Télécoms

Malaise dans la téléphonie mobile

15-04-2014

Trimbaler deux, voire trois appareils, c’est la solution que de nombreux utilisateurs de téléphone portable ont trouvé pour rester joignable. Malheur à celui qui n’a qu’un seul numéro.

Antoine Kaburahe

Antoine Kaburahe, auteur de l’enquête, est Directeur des publications du Groupe de presse Iwacu

Le réseau va très mal : tantôt votre contact n’est pas joignable, ou alors la ligne est bourrée de parasites, quand elle ne se coupe tout simplement. « Le Burundi doit-il être « le parent pauvre » de l’EAC sur tous les plans ? Les Burundais avaient l’espoir car le pays et la ville de Bujumbura ont été l’objet de nombreux travaux d’installation de câbles et de fibres optiques dans toutes les routes et les rues sans oublier les carrefours. Mais, hélas, les communications téléphoniques sont de plus en plus souvent coupées, interrompues, parasitées. Que se passe-t-il ?

Tous les Burundais qui utilisent le téléphone portable, et ils sont nombreux, ont constaté que la qualité des échanges téléphoniques s’est dégradée ces derniers mois.
Les travaux d’installation et des raccordements de la fibre optique n’expliquent pas tout. Au delà des rumeurs, Iwacu a voulu comprendre.

Mais notre enquête s’est révélée très difficile. Dans ce secteur, les gens ne sont pas très bavards. Ainsi, les responsables des sociétés de téléphonie restent très prudents et aucun n’a accepté de témoigner publiquement… Cela dit tout sur le climat morose qui règne dans le secteur.

Des opérateurs en sursis

Quand on débarque à Bujumbura, ce sont des immenses annonces publicitaires de compagnies de téléphonie qui accueillent le visiteur. Leo, Econet, Africell … Tous rivalisent pour signer leur présence.

Le rond-point "Econet", en plein cœur de Bujumbura ©Iwacu

Le rond-point « Econet », en plein cœur de Bujumbura ©Iwacu

On pourrait penser que tout va pour le mieux dans le monde de la téléphonie mobile. Mais, curieusement, les opérateurs de téléphonie ne sont pas contents. Plutôt, ils sont même inquiets. Et il y a de quoi. Bientôt leurs licences d’exploitation expireront : celle de LEO en avril, celle d’Africell en septembre, et celle d’Econet en novembre.
Que se passera-t-il lors de ces échéances ? Personne n’est en mesure de le dire.

Tous les trois avaient une licence de 15 ans. Des sources proches de ces opérateurs affirment que les sociétés et ont demandé depuis longtemps le renouvellement des licences. Mais silence radio du côté de l’autorité publique, c’est à dire, du régulateur du secteur : l’ARCT.

La société vietnamienne Viettel chouchoutée

La frustration est d’autant plus grande que le régulateur (l’ARCT) semble traiter différemment les opérateurs. Cette dernière a octroyé une licence à Viettel, une jeune société vietnamienne  qui vient de s’installer au Burundi.
Tous les opérateurs s’étonnent de « la rapidité » avec laquelle la demande de cette dernière arrivée a été traitée. Selon des documents qui sont à notre disposition, elle a apparemment demandé la licence en novembre 2013 et a obtenue un décret Présidentiel l’autorisant le 3 décembre. Du jamais vu ! Même pas un mois de délais. Il n’y a pas eu d’appel d’offres, pas de consultation avec les partenaires du secteur présents et actifs (créateurs d’emplois et de richesses), pas de justification de motif, pas d’étude d’impact, ni même une information au Ministère responsable des télécommunications pour les mettre au courant de l’arrivée de Viettel. « Ca s’est passé comme une lettre à la poste », confie encore un responsable d’une société de téléphonie.
« Apparemment, c’est la préférée de l’ARCT », pour reprendre l’expression d’un autre.

