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Opinion

Grand débat – Monsieur Reyntiens, Un scénario d’asservissement et consacrant l’immoralité en politique : non merci !

26-05-2016

Par AMILCAR RYUMEKO

Amilcar Ryumeko

Amilcar Ryumeko

Monsieur Reyntiens,

Je m’adresse à vous pour vous faire part de ma position en tant que citoyen burundais quant à votre scénario de sortie crise dans laquelle vous proposez aux Burundais « de se focaliser sur 2020, plutôt que revenir sur l’exercice électoral contesté et contestable de 2015, donc d’accepter Pierre Nkurunziza et créer les conditions pour que le cycle électoral de 2020 devienne l’occasion d’un nouveau départ ».

Premièrement, contrairement à ce que vous avancez, la situation n’est pas encore totalement bloquée, car certains leviers pouvant permettre de faire pression sur Bujumbura et changer le cours des évènements n’ont pas encore été activés, à cause d’un manque de volonté politique de la part de la Communauté internationale, et de l’EAC en particulier. Tout d’abord, dans l’esprit de la responsabilité de protéger évoqué dans la Résolution 1674 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la protection des civils dans les conflits armés, la communauté internationale peut déployer une force internationale pour protéger les Burundais, et aucun consentement n’est nécessaire dans ce cas : le gouvernement burundais a déjà prouvé à suffisance être peu disposé à prévenir ou arrêter les massacres et les violations graves du droit humanitaire contre ses citoyens. Ensuite, pour retirer une source importante de financement au gouvernement burundais, la communauté internationale peut mettre un terme à tout nouveau déploiement de forces de sécurité burundaises dans le cadre des missions de paix de l’Union africaine ou des Nations Unies, et progressivement retirer les troupes actuellement déployées en République centrafricaine et en Somalie. Puis, la communauté internationale, en particulier l’Union européenne et la Communauté d’Afrique de l’Est, devrait imposer des sanctions économiques sur le gouvernement du Burundi pour forcer les dirigeants à participer au dialogue sincère avec toutes les parties prenantes visant à trouver une solution pacifique. Enfin, la communauté internationale devrait imposer des sanctions ciblées, telles que des interdictions de voyager et le gel des avoirs, contre tous les dirigeants burundais dont les actions et les mots contribuent à la persistance de la violence et entraver la recherche d’une solution. Cependant, toute action de la communauté internationale qui ne prendrait pas en compte le troisième mandat et la campagne de répression de Pierre Nkurunziza comme la source de la crise serait un mauvais service à la paix et à la sécurité du Burundi.

Deuxièmement, votre scénario ressemble à celui que le Gouvernement du Burundi et le Bureau des Nations unies au Burundi (BNUB) avaient mis en place à travers la feuille de route adoptée lors de l’atelier qui s’est tenu à Bujumbura du 11 au 13 mars 2013. À titre de rappel, cet atelier, qui a réuni l’ensemble des acteurs politiques, y compris des leaders revenus d’exil, avait impulsé une nouvelle dynamique de concertation entre les membres de la classe politique burundaise après les tensions nées des élections de 2010 et avait débouché sur l’adoption d’une Feuille de Route consensuelle en 42 points articulée autour des grands thèmes ci-après : cadre légal des élections, environnement propice, gestion et conduite des élections et enfin mécanisme de suivi. Malheureusement, vous n’êtes pas sans savoir que le gouvernement du Burundi, notamment le CNDD-FDD, n’a cessé de torpiller tous les efforts qui y avaient été consacrés. Dans ces circonstances, rien ne me permet de croire que votre scénario aboutirait à des résultats concluants.

Troisièmement, permettez-moi de relever une contradiction majeure qui, selon moi, rend votre scénario improbable. Dans votre prémisse vous dites : « (…) dès après les élections de 2005, considérées comme libres et honnêtes par les observateurs, le CNDD-FDD avait progressivement, mais sûrement fermé l’espace politique. La société civile, les médias indépendants et les partis d’opposition ont rencontré de plus en plus d’obstacles à l’exercice libre de leurs activités. Le système CNDD-FDD avait rapidement établi son contrôle sur les services de sécurité, les renseignements en particulier, et sur les moyens d’accumulation économique. Il développa une mentalité d’assiégé, conséquence notamment de ses difficultés à faire sa transition d’un mouvement rebelle à un parti politique en charge de la gestion de l’État (…) ».

