Économie

Nyarusange : les potagers, une réponse à la malnutrition

Face à l’exigüité des terres, les paysans de la commune Nyarusange s’initient aux techniques d’entretenir les potagers.

Margueritte Bamboneyeho : « Quand je vends des carottes ou des aubergines, je parviens à économiser 2 000 Fbu ou 3 000Fbu ! » ©Iwacu
Margueritte Bamboneyeho : « Quand je vends des carottes ou des aubergines, je parviens à économiser 2 000 Fbu ou 3 000Fbu ! » ©Iwacu

« Nous n’achetons plus les légumes ou les oignons .Nous puisons dans nos potagers et nous économisons l’argent que nous dépensions avant », se félicite Fabien Barekebavuge de la colline Biziya dans le champ d’expérimentation.
Poussés par le souci d’améliorer leur alimentation et de faire des économies, 21 paysans de la commune Nyarusange se sont regroupés ensemble pour apprendre les techniques agricoles potagères. D’après eux, en réaction aux performances limitées de l’agriculture paysanne, ces hommes et femmes ont opté pour apprendre à cultiver des plantes potagères quitte à les pratiquer chez eux.

« Ce qui est sûr, c’est que les gens nous envient. D’ailleurs, mes voisins commencent à me demandent à leur apprendre ces techniques », ajoute Fabien Barekebavuge.

Selon Gélase Manirambona, agriculteur, dans la plupart des cas, surtout dans les périodes de soudure, ce sont les légumes qui continuent à nourrir les ménages ruraux..

D’une pierre, deux coups !

Désidérata Nshimirimana parle des avantages des légumes : « Quand j’ai des choux dans mon potager, je ne me soucie pas de ce que les enfants mangeront le soir. Il suffit d’avoir des patates douces ou I kg de farine de manioc. Pour l’huile, il suffit de vendre dix oignons rouges. »Elle indique en outre que ces initiatives ont contribué également à l’amélioration des conditions de vie de leurs familles.

Margueritte Bamboneyeho fait savoir que les paysans mieux formés peuvent rapidement servir de modèles pour les autres. Et de renchérir : « Je n’ai plus de problème pour acheter le matériel scolaire des enfants. Si je vends des carottes ou des aubergines, je parviens à économiser 2 000 Fbu ou 3 000 Fbu. »

Quant à Lina Inès Nezerwe de l’Ong OGENA Burundi qui encadre ces paysans, cette technique est plus rentable dans la lutte contre la malnutrition .Elle participe à l’amélioration de la sécurité alimentaire dans un contexte d’exigüité des terres. Le but de cette technique agricole est aussi d’appuyer les communautés rurales pauvres d’accéder régulièrement aux légumes riches en vitamines pendant toutes les saisons culturales.

Selon Nezerwe, elle contribue également à pallier les problèmes de maladies carentielles observées chez les nourrissons.

Forum des lecteurs d'Iwacu

5 réactions
  1. vuganeza

    @Bakari
    Jewe nibaza yuko ikitwishe abarundi twese dushaka kurira ku meza kwa perezida,il faut ko twiga kwigaburira mu matongo yacu dufise kandi birashoboka,none uyo mupfasoni ari kuli photo yavyigiye he,None abagoronome bamwigishije we wenyene gusa?Jewe nibazako abarundi tutazi itombola dufise yo kugira agasi ko kurimamwo,gusa abashaka kudurumbanya bahenda abanyagihugu ngo bahunge,aho bazogarukira bizobagora cane ,courage à ces personnes bibeshejeho!!!

  2. Bakari

    @vuganeza
    “None ntimubonako mu burundi izara yica ibinebwe!”
    Ubunebwe n’ukubura umugambi (créativité) biri kubiri! Jewe nibaza ko mu myaka igiye kuza hari ikizohinduka. Bitabaye uko inzara izomara abo bantu babandanya bagwirirana ku bwinshi, n’aho amahonyabwoko yama yabatikije!

  3. rita

    C’est très bien ça! Après l’autosuffisance, un programme national devrait suivre pour promouvoir l’exportation de la surproduction, pour faire entrer des devises dans la caisse de l’Etat! Hélas, les préoccupations de ceux qui nous gouvernent depuis l’ère de la République (sauf 1976_1987) sont ailleurs, et malheureusement dans des plans stériles sinon dévastateurs! Espérons que l’âge d’or approche petit à petit, avec la prise de conscience de mes concitoyens que notre ennemi commun c’est la pauvreté! Cette dernière est mère de tous les maux! On tergiverse autour de la staevia pour des intérêts sectaires! Quel dommage! Espérons, espérons,…espérons toujours, sinon on risque de déprimer!

  4. Sebastien Ntahongendera

    Oh! Pays(ans) mon beau peuple ! Fils d’instituteur et d’institutrice devenu fils de paysane par la force de l’histoire ( du Burundi), je me sents très endeté envers mes paysans qui m’ont élevé et qui, à cause des choix politiques irrationels, meurent de faim. Si j’étais président, je ne planterais pas les avocats (iwacu i Nyarusange, munsi y’igiti c’ivoka nta n’igitoke casubira kuhamera, sinzi iyo iba wanyu!), je planterais les légumes, les légumineuses et les tubercules ! Et non pas exclusivement à mon compte comme c’est le cas pour Nkurunziza sur toute la colline Nkondo dans la même commune Nyarusange, mais pour les braves paysans de Nyarusange ! Dieu protége ma commune et les vôtres.

  5. vuganeza

    None ntimubonako mu burundi izara yica ibinebwe!

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