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Vérité, Reconciliation, Justice

Massacre de Rukaramu à la St Sylvestre 1998 : ils souhaitent se recueillir dans le domaine de l’aéroport

28-12-2013

Les familles des victimes ont adressé, ce jeudi 26 Décembre, une lettre à l’Autorité de l’aviation civile du Burundi (AACB) pour demander une autorisation d’aller se recueillir sur la fosse commune se trouvant dans les enceintes de l’aéroport de Bujumbura. Ce carnage a fait plus de 800 morts.

Christophe Ntawuyankira, le rescapé de ce carnage de Rukaramu : « Des machines ont creusé une tranchée et on a déposé les cercueils dedans » ©Iwacu

Christophe Ntawuyankira, le rescapé de ce carnage de Rukaramu : « Des machines ont creusé une tranchée et on a déposé les cercueils dedans » ©Iwacu

Depuis que l’Autorité de l’aviation civile du Burundi(AACB) a clôturé tout le périmètre de l’aéroport de Bujumbura, les familles de victimes n’ont plus accès au charnier situé dans ce domaine où plus de 600 personnes de la zone Rukaramu ont été enterrées. « Chaque fois que la demande est formulée, la réponse donnée est d’attendre les travaux de la CVR devenue hypothétique suite à plusieurs rendez-vous manqués », se plaint Christophe Ntawuyankira, rescapé de ce massacre de la nuit du 31 décembre 1997 au 1er janvier 1998. Il était en sixième année primaire.

Il raconte : « Les vacances de Noël battaient leur plein. Je dormais avec mon grand frère, aujourd’hui prêtre chez les Dominicains, quand nous nous sommes trouvés réveillés par des cris de douleur et des crépitements d’armes automatiques. On entendait de loin des explosions et des échanges de tirs. On a vite conclu que c’était une attaque aux alentours de l’aéroport. Loin de nous toute idée d’une attaque contre l’aéroport souvent bien gardé. »

Pris en tenaille

C’est au petit matin que le village de Rukaramu se retrouve pris en tenaille et sous les feux nourris de l’armée burundaise à la poursuite des rebelles du Palipehutu-FNL de Kossan Kabura appuyé par des éléments rwandais. Ces derniers battaient en retraite et se repliaient vers la réserve naturelle de la Rukoko.

« Ils ont commencé à tuer les gens à l’aide de leurs petites houes. Des femmes, des enfants…on allait tous y passer. Un coup sur la tête suffisait. Ces combattants du Palipehutu-FNL reprochaient à ces paysans de crier ou de donner l’alerte quand ils traversent cette zone.» Il poursuit son récit : « Deux rebelles nous ont fait sortir de la maison, on se disait que c’était fini. Le plus costaud et le plus virulent parlait ’’kinyarwanda’’. Il brandissait son arme et voulait passer à l’acte, mais le Burundais l’en empêcha. Nous avions dit à notre sauveur que nous étions en vacances et il a commencé à nous demander d’adhérer au Palipehutu-FNL. »

Entretemps, explique-t-il, il y avait partout des cris, les derniers de ceux qui étaient assommés à coups de gourdin ou d’autres objets contondants comme les petites houes que ces rebelles accrochaient à leurs hanches. « La scène était macabre, terrible. Des morts partout : une personne baignant dans une marre de sang par ci, un blessé par là. Et de l’autre côté de la rue, une autre à l’agonie, des enfants et des femmes hurlaient au moment où certains gémissaient de douleur.»

Aéroport de Bujumbura ©Iwacu

Aéroport de Bujumbura ©Iwacu

De mal en pis

Ces rebelles ne laisseront ces infortunés que quand les balles des militaires à leur poursuite commenceront à siffler. « Les gens couraient dans tous les sens sous les balles. On était tous des cibles, il y a eu beaucoup de morts. C’est par miracle que nous sommes en vie », se souvient M. Ntawuyankira.

