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Ruyigi : effets Regideso PDF Imprimer Envoyer
ECONOMIE
Écrit par Fidèle Nsabimana, Correspondant d'Iwacu à l'est   
Mercredi, 15 Juin 2011 10:32
KazeRuyigi
A l’entrée de la province Ruyigi. ©Iwacu
Le coût élevé de l’eau et de l’électricité commençait à affecter la vie de la population. Les propriétaires des moulins, les soudeurs, les marchands des produits vivriers avaient aussi vu à la hausse leurs biens et services...


Les  produits montent d’une façon exponentielle. Le kilo de la farine de manioc coûte 650 francs au lieu de 600 francs, de même que le prix, d’il ya un mois, de la farine du maïs. « Les propriétaires des moulins ont revu à la hausse leur service. Nous sommes aussi obligés de faire de même », expliquent les marchands. Pour moudre un kilo de maïs ou d’éleusine, il faut payer 40 francs alors qu’avant l’annonce de la hausse du coût de l’électricité, il coûtait 30 francs. Le kilo de manioc sec et de sorgho coûte 30 francs,  alors qu’avant on payait  20 francs. « Nous ne pouvons pas laisser les prix à l’initial car la Regideso a augmenté le prix de l’électricité », déclarent certains propriétaires des moulins.
 
Baisse d’activités au port de Bujumbura PDF Imprimer Envoyer
ECONOMIE
Écrit par La Rédaction   
Mardi, 14 Juin 2011 14:35
PortBuja
Sur les quais du port de Bujumbura, un peu vides... ©Iwacu
Depuis quelques mois, une baisse d'activités s'observe au port de Bujumbura pourtant principale voie d’entrée des importations.


Les déclarants et autres employés qui travaillent dans différents services du port de Bujumbura affirment que depuis quelques mois les activités tournent au ralenti. La cour intérieure est presque vide. De centaines de palettes sont entassées sur le sol. Un signe qui ne trompe pas : peu de marchandises y sont entreposées. Chose inhabituelle, alors que le port de Bujumbura est la principale voie d’entrée des importations.
Eliane Kwizera directrice de l’Exploitation à l'EPB, la société concessionnaire de l’exploitation du port de Bujumbura est du même avis. Selon elle, il y a quelques mois, sa société demandait parfois aux clients d’amener leurs propres palettes, tellement les importations étaient importantes. De plus, souligne-t-elle, peu de voitures sont garées dans le parking réservé aux véhicules importés qui attendent d’être dédouanés.
 
Obligés de marcher PDF Imprimer Envoyer
ECONOMIE
Écrit par La Rédaction   
Lundi, 13 Juin 2011 10:03
Marcheurs
Elèves et quelques fonctionnaires se rendent au centre ville à pieds. ©Iwacu
Cette hausse survient après celle du prix du carburant qui a conduit à l'augmentation du prix de transport  de presque 18%, depuis le début de l’année. Pourtant, les revenus de la population n’ont pas suivi. La population s’adapte comme elle peut.

C'est le cas de G. N. habitant le quartier Twinyoni de Kamenge : « Je ne peux pas me permettre de dépenser presque la moitié de mon salaire pour le déplacement alors que j'ai cinq enfants. » Pour ce fonctionnaire de l'Etat, son salaire de 60 mille Fbu ne lui permet plus de prendre le bus. Ainsi, il est obligé de marcher à pied de Kamenge vers centre ville tous les jours de service.
 
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