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Politique

Ligue Iteka : « Il faut sauver les élections de 2015 ! »

La société civile estime que le contexte politique dégénère progressivement. C’est ce qui ressort d’un communiqué de presse publié par la ligue Iteka, dans lequel elle demande plus d’implication de la communauté internationale pour réussir les élections de 2015.

Gertrude Kazoviyo : « Nous nous tournons de plus en plus vers la communauté internationale pour que les élections de 2015 ne soient pas monopolisées par le seul parti au pouvoir. » ©Iwacu

Gertrude Kazoviyo : « Nous nous tournons de plus en plus vers la communauté internationale pour que les élections de 2015 ne soient pas monopolisées par le seul parti au pouvoir. » ©Iwacu

Le professeur Gertrude Kazoviyo, qui a signé ce communiqué, s’inquiète des scissions et chicaneries dans les partis politiques d’opposition. Elle impute au pouvoir la responsabilité de la dégradation de la situation. D’après elle, le pouvoir fait la sourde oreille face aux cris de la société civile. Aussi se tourne-t-elle de plus en plus vers la responsabilisation de la communauté internationale qui est en train de préparer le financement des élections de 2015, « pour qu’elles ne soient pas monopolisées par le seul parti au pouvoir ».
Nous voulons, ajoute-t-elle, qu’elle s’investisse pour que les Burundais s’asseyent autour d’une table pour dialoguer. Car, souligne-t-elle, le pouvoir empêche la tenue des réunions des partis politiques d’opposition.
Et, pour Mme Kazoviyo, ce serait très dommage que cette communauté internationale finance des élections qui évoluent en faveur d’une partie au détriment d’une autre.

Pourtant, le pouvoir, par le biais du ministre de l’Intérieur, a toujours clamé qu’il n’est pas impliqué dans les problèmes internes des partis politiques. Pour Edouard Nduwimana, il appartient aux membres de ces partis de régler leurs problèmes internes. « Les dissensions internes existent depuis des années pour certains partis… » Et Philippe Nzobonariba, porte-parole et secrétaire général du gouvernement, de renchérir : « Probablement parce qu’ils ont des difficultés de gestion de leur patrimoine. »

Par ailleurs, le gouvernement burundais se dit confiant et espère que ses partenaires financiers vont débloquer leur aide pour appuyer le processus électoral. Une des conditionnalités de ces derniers pour financer ce processus est l’instauration d’un climat politique apaisé. Cependant, d’après M. Nzobonariba, même si cette aide venait à manquer, le gouvernement se dit prêt à utiliser le matériel de 2010, pourvu qu’il y ait des candidats et des électeurs.

  29   Vos commentaires
  1. Nyota

    Mupfasoni Kazoviyo,
    Jewe ndashimishwa n’ingene witaho ibijanye n’ubuzima bw’igihugu. Uri mumirwi myinshi kuko ubona ko ufise vyinshi wofasha igihugu. Urakunda guhanura, gukebura abategetsi. Nanje nagira ndaguhanure. Amashure warayize kandi uri incabwenge ariko kandi ntufise « monopole de la parole ». Démocratie ugwarira, uraraba ukuntu woza uratanga akarorero. Uno musi uvuga nk’umuhinga yanonosoye ivy’imvugo, ejo ukaza nk’umuvugizi wa ligue iteka, bwaca ukaba OAG, bwaca kabiri ukaba uraserutse mubindi. None iyo mirwi userukira ntabandi murikumwe nabo boza baraseruka? Iyo mpanuro iraba abantu benshi baserukira imigambwe na société civile. Za murakuranwa kurubuga niho natwe abanyagihugu twobona ko mwubahiriza démocratie mu mirwi murimwo.
    Murakoze

  2. Et le pouvoir actuel n’est pas sangulaire!!?Peux-tu me dire mr Comprendre ou se trouve la difference entre le pouvoir actuel et les precedents?Iza kera zarica,n’iy’uy’umusi irica.Iza kera zariba n’iy’ubu iriba.Iza kera zafungira abantu ubusa niy’ubu irabafungira ubusa.Iza kera zaratoteza niy’ubu iratoteza.Iza kera zabuza abantu kuryogora niy’umusi irababuza kuryogora.Iza kera ubucamanza bwakoreshwa n’ubutegetsi n’ubw’ubu bukoreshwa n’ubutegetsi.N’ibindi n’ibindi.Alors,la differnce?

