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Sécurité

L’intolérance politique monte d’un cran à Rugombo, les Imbonerakure pointés du doigt

02-04-2016

Des actes de violence commis par les jeunes du parti présidentiel à l’endroit des membres des partis de l’opposition deviennent inquiétants. Trois personnes ont été molestées.

La victime en soins intensifs

La victime en soins intensifs

Les membres des partis d’opposition et les défenseurs des droits de l’Homme en appellent à l’arrêt de ce comportement.Le cas le plus récent est survenu dans la nuit du 28 au 29 mars où Jean-Jacques Sibomana, un sympathisant du Fnl d’Agathon Rwasa été sérieusement tabassé par un groupe de jeunes du parti au pouvoir au quartier Swahili, secteur Mparambo I dans la commune de Rugombo. Ce groupe était conduit par une certain Claude Birarusha.

Selon des témoins, cette victime, un soudeur, était en train de faire son travail vers 21 heures du soir. «Comme le courant ne vient que pendant quelques heures de la nuit, il a profité de cette occasion pour parachever son travail», affirme un de ses collègues visiblement fâché.

La victime comme l’indique un membre de sa famille a été battue jusqu’à perdre connaissance. «Pour le moment, il est en soins intensifs au centre de santé de Rugombo», précise-t-il en colère.

Ce cas est loin d’être un cas isolé. Au même moment, indiquent d’autres témoins, la nuit a été longue pour deux autres personnes dans ce quartier. Elles ont été battues par ces jeunes, ils étaient armés de gourdins et de machettes, c’était à la première transversale de la même commune de Rugombo. Les habitants de ce quartier rencontrés déplorent le comportement : «Ces jeunes affiliés au Cndd-Fdd  font la loi et sèment la terreur».

Impunité

Les responsables des partis politiques de l’opposition contactés ne cachent pas leurs inquiétudes et dénoncent l’inaction de la justice. «Ce qui est déplorable et exaspérant est le fait qu’il y a une sorte de complicité entre certains administratifs et ces jeunes du parti au pouvoir», regrette un des responsables du Frodebu à Cibitoke. «Personne n’a été arrêté ou amené devant la police ou la justice», s’insurge un militant du Fnl proche d’Agathon Rwasa.

Les défenseurs des droits de l’homme dénoncent l’impunité dont bénéficient les jeunes du parti présidentiel. Comme le précise l’un d’eux, les infractions imputables aux Imbonerakure ne sont jamais sanctionnées.

L’administration communale indique que des enquêtes sont en cours pour déterminer les responsabilités des uns et des autres.Contacté à ce propos, le responsable des jeunes du ’’parti de l’aigle’’ au niveau provincial fait savoir que la responsabilité pénale est individuelle avant d’indiquer qu’il y a des sanctions sévères prévues pour des jeunes du parti au pouvoir qui ont dévié de la ligne de conduite.

  1   Vos commentaires
  1. venant

    Je ne pense pas qu’il s’agit de l’intolérance politique. Alors que nous avons un même PERE qui nous aime trop et qui nous demande, à notre tour, de nous aimer les uns les autres, nous avons peur et même très peur d’aimer ceux qui ne nous ressemblent pas (couleur de la peau, ethnie, région, condition socio-économique, partis politiques et coetera). Pendant cette année de la miséricorde divine, prions notre PERE pour qu’il nous donne la force nécessaire pour aimer nos  »ennemis » et les personnes que nous n’aimons pas assez.

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