Sécurité

Mutimbuzi : un militaire aurait été tué et autre blessé dans une embuscade

13-08-2017

Selon des sources sur place, une patrouille militaire a essuyé des tirs dans la nuit de ce vendredi 11 août à Warubondo, zone Gatumba de la commune Mutimbuzi en province de Bujumbura (Ouest du Burundi). Ces militaires du camp Gatumba sont tombés dans une embuscade tendue par un groupe armé. Des sources à Gatumba parlent d’un militaire tué et d’un autre grièvement blessé.

Des militaires burundais en pleine patrouille dans la réserve naturelle de la Rukoko non loin de la frontière avec la RDC

Après cet incident malheureux, des représentants de l’administration communale à tous les échelons ainsi que des délégués du camp Gatumba avec à leur tête, le commandant de la première région militaire se sont rendus à Warubondo pour s’entretenir avec les habitants de cette localité située à la frontière avec la RDC.

Des sources contactées à Gatumba indiquent que le ’’message de la délégation militaire à la population de Warubondo était plutôt dur, une mise en garde presque’’. Il leur a été demandé de ’’se désolidariser avec les groupes armés en provenance de la RDC qui perturbent la sécurité’’. «Il est reproché à certains habitants de complicité avec ces bandes armées. Elles ne peuvent pas perpétrer leurs forfaits et repartir sans être dénoncées. Il leur a été signifié que de mesures sévères seront prises si de tels incident se venaient à se répéter».

Selon Mathieu Sake, président de l’Association communautaire pour la promotion et la protection des droits de l’Homme(ACPDH), cette sorte globalisation peut être dangereuse pour l’ensemble de ces habitants, surtout pour les populations innocentes qui ne se reprochent de rien. «Cela n’écarte pas la possibilité qu’il y ait des complices de ces groupes armés mais ce n’est pas tout le monde».

Le président de l’ACPDH appelle les hommes en armes à tout faire pour que la sécurité de ces populations, entre le marteau et l’enclume, ne soit perturbée.

Signalons qu’après le double assassinat survenu au mois de mars à Warubondo, suivi d’arrestations de partisans d’Agathon Rwasa, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, un calme relatif régnait dans cette localité située à la frontière avec la RDC.

  3   Vos commentaires
  1. Ramazani

    L’attitude adoptée par l’armée et la police consistant à accuser tout le monde de complicité avec la rébellion me semble une impasse totale , le pouvoir ne peut pas avoir un militaire et/ou policier pour chaque personne. Impossible. Pour que la force soit utilisée à long terme Il faut qu’elle soit utilisée avec modération . Visiblement C’est tout le contraire de ce qui se fait actuellement.

  2. KABADUGARITSE

    Une histoire qui se répète et se recycle de manière périodique, la globalisation avec les mêmes termes, « Désolidarisez-vous … ». Ntega-Marangara », toute la nation les années 90 … Quand est-ce que burundais, pourrons-nous dormir tranquilles?

  3. H.G

    Iyo ambuscade nayo ivuyehe ko « amahoro n’umutekano ari vyose mugihugu cose no kuri bose »?

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