nos deux pays.

Cet événement historique, quand les deux rois du Rwanda et du Burundi se sont « assis » pour sceller un pacte de paix définitive entre nos deux pays, pourrait effectivement inspirer les acteurs politiques d’aujourd’hui afin qu’ils mettent fin à la méfiance et à l’animosité absurdes qui empoisonnent les relations entre nos deux pays depuis 2015.

Car, les Rwandais et les Burundais, dans leurs relations personnelles, sont plus proches que des « cousins germains ». Ils sont véritablement des « bavandimwe ». Deux pays, deux peuples « sortis du même ventre ».

La méfiance et l’animosité entre les gouvernements du Burundi et du Rwanda ne sont pas nouvelles dans les relations entre nos deux pays. Cependant, nos deux peuples ont toujours réussi, dans le passé comme aujourd’hui, à maintenir et à réinventer des relations de solidarité réelle. Même s’ils s’inscrivent dans une sorte de compétition, voire de rivalité, entre nos deux pays. Les drames respectifs que le Rwanda et le Burundi ont traversé, ensemble ou séparément, n’ont jamais effacé les liens insécables tissés par le sang, la langue, la religion, la culture, l’humour, la géographie, l’anthropologie, etc. Notre destin partagé plonge ses racines dans une complicité, dans une appréciation réciproque et même mieux, dans une amitié et une affection, anciennes et solides.

Sans devoir remonter à la nuit des temps, il convient de rappeler très succinctement quelques faits majeurs qui ont marqué et tissé l’histoire contemporaine entre nos deux pays afin de faire comprendre aux jeunes générations burundaises et rwandaises, surtout, que les deux pays possèdent des atouts considérables constitués par un héritage humain, scientifique, économique, environnemental, notamment, qu’il convient de vivifier et de rentabiliser pour le bénéfice des deux nations.

Pour rappel, le Groupe Scolaire d’Astrida, actuel Butare ou Huye a formé, dans les années 50, beaucoup de cadres rwandais et burundais, ensemble, dans les domaines de l’administration publique, de l’agriculture, de la médicine et des sciences vétérinaires. Parmi ces cadres dont beaucoup ont d’abord milité pour l’indépendance avant de prendre le relai de l’administration coloniale belge, figurent, côté burundais en tout cas, des personnalités qui ont joué un rôle majeur dans l’histoire du Burundi.
Qu’il suffise de mentionner Louis Rwagasore, Paul Mirerekano, Pie Masumbuko, Félix Katikati, Pierre Bigayimpunzi, etc. A la même époque, plusieurs jeunes rwandais faisaient leurs études au Collège Interracial de Bujumbura, le célèbre Collège du Saint Esprit créé et géré par les Jésuites.

L’indépendance des deux pays, célébrée le même jour car accordée par la Tutelle belge le 1er juillet 1962, n’a pas séparé ou isolé nos deux pays. Cependant, elle est intervenue, au Rwanda, après la première guerre civile de 1959 qui a vu les premiers pogroms massifs contre les Tutsi de ce pays. Beaucoup de Tutsi rwandais ont trouvé refuge au Burundi.

Après l’afflux massif de réfugiés rwandais au Burundi, des milliers d’enfants seront intégrés dans les écoles primaires, secondaires et à l’université nationale dans notre pays et des fonctionnaires rwandais seront recrutés par l’administration publique burundaise. Enfin, plusieurs réfugiés rwandais acquerront la nationalité burundaise sous le régime de Michel Micombero.

Le premier accroc sérieux dans les relations entre les gouvernements de Kigali et de Bujumbura date de l’attaque avortée d’une rébellion formée principalement des Tutsi rwandais à la veille de Noël 1963 sous le règne du roi Mwambutsa. Cette attaque qui visait à permettre le retour des réfugiés rwandais dans leur pays marquera négativement, pour longtemps, les relations entre les deux gouvernements.

Après la guerre civile de 1972 qui a ravagé le Burundi, le Rwanda, à son tour, a accueilli des milliers de réfugiés Hutu burundais. Cette guerre civile burundaise sera suivie par une autre guerre virulente des ondes entre les régimes de Grégoire Kayibanda et de Michel Micombero. Les deux gouvernements sont allés très loin dans la détestation et le dénigrement réciproques. Leur guerre des ondes aurait pu conduire à une guerre ouverte entre les deux pays. Celle-ci a été évitée du justesse grâce au coup d’Etat perpétré par le Général Juvénal Habyarimana qui a déposé Grégoire Kayibanda le 5 Juillet 1973.