    • Elie

      « Et le pouvoir actuel n’est pas sangulaire!!?Peux-tu me dire mr Comprendre ou se trouve la difference entre le pouvoir actuel et les precedents »

      Et vous monsieur Birahinduka…pouvez-vous me dire pourquoi quand on nous tuait (les Hutu) aucune de ces personnes de la société civile n’a levé le petit doigt pour nous protéger sous Bagaza, Buyoya,Micombero?

      • Caliente

        Parce que sous Bagaza, Buyoya et Micombero vous les Hutu vous étiez innocents ??? Vous n’avez pas tué, mais on vous a liquidé ? Extrémiste va !

    • Mapinduzi

      Tout le monde n’a pas la capacité d’analyse. Il faut comprendre ce principe après une dictature, c’est la dictature qui succède. Au Burundi il faudra au moins deux générations pour avoir un Etat de droit à condition que les dictateurs d’antan ne reviennent pas achever leur sale besogne. Le comportement du CNDD en dictateurs, je ne le soutiens pas mais je le comprends, ils répondent justement à ce principe que je viens d’annoncer. les réflexes auxquels on est habitué ne disparaissent pas d’emblée. C’est dommage mais c’est ainsi et ça ne devrait pas être ainsi.

  3. J.Gihugu

    Pouvons-nous savoir pourquoi c’est Gertrude Kazoviyo qui a signé le communiqué comme Vice-Président de la ligue ITEKA pour un communiqué d’une telle ampleur ? Où était le Président ? Où c’est une responsabilité prise comme à la « câble CDN – 037 fuité des bureaux du Bureau des Nations Unies au Burundi » envoyé par numero 2 du BNIB Rosine Sori – Coulibaly et dont le numéro 1, M. Parfait Onanga-Anyanga a profondément regretté la manipulation politicienne ?

  4. Comprendre

    Chère madame Kazoviyo,
    Il n’y a aucun Burundais qui rêve voir revenir les régimes sanguinaires. Si vous êtes lucide dans l’analyse, les Burundais préfèrent voter pour un chien ou un chat pourvu qu’il ne soit pas de ces régimes qui ont mis a genou tout un peuple 1/2 siècle durant. Vous pouvez faire appel à votre communauté internationale, nous préférons mourir jusqu’au dernier.

    • Hahahaha tu parles des rémes sanguinaires:
      L’actuel bat tous les records dans tous les domaines.Essaye de suivre les infos à la radio tous les jours.
      Parfois on dirait qu’il ya vraiement qui gens vivent déjà sur Mars et coupés du reste du monde.

      • phil

        @Nzobandora. Ce n’est pas un concours. Additionne les morts sous Bagaza,Buyoya,Micombero et on verra qui remporte le trophée. Ako gasuzuguro kanyu turakiyamye!

        • Phil,

          Essaye de faire le rapport nombre /période tu verras qui remporte le titre.
          Puis tu parles d’agasuzuguru je pense que tu devrais plutôt t’adresser à ce bien élevé COMPRENDRE qui qualifie un groupe de personnes (si ce n’est pas toute une ethnie) moins que des chiens.
          Du calme alors mon ami tu t’adresses pas à un écervelé

          • hari kera

            Je suis calme cher ami. Par contre toi tu t’emportes trop!

            • Je m’excuse si tu trouves que je me suis emporté
              Cordialement

    • SENYAMWIZA ANTOINE

      @Comprendre,

       »Il n’y a aucun Burundais qui rêve voir revenir les régimes sanguinaires »…

      Ha ha ha, a ce que l’on sache, l’actuel regime Hutu du CNDD-FDD ne l’est pas moins cher Mr/dame. Si vous n’êtes pas sourd muet, vous savez très bien ce qui s’est passe (et qui continue notamment avec la formation et l’armement des milices Imbonerakure qui se comportent comme les Interahamwe de feu J.HABYALIMANA de sinistres memoires) en 2010-2012 avec la chasse aux militants du PALIPEHUTU FNL dans Bujumbura rural, Cibitoke et ailleurs y compris les tueries de Muyinga avec un colonel responsable et probablement coupable qui depuis lors a fui le pays et est entretenu quelque part en dehors du Burundi par l’argent des caisses noires de la fameuses Documentation Nationale de sinistre mémoire. Ce pouvoir non seulement est violent mais il est le plus incompétent, le plus corrompu et le moins visionnaire possible que ce pays ait jamais connu depuis des siècles…!