En termes d’exonérations, Viettel est gâtée, voire « protégée », en effet

«  Les exonérations accordées à Viettel abandonnent toutes les recettes administratives et fiscales éventuellement dues par cette dernière – y compris les droits de douane, les taxes d’importation, la TVA, les impôts retenus à la source pour les employés, les frais de visa et cartes de séjour, les taxes et frais sur les transferts d’actifs, les redevances pour les fréquences etc. Par décret Présidentiel, « la petite dernière » est exonérée d’impôts à payer sur les revenus pendant 8 ans, et au delà de cela, elle bénéficie d’un crédit d’impôt de 37% », peut-on lire dans le décret présidentiel.

Beaucoup se posent la question de savoir où se situe l’intérêt du pays dans ce type de contrat ? C’est à se demander où se trouve alors l’intérêt  du Burundi… Pire encore, plusieurs spécialistes du secteur s’interrogent sur le bien fondé d’agréer encore une autre société de téléphonie au Burundi.
La tendance aujourd’hui, dans le monde, est au regroupement et donc à une limitation drastique du nombre d’opérateurs. Même dans la sous-région. Ainsi, l’Uganda s’est récemment rendu compte que c’est le cas chez eux aussi, et c’est pour cela que leur régulateur a approuvé la consolidation du marché. Airtel a racheté l’opérateur Warid en mi-2013 réduisant le parc de sociétés mobiles là-bas.

L’Etat rwandais s’en est rendu compte aussi et s’est débarrassé des actifs de RwandaTel à Airtel (mobile) et à Liquid Telecom (fixes et fibre). Même au Kenya, Liquid a racheté les infrastructures de Kenya Data Networks (KDN). Des autre pays suivront cette tendance de consolidation, disent les analystes.
Au Burundi, six opérateurs dans un marché aussi limité n’est donc ni rentable ni viable ! La preuve c’est le faible développement dans le secteur de téléphonie burundais.

Selon nos différentes sources, les opérateurs mobiles au Burundi gagnent aujourd’hui une moyenne inférieure à $3 par abonné et par mois. La moyenne en Afrique sub-saharienne est d’environ le double. Avec seulement la moitié des recettes par abonné et avec le petit parc d’abonnés burundais, on se demande comment les opérateurs arrivent à survivre.

Et un spécialiste de déclarer : « Le calcul est simple : le Burundi a trop d’opérateurs. »
Ainsi, il est évident que dans les pays les plus grands et riches on n’a pas autant d’opérateurs (exergue) par client potentiel.

Le tableau suivant est éloquent.
Penetration des SIM en Afrique

  15   Vos commentaires
  1. avatar jeunesse

    birababaje je demande a la banque mondial et le FMI de suivre de prêt ces exonérations exagéré pour le bien de notre peuple

  2. avatar Terimbereburundi

    Ni hatari ndumiwe kabisa, none mvuge iki se? Igitangaje, mbe izo sociétés ziri i Burundi, nta handi na hamwe ziri (Leo, smart, africell,…vettel), umengo mu burundi haza i micafu gusa? (muri east africa hari: airtel, Tigo, MTN, vodacom)??? ivyo Vettel yo ni produit du pouvoir, l’argent sale de la corruption, bariko bagira placement y’amahera bivye, n’ibindi tuzobibona barundi????
    None, umusaruro uri inyuma y’ayo manyanga n’uyuhe?????
    Que veut il dire un président qui soutient la corruption, les magouilles, les intérêts autres que ceux du pays et de sa population?????
    Barundi, kirye, giturire, ……kizobagora gusanura??????

  3. avatar Casimir

    Ils vont être désenchanté avec l’arrivé de Viettel sur le marché burundais, car cette compagnie a la fâcheuse habitude de faire venir sa main-d’oeuvre directement du Vietnam même pour les tâches les plus insignifiantes au détriment de la main-d’oeuvre locale.

    C’est ce modèle qu’ils ont implantés en Haiti! pathétique.