Mobutu aurait joué un rôle majeur dans ce changement de régime à Kigali parce qu’il détestait Grégoire Kayibanda et en revanche il était très lié à Michel Micombero à qui il a donné d’ailleurs en cadeau, une superbe résidence à Bukavu, sur les bords du lac Kivu. Pourquoi cette reconnaissance ?

Dans la guerre que Mobutu menait contre le Colonel Schramm, au début des années 1970, si ma mémoire est bonne, le président congolais avait sollicité le concours du Rwanda et du Burundi pour bloquer les troupes de ce mercenaire belge qui se battait pour provoquer l’éclatement de la jeune nation congolaise devenue indépendante le 30 juin 1960.

Les troupes de Mobutu combattaient les mercenaires de Schramm à partir de Kisangani, sur le front ouest, et le président congolais avait demandé au Rwanda et au Burundi de fermer leurs frontières réciproques sur le flanc Est du Congo, afin que le Colonel Schramm soit pris dans une souricière.

Michel Micombero a mobilisé son armée et a effectivement bloqué la frontière entre le Burundi et le Congo. Grégoire Kayibanda, en revanche, contrairement à sa promesse et probablement sous la pression du gouvernement belge de l’époque, a ouvert un couloir entre le Congo et le Rwanda. Ainsi, le Colonel Schramm et ses troupes vaincues, ont-ils pu échapper à Mobutu et regagner la Belgique. Mobutu en voudra éternellement à Kayibanda et lui rendra la monnaie de sa pièce en soutenant le coup d’Etat de Général Juvénal Habyarimana mentionné plus haut.

Le coup d’Etat de Juvénal Habyarimana a ouvert une ère d’accalmie, voire d’entente réelle entre le Rwanda et le Burundi. Dans ses premières interventions publiques, le nouveau président rwandais promettait d’œuvrer, notamment, pour la réconciliation nationale et l’intégration de la communauté des Tutsi rwandais dans le jeu politique de Kigali. Une promesse qui ne sera jamais mise en œuvre.

Cependant, la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) regroupant le Rwanda, le Burundi et le Congo ne s’est jamais aussi bien portée qu’à cette époque. Le siège de cette organisation d’intégration régionale est établi à Gisenyi ou Rubavu, au Rwanda, depuis cette époque.
Au cours de cette époque également, une parenthèse positive remarquable pour les relations entre le Rwanda et le Burundi, de multiples initiatives ont été lancées pour mettre sur pied, dans le cadre de la CEPGL, une Banque d’investissement commune à Goma, une industrie commune de verre à Bujumbura, la défunte Verrundi, un institut de recherche agronomique et zoologique commun à Gitega, l’IRAZ, etc.

Jusqu’au coup d’Etat de Jean-Baptiste Bagaza, le 1er novembre 1976, les relations entre le Rwanda et le Burundi étaient plutôt confiantes. Elles deviendront progressivement méfiantes et carrément fielleuses après l’humiliation subie par Jean-Baptiste Bagaza pendant qu’il participait au sommet France-Afrique à Kigali dont il conviendrait de vérifier la date. Au cours de ce sommet, des tracts du Palipehutu, parti extrémiste hutu burundais, ont été distribués et lui sont parvenus. Il est reparti furieux.

Petit recul en arrière, pendant les années qui ont suivi le coup d’Etat de Juvénal Habyarimana, beaucoup de jeunes Hutu burundais faisaient des études universitaires au Rwanda, à Butare précisément et beaucoup de réfugiés Hutu burundais étaient plus ou moins intégrés dans la société rwandaise. Exactement comme les réfugiés Tutsi rwandais l’étaient au Burundi.

Melchior Ndadaye et plusieurs de ses compagnons qui feront, plus tard, le pari de rentrer pour lancer une révolution démocratique et pacifique faisait partie de ces jeunes Hutu burundais à qui le Rwanda a offert la possibilité de faire leurs études universitaires. Cette lutte pour la démocratie au Burundi conduira, après les élections de juin 1993 et plus tard, des personnalités de premier plan à la tête de l’Etat burundais, à savoir Melchior Ndadaye, Silvestre Ntibantunganya, Domitien Ndayizeye qui avaient tous été accueillis comme réfugiés par le Rwanda.

