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Justice

Manifestants élargis de prison après leur formation patriotique

Térence Mbonabuca bat les mains, à l’unisson avec les détenus libérés

Térence Mbonabuca bat les mains, à l’unisson avec les détenus libérés

Les 97 prisonniers pour participation aux manifestions contre le troisième mandat que la justice burundaise avait acquittés (75) ou condamnés à 2 ans de prison avec sursis d’une année (22), il y a deux semaines, sont enfin sortis de la prison de Mpimba, ce mardi 8 décembre.

Les détenus ont d’abord subi une formation patriotique dispensée par trois consultants, dont un prêtre catholique. « Elle visait leur rééducation pour qu’ils aient un comportement exemplaire dans leurs milieux d’origine et de vie et pour qu’ils soient facilement intégrés », souligne Sylvestre Marora, un des consultants.

Aux anges, plus que ces détenus élargis, Térence Mbonabuca, DG de l’administration territoriale au ministère de l’Intérieur et de la Formation patriotique dira que l’heure de la fin des cérémonies de leur libération (15 heures) coïncidera avec l’ouverture des consultations entre le Burundi et l’Union Européenne à Bruxelles.

La libération, oui. Mais aussi la réintégration

Les détenus désormais libres insistent surtout sur leur réintégration. Les fonctionnaires souhaitent recouvrer leurs emplois. Les élèves veulent retourner à l’école dès la rentrée du deuxième trimestre. Tous ont exprimé leur inquiétude qu’une fois dans leurs quartiers, ils ne subissent des tracasseries de toutes sortes pour le fait-même qu’ils étaient en prison. Sur ce, M. Mbonabuca tranquillise. Il montre aux concernés les administratifs locaux venus les prendre dans les camionnettes des zones de la mairie : « Ils seront les garants de votre sécurité».

Aux 10 élèves, il promet que son ministère fera un plaidoyer auprès du ministère de l’Education nationale pour qu’ils reprennent le chemin de l’école avec le début du deuxième trimestre. A ceux qui réclamaient des tickets pour le retour à l’intérieur du pays, il a été catégorique : ils ont été arrêtés à Bujumbura. Une fois dans les quartiers, ils se débrouilleront pour le retour à leurs collines natales.

Un lueur d’espoir pour les manifestants encore sous les verrous :le conseiller au ministère de la Justice, Bernard Bizimana, a laissé entendre qu’ils pourraient aussi être libérés dans les jours à venir, mais qu’il faut laisser la Justice suivre son cours normal.

  13   Vos commentaires
  1. turagisangiye

    la formation patriotique??????hahahaha!!!!qui en sont vraiment les formateurs?ceux qui ont vraiment besoin de formation patriotique sont ceux qui ne respectent pas les textes fondementaux qui régissent la societé burundaise!quant à ces jeunes,on ne les a pas former mais plutot on les a formater puisque ils étaient patriotique déjà! quand on ne respecte pas les droit de l’homme,quand on s’aproprie le pays comme si il t’apparitient à toi seul on ne peut pas donner des formation patriotique à autre parce qu’on ne peut pas donner ce qu’on a pas!

    • Novat Nintunze

      J’aurai espèré des consultants nord-coréens pour cette fameuse formation patrioique!

  2. Jereve

    Il me semble que Térence Mbonabuca était parmi les signataires de la lettre ouverte au Président Pierre Buyoya à la suite des massacres de Ntega et Marangara en 1988. Il me semble qu’il s’est ensuite rétracté en se désolidarisant officiellement avec les cosignataires qu’il a qualifiés de fauteurs de troubles. Et il a continué à vivre paisiblement à Buja alors que les autres étaient pourchassés comme du gibier de potence. L’histoire a retenu que ces signataires ont changé le visage politique du Burundi. Bravo, encore ! Le voilà notre Mbonabuca maintenant grand maître en éducation et formation patriotiques des jeunes dont le seul tort est d’avoir manifesté leur désapprobation contre l’usurpation du pouvoir. J’espère qu’il leur a raconté ce qui lui est arrivé en 1988.