Quelques jours après, Rukaramu comptait encore ses morts, il y en avait partout. Plus de la moitié des habitants de cette localité ont été tués. Le dimanche 4 janvier 1998, l’administration a fourni 600 cercueils. « Il arrivait qu’on mette deux corps en décomposition dans un seul cercueil ou qu’on ne trouve pas une partie du corps. Des machines ont creusé une tranchée et on a déposé les cercueils dedans. Après le requiem, ces engins ont recouvert de terre cette fosse sous un chœur de sanglots et de pleurs », conclut-il.
D’après Aloys Batungwanayo, représentant légal de l’AMEPCI-Gira Ubuntu, ces rescapés et ces familles des victimes ne devraient pas parler de demande d’autorisation pour aller se recueillir et déposer une gerbe de fleurs sur la dernière demeure des leurs. Et d’insister : « Les pouvoirs publics devraient respecter ce droit qui leur est reconnu. »

  16   Vos commentaires
  1. Simon Ntunye

    Cher Monsieur Abbas Mbazumutima,

    Je Vous Accuse

    « Soyons moins timides ». Soyons un peu plus sérieux, afin de dire les faits, de dire la triste et macabre vérité, d’adosser à chacun ses propres responsabilités devant l’Histoire des humains. De votre admirable Chair, vous dites contre les FNL-Palipehutu les responsabilités qui ont été des FDD-bras droit du CNDD.
    « La nature a fait l’homme personnel, ce qui veut dire insoumis; la société à son tour, sans doute afin de ne pas demeurer en reste, a institué la propriété; pour achever la triade, puisque, selon Pierre Leroux, toute vérité se manifeste en trois termes, l’homme, sujet rebelle et égoïste, s’est voué à toutes les fantaisies de son libre arbitre. C’est avec ces trois grands ennemis, la Révolte, l’Égoïsme et le Bon plaisir que nous avons à vivre; c’est sur leurs épaules, comme sur le dos de trois cariatides, que nous allons élever le temple de la Justice. » (P.J. Proudhon, La Propriété, 1862.)
    Dans « Qu’est-ce que l’esclavage ? », le père de l’Anarchisme et du Socialisme, Pierre Joseph Proudhon a proféré dans Théorie de la Propriété. Je cite ce morceau rare :
    « Si j’avais à répondre à la question suivante : Qu’est-ce que l’esclavage ? et que d’un seul mot je répondisse : C’est l’assassinat, ma pensée serait d’abord comprise. Je n’aurais pas besoin d’un long discours pour montrer que le pouvoir d’ôter à l’homme la pensée, la volonté, la personnalité », le droit et le devoir et le pouvoir de savoir et de juger de ses propres moyens, « est un pouvoir de vie et de mort, et que faire un homme un esclave, c’est l’assassiner. » Méditez !
    De votre superbe article au « Massacre de Rukaramu à la St Sylvestre 1998 » : Les survivants « souhaitent se recueillir dans le domaine de l’aéroport » international de Bujumbura à Gatumba, je tire que vous n’avez ni témoin ni souvenirs que d’un enfant qui à l’époque jouissait de l’âge de son innocence sans celle de ses semblables, enfant qui est resté à son initial âge.
    Méditez ! Car l’imagination de votre auguste Témoin, un certain « Christophe Ntawuyankira, le rescapé de ce carnage de Rukaramu » sort de votre moule saintement. Vous aviez, au moins le privilège d’interroger ma sœur veuve à Mon meilleur ami assassiné, Colonel Firmin SINZOYIHEBA Kagajo. Méditez !

    Je vous prie de ne pas vous cacher sous les chauds Draps de notre cher http://www.iwacu-burundi.org. Je vous accuse. En attente de votre si « répondisse ». Simon Ntungumburanye, alias Simon Ntunye, moi-même qui vois votre peur échaudée qui vous torture.