  4. avatar J C

    Faisons une mauvaise campagne contre ces compagnies issues des magouilles via les reseaux sociaux.

  5. avatar Muntunutwiwe

    Mwibagiye ko amatora yimirije: Bariko barondera aya campagne: Societe idatanze, ntizoronka renouvellement. Ayo botanze mu ma taxes, bayatanga mu giturire, ni co gituma baba exoneres pour si longtemps!!!!!!!!! Abanyagihugu n’akazi kabo…….

  6. avatar RUGAMBA RUTAGANZWA

    La corruption, c’est comme un cancer. Il vous ronge tous les organes avant de vous tuer…! Le système de téléphonie mobile au Burundi est miné par une corruption sans précédent de la part du parti au pouvoir et de son gouvernement. Les exonérations à tour de bras sont sûrement liées à la corruption. Cette société vietnamienne n’est pas chouchoutée pour ses beaux yeux. C’est pour ce qu’elle donne au pouvoir…. ! C’est une honte nationale quand on voit à quel point les voisins progressent en matière de technologies de l’information alors que nous on ne fait que marcher sur place ou reculer…! Il est temps, grand temps que le système détestable du CNDD-FDD s’en aille et laisse place aux femmes et aux hommes capables de bâtir ce beau pays……!

  7. avatar CUMA

    Iryo ni ibara. None nk’ubu twovuga ko Uburundi buriko buja hehe? Tuzoheza dutere imbere gute hakiba ibintu nk’ivyo? None abo badutwara ntiboheba bakikebuka! Nibatangure koko berekane umutima wo gukunda igihugu boye kwikunda bonyene gusa. Ejo hazohava haba kera!

  8. avatar Sérieusement

    j’ai 32 ans.

    Depuis la venue du SMS avec Africel, j’ai grandi en voyant les jeunes , surtout s’envoyer des SMS. En ce temps Africel, devenu Tempo, avait le monopole des SMS entre jeunes. Maintenant avec la liberalisation « stupide » des operateurs de telephonie mobile, (le Rwanda n’en a que 2) dans les annees 2000-2012, il y a eu 7 operateurs :
    – les grands : Leo, Tempo, Smart, Econet, Onamob
    – installent des antenes utilises par les autres : BipTelecom, Lacel

    Et les grands, se sont retrouves a se faire une guerre pour capter le marche juteux des SMS. D’ou ils ont fait :
    – des campagnes de promotion ( argent depense sans assurance de resultat)
    – des systemes de paquets ( Leo, Econet, …) ou on achetait une certaine quantite de SMS en bouquet
    – des systemes de flottes ( …les intitutions , entreprises achetent des « bouquets » pour leurs employes…
    – Econet a meme instaure pour un temps la reception des messages de Facebook sur mobile sous forme de SMS…, un tariff preferentiel de 5 BIF/SMS pour les etudiants

    Tout cela caracterise un systeme de « guerre » ( OK, je sais qu’au Burundi…ce mot nous est familier) economique qui a permis aux jeunes et certains « vieux nkanje » de profiter des SMS « a gogo ».

    cela a rabaisse la marge de maneuvre et le benefice aussi bien pour les telecoms et l’Etat. Comme l’explique le ministre du Redressement productif en France ( http://www.01net.com/editorial/580417/l-impact-de-free-mobile-serait-positif-sur-la-creation-demploi/ ). Cette guerre qui continue a se passer au Burundi.. (Yes! je me met aussi a salir mon pays. tout le monde le fait. Pourquoi pas moi ?), guerre economique ; a un impact que j’ai analyse dans mon travail de find de licence.

    Les telecoms ont alors ouvert d’autres hostilites entre eux sur les appels telephoniques : « uzuza », « niwiyagire », « Leo Kiyago », … bref des options donnes a tous pour juste rechager (avec par exemple 1000 BIF), tu as l’opportunuite de passer des appels telephoniques « gratuitement » durant 24h.