En définitive, pendant cette période d’accalmie, les deux pays vivaient comme dans un miroir inversé. Des réfugiés Tutsi rwandais avaient fait souche au Burundi et des réfugiés Hutu burundais avaient fait souche au Rwanda. Autre élément de comparaison, dans cette histoire en miroir inversé, à la suite de la guerre civile de 1959 au Rwanda, un camp de réfugiés a été aménagé pour accueillir des Tutsi rwandais au Burundi à Mishiha, dans la région de Cankuzo. Plus tard, après la guerre civile de 1972 au Burundi, des réfugiés Hutu burundais ont été accueillis dans un camp situé au Nord-Est du Rwanda. Plusieurs réfugiés Hutu burundais auraient été tués au début de la guerre civile qui a éclaté au Rwanda en octobre 1990. A ma connaissance, aucune enquête crédible n’a jamais été menée sur ces crimes.

Par ailleurs, après l’exode des Hutu rwandais vers l’Est du Congo en juillet 1994, dans la région de Goma, les réfugiés y ont été regroupés par Préfecture du Rwanda. Les réfugiés Hutu burundais qui avaient fui, eux aussi, dans le même flot ont été regroupés dans une Préfecture fictive appelée « Burundi ». Enfin, parmi les présumés coupables d’avoir participé au génocide des Tutsi, figurent environ 3000 Hutu burundais identifiés par les tribunaux Gacaca mais qui n’ont jamais été interrogés sur leur responsabilités par aucun tribunal, ni au Rwanda ni au Burundi. En outre, pour compliquer la situation, le gouvernement du Burundi, à travers son Ambassadeur auprès des Nations Unies, a nié, devant la communauté internationale stupéfaite, l’existence du génocide des Tutsi rwandais de 1994.

Par ailleurs, faut-il le souligner, des centaines de jeunes Tutsi rwandais réfugiés au Burundi, accompagnés de quelques jeunes Tutsi burundais, ont rejoint le Front Patriotiques Rwandais et ont constitué un des plus gros contingents du FPR en guerre contre le régime de Juvénal Habyarimana.

Enfin, dernier épisode de cette histoire tragique partagée par nos deux pays, des centaines de milliers de réfugiés burundais, Hutu et Tutsi confondus, sont hébergés actuellement dans le camp de réfugiés de Mahama ou vivent dans les villes rwandaises.

Ces quelques exemples des drames partagés entre Rwandais et Burundais donnent l’ampleur des imbrications compliquées de notre histoire commune et des enjeux qu’il faudrait explorer et dépasser afin d’imaginer une relation nouvelle bâtie sur les innombrables atouts dont disposent les deux pays.

Outre que les deux pays font partie de la Communauté Economique de l’Afrique de l’Est, il faut rappeler que beaucoup de Burundais et de Rwandais participent actuellement dans de nombreuses initiatives qui pourraient offrir une perspective de prospérité économique indéniable.

Qu’il suffise de rappeler les trois barrages hydroélectriques partagés par la RDC, le Rwanda et le Burundi et construits sur la rivière commune, la Rusizi, qui constitue un déversoir naturel entre le lac Kivu et le lac Tanganika. Il faut rappeler également le projet de construction d’un barrage sur la Rusumo partagé par le Rwanda, la Tanzanie et le Burundi, les projets de chemins de fers communs ainsi que des projets de coopération très intense entre les institutions de recherche et les universités des deux pays. Il faudrait rappeler, ici, que de nombreux Professeurs burundais, de plusieurs spécialités, de la médecine aux mathématiques en passant par l’informatique et la communication ont participé à la fabuleuse renaissance de l’université nationale du Rwanda après le génocide de 1994.

Oui, il est temps de tourner la page et de vider les querelles du passé afin de bâtir la paix, la concorde et la prospérité de nos deux pays.

Après tout, il n’y a pas si longtemps, lors d’un Congrès du CNDD-FDD, le FPR du Rwanda ne déclarait-il pas qu’il se sentait très proche du parti au pouvoir au Burundi ? Le Rwanda n’a-t-il pas payé un million de dollars pour donner un coup de main au Burundi afin que notre pays puisse faire face à ses engagements à l’égard du Secrétariat général de l’EAC ? Enfin, le Rwanda n’a-t-il pas dépêché un hélicoptère pour participer à la lutte contre le feu provoqué par l’incendie qui a ravagé le marché central de Bujumbura, un feu allumé opportunément par « Dieu », selon les propos d’un ancien Ministre de l’Intérieur, afin de permettre la plus foireuse opération de spéculation immobilière au Burundi ?

Pour ne pas assombrir ma contribution avec une polémique vaine, il faudrait rappeler que le plus bel atout que le Rwanda et le Burundi possèdent en commun, c’est tout de même les centaines de milliers d’enfants nés de couples constitués par des parents rwandais et burundais. Ces générations de « bavandimwe », d’enfants « sortis du même ventre », constituent les garants les plus fiables pour raviver et solidifier les relations entre nos deux peuples. A condition, évidemment, que nos dirigeants, acceptent de s’assoir, à nouveau ensemble, au lieudit « I twicara bami twa Nyaruteja ».