Vu votre constat, quelles sont les garanties que le CNDD-FDD adhère à votre proposition? Le consortium de partenaires internationaux composés par la communauté internationale qui, malgré une pression soutenue, n’est pas parvenu jusqu’à maintenant à arrêter les violations des droits de la personne commises par le gouvernement du Burundi? J’en doute fortement.
Par ailleurs, le CNDD-FDD, à travers son adhésion à l’Accord global de Cessez-le-feu, en son article 2, est lié à l’Accord de Paix et de réconciliation au Burundi. Or, en présentant Pierre Nkurunziza comme son candidat aux présidentielles de 2015, le CNDD-FDD a violé l’esprit et la lettre de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi. Ces accords sont le socle de la vie sociopolitique du Burundi. Ils ont ramené la paix et stabilité depuis près de 10 ans. Ne pas respecter un quelconque aspect des Accords d’Arusha tel que le non-respect des limitations du nombre de mandats présidentiels comportait des risques de replonger le Burundi dans la guerre. Selon ce texte, on trouve cette règle : « nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels » (Point 3.0, de l’article 7 du Protocol II). Dans ces circonstances, comment miser, une fois de plus, sur la parole du CNDD-FDD pour mettre en œuvre votre proposition? Permettez-moi d’être sceptique quant à sa bonne foi qui est, selon moi, proportionnelle à celle de Juda Iscariote à l’endroit de Jésus.

En définitive, le scénario que vous proposez est improbable, car, comme je vous l’ai exposé précédemment, le CNDD-FDD a prouvé à suffisance de sa mauvaise foi quant à toute tentative de désamorcer le climat politique explosif. Aussi, contrairement à votre assertion, le scénario que vous proposez n’est pas dans l’intérêt de tous, mais de quelques-uns, essentiellement le CNDD-FDD. Votre scénario consacre l’asservissement, l’immoralité, la non-imputabilité, l’impunité et la non-tenue de la parole donnée en politique.

Contre-proposition

Comme l’a si bien dit Robert Sabatier, « s’opposer n’est autre que proposer. Une opposition sans proposition n’est qu’un mouvement d’humeur ». En conséquence, face à la crise que le Burundi traverse actuellement et qui est porteuse de tous les dangers, je propose le scénario suivant. Bien sûr, ma proposition expose les orientations générales, et par conséquent, des détails devront être précisés.
L’objectif global visé par ma proposition est le retour intégral des institutions légales et légitimes reflétant l’esprit et les dispositions des Accords de paix et de réconciliation d’Arusha. En conséquence, Pierre Nkurunziza doit quitter le pouvoir pour laisser place à une période de transition ne dépassant pas 36 mois.

La transition politique serait confiée à des femmes et des hommes rassembleurs, à l’image du Burkina Faso, c’est-à-dire une transition qui ne serait pas dans la lutte pour les élections à préparer, donc sans appartenance politique. Je suis convaincu de la nécessité d’une transition apolitique, démocratique, civile et apaisée. Les valeurs de « patriotisme, d’ « inclusion », du « sens de la responsabilité », de « tolérance » et de « dialogue », de « probité », de « dignité », de « discipline », de « solidarité », de « fraternité », d’ « esprit de consensus et de discernement », doivent être prises en considération pour guider les personnalités qui seraient appelées à conduire la transition.
Afin de garantir l’indépendance du gouvernement de transition et la transparence des élections de la période post-transition, cette personne, ainsi que toute personne qui sera membre de l’organe exécutif de transition, devra s’engager solennellement, pour une période de 10 ans, à ne pas concourir lors des élections post-transition qui rétabliront les institutions légitimes du Burundi. Concrètement, le président de la transition doit « jouir d’une bonne notoriété nationale et internationale », « avoir une parfaite connaissance du fonctionnement des institutions ». Ce sont autant de conditions que je propose, et qu’il faut réunir pour prétendre à être choisi. Donc, ne peuvent aussi être candidats aux élections présidentielles et législatives annoncées, les membres du gouvernement de transition, ainsi que ceux de l’Assemblée nationale de transition. Le gouvernement de transition doit être envisagé pour être le plus inclusif possible, dont la répartition doit prendre en compte les femmes, la jeunesse, la société civile et la diaspora.

Les tâches du gouvernement de transition s’articuleraient entre autres sur les points suivants :

-Pacifier le pays;
-Procéder au désarmement sans conditions de toutes les forces négatives et milices;
-Appliquer les mesures et arrangements relatifs au rétablissement de la paix, à la cessation des hostilités;
-Restructurer et dépolitiser les Forces de Défense et de Sécurité;
-Rapatrier et réinsérer dans leurs communautés d’origine tous les réfugiés et exilés politiques;
-Restaurer tous les médias indépendants et toutes les organisations de la société civile;
-Réviser le principe de séparation des pouvoirs: législatif, exécutif et judiciaire;
-Mettre en œuvre un plan économique de sortie de crise pour relancer l’économie;
-Organiser de nouvelles élections crédibles, libres et démocratiques;
Etc.

