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Société

Merci Maman Dimanche !

Ce 9 mai, Christine Ntahe a mobilisé quelques habitants de Ngagara pour offrir un repas aux détenus et étudiants.

Christine, Maman Dimanche

Dans cette actualité morose, il y a des infos qui font plaisir. Comme des petites lumières qui scintillent dans la nuit. Faire un reportage sur Christine Ntahe est sain, cela aide à ne pas désespérer complètement du genre humain.

Elle n’est pas riche, humble, elle ne cherche aucune gloire, elle est plutôt de petite taille, paraît fragile, mais sa foi déplacerait des montagnes. Elle vit les paroles du Christ : « J’avais faim et vous m’avez donné à manger »

Christine Ntahe, ancienne animatrice vedette à la radio nationale, aujourd’hui à la retraite, se bat pour les plus faibles, les enfants et les pauvres notamment.

Surnommée Maman Dimanche par les gamins de la rue à qui elle offre tous les dimanches un repas, elle a distribué ce samedi des repas cuisinés pour les manifestants arrêtés et les étudiants refugiés à côté de l’Ambassade des Etats-Unis à Kigobe.

La faim qui frappe tous ces gens, des jeunes pour la plupart, l’a poussée à mobiliser voisins et amis pour préparer des repas.

« Partager un repas, c’est partager l’amour », dira une fervente catholique, la cinquantaine révolue, qui participe à l’initiative. Avec d’autres personnes, de tous les âges, elle s’ est jointe à Mme Ntahe.

C’est dans une camionnette louée que la brave dame a déplacé des dizaines de casseroles remplies de mets odorants, préparés avec amour. Christine Ntahe a offert les repas mais n’a pas pu rencontrer les prisonniers. « J’ai pu apercevoir à travers des interstices l’univers carcéral sinistre où ils détenus. (Ils sont parqués à la BSR, Brigade Spéciale de Recherche. NDLR). C’est tout simplement inhumain » raconte-telle, émue.

Nina, une jeune du quartier 2 à Ngagara a été interpellée par ce qu’elle a vu à la télé et dans les journaux. Elle s’est sentie tout de suite solidaire avec les étudiants chassés de leurs résidences.

La future étudiante a pensé qu’elle aurait pu se trouver parmi ces universitaires obligés de camper à la belle étoile avec, tout au plus, un repas par jour. Elle qui a en au minimum trois par jour a préféré sacrifier un, et ainsi partager avec les autres.

Une initiative saluée

Toutes les personnes visitées n’ont pas trouvé les mots pour remercier Maman Dimanche. Même si elle n’a pas pu directement communiquer avec les prisonniers, les détenus ont envoyé un émissaire pour exprimer toute leur gratitude.

Juvénal Niyongabo, un des représentants des étudiants refugiés à Kigobe, a remercié toutes les personnes qui pensent à eux et les soutiennent, spécialement Christine Ntahe.

Avant de partir, Christine Ntahe a tenu à sensibiliser l’opinion publique avec ces paroles pleines de sagesse. « Sur terre, il y a trois choses auxquelles il faut s’attendre et qui peuvent arriver sans crier gare : aller en prison, être un refugié, ou devenir pauvre. Cela devrait faire réfléchir tout le monde. Même ceux qui se sentent peu concernés.» Dixit Maman Dimanche.

Pour un petit geste de soutien, un mot d’encouragement, Christine Ntahe +257 79 937 374

  8   Vos commentaires
  1. Citoyen2

    Maman Dimanche, merci!

    • Odette

      As being my ex-chef du personnel, I am am proud of her humanity. Everyone in and outside the country should thank her for her warm and caring efforts she is making for those who are hungry. She should be a role model and may God give her more and more to give. She merites every attention and affection from everyone as she is acting as mother for all and we should not take her for granted. Imana y’abarundi yamye ho kandi abarundi bamanye umutima wo gusangira, Imana imuje imbere, ije imbere U Burundi hamwe nababubamwo bose.

  2. PCE

    Maman Dimanche est tout simplement tout ce qu’il y a de beau chez les humains , elle mérite toute notre affection et notre amour . « Aho akuye Imana ihasubize  » c’est ce que me disait ma tante lorsque je lui donnais quelque chose .

  3. nzitonda

    Amahoro! Murakenuye kuduha inkuru y umunezero, igikorwa c iteka cakozwe, umuntu w ubuntu yabwirizwa gukora ivyo. Ariko rero mwodufasha mukaduha nr de telephone yiwe, aho hari mwo agakosa kuko ntikwiye. Ndamukeje hamwe n abatunganije ico gikorwa.

    Murakoze!!!

  4. mambo

    Nos églises ne pouvaient-elles pas aider ces étudiants? Ou ceux qui manifestent? Que nos leaders des églises sachent que le combat que nous ménons est aussi pour eux. Ils ne pourront pas prêcher quand il n y a pas la paix. Le combat menés par ceux qui manifestent c’est pour aussi les défendent car les assassinats du cnddfdd visent aussi les religieux et religieuses. Tous ces gens tués par le cnddfdd sont aussi membres de l’église. Les assassinats de gatumba a connu la perte des chrétiens, Ernest manirumva était chrétien et tous les autres gens. « Nos bergers » devraient passer en avant les manifestants.

  5. Kibangu wa Kibangure

    Mme Maman Dimanche,
    Je n’ai pas d’autres mots à vous dire pour vous remercier sinon que de vous témoigner ma simpathie pleine d’amour et de respect pour vous chère Maman Christine.
    Je vous écris depuis une île se trouvant entre l’Australie et la Nlle Zélande non pas parceque je suis heureux.
    Mais aujourdhui,j’ai espoir de vivre parcequ’il ya encore des gens qui pensent aux autres.
    Merci pour tout Maman ;que Dieu vous protège.
    Kibangu wa Kibangure.

  6. rita

    Merci Maman Dimanche pour ce cœur d’Or! Espérons que d’autres étincelles surgiront parmi ces gens assistés et ceux qui en prennent connaissance. Komera kumuheto.

  7. Merci Mme Christine

    Komera wa muvyeyi we.
    Uraruse Nkurunziza Dénise aho kwitaho abari mu marushwa aseha asehera mu mupfuko maze agaheza kumwe n’umugabo wiwe akigira nk’intama tuzi ko ari amabingira mu kutwicisha ibisabisho vyo gusaba shetani. Ikimenyamenya ni ukumata ku butegetsi ngo batugire abaja babo bongere basese amarasa au maximum nka kumwe umenga ayo bamaze gusesa ntakwiye.

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