Chose promise, chose due ? Comment s’appelle donc l’énorme tambour, très particulier, qui se trouve au Musée National du Rwanda à Butare ?

Avant de répondre à la question, un petit rappel historique édifiant. En fait, le Musée National du Rwanda était promis d’abord au Burundi par la Belgique. Un budget de 12 millions de francs belges de l’époque aurait même été prévu par ce pays pour financer les travaux. Afin de préparer la mise en œuvre de cette heureuse promesse, un groupe de Français, Belges et Burundais, dont votre serviteur, vivant à Bujumbura et coordonné par l’ancien Directeur du Centre Culturel Français, M. Georges Jourdain, a eu la très bonne idée de créer l’actuel « Musée Vivant du Burundi », sur le modèle du « Musée Vivant de Niamey » au Niger.

Ce groupe a constitué un fonds, alimenté notamment par des commerçants grecs prospères établis à Bujumbura, dont la maison Cambéris, et plus tard par le Ministère de la Culture dont M. Emile Mworoha était titulaire, a permis de construire des pavillons qui ne devaient durer que six mois. Le temps que le projet de Musée National du Burundi, en promesse de financement par la Belgique, soit lancé. Malheureusement, la Coopération belge de l’époque a cru que la France lui volait son idée. Et du coup, ce financement a été attribué au Rwanda et a financé la construction du Musée National du Rwanda à Butare. Un don du Roi Baudouin, est-il indiqué sur une plaque de l’établissement. Terrible malentendu pour le Burundi qui a perdu ainsi une merveilleuse occasion pour être équipé d’un véritable Musée National.

Cependant, le Musée Vivant de Bujumbura, inauguré au mois de juin 1978, il y a bientôt 40 ans, a connu ses heures de gloire. Dans le cadre des spectacles marquant son inauguration précisément et organisés à la tombée de la nuit, les rives du lac Tanganika ont vibré au rythme du célèbre poème de Léopold Sédar Senghor, récité par un groupe de jeunes étudiants burundais installé sous un manguier et sous le regard attendri de la lune. Jean-Marie Ngendahayo, qu’il me pardonne de convoquer son nom, faisait partie de ce groupe d’étudiant qui proclamait, devant un public enchanté et installé sur les gradins du théâtre de verdure du Musée Vivant, : « Femme noire, femme nue ! »

Je vous le dis. Bujumbura a connu des heures de paix où même les hippopotames sortaient du lac Tanganika et passaient la nuit à brouter autour du Musée Vivant. Sans risquer d’être dérangés et encore moins d’être tués et mangés ! « Autres temps, autres mœurs » au Burundi, dit l’adage latin ! Hélas pour la nature et la poésie.

Autre rappel historique, l’épisode de la paix définitive conclue entre les rois burundais et rwandais au lieudit « I twicara bami twa Nyaruteja » a donné lieu à l’écriture d’une pièce de théâtre portant le même titre. A ma demande, un dramaturge rwandais, Kalisa Rugano, ancien réfugié au Burundi, a écrit une merveilleuse pièce de théâtre qui a été jouée dans la grande salle du Centre Culturel faisant partie de la « Mosquée Kadhafi ». L’écrivain et acteur burundais, Katihabwa, jouait le rôle du roi burundais. Fabuleux ! La pièce a connu un succès extraordinaire après son unique représentation. Plusieurs femmes réfugiées rwandaises pleuraient à chaudes larmes après le spectacle. Le texte est à la disposition de toute troupe, rwandaise et burundaise, qui souhaiterait rejouer cet épisode de la paix retrouvée entre le Rwanda et le Burundi.

En fait, le tambour en question était un trophée. Habituellement, quand le Rwanda se battait contre un autre royaume de la région, est-il indiqué sur une note présentant ce tambour mythique, et que le Rwanda gagnait la guerre, les rois vaincus avaient leurs sexes tranchés. En revanche, quand le Burundi et le Rwanda se battaient, le vainqueur repartait avec le fabuleux tambour comme les vainqueurs rentrant dans leurs pays avec une coupe de la victoire à la fin d’une simple compétition sportive. Les rois de ces deux pays se respectaient trop et ne s’infligeaient jamais l’humiliation de la mutilation sexuelle.

Et quand le Burundi gagnait et repartait avec le tambour-trophée, celui-ci, jusqu’à la prochaine bataille avec le Rwanda, portait le nom de « Nankurwanda » ! « Je déteste le Rwanda » !