Quant à l’Assemblée nationale de transition, elle devrait être composée de membres désignés à raison de 50% pour les partis politiques et 50% pour la société civile, à l’image de celle du Burkina Faso lors de la période transitoire après le renversement de Blaise Compaoré.

Cependant, je considère que les conditions non exhaustives suivantes sont de nature à donner les chances de réussite à ma proposition :

-La présence d’une force internationale pour la protection de la population et des institutions de transition. Durant le temps nécessaire pour la réforme des corps de défense et de sécurité et le désarmement des milices; une force de protection s’impose;
-La réouverture des médias indépendants pour relayer l’information sur les réalisations progressives des institutions de transition;
-Le renforcement des organisations de la société civile;
-L’émergence d’un groupe international de soutien à l’Accord d’Arusha, car ce dernier a pu stabiliser la paix au Burundi pendant plus d’une décennie et apparaît comme le garant de la concorde nationale pour de nombreuses années à venir.

En espérant vous relire à travers d’autres propositions ne consacrant pas l’asservissement, l’immoralité, la non-imputabilité, l’impunité et la non-tenue de la parole donnée en politique, je vous prie d’agréer, Monsieur Reyntiens, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

  26   Vos commentaires
  1. Björn

    J’apprecie votre facon de penser mr Amilcar . Vos pensees Sont pragmatiques et meme une solution unique aux problemes burundais . Je vois que certains internautes reagissent avec emotions sur tes idees . On vois Clairement les pro DD ou pas , les gens manquent d’objectivite dans leurs pensees .

  2. Pierre

    Mr Amilcar , apres lecture de votre lettre et différentes réactions qui en sont suivies,une idée m’est venue en tête . Nous devons reconnaître qu’au Burundi il n’y a pas d’institutions. Que ca soit présidentielle , législatives ,et judiciaire . Le pays manque actuellement de dirigeants. C’est ce qu’il faut reconnaître .Tuje hamwe lero twubake igihugu cacu atagukubirana.

  3. Roxane

    Mr Amilcar, Nations Unies yaramaze guhima Abarundi nivyo urinda kumenya kandi akimuhana kaza aruko imvura ihise ninaco gituma Abarundi barinda kunva ko barinda kwitorera inyunshu ijanye n´ibibazo vy´igihugu cabo hakuguma mu ryane zidahera.
    En fait, jewe noguhanura kuraba imbere kugira igihugu cacu kive muyi ntureka.

  4. Bantu

    Bien que certains refusent de la regarder en face, voici une simple réalité :

    – Nkurunziza est là pour rester comme Président du Burundi jusqu’en 2020, mais nous savons qu’il y’en a qui planifient de l’éliminer avant ;

    – Les prochaines élections, c’est pour 2020, ni avant, ni après, à moins qu’il y en ait qui ont d’autres projets… comme une guerre par exemple ;

    – Un force d’intervention, ou toute forme de mise sous tutelle du pays, inacceptable! Peu importe les raisons et les arguments ;

    – La justice et son exercice n’ont rien à voir avec l’étranger, mais tout à voir avec les lois du pays, sauf pour ce qui est des textes de droit international que le Burundi a ratifiés. Donc, seuls les élus peuvent modifier les lois du pays. Quant à la CPI, Cour de l’EAC, l’Union Africaine, les Burundais n’y ont aucun autre contrôle que celui de porter plainte… Donc, sujet intouchable à Arusha II;

    – Les seuls clauses discutables qui restent : retour des réfugiés (y inclus les chefs et leaders de toutes organisations); arrêt des violences, prisoniers politiques (seulement ceux qui n’ont commis aucun crime grave comme le meurtre, assassinat, viol, etc.), liberté d’expression (médias, société civile, individus, etc);

    Et pour terminer, Arusha II devrait (et devra) donner une importante leçon à tous ceux qui pensent qu’il y a d’autres moyens (que les élections) pour accéder au pouvoir. Sinon, autant ne pas perdre de temps en y allant!

    Ça prendra ce que ça prendra pour y arriver. Tout le reste n’est qu’un concours stérile de discours moralisateurs.