  2. Mbonabuca

    Je pense qu’il est grand temps que le Gouvernement en place, ici Cndd-Fdd, Uprona et les formations politiques «Nyakuri», légifèrent ou tiennent en compte de tous ces scénarios/événements macabres qui ont tant endeuillés le Peuple burundais au cas où la Constitution nationale devait être amendée, cela va de soi!… Les régimes militaires upronistes tutsis ont trop massacré des citoyens paisibles et innocents pour la simple raison qu’ils étaient de la même ethnie de leurs adversaires politiques hutus. Et pour mieux revendiquer leur intégration à part entière dans la sphère politique burundaise, ces derniers[adversaires politiques hutus] ont recouru aux armes faisant aussi des victimes sur leurs passages. Il y a à se demander pourquoi en arriver là, c.à.d plonger dans la démésure de l’irréparable au moment où nous savons que nous sommes TOUS burundais, et que le Burundi nous appartient TOUS avec tout ce qu’il a de bon ou de moins bon qui nous est TOUS dû?… Maintenant que le calme semble régné entre nos politiciens hutus et nos politiciens tutsis, peut-on, nous citoyens, réclamer des lois qui nous protègent en cas de récidive de ces conflits socio-politiques? Lorsque des dirigeants, la plupart d’ailleurs politiciens, cherchent des appuis au niveau de la population ou électorat, cela ne veut pas dire qu’en cas de mauvaise tournure des choses que ce sont ses partisans et encore moins des citoyens paisibles qui doivent en payer le prix alors qu’ils n’ont rien cautionné de tout cela. C’est d’ailleurs sur cet aspect que la Constitution nationale devrait intervenir parce que c’est devenu monnaie courante au Burundi que des esprits mal intentionnés s’arrangent pour que tout crime ou oppression gratuite qu’ils commettent s’opère dans la confusion totale pour que leurs auteurs ne soient jamais traduits en justice ou incriminés. Et c’est exactement le même stratagème odieux qui risque de continuer à faire des victimes innocentes et des tombes inconnues pour ceux qui disparaissent sans laisser aucune trace ou enterrés indignement. Alors, pleurer nos victimes innocentes ou revendiquer le droit de commémorer leurs assassinats respectifs est tout à fait compréhensible et surtout humain, mais ne faut-il pas aussi pousser un peu plus loin pour que ces actes ignobles contre la population burundaise paisible cessent définitivement? Ça ne sert à rien de soutenir des partis politiques qui sont là pour nous anéantir ou jouer dans le dos des citoyens. Il a fallu que nos deux partis politiques principaux, ici Cndd-Fdd & consorts/Hutus et Uprona & consorts/Tutsis, se mesurent à la force de l’arme et des victimes innocentes des deux côtés, pour comprendre enfin que les guerres ethniques ou interethniques à grande échelle ne valaient plus la peine au Burundi. Maintenant que le constat est clair là-dessus, peut-on passer, sociopolitiquement parlant voire même géopolitiquement parlant, à du solide et tangibles mesures pour qu’enfin «Le plus jamais ça!» entre les HUTUS et les TUTSIS burundais, soit dorénavent bétonné dans l’esprit de tout murundi? C’est donc à nous TOUS ENSEMBLE, gouvernants et gouvernés, de s’entendre sur la façon efficace de se sortir pour de bon de ce flou et impasse qui sont devenus et restent encore un obstacle majeur à notre affranchissement et au bon fonctionnement de tous ce qui est à notre disposition.

    Bonne Année 2014 !!!