Vous avez deviné juste. Comment avez vu fait ? Puisqu’il se trouve actuellement au Musée National à Butare, cela veut dire que le Rwanda a gagné la dernière compétition « sportive » avec le Burundi. Par conséquent, le fameux tambour porte le nom de…… « Nanguburundi » ! « Je déteste le Burundi » !

Il est vraiment temps que nos deux pays arrêtent de se « détester » et se retrouvent, de toute urgence comme votre éditorial les y invite, au lieudit ! « I twicara bami twa Nyaruteja ». Pour lancer le chantier de paix vraiment définitive. Chiche !

Athanase Karayenga _ Le 08.04.2018

>>Lire aussi :Réinventer «Nyaruteja» !

Forum des lecteurs d'Iwacu

33 réactions
  1. richard

    Umwanditsi w’iyi nkuru yibagiye kuvuga ko kuva na cyera, twe abanyarwanda twarushaga abarundi ubutwari, kuburyo twarwanye namwe twica umwami wanyu witwaga” Mutaga Sebitugwa”
    gusa namwe ntimwari mworoshe, ntago tuzibagirwa “mu kirundo” bisobanura ikirundo cy’ ingabo z’abanyarwanda, abarundi bari bishe.
    ariko natwe twihoreye mu gitero kiswe “ryagetana” twishe ingabo zanyu zose kuburyo nta n’umwe wasubiye i BURUNDI

  2. kabingo dora

    @ Gacece
    Dites la même chose et on vous écoutera ! On écoute meme ceux qui prêchent , figurez vous !

  3. Ntahitangiye

    Vous voulez la réconciliation entre les Burundais et les Rwandais ?
    Vos commentaires montrent ce que vous êtes vous-mêmes entre Burundais . Balayez d’abord chez vous avant de penser aux Rwandais.
    Vous vous détestez entre Burundais !!!!!!!

  4. Znk

    @Umurundi
    Cela dépend de quel enfer on parle.
    Cordialement

  5. Merci pour les conseils d’iwacu et surtout un grand MERCI à karayenga.Je voudrais proposer à karayenga de penser à une chose comme quoi la mise en place d’une école des jumeaux (Rwanda et Burundi)dont les ressortissants seront à mesure de noyer ces conflits bidons et faux enseignements de la part des rescapés des guerres ethniques.C’est un travail qui devrait être fait par les différentes religions.

  6. Jac Sentore

    Et si on disait “génocide”? Ca changerait quoi d’après vous? Arrêtons de jouer avec les mots et de garder des haines inutile au 21. siècle.
    Les barundis n’ont plus bésoin de ce jeu de mots; “genocides”, “guerre civile” etc… mais de la paix et du pain. Basta!!!!

  7. Umurundi

    @Znk,

    L’enfer n’existe pas.

  8. Amani

    Merci beaucoup cher Athanase pour ton bon témoignage.
    Il nous faudra encore du temps, nous burundais et rwandais, et surtout de bons patriotes, hommes et femmes , pour repenser le vivre ensemble et en harmonie au bénéfice des des deux peuples rwandais et burundais et ce dans toutes leurs composantes socio-culturelles et politiques.

  9. KABADUGARITSE

    Il ne faut pas chercher midi à 14heures. Karayenga écrit mais il ne change pas.-

  10. Jean Habonimana

    Athanase Karayenga, qui est un homme de lecture et de culture et ayant un recul historique remarquable, devrait organiser un debat multidisciplinaire (theologie, anthropologie, sociologie, politique et economie) pour reflechir sur cette culture de la mort et de la craute venue du Rwanda en 1959 et qui a tout detruit sur son passage juqu’au Burundi et au Congo. Comment pouvons-nous comprendre que des universitaires, des officiers superieurs, des hommes et femmes de Dieu, de grands professionnels n’ont aucune notion de la sacralite de la vie humaine. Le Rwanda de Kagame se croit guerri de la malediction mais la haine en-dessous est toujours viscerale. Elle est meme galvanisee par le triomphe de l’ideologie du genocide au Burundi et l’alliance des DD avec Interahamwe. Je l’ai deja dit ici, j’ai froid au dos lorsque je vois des etudiants qui etaient des bebes pendant le genocide contre les Tutsis en 1994 nourrir une haine sans borne contre les Tutsis. Comment oublier la haine dans les yeux de ces deux jeunes gens rencontres au bar d’un hotel de Kigali alors que je m’emerveillais devant le prodigieux developpement urbain de Kigali: “Tout cela se detruit en 3 jours”. Ou ces professionnels internationaux qui me promettent “un genocide pire que le precedent”. Les Interahamwe ont refuse la concorde nationale et ont tout perdu. Pourquoi n’avons-nous pas, ne fut-ce que le realisme strategique de vivre en paix ensemble plutot que de mourir tous comme des imbeciles. Le grand Athanase Karayenga devrait organiser l’intelligentia grand-lacustre pour se pencher sur cette problematique existentielle.