    J’ai peut-être tort, mais seul le temps nous dictera sa sagesse… pour qu’on l’écrive sans faute! 😉

    • burundi

      Bantu

      S’il y’avait eu des elections libres et transparentes au Burundi comme vous le chantez a qui veulent entendre , le Burundi ne serait pas comme il est aujourd’hui. Il n’y aurait pas eu des sanctions contre le Burundi, parce que la communaute internationale les aurait acceptees et conseiller les anti-3eme mandat de reconnaitre le violeur de la constitution comme legitime . Ils n’y aurait pas eu des groupes armes qui disent vouloir combattre pour le respect de la loi. Vous les bayoboke de Nkurunziza avez le droit de camper sur vos propres convictions par rapports a ces inkinamico organisees par votre parti seul . Mais forcer les autres jusqu’a les tuer pour changer leur opinion est une perte de temps. S’il faut donner une lecon pour acceder au pouvoir, Nkurunziza doit etre le premier a apprendre cette lecon et compredre que gukoresha amanyanga a des consequences incalculables.

  5. Bob Mwami

    Cher Monsieur,

    Vous avez le mérite de publier votre point de vue, c’est tout. Sinon, vous n’avez pas été capable de vous rappeler que des élections ont eu lieu en juin – juillet 2015 et desquelles sont sorties les institutions actuelles qui dirigent le pays.
    Mettez-vous à la place de ces électeurs, mettez-vous à la place de ces élus, votre « plan de sortie de crise » n’est plus ni moins qu’une déclaration de guerre.

  6. Leopold Hakizimana

    En lisant le texte de Mr.Amical, j’espérais trouver des idées innovatrices, mais il nous raconte du déjà entendu et inefficace. Il revient sur le renforcement de la pression sur le gouvernement de Nkurunziza par les occidentaux Il nous reparle de l’annulation des élections de 2015 et de la formation d’un autre gouvernement de transition, et d’autres bla bla. Il faut vous rendre en évidence, Mr Amical, selon moi, que la population burundaise à sa grande majorité soutient le pouvoir Nkurunziza. Pour trouver des solutions partagées, je crois qu’il nous faut un processus d’acheminement réaliste. D’abord identifier et circonscrire le vraie problème qui est, selon moi : Comment partager le pouvoir dans la démocratie sans nous entretuer!
    D’abord, qui sont des responsables de nos malheurs? Ce sont des allemands et des belges. Ils nous ont appris, comme stratégie de division, que le tutsi est né pour gouverner. Certains burundais y croient encore. Comme ces leaders Tutsi dirigeant l’insurrection en cour à Bujumbura : un Président hutu, il faut le combattre. Les colons belges sont responsables d’avoir tué notre Rwagasore, symbole de l’unité, en laissant des Burundais orphelins. Les responsables de nos malheurs sont aussi ces leaders tutsi hima de Bururi qui se sont appropriés de l’UPRONA de Rwagasore et de MIREREKANO pour commettre des massacres et génocide contre particulièrement des hutus, en chassant MWAMBUTSA IV et en tuant son fils NTARE V. Il faut tenir compte de tout ça pour trouver des solutions viables.
    Quant aux solutions durables, elles ne sont pas à ARUSHA, lieu de partage des postes en contournant la population. Ce contournement, nous l’appelons le gouvernement de transition. La justice pour notre population est dans la démocratie. Je demeure convaincu que dans une élection sans ethnisme, la population peut élire un Président Tutsi sans aucun problème, Oui, les solutions sont dans le changement de notre culture de mensonge, de vol et de paresse Écoute ces proverbes, ils en disent long : ngo uwutabesha ntahahira umwana, Ngo ivya Leta n’ukubirya, Ngo Umugabo nuwurya utwiwe akarya n’utwabandi
    La solution est dans la lutte contre l’impunité et contre la corruption. Elle est dans la lutte contre la pauvreté en stimulant la création d’emplois dans les petites entreprises. Chers lecteurs d’IWACU, quant à ARUSHA, je n’y crois pas vraiment.

  7. Fofo

    Cher AMILCAR RYUMEKO, pourriez-vous SVP me dire la signification du mot « Communauté Internationale »? Les gens ont toujours parlé de cette organisation dont on ne connait ni son statut juridique, ni sa composition, ni l’adresse de son siège, ni son représentant légal! Il y a qui pensent par ignorance qu’elle serait constituée de l’Amérique et de l’UE tout en ignorant la Russie et la Chine pourtant membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU avec un droit de véto! Le japon, les deux Corées, le Brésil, l’Afrique du Sud, la RDC, la Tanzanie, … font-ils partie de cette organisation fantôme! C’est pourquoi ça m’étonne quand j’entends des gens qui qualifie Bujumbura un Gouvernement illégal et illégitime mais qui s’adressent leurs accusations à une organisation qui n’existe que dans les têtes de gens et dans le langage des médias!