    Mais cela est un manque a gagner encore pour les telecoms affin de capter des abonnes! Est-on sur que lorsque les abonnes viendront dans votre reseau telecom ils vont continuer a depenser les 1000 BIF/24h ?

    En tout cas ce ne marche plus,…. Je le sais bien.

    E voila qu’est venue LA CATASTROPHE « WHATSAPP » (= Facebook…kuko yarayiguze)

    Watsapp ( enfin, Whatsapp, Viber, Skype) permet a ladite jeunesse huppee, qui pouvais consommer pres de 2000 BIF/jour de SMS (oui, j’y est ete, je vous jure, dans ma jeunesse… j’etais chaud) d’acheter par exemple un bouquet de 5 MB (cinq megabites = 300 BIF dans Econet) et de passer toute une jornnee a s’envoyer sur Whastapp des messages, en groupe, des photos, des videos de jeunes burundaises dansant dans Cristall…..

    Vous voyez le rapport 300/2000 ?

    imagine un type qui te donnais 2000/jours, te donner juste 300/jours ?

    Lisez ceci

    http://www.businessdailyafrica.com/Corporate-News/WhatsApp-hits-telecom-firms–premium-SMS-business/-/539550/2140476/-/al41ckz/-/index.html

    http://www.generation-nt.com/whatsapp-messagerie-sms-operateur-strategie-actualite-1856292.html

    Or, les telecoms « voient loins » (….yep Imb…?), ils lisent ces articles que je viens de mentionner ( meme si vous ne les lisez pas !).

    Ils ont perdu, ils sont entrain de perdre un marche des SMS avec Whatsapp, Viber, Skype, Facebook Messenger,… Et perdent aussi le marche des appels telephoniques a cause de Viber, Skype, bientot Facebook, qui a rachete Whatsapp va integrer l’appels telephonique.

    :
    « Il y a 4 ans, quand je voulais passer un appel international,…j’achetais « des unites de 2500 BIF » dans Tempo ou Smart,..et je pouvais parler … 16 Min ( 150Bif/Min).

    Maintenant je fais quoi ? Vous l’avez tous devine! j’achete pour 2500 Bif et j’ai 1 GB ( un gigabite) dans Leo, et je donne (sur Whatsapp = 0.01 Bif) rendez vous a mon cousin ari hanze sur Skype et on parle durant … 3 heures. » Et apres il en reste des megas que j’utilise avec Whatsapp.

    So en definitive, le secteur des SMS est entrain de pericliter car « la jeunesse « high high » de Bujumbura ( et la jeunesse de la diaspora qui communique avec ceux qui sont ici) succeptible de depenser beaucoup pour la communication » est entrain d’utiliser des outils peu rapporteurs pour les telecoms => taxes Down => Etat pas d’argent.

    So, que les telecoms augmentent les prix des communications,…CELA EST LOGIQUE pour toute personne qui comprend comment les entreprises travaillent. Sauf les Burundais bien sur.

    Comme le rappelait un certain commentateur @Karimanzira dans l’article sur le poisson exporte aux USA, les burundais doivent savoir evoluer evec le temps.

    Ps: j’ai travaille dans deux telecoms : Burundi + Kenya.
    Ps: @M. Kaburahe … j’aurais aime qu’il y ait autant de commentaires sur les articles econimiques comme celui-ci et mais merci quand meme pour cet article economique, cela rappele rimwerimwe que la vie au burundis n’est pas que politique : « la plus part des « politiciens » batukana sur ce forum, ne veulent que de l’argent ». cette deriere sitation est la mienne. c’est un constat.