  11. Ntahitangiye

    Le point de départ des malheurs de ces deux pays a été la création des ethnies imaginaires Hutu et Tutsi. Remarquez que ces types d’ethnies n’existent nulle part ailleurs qu’au Burundi et au Rwanda.
    Les gouvernants ne font que gérer les conséquences de cette politisation des ethnies imaginaires
    Des gens avec la même langue, les mêmes noms, etc. formant deux ethnies. On n’a jamais vu ça . Dans toute l’Afrique , les gens de la même ethnie parlent la même langue (ou dialecte).
    Pourquoi c’est au Burundi et au Rwanda seulement où n a des ethnies au milieu des gens qui parlent la même langue ?
    Des génocides au sein des ethnies imaginaires !!!!!!!
    A qui profitaient ces génocides ?

  12. Nduwayo Mireille

    Entre les tutsi et les hutus personne ne dit la vérité à l’autre. C’est l’hypocrisie et la méfiance totale.c’est comme les arabes et les juifs.il n’ y a que Dieu pour nouer leur relations.

  13. Nduwayo Mireille

    Merci pour cet histoire plein de vérité et en même temps d’hypocrisie, ce que je peux dire le véritable problème des burundais et des rwandais c’est l’hypocrisie et surtout la méfiance. Même si Nkurunziza et Kagame jouait ensemble il y avait la méfiance et l’hypocrisie, car à moindre occasion il y a les problèmes. L’histoire de mandat n’est que un prétexte car les deux pays sont dans l’illégalité en ce qui concerne les mandats. La vraie maladie des peuples burundais et rwandais c’est l’hypocrisie et la méfiance qui ne vont jamais finir jusqu’à la fin du monde

  14. Rwitete

    C’est bizarre moi aussi je me suis arrêté à cet endroit. Apres avoir constaté qu’il qualifie les événements malheureux du Rwanda d’avant l’indépendance de “pogroms massifs contre les tutsi…” et qu’il considère le génocide contre les hutu du Burundi comme une “guerre civile”…J’ai compris l’esprit tordu, partisan et partial de l’auteur de cet article. C’est dommage d’avoir un cerveau aussi atrophié.

  15. Gacece

    Ça y est? Tout est réglé là?!!! On croirait voir une scéne de grand-père racontant un conte à ses petits-enfants, bouches-bées, suspendus à ses lèvres!

    Hé les Kirikous! Laissez-moi vous dire une simple vérité : « Les relations, que ce soit entre individus ou groupes, c’est dans l’ici et maintenant! »

    Pas hier, ni demain!

    Et ça commence par un respect mutuel, dans tous les domaines. Ce qui est loin d’être le cas actuellement.

    Mais personne n’empêche à ceux qui veulent prêcher de le faire.

  16. Emmelyne

    J’ai arrêté de lire lorsque j’ai lu : “la guerre civile de 1972”. Cette phrase en dit vraiment long sur votre personne.

    Non, ce n’était pas une guerre civile Mr Karayenga mais un génocide. Un génocide.

  17. KONATE Mahadi

    Il faut extirper les rancœurs provoquées par l’égo. L’Union Africaine doit commencer par le regroupement du Rwanda et du Burundi. Les peuples de ces deux pays sont plus que cousins ou voisins, ils sont frères. Ne donnons pas raison aux colonisateurs. Moi qui suis de la Côte d’Ivoire je ne fais pas de différence entre un burundais et un rwandais. Ils sont un seul peuple. L’histoire doit rester l’histoire et le présent doit être une correction de l’histoire pour que le futur soit ce que le divin veut (thèse, antithèse et synthèse). Par un ami de l’Afrique de l’ouest qui aime les deux pays et leur peuple (oui au singulier).