    S’agissant de l’EAC, il y ceux qui pensent que le Burundi gagnent bcp de communauté! Au contraire, ce sont plutôt les autres , membres de la communauté qui gagnent bcp du Burundi. D’après les chiffres en ma disposition indique qu’en 2015 les valeurs d’importation de la zone EAC dépasse 140 millions, tandis que les exportations étaient de 20 millions, ce est qui est équivalent aux exportations vers la RDC! Si vous proposez l’embargo comme solution qui serait plus perdant? Vous ignorez également la position géostratégique qu’occupe le Burundi dans le corridor central! Si la Tanzanie ferme sa frontière, elle aura fermé également l’Est de la RDC qui exploite le Coordor Central. Connaissez-vous les valeurs d’importations et d’exportations entre la RDC et la Tanzanie qui passent via Bujumbura? Je ne les dit pas aujourd’hui mais sachent qu’elles sont très importantes!

    Ce qui m’étonne de plus ce qu’un Burundais demande des sanctions économiques contre son propre nation! Pensez-vous que Nkurunziza sera le premier frappé? Certes non, il en sera plutôt le dernier frappé!

    • Fofo

      Précision: 140 millions de dollars américains et 20 millions de dollars américains!

  8. Salmia Irikungoma

    Ivyiyumviro vyose abarundi bazoshikiriza i ARUSHA, mugihe abahuza baca bagomba yuko icemezo ca vyose kizotangwa na DD, abarundi ni bamenye yuko ataco bizofasha uBurundi. Ko wumva ngo n’abatumirwa ari DD ibemeza, sinzi ico ivyo bikorwa bizovamwo, kuko kugirango bivemwo ibikiza igihugu ni uko leta y’i Bujumbura yotumirwa ka butumire nk’abandi ; ica mbere ubwicanyi bukabanza bugahagarara, leta y’i Bujumbura igahagarika guhonya abarundi, igatanga ivyiyumviro nk’abandi barundi, naho mu gihe ica ishirwa mu bahuza, ntaco tuvyizeyeko. Ivyo vyiyumviro bariko baratanga ntaco biheza ngo bifashe. ARUSHA yambere, gouvernement BUYOYA yatumirwa nk,abandi, siyo yihitiramwo abo bazovugana.

  9. claude Nahayo

    Monsieur Amilcar,

    Dans votre proposition, quel rôle réservez-vous au tout-puissant Sage MZEE MKAPA , le Médiateur, soutenu par le monde entier (donnez a César ce qui lui revient, bref « soyons réalistes »): HE MKAPA, l’homme dans les mains duquel sortira le «CONSENSUS POUR LA PAIX » Burundais ? A ce point, je crois que maintenant il a plus de forces morales et matérielles sur la crise Burundaise que les forces internes qui s’affrontent au Burundi.

    Si MZEE MKAPA n’est pas suivi (obéi) surtout par le « pouvoir de Bujumbura » et les « autres protagonistes », alors ils auront eux-mêmes invite l' »expression violente géopolitique », la guerre quoi, sur le Burundi : les hommes libres de cette planète n’hésitent jamais et ne sont jamais repentant, AU NOM DE LA LIBERTE DE L’HOMME, de détruire ce qui est maintenant pour reconstruire après (Libye,Syrie,Irak, etc.). Que Dieu nous en préserve: twese ntanumwe azosigara kubara inkuru.
    Au contraire, il ne coute rien de faire un COMPROMIS POUR LA PAIX: même un « mauvais » compromis chez le Mzee Mkapa, vaut mieux qu’un « bonne », »victorieuse » guerre au Burundi : je paraphrase qu’un bon compromis vaut mieux qu’un bon procès. Il suffirait que le Système Judiciaire soit réviser comme au KENYA pour voir l’Avènement d’une JUSTICE INDEPENTE AU BURUNDI: il en résulterait des Bonnes Elections dont les résultats sont approuves par tous,puis la Stabilité et le Développement.
    En tant que novice politique, je propose que : Huit Personnes s’entendent sur un Accord/Compromis et le Burundi sera sauve: 1) Pres.NTIBANTUNGANYA 2) Pres.NKURUNZIZA 3) Pres. NDAYIZEYE 4) Ministre NYAMITWE 3) Cons. Princ. Willy NYAMITWE 4) Hon.NYANGOMA 5) Hon.MINANI 6) MZEE MBONIMPA 7) MAMA MAGGY 8) Hon.Rwasa
    Les Huit Personnes peuvent s’assoir ensemble et en deux jours, sous la Houlette de MZEE MKAPA, la solution du COMPROMIS serait prête.
    GOD BLESS.

