Santé

Masturbation : du miel empoisonné

Bien qu’elle s’avère être une pratique hautement très érotique », l’excitation manuelle des organes génitaux n’est pas sans danger.

Caricature - article de Clarisse... (2)« Un étudiant de 25 ans a dû abandonner ses études. Il était devenu accro à la masturbation au point d’être contraint de s’y adonner toutes les quatre heures. Il ne pouvait plus se concentrer aux cours », affirme le conseiller sexuel, Benny Ndayishimiye, qui a fait face à ce cas lors de ses séances thérapeutiques.

Incroyable encore, mais vrai ! Un autre jeune homme de 30 ans est devenu impuissant par pratique excessive du plaisir solitaire. Il se masturbait 10 fois par jour depuis l’âge de 14 ans, selon Benny Ndayishimiye, son thérapeute. Ce dernier évoque entre autres la perte de concentration surtout professionnelle, l’impuissance, la stérilité comme conséquences de la masturbation « engagée » (régulière).

« Plus on se masturbe, plus on a du dégoût sexuel et l’on perd ainsi sa libido. Et c’est l’impuissance qui s’en suit. » Le conseiller sexuel fait savoir, par ailleurs, que l’homme libère plus de 50 millions de spermatozoïdes en éjaculant. Et qu’il faut au moins 72h pour en produire d’autres. « Celui qui se masturbe de manière effrénée a donc des problèmes de reproduction. »

Toutes ces pathologies peuvent aussi survenir chez la femme. D’après M. Ndayishimiye, la masturbation féminine peut aussi entraîner des complications ovulatoires.

Quand la masturbation s’avère nécessaire…

Y.B., un jeune homme de 33 ans, se masturbe quotidiennement depuis son adolescence. Il affirme que cela lui procure plus de plaisir qu’avec une femme. « Je n’ai jamais eu de problème avec cette pratique ! » Et de confier qu’il n’a pas pour autant renoncer aux rapports sexuels avec la gente féminine.

Alexandra Hubin, sexologue belge, affirme qu’en plus de procurer un sentiment de bien-être, la masturbation libère des tensions sexuelles qui s’accumulent naturellement au cours du temps. Chez les femmes, ajoute-t-elle, cette pratique érotique est naturelle et spontanée. « Elle permet de découvrir son corps et ses plaisirs. »

La masturbation peut également être un traitement de l’éjaculation précoce. « C’est ce que l’on appelle l’auto-érotisme thérapeutique », indique le conseiller sexuel. Il fait remarquer que cette thérapie est proposée en dernier recours. Et certaines conditions doivent être respectées : la masturbation doit être faite une heure avant les rapports sexuels et le concerné doit utiliser une pommade spécifique en suivant une technique bien précise…

  4   Vos commentaires
  1. RUGAMBA RUTAGANZWA

    J’adore les articles de Mme C.SHAKA. Ils nous permettent de nous évader et de penser à autre chose que la situation dramatique que traverse notre pays a cause du troisième mandat de Mr NKURUNZIZA.
    Néanmoins, pour son élément sur la masturbation, je ne partage pas du tout ce qu’elle écrit. La masturbation est une pratique sexuelle consistant à rechercher et à trouver la volupté par la stimulation des parties génitales (le plus souvent avec les mains) dans le but d’obtenir ou de donner du plaisir. Le type de masturbation dont parle Mme SHAKA est la masturbation masculine de de soi-même (en présence ou hors présence d’un(e) partenaire).
    Cette dernière est une pratique sexuelle sans risque de transmission de MST et sans aucune conséquence physique grave sauf des frottements qui peuvent aller jusqu’à donner de petites égratignures sur le sexe mais aussi des douleurs quand on urine à cause de la sollicitation régulière de l’urètre quand le masturbateur consomme cet acte avec excès…
    Sinon, chez les personnes qui souvent dépassent la cinquantaine et qui commencent à avoir des problèmes d’érection, la masturbation permet de garder le désir sexuel (libido en terme technique) éveillé.
    Aussi, d’après une étude du Conseil du cancer de l’État de Victoria en Australie, publiée dans le British Journal of Urology International vol 92, p 211, la masturbation masculine permettrait de diminuer les risques de cancer de la prostate. Cet article ne prouve rien de nouveau. Ce n’est pas pour rien que le cancer de la prostate vient avec l’âge et commence souvent aux environs de 60-70 ans quand le désir sexuel est au plus bas et les rapports sexuels en chute vertigineuse ou inexistants.

  2. kindros

    Reka guhenda abantu nta danger n´imwe yo kuvuguta ahubwo umuntu araruhuka sans risque y´ibikoko!

    • Wewe shahu ndabona ubikora utitangiriye itama. Courage!

  3. CIBLA

    C’est grave finalement, s’il y avait un conseiller psychotherapeute pouvant repondre a certaines interrogations que se posent constamment les gens surtout la jeunesse? Un jeune faisait habituellement des caresses jusqu’au sexe et arrivait a l’ejaculation aura t-il les memes consequences que celui qui se masturbe!

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