  18. Et si les politiciens burundais et rwandais avaient été à l’Ecole de Karayenga, le Burundi et le Rwanda deviendraient un modèle de convivialité et de démocratie à l’image du Botswana, le pays le moins corrompu d’ Afrique. Les historiens pourraient bien éclairer notre progéniture depuis quand et pour quelles raisons les vocables “ Hutu “ et “ Tutsi” ont vu leur apparition dans nos deux langues ( Kirundi et Kinyarwanda) qui, en réalité sont une et une même langue mais avec des accents régionaux à l’image de l’Anglais du Pays de l’Oncle Sam. En tant que réfugié aux USA, j’ai personnellement eu la grâce de Dieu de m’integrer aisément dans des communautés Oromo ( Ethiopie) et Issack ( Somali) et curieusement, quelle fut ma découverte en apprenant davantage leurs langues. Le mot “ Tutsi “ qui se prononcerait comme “ Tutsi kghaah” ne signifie rien d’autre que “ nomade éleveur invétéré toujours en quête de meilleurs pâturages “ et “ Umu Hutu tsaah” pour signifier “ Bien privé de quelqu’un aliénable lors d’une quelconque transaction “ en l’occurrence le troc. Svp, ressourçons-nous chez les positivistes comme Karayenga et contribuons à proscrire de notre progéniture toute velléité de pouvoir à vie et sans partage dont les dessous ne sont autres que le virus le plus dangereux dans la gestion de tout État à savoir : la Corruption avec un grand C. Car c’est d’elle que procède toute idée d’exclusion, voir de genocide. Que je sache, au Burundi il n’y a pas d’ethnies. Il y a uniquement sept principaux clans dont l’alternance au pouvoir et à la Botswanaise en complément aux dispositions de l’ Accord Historique d’Arusha, pourrait jeter les bases d’ un Burundi, pays de lait et de miel auxquel croyaient dur comme fer Ntare Rugamba, Louis Rwagasore et Melchior Ndadaye: Abaganwa, Abahanza, Abahima, Abajiji, Abanyaruguru, Abashubi et Abatwa.-

  19. SIMBANANIYE CHRISTIAN

    Je n’ai que deux mots: merci Karayenga. J’ajouterais et si mes enfants pouvaient très bien lire et intérioriser cette riche histoire de notre pays le Rwandurundi (sans trait d’union). Nous sommes des vrais bavandimwe mais entre des frères il arrive quelques fois des malentendus, nous nous en sortirons …

  20. Ajoutons aussi que pendant la guerre de libération du Zaïre , c’est l’armée burundaise grâce à leur savoir faire était chargée de l’artillerie des armes lourdes mais elle était indiscipliné car à chaque tirs réussi le tireur demandait ”ikiyeri” c’est à l’époque on en avait pas assez des militaires formées à la manipulation de grosses armés. Nous reconnaissons que leur savoir faire nous a été utile.

  21. Jereve

    Il me semble, mais je peux me tromper, que Nkurunziza et Kagame jouaient du foot ou faisaient du sport ensemble, tantôt à Bujumbura, tantôt à Kigali. Les relations entre les deux hommes avaient alors bien commencé; il a fallu qu’intervienne le fatidique 3ème mandat pour que tout parte en vrille. Le peuple rwandais et le peuple burundais ne se détestent pas, nous sommes tout simplement des victimes collatérales de deux chefs qui se détestent. Reste à savoir qui a dégainé le premier.

  22. Uwakera

    Le problème du Burundi est « civilisationnel », dirait Macron. Des intellectuels tentent le tout pour tout pour changer l’histoire, un peu comme si les douleurs de ceux qui ont vécu cette histoire vont se dissiper du coup. C’est une erreur grave et c’est un péché contre la postérité. Comment un prétendu intellectuel peut oser parler de « guerre civile de 1972 au Burundi », lorsqu’il sait pertinemment qu’il n’y en a jamais eu à cette époque ? Peut-il nous dire quels étaient les groupes armes en guerre contre les forces armées de l’Etat ou entre eux ? Ou bien la définition de la « guerre civile » a changé et je ne suis pas à jour…..mais je me rend compte que je ne suis pas le seul qui ne soit pas à jour à ce sujet parce que même Wikipédia nous dit toujours que « Une guerre civile est la situation qui existe lorsqu’au sein d’un État, une lutte armée oppose les forces armées d’un État à des groupes armés identifiables, ou des groupes armés entre eux, dans des combats dont l’importance et l’extension dépasse la simple révolte ou l’insurrection”. Quelqu’un peut nous éclairer sur l’intention de l’auteur de l’article quand il détourne sciemment un fait aussi têtu que le génocide de 1972 ? L’honnêteté intellectuelle nous oblige à analyser les faits tels qu’ils sont et non tels que nous voudrions qu’ils soient. Aah Je m’excuse. J’oubliais qu’un génocide n’est génocide que s’il est reconnu comme tel par les Nations Unies…un peu comme si les morts restent vivants tant que quelqu’un ne les a pas encore déclarés morts.