  3. Fodeub

    1. Ivyo benshi banditse ntahuriro bifise n´ivyo uwo mu réscapé asaba. Nibabareke baje kunamira ababo bahambwe kuri aéroport. Ugira bazoca bahashinga amazu?
    2. Ko bazi aho bahambwe, kandi benshi barazi aho abahambwe ikivunga bari. Leta ntiyitwaze, Commission ya vérité et Réconciliation, Aho kubika abitavye Imana ntihazobura mu gihugu, n´ibabaze muri communes zose aho abahambwe ikivunga bari (kuva 1965 gushika UbU), bakureyo ibisigarira vyabo, babashingurane iteka, baba abahutu canke abatutsi. Kandi bahashire icibutso c´ivyabaye.
    3. Abategetsi nibareke kwitwaza umutekano ngo wohava uhungabana. Ntakamaro kukuguma bahishira ivyabaye, ukameno ntivyabaye.
    4. Uko nukudasonera ikiremwa muntu. Kandi irya migani canke imvugo zakera, ntitwozibandanya mu bihe tugezemwo.
    5. Akalorero mu kirundi bavuga ngo:
    5.1- Agapfuye kabazwa ivu. Ibi nivyo abatwara basa nabashira imbere. Uburolero buruzuye.
    5.2- Umwansi aguhisha kwa kwanka, ukamuhisha kubizi. Mwibaza ko ababuze ababo batabona ivyo abategetsi bitwaza bitagira ifatiro?
    5.3- Mu kirundi ca kera kandi n´ubu bavuga iyo bavuye gusezera uwapfyuye ngo: Bavuye kumuhamba. Canke ngo: Bavuye guta umuntu (cane cane muri campagne). Iyo bavuyeyo baza bariruka, ukamengo arabakwirikira. Mu bitwa ko bar´abagenzi, baheruka uwo munsi barinda banamusangayo batigeze basubira no gukubitira aho bamusize ubwa nyuma.
    Nohusubira kuraba umuryango wiwe ni bake bawuraba.
    6. Ivyo turakwiriye kuvyikebukako, tugasonera uwitavye Imana, uwari we wese.
    Ahandi muri cimétière abantu barahetembera, bakaja kwibuka ababo. Kandi nakera, barashiraho icibutso c´intatemwa. Nuko babigirira gusa serugo.

    7. None mwebwe mufise ubutegetsi, ni mwikebuke, kandi sivyo mwibagiye murazi ko mwahashitse muvuga ko ikiremwa muntu kitasonerwa, akarenganyo kari kariraye, ubusuma bwari bwarisasiye indava. Nimwerekane ko hari ico murushije abatwaye imbere yanyu.
    8. Kandi ivyo gushingura abo bantu bahambwe kivunga, nti muje gusabiriza hanze ngo babafashe gutera iteka abanyu. Mubishatse amahera yo kubikora azoboneka, mu ma komine, abanyagihugu bazobifashamwo.
    9. Ni twiyambike agashambara mu bacu no mu makungu.
    10. Tugire amahoro y´Imana mu gihugu.

  4. Bwenge juliano

    Ntimukigambe ikibi mwakoze, buraca kigatumbera iwanyu. Ubwo atari ubwenge buke, ni umutima ataco ukunda, kandi si vyiza.

  5. Je mbona ivyo ntawobifata nk’ukuri kwa nyuma kuko ibintu nk’ivyo bisaba amatemoignages menshi kuko imwe ishobora kuvuga ukuri kuri evenement bivanye n’ivyamushikeye canke yabonye nkuko hashobora kuba n’uwundi yashikiwe canke akabona ibitandukanye n’ivy’uwo.Aha twofata nk’akarorero no kuvyabaya handi.Aho wasanga abassaillants bateye igisoda naco en repliquant kigaca gihumbahumba umunyagihugu wese gisanze munzira sous pretexte y’uko abo banyagihugu bakorana n’abassaillants.Ibintu nkibi bisaba des enquetes zikomeye.

  6. miburo

    j,avais a peu pres 12ans,,et je vivai pres de rukaramu,,je me souviens tres biens des refugies qui se sont reunis a buringa,,,ico gihe anmasase yari menshi a ce que tuyamenyera comme si ce sont de schansons a la modes,,beaucoup etaient gravement blesses abandi biruka batazi k bakomeretse,,vyari biteye agahinda ariko ikintangaza nuko ces gens barokotse survivent toujours,,que DIEU les protegent,,ndibuka ico gihe tous les jeunes garcons de buringa ont intervenus baragenda kurasana nabo bafasha abasoda bigihugu et pour aussi sauver abataracikana babajana kwa muganga,,hari uruhagarara,,amaraso yatemba nka tanganyika,,je me souviens amarira maman yarize ngo umwana wiwe wimpfura ntagaruka kuko yari murabo bagiye gufasha,,gloire a Dieu yaragarutse

  7. Jacques

    Nagira nsabe leta isabe aide kugira mwubake aéroport kuko kwisi nitwe dufise piste d’atterissage imwe kandi murabona yuko vraiement on traine la queu derrier les autres pays

    • Citoyen

      Meme l’actuelle piste n’est pas exploite a fonds et tu souhaites une 2me piste?

