http://www.iwacu-burundi.org/wp-content/uploads/2016/09/US-ADVERT-26-SEPT-O-7-OCT.pdf
Agriculture

Lycée Vugizo : des étudiants se lancent dans la culture des champignons

Au moins 30 Kg de vente par jour, soit entre 75.000 Fbu et 150.000 Fbu. C’est ce que rapportera une initiative de culture de champignons à une trentaine d’étudiants frais émoulus des universités du pays ou en passe de terminer le cursus universitaire.

Dans la salle de culture des champignons ¢Iwacu

Dans la salle de culture des champignons ¢Iwacu

Tous membres de la Coordination Catholique Interuniversitaire, ces jeunes filles et garçons utilisent les locaux aujourd’hui désaffectés du lycée Clarté Notre Dame de Vugizo comme champs de culture des champignons. Par l’humidité qui règne aujourd’hui en maître dans ces locaux délabrés, le lycée devient un lieu favorable à cette activité.
29 ans, bientôt diplômé en génie civil, coordinateur catholique interuniversitaire et responsable du projet, Fidel Musabe cite trois atouts majeurs pour la réussite de ce projet: la disponibilité de ces jeunes – la plupart d’entre eux étant au chômage -, l’apport en expérience des ingénieurs agronomes et les cotisations individuelles comme source du capital de démarrage : « Les hôtels, le magasin Mutoyi, des ménages particuliers  constituent le marché d’écoulement de la production », explique le jeune Musabe, confiant.

La culture des champignons est rentable. Sur le marché, le prix du kilo varie entre 2500 et 5000 Fbu. Le coût de production n’est pas énorme. A part l’achat du bois de chauffage, l’argent est dépensé pour l’achat du substrat à l’usine Rafina. Le substrat est une sorte de hachis issu des restes de coton broyés. C’est sur ce substrat que pousseront les champignons. Le bois est utilisé pour la stérilisation des sachets remplis de cette substance.
La culture des champignons demande un certain savoir -faire : la mise en sachets du substrat, la stérilisation du substrat par la vapeur, la semence suivie de la colonisation de tout le sachet par des germes blancs de champignons, l’arrosage et enfin la récolte du champignon.
Rien de sophistiqué pour la stérilisation des sachets de substrat : les sachets sont déposés sur un gril installé à l’intérieur d’un tonneau. Pendant deux heures, de l’eau est chauffée au fond du tonneau libérant des vapeurs sous le gril. C’est par cette chaude vapeur d’eau que se fait la stérilisation du substrat.

La colonisation se fait dans des salles à fraîches températures .Les sachets de substrat sont déposés dans des chambres noires .Dès lors, des germes blancs de champignons colonisent tout le sachet rempli de substrat. Il ne reste plus qu’a faire une entaille sur le sachet par lequel sortiront les pousses de champignons. Toute couleur verte à l’intérieur des sachets est synonyme d’une colonisation non réussie.

Le projet de production des champignons est dans sa phase expérimentale depuis mars. C’est une phase réussie à 80%, selon Musabe. La production à grande échelle est attendue dans les trois à mois à venir.
Les champignons sont riches en protéines et en sels minéraux et présentent un goût agréable au contact du palais.

Publicité