    Du reste, je ne trouve pas de raison d’avoir deux minuscules Etats pour des peuples parlant la même langue, ayant la meme culture, partageant presque tout, c’est une aberration de l’histoire qu’il faut corriger.

  23. Bakari

    @karimu
    De toute façon c’est plus les éthnies qui se détestent et non les nations. Je ne crois pas qu’il y ait tant de burundais qui vous détesteraient en tant que rwandais; par contre en tant que membre de l’autre éthnie…
    Et ceci reste valable dans votre pays, sans hypocrisie.

  24. Znk

    @John
    Votre commentaire montre que les extrêmistes n’ont rien à vous envier ou vice-versa.
    De toute façon c’est rarement que l’enfer ne soit pas les autres.

  25. Salut les rwandais et burundais,
    Ceci me reconforte! Je trouve ceci très génial et constructif✨🌟⭐️💫🙌🏾🙌🏾

  26. Lkandi

    La sagesse recommande la paix et la solidarité entre les deux pays jumeaux. On ne choisit pas son voisin et en conséquence, les relations d’amitié et de coopération positive doivent primer sur les malentendus éventuels par un dialogue franc, sincère et permanent.

    L’on se souviendra que le Rwanda aurait versé une contribution pour le Burundi au sein de la communauté est africaine, l’EAC.

    Le Rwanda a prêté main forte en mettant à la disposition du Burundi un avion pour éteindre le feu au moment où un piromane toujours inconnu a brûlé le marché de Bujumbura.

    C’est ce genre de gestes d’entraide et de solidarité qui doivent primer plutôt que les chansons qu’on a entendues au cours de certaines manifestations.

    Comme notre compatriote Karayenga l’écrit si bien, je ne pense que c’est trop tard. Tous ensemble, nous pourrions bâtir cette paix recherchée entre les deux pays frères jumeaux pour le bénéfice nos deux peuples rwandais et burundais.

    Libérat Ntibashirakandi

  27. Gihugu

    En lisant cet aperçu historique, je me retrouve. Mille merci au Très Grand Karayenga! Si seulement la génération au pouvoir pouvait lire cet article!

  28. Mthukuzi

    Hahahah!
    Vraiment intéressant et agréable à lire.

  29. Jean Habonimana

    Merci pour cette magistrale lecon d’histoire. Je trouve proprement extraordinaires nos deux pays et peuples. Comment peut-on expliquer que ces deux nations, grandes comme un mouchoir de poche n’ont pas ete rayees de la carte ou absorbees par le grand Congo ou la grande Tanzanie? Je pense que c’est grace a la force de la royaute comme les autres monarchies de l’Afrique australe: Swaziland et Lesotho. Le Lesotho enclave entierement dans l’Afrique du Sud et pourant est reste intact malgre les racistes blancs. Le malheur de nos pays extraordinaires a ete l’introduction par la colonisation de l’ideologie du genocide qui a tout detruit nos peuples. Les deux nations les plus homogenes apres la Somalie (meme langue, meme territoire) ont ete detruites. Alexandre Soljenistine affirme que les peuples peuvent sortir du fascisme et du totalitarisme mais difficilement du colonialisme qui detruit leur etre et leur culture. Esperons que le Rwanda devenu le Singapour d’Afrique dans 20 ans pourra eradiquer le virus du genocide par le prodigieux progres economique. Comme le virus est venu du Rwanda et a ete exporte au Burundi et au Congo, le salut viendra aussi du Rwanda par le progres economique.

  30. John

    Merci cher Athanase pour cette merveilleuse pièce qui rappelle bien l’imbrication historique , fraternelle entre nos deux pays et nos deux peuples. Celui qui ignore son histoire est condamné à la revivre disait Santayana ( espère que je l’ai bien cité ). Comme je le disais dans un autre message on choisit ses amis mais Pas ses voisins. J’ajouterais pas même ses frères /sœurs. Les deux pays sont condamnés par la géographie l’histoire la langue et la culture à vivre ensemble n’en déplaise les extrémistes . De même que les Hutus et les Tutsi seront toujours ensemble malgré les tentatives d’extermination . Le cas du Rwanda devrait nous servir d’exemple . Même si 90% de ceux présents sur le territoire rwandais ont été exterminés, la souche Tutsi de ce pays n’a pas complètement disparue. Et elle regermira. Leçon : le vivre ensemble est de mon point de vue le Meilleur choix

  31. Prime

    Merci beaucoup Athanase pour cette Ecole de l’histoire de nos deux pays.

  32. karimu

    En tant que Rwandais, je trouve votre article tres positif et constructif. Merci Athanase Karayenga

  33. Gatece

    Merçi Athanase.
    Excellente contribution

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