    • Vuvuzela

      On veut construire un grand aeroport a Bugendana. Peut-etre qu’on n’aura plus besoin de plus de pistes a Buja. Patientez et priez pour que la piste encore en vie le soit jusqu’a ce que l’on ait le nouvel aeroport.

      Et d’ailleurs il y a plusieurs chats a fouetter, notamment cet ADC-Ikibiri et la societe civile qui levent le doigt ou nous regardent droit dans la bouche quand on met quelque chose sous la dent.

      Arrangez vos menages d’abord. ok?

  8. Iteka

    c’est dommage mr Ntawuyankira, ce qui est pure c’est que ton témoignage et d’autres semblent être pour des intérêts de ceux qui veulent cacher leurs crimes.
    Mais le temps viendra et la vérité triomphera, et nous aurons le temps de pleurer les nôtres et préparer notre avenir

  9. Simon Ntungumburanye

    Qui croire ?! Je ne fais que citer :

    « La Résistance attaque le camp Gakumbu . Les affrontements engendrent des dégâts humains et matériels.
    La Résistance a détruit une compagnie entière, dirigée par un major, qui était chargée de garder l’aéroport de Bujumbura. Les Résistants ont pris des armes dans un entrepôt central plein d’armes et de munitions pour trois compagnies de la brigade. Trois petits avions, et toutes les casernes militaires ont été détruits. Un Boeing appartenant à Air Burundi a été endommagé. La principale centrale d’électricité de Bujumbura a été mise hors service.
    Des centaines de FAB ont été tués. Face à cette honte suprême, les FAB ont interdit tout accès a l’aéroport non seulement pour enterrer les militaires décèdes à l’insu des médias mais aussi pour tuer les civils hutu soupçonnés d’être de connivence avec la Résistance.

    Le 2 janvier 1998. Le porte-parole du CNDD, M. Ndiho Jérome déclare qu’après l’attaque de l’aéroport et du village de Rukaramu, « plus de 500 civils massacres par l’armée mono ethnique Tutsi » [FAB], en débandade face à ses FDD. Ndiho Jérome précise, pour preuve, que « la plupart des victimes ont été achevées à la baïonnette » … ».
    Simon Ntungumburanye

    Source: http://reliefweb.int/report/democratic-republic-congo/burundi-les-rapatri%C3%A9s-de-rukaramu-sont-dans-des-conditions.

  10. Basha iyo nkuru bayimenyesheje ukp yagenze kuko nanje muri gihe nari mu Maramvya hagufi yo ku Mubone,abobantu boe bishwe na FNL Palipehutu,

  11. Ntakamurenga

    On se demande si Dieu pourra nous tolérer pour toutes ces bavures au moment où jusqu’aujourd’hui certains d’entre nous on fait la criminalité leur métier et devise; comme si Dieu serait mort! On dirait qu’il s’agit d’un pays sans dirigeants! C’est dommage!!

    • Bohoza

      C,est domage pour les victimes,mais entre temps nous felicitons les troupes du PALIPEHUTU-FNL,qui n,ont pas cesses de montrer leur bravour cet attaque etait une des grands succes des FNL,apres ils ont toujours montres leurs suprematies a Kinama,Musaga et ailleurs.VIVEZ LE PALIPEHUTU-FNL unis.

      • Basha,kuki mwigamba ikibi hewe mutaniyehe n’interahamwe zakoze ikibi mu Rwanda,none ubu zirihe? mu mashamba zaratorongeye hose asanti

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