  10. claude Nahayo

    Monsieur Amilcar,

    Dans votre proposition, quel rôle réservez-vous au tout-puissant Sage MZEE MKAPA , le Médiateur, soutenu par le monde entier (donnez a César ce qui lui revient, bref « soyons réalistes »): HE MKAPA, l’homme dans les mains duquel sortira le «CONSENSUS POUR LA PAIX » Burundais ? A ce point, je crois que maintenant il a plus de forces morales et matérielles sur la crise Burundaise que les forces internes qui s’affrontent au Burundi.

    Pour vous éclairer, avez-vous vu comment la Médiation Tanzanienne a résolu le différend électoral Kenyan KIBAKI/ODINGA consacrant un forme de partage du pouvoir, en gardant Kibaki comme Président et laissant les questions de massacres/impunité/justice auprès de la CPI ?
    Tout récemment, Avez-vous vu comment le différend (guerre) Sud-Soudanais, sous médiation Ougandaise, vient de se conclure sur Accord de Paix qui garde en place SALVA/RIAK apres 3 ans de tueries dont les deux politiciens sont entièrement responsables: 10000 morts et 1 Millions de déplaces !
    Au Burundi, même ARUSHA I consacrait des impunités flagrantes pour le pouvoir et ses opposants…je suis personnellement contre l’impunités : de plus, on est en 2016, et Monsieur Amilcar, je dis « bravo » de placer la barre très haut car il y aura des conséquences judiciaires nationales/internationales pour les responsables des massacres et assassinats en cours.

    Néanmoins, je garde les pieds sur terre pour accueillir avec soulagement et joie tout CONSENSUS POUR LA PAIX que présentera MZEE MKAPA qui est appuyé par le monde entier: ces Envoyés Spéciaux des pays puissants (USA/EU) et les vieux sages Tanzaniens (MKAPA,MAGUFULI), voient bien plus loin que moi.

    Il y a un horizon « géopolitique » inquiétant pour le Burundi: il semble que le « pouvoir » semble depuis quelques années avoir pris l’option « géopolitique » de vilipender l’OCCIDENT et de s’en remettre au bon vouloir des soi-disant Antioccidentaux: « NeoNazi Luc Michel, IRAN/PUTIN/BASHIR/SUDAN, etc. » pour avoir les soutiens nécessaires pour contrer les pressions/sanctions internationales (Occidentales) qui essaieraient de fléchir la position du pouvoir afin qu’il accepte de négocier sous la Houlette Régionale du MZEE MKAPA.

    Si MZEE MKAPA n’est pas suivi (obéi) surtout par le « pouvoir de Bujumbura » et les « autres protagonistes », alors ils auront eux-mêmes invite l' »expression violente géopolitique », la guerre quoi, sur le Burundi : les hommes libres de cette planète n’hésitent jamais et ne sont jamais repentant, AU NOM DE LA LIBERTE DE L’HOMME, de détruire ce qui est maintenant pour reconstruire après (Libye,Syrie,Irak, etc.). Que Dieu nous en préserve: twese ntanumwe azosigara kubara inkuru.

    Au contraire, il ne coute rien aux Burundais de faire un COMPROMIS POUR LA PAIX: même un « mauvais » « compromis de paix » chez le Mzee Mkapa, vaudra toujours mieux qu’un « bonne » »victorieuse » guerre fratricide au Burundi : je paraphrase qu’un bon compromis vaut mieux qu’un bon procès. Il suffirait que le Système Judiciaire soit réviser comme au KENYA pour voir l’Avènement d’une JUSTICE INDEPENTE AU BURUNDI: il en résulterait des Bonnes Elections dont les résultats sont approuves par tous,puis la Stabilité et le Développement.
    En tant que novice politique, je propose que : Huit Personnes s’entendent sur un Accord/Compromis et le Burundi sera sauve: 1) Pres.NTIBANTUNGANYA 2) Pres.NKURUNZIZA 3) Pres. NDAYIZEYE 4) Ministre NYAMITWE 3) Cons. Princ. Willy NYAMITWE 4) Hon.NYANGOMA 5) Hon.MINANI 6) MZEE MBONIMPA 7) MAMA MAGGY 8) Hon.Rwasa

    Les Huit Personnes peuvent s’assoir ensemble et en deux jours, sous la Houlette de MZEE MKAPA, la solution du COMPROMIS serait prête.
    GOD BLESS.