  3. REFLEXE

    Aux parewnts et familles (TOUS) de « ces liberes »,

    SVP, prenez vos responsabilites. Si vous regardez bien « la joie » de Mr. Mbonabuca sur la photo, vous comprendrez rapidement. Le minimum est d’eviter que les liberes restent a la meme place qu’avant. N’est-il pas vrai qu’apres la soit disante liberation, des attaques nocturnes par la police ont eu lieu dans certains quartiers?? Qui etaient vises?
    Dommage que l’etat burundais, arrete ses citoyens et que ces derniers soient utilises comme boucliers pour encaisser des sommes d’argent en echange! 8 mois d’emprisonnement injuste? A la societe civile exilee et en difficulte , faites comme Mr. Pierre Claver Mbonimpa, ne soyez pas decourages, construisez vos nouveaux reseaux s’il le faut, aider a sauver tout le monde sans distinction aucune.

  4. Nous voulons un Etat de droit.
    Pourriez vous nous expliquer pour quelle raison ils ont été écroués?
    Et en vertu de quelle décision sont ils relâchés?
    Donc un citoyen est emprisonné parce que ça fait plaisir aux gouvernants et puis libéré suivant les mêmes caprices.
    Mes chers frères burundais, si nous devons nous battre, battons nous pour un Etat de Droit.
    En tout cas je suis dégouté de voir ce qui se passe au pays de Mwezi Gisabo

    • Stan Siyomana

      @Mpebentwenge: « Et en vertu de quelle decision ils sont relaches? »
      1. « …Combien d’annees
      Faudra-t-il a l’esclave
      Avant d’avoir sa liberte?
      …ECOUTE MON AMI,
      ECOUTE DANS LE VENT,
      ECOUTE LA REPONSE DANS LE VENT… »
      (Voir « Ecoute dans le vent (Blowin’ in the wind) par Bob Dylan, http://www.youtube.com).
      2. « L’heure de la fin des ceremonies de leur liberation (15 heures) COINCIDERA AVEC L’OUVERTURE DES CONSULTATIONS ENTRE LE BURUNDI ET L’UNION EUROPEENNE A BRUXELLES. »
      Et les fameuses consultations vont porter sur l’article 96 de l’Accord de Cotonou (Benin) de l’an 2000, DONC SUR LA VIOLATION DES DROITS DE L’HOMME PAR LA DICTATURE DU 3 EME MANDAT PRESIDENTIEL AU BURUNDI.
      3. « La liberation de M. Guo, intellectuel reconnu, INTERVIENT JUSTE AVANT UNE VISITE D’ETAT DE XI AUX ETATS-UNIS. Le traitement des dissidents par le regime communiste est souvent une pomme de discorde entre Pekin et Washington… »
      (Voir Agence France Presse (AFP): « Chine: Liberation d’un intellectuel militant des droits de l’homme detenu depuis 11 mois », L’orient Le jour, 15 sept. 2015).
      4. Donc cette liberation fait sans doute partie des tactiques que les regimes dictatoriaux utilisent pour appaiser l’opinion internationale.

  5. Burimaso

    Macabre manipulation. Comportment pueril des autorites de facto. Tout cela pour impressioner les europeens pour que l’etau soit relache. Les Jeunes, restez fideles a vos ideaux

  6. Burundi

    Est-ce que la prison a change l’opinion de ces inzirakarengane sur le 3eme mandat illegal ?
    Sont-il liberes sous condition qu’ils n’ouvriront plus la bouche sous le regime illegal ? Meme apres leur
    emprisonement, les gens n’ont jamais cesse de crier et n’entendent pas arreter tant que le 3eme mandat
    illegal continue a tuer.

  7. Mandela

    De la farce! Les autres n’agissent pas comme des gosses comme vous!

  8. Oliver

    Yes to reintegration but negative to indoctrination. People have the right to an opinion, free expression and peaceful assembly.

  9. Amede

    Par contre, ce dont je suis sûr, les 18 à Bruxelles vont en recevoir une (formation patriotique), bien méritée.

  10. Amede

    Je ne pense pas que cette formation a été donnée à ceux qui en avaient besoin le plus. Bien au contraire.

    • mon pays va mal

      je crois que ce sont les bandits voleurs escroc etc incercerés avant les manifestation qui ont été relâchés à la place des manifestants

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