  9. avatar Ndayiragije

    Monsieur KABURAHE, il faut poursuivre les investigations, vous allez voir qu’il y a des gens du pouvoir parmi les actionnaires ou bien de la corruption pure et simple. Si non comment expliquer que les sociétés qui payent déjà les impôts n’obtiennent pas le renouvellement de leur licence facilement. Ou bien les patrons de ces sociétés sont des TUTSI ou les gens qui travaillent dans ces sociétés sont aussi des TUTSI. Qui a dit qu’il n’y a pas de problème ethnique au Burundi? Murambaza moi qui viens d’être victime de mon origine ethnique et régionale dans le recrutement des assistants à l’Université du Burundi. Monsieur KABURAHE turagutumye kuri Serge NIBIZI de la RPA aduhamagarire le patron de l’ARCT pour qu’il nous explique cette situation. Hanyuma ngo barabuze la bourse des étudiants!!! Boyakurahe batanga des exonérations pareilles d’impôt pendant 8 ans s’il vous plaît? Que gagne la population et le pays s’il n’y a pas d’impôts qui rentrent? ça c’est pour une société, c’est sur qu’il y a d’autres qui ont bénéficié des mêmes avantages. Hanyuma ngo igihugu kirakenye. Jewe sinzi abantu badutwara iyo bize ubunyonyezi nk’ubwo. Ariko barashobora kwisamburirako nk’impene.

  10. avatar kamwe

    Ne soyez pas surpris d’ici quelques jours quand on se rendra compte que les tenors de pouvour actuel sont les principaux actionaires dans cette societé.ca me rappel la societé sucrière TBC don’t nulle n’ignore les actionaires yaje nkuko nyene avec beaucoup d’exoneration et avantage mais jusqu’a maintenant n’a encore produit plus d’une tonne de sucre.la fin est la meme donnons le temps au temps

  11. avatar Kabizi

    C’est AMANDA Drinks qui est ressuscité!
    On peut se décider de ne pas s’abonner malgré les avantages qu’il amènera!

  12. avatar J Paul

    On ne cessera de le repeter: tous ces marches accordes en vrac devront etre revus apres les elections de l annee prochaine. Que ces nouveaux investisseurs le sachent: s ils s averent qu’ils se sont engages dans des pratiques de corruption, la justice devra faire son travail. Un investisseur averti en vaut 100!

  13. avatar Nzobandora

    Pourquoi attribuer des exonérations aux nouvelles compagnies qui n’ont pas fait leurs preuves (alors que l’Etat n’arrive pas à payer la bourse des étudiants) alors qu’en même temps on met des bâtons dans les roues des compagnies déjà présentes sur le terrain, qui payent d’énorme taxes et impôts à l’Etat et offre de l’emploi. Peut être que c’est moi qui comprenne rien à l’économie mais je pense que la situation économique du pays va s’empirer d’avantage dans les jours à venir. Qui en sortira gagnant de cette situation? JE NE SAIS PAS MAIS CA NE SERA PAS LA MAJORITE DES BURUNDAIS

  14. avatar Vios

    Les rapaces qui se sont installes a la tete de ce pauvre pays finiront par se detruire eux meme
    Tellement avide de se remplir les poches …..

    Imana ikingire abarundi

  15. avatar KABUTURA Jerôme

    Au lieu de faire des détours racontant le malaise des anciens opérateurs, faites une investigation sur l’actionnariat et la procédure normale d’implantation d’une nouvelle société, et, le réponse est la.
    Sans toute fois vouloir verser dans le clanisme, je pense que cette façon de faire s’inscrit dans la logique de la reconfiguration du secteur économique….
    C’est la ou réside la complexité des questions qui hantent notre cher pays.TOUT est pour moi lié: Volonté manifeste de supprimer Arusha,incendie des marches(y compris le marche central)l’épineuse question de la CNTB, le recrutement des assistant et maîtres assistant a l’UB et l’octroie des bourses d’étude, le recrutement des fonctionnaires publics, le traitement inégal des population(surtout la jeunesse)….A ceux qui vont me lire, ce n’est pas une parole d’évangile,CE N’EST QU’UNE HYPOTHÈSE HEURISTIQUE dans la logique de « transfert des biens ».

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