  11. KABADUGARITSE

    Quand un malade semble ne pas pouvoir se relever de sa maladie, les sorciers de tous bords accourent et lui prennent ce qui lui reste comme biens et énergie.-

  12. Mike

    Mr Amilcal,
    Merci pour ta proposition .
    Cependant, j’ai un sérieux problème avec elle . Selon toi, tout va venir de l’étranger?
    Puisque quelques quartiers de Bujumbura ne sont pas contents, il faut affamer le peuple burundais, il faut y envoyer une force pour faire je ne sais quoi encore(Maintient ou rétablissement de la paix? Il y a guerre entre qui et qui?), il faut mettre sous silence tous ceux qui justement n’ont rien dit…

    Ensuite, vous proposez une transition qui ressemble à s’y méprendre à ce qu’on a entendu en 2010, quand les perdants faisait tout pour accéder au pouvoir perdu par les urnes. Devrons-nous préparer des transitions chaque fois qu’une élection sera contestée par un perdant?

    En troisième lieu, vous situez mal le début du problème(sciemment?) .Donc pour vous les jets de grenades sur la population innocentes viennent de commencer avec 2015?Moi je croyais justement que c’est en 2010, en vue d’empêcher la poursuite des élections!
    Voulez-vous nous affirmer que vous n’avez jamais entendu parler de Kabirigi, Moise, Fronabu Tabara(Tiens, un peu comme Red-Tabara)?
    L’attaque de Cibitoke du fin de l’année 2014 qui avait comme intention d’empêcher les éléctions, jamais entendu parler?
    Est-ce la première fois que vous entendez des campagnes médiatiques contre un génocide imaginaire , (fausses)photos à l’appui?Sans blague?Je parle de ce génocide initialement politique avant de devenir par magie ethnique.
    En posant si mal les données du problème, vous ne pouvez vous attendre qu’à une fausse solution.

    Oui, je comprend le problème. Vu le petit nombre de personnes qui ont participé à la campagne « Halte au troisième mandat », on comprend que ces gens n’aboutiront à rien. D’où il faut que la communauté internationale les y aide, il faut récréer la solidarité ethnique pour avoir une population à défendre, qui , une fois ce qui était initialement recherché sera atteint n’aura qu’à aller crier famine ailleurs.

    Conclusion, votre proposition est dangereuse pour la nation burundaise. Et en essayant de l’appliquer, beaucoup de mal a été fait au peuple Burundais.

    Nous veillons et voyons. Le temps viendra où le peuple jugera tout ce beau monde. Tuer des vendeurs de tomates pour un mandat!

  13. Mukasi

    Wari wihenze uzana des propositions constructives muri bamwe bavuga:  » ……ndasubiramwo, …….banyamwinshi ». Le pouvoir ne se négocie pas ça s’arrache sintinya kubivuga. salut

    • Bakari

      @Mukasi
      « Le pouvoir ne se négocie pas ça s’arrache sintinya kubivuga. »

      Je crois que la Camora et la Mafia utilisent ce même slogan!
      La leçon a bien été apprise!

      Par ailleurs je croyais que c’était les droits qui s’arrachaient lors qu’on applique pas la loi de la jungle!

    • kan76

      Mukasi, si c’est vraiment votre principe , Buyoya serait au pouvoir jusqu’aujourd’hui. Ta facon de penser cautionne les attaques ciblées, la repression, le jet des grenades,la pauvrété tres prononcée, la liberté d’expression…ce temps est revolue pour le peuple burundais. Le peuple demande que le respect des accords d’arusha. Que les hutus dirigent le burundi jusqu’a la fin du monde n’est pas la probleme mais le peuple crie à l’alternance point et barre. J’entend dire les gens ici quelques quartiers ne peuvent mettre en cause la legitimite ou legalite de la classe dirigeante actuelle et ben ca apprendra ceux qui viendrons apres a n’est plus jouer a ce petit jeux de mauvais gout…bravo freres et soeurs de ces quartiers martyrs. Le dds se sont rendus a arusha malgre le passages du neo nazi luc michel.

  14. MUGABARABONA

    @Banderembako : puisque vous êtes démocrate, vous avez voté dans quelles conditions ? Démocratiques ? Transparentes ?

  15. BANDEREMBAKO

    Mon cher Amilcal ,ce que vous proposez n’est autre qu’un putch. Et nous 70 pour cent des votants qui avons bravé la terreur des grenades et qui avons voté NKURUNZIZA pourriez-vous nous montrer notre place dans tout ce que vous racontez? Cessez d’infantiliser le peuple car il est suffisamment mure. Vous revenez au partage du gateau= amagaburanyama et déjà vous misez sur le retour au pouvoir de votre major. Oubliez cher ami vos élucubrations car ce n’est pas le CNDD-FDD qui a refusé les forces d’occupation, c’est tout le peuple burundais sauf toi. Vous voulez nous amener le scenario rwandais du temps de la MINUAR. Votre force internationale tant souhaité, qui est-ce qu’elle va securiser? Dites-nous ce peuple en dehors de nous qui sommes au Burundi et qui vivons la réalité de tous les jours quel est l’autre peuple qu’elle va sécuriser? Cher Amilcal, je ne sais pas dans quel pays vous êtes sans doute pas au Burundi mais je sais peut-être que vous vivez sous perfusion . Donc cela ne m’étonne pas outre mesure qu’un vrai patriote comme vous demandiez que l’on asphyxie vos frères c,et très ego. Pour terminer, cessez de rêver de jour car il y’a la nuit pour cela.

    • Kambayeko Pierre

      Sieur Amilcal, merci de votre contribution mais je pense que vous trompez de période. Essayez d’être honnête et d’éviter de parler au nom du « peuple Burundais » mais peux être au nom d’une « parti du peuple burundais ». Je suis conscient qu’il doit exister une parti des burundais qui pensent comme vous et probablement qu’ils vous ont mandaté.
      Qu’est ce qui peux inciter un citoyen burundais à demander l’asphyxie de ses compatriotes?
      Nous sommes tous burundais, essayez d ‘avancer à découvert, muvuge ico murondera, comme ça l’autre camp (partisans de Nkurunziza: nibaza ko bahari) muganire atavyo guhendana.
      Je préfère un homme comme Rufyiri isodore, lui au moins il a l’honnêteté d’avancer à découvert.

    • Tijos

      Il faudra demander l’église catholique qui s’est retirée du processus éléctoral en dénonçant les magouilles organisées par le pouvoir du CNDD-FDD. En démocratie, on ne vote pas avec des canaux de Kalash braqués sur les trempes ( sauf dans le royaume des DDs )

      • Kambayeko Pierre

        Monsieur Tijos vous pouvez dire ça aux étrangers pas au burundais. Je ne sais pas quel age vous aviez en 1993 mais je me souviens qu’à l’époque des burundais ont manifesté arguant que les élections étaient un recensement ethnique. je ne sais pas ce qu’il faut faire pour que les burundais acceptent le principe d’un homme une voix.

      • Twikebuke

        Chers amis;
        J’ai l’impression qu’il y a des compatriotes qui font semblant de ne pas comprendre la gravité de la crise que nous vivons. Oui, des gens sont allés voter. C’est un constat c’est vrai. Mais en même temps, j’aimerais avoir une réponse si simple. Est-ce que Pierre Nkurunziza avait déjà fait combien de mandat de 5 ans? Les accords d’Arusha et la Constitution, limitent à combien, le nombre de mandats présidenciels? Si vous répondez en toute objectivité, vous déduirez que Nkurunziza ne pouvait pas se présenter. Donc, en allant voter, vous avez plongé le pays dans la crise actuelle et malheureusement, vous ne voulez pas en assumer la responsabilité. Je crois qu’il y avait lieu que le parti au pouvoir désigne quelqu’un d’autre et gagner les élections sans vouloir engager ce bras de fer qui nous a conduit à ce stade.
        Les mêmes causes produisent les mêmes effets. La solution viendra des Burundais eux-mêmes car, même le CNDD-FDD est arrivé au pouvoir après qu’il ait pris les armes et contraint le gouvernement de l’époque à négocier. Peut-être que c’est là où ils veulent nous amener. Une guerre inutile qui ne fera que détuire injustement des vies humaines et toute notre économie qui est actuellement moribonde. Espéront que l’on en arriverra pas là bas et que le bon Dieu nous épargnera le pire et que les burundais accepteront de se retrouver à la table de dialogue pour vider ce contentieux.

      • Nimubona

        C’est quoi ces 70%
        On se moque du monde
        Ces incompétents bajanirya qui ne soucient pas de protéger le peuple probablement à éliminer progressivement. .arrêtez arrêtez svp muzobibazwa tôt ou tard

    • ngoma

      Et nous 70%? Vous oui, vous prenez les Burundais pour des navets. Si vous aimez votre patrie, il y a bien d’autres personnalités valables au CNDD-FDD pour remplacer S.E. Nkurunziza Pierre.

    • codo

      Monsieur Ryumeko et Jacques Bahimanga nimwe mwatwara idrapeau muma manifestations ya montreal na Ottawa, none ubu nimwe mugomba guha lecons abandi. ewe Burundi waragowe

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