      • KanuraRwaruka

        Antoine on peut accuser le pouvoir actuel de tous les maux mais pas comme ce qu’ont fait ces regimes MICOMIBI alias Micombero, Bagaza et Buyoya. Faire de millier et des milliers des pauvres citoyens des refugiés n’était pas une bonne idée. Pansons un peu si le pouvoir actuel pourchasse la moitié de Tutsi dans les camps de rrefugiés pendant 40 ans! Qcq tu dirais! Apprenons à nous aimer les un et les autres ce petit pays nous appartient tous.

        • KanuraRwaruka,

          Certains faits montrent tout de même que certains gardent cette rancœur de l’autre ethnie et certains même ont un esprit de vengeance malheureusement souvent à l’égard des innocents.
          : la gestion des litiges fonciers par la CNTB, le recrutement dans les institutions publiques ou paraétatiques où certains gamins obtiennent injustement comme réponse ‘’genda mwariye kera’’, la spoliation des parcelles légalement acquis et titre de propriété à l’appuis avec ‘’bisa bandi nabo bubake ‘’, le terrorisme et mauvais traitement subits par les refugiés de 93 dans leurs camps au point qu’à Karuzi on a entendu dans les infos dernièrement que la REGIDESO leur a coupé l’eau pour factures impayés. Il s’agit SVP d’un robinet fournis par des bienfaiteurs et publique comme il y en a des milliers dans ce pays. J’ose également espérer qu’après le dédommagement des fonctionnaires tués en 1972 celui concernant ceux de 88,91, 93, etc.. va également suivre.

          Qu’on me comprenne bien je ne suis pas du tout extrémiste (et ceux qui me connaissent bien le savent) mais je voulais juste te montrer contrairement à ce que tu voulais nous faire croire yuko abadutwara batera bose et que certains ne sont pas rassurants car certaines responsables semblent toujours animés par un esprit de méfiance voire même de rancœur à l’égard y’abandi.

          Mais Dieu merci abameze uko ubu n’inkehwa dans ce pays naho malheureusement ababuze ukundi baronka amajwi hageze amatora baza baragacishamwo ivy’amako pour s’attirer des sympathisants mais encore une fois heureusement les burundais d’aujourd’hui voient les choses différemment qu’en 93 et ça sera encore plus différent mu myaka iza.

  5. Léa

    Madame Gertrude Kazoviyo, où étiez-vous lorsque l’UPRONA a régné en maître sans parti d’opposition? Qu’avez-vous dit? Quelle manifestation avez-vous organisé? Où était la société civile pour défendre les Hutu opprimés? Je parie que vous viviez une vie tranquille dans les beaux quartiers de Bujumbura et que vous alliez dans les écoles les plus réputées, tranquillement….et ceux qui comme vous n’avaient pas à se plaindre de leur vie sont mêmes devenus professeurs!!! Et oui, je vous laisse deviner de quelle classe ,ethnie viennent tous ces professeurs! Mbe mudufata nk’ibijuju? Aujourd’hui certains souffrent et souffriront toujours. Mais le CNDD-FDD a redonné la liberté à certains d’entre-nous; IL M’A REDONNE LA LIBERTE. La liberté de retourner chez moi sans crainte et de me promener librement dans ces villes de Bujumbura, Bururi qui nous étaient autrefois interdites! Donc quand je vois vos manifestations pour dénoncer le pouvoir en place, sachez que parmi les burundais,il y en a qui lui sont reconnaissant! Certains me diront que parmi eux il y a des criminels! Ce n’est pas faux. Mais même le FPR (le voisin) que vous élevez en héro, seulement quand ça vous arrange est rempli de plein d’hommes qui ont tués de centaines si pas de milliers de personnes! Donc de grâce, laissez-nous vivre!

    • J.Gihugu

      ALERTE !: Le duo « Médias – Société civile burundaise » serait entrain d’exécuter progressivement un coup d’Etat au Burundi dans la même optique qu’en 1993 contre Ndadaye: remettre le pouvoir aux mains des tutsis ou chasser les hutus du pouvoir » .
      Ndadaye Melchior, le président hutu élu en 1993 a été assassiné après seulement trois mois d’exercice de président de la République, assassiné pour la seule raison que c’est un hutu au pouvoir; avec la participation de l’armée qui à l’époque était presqu’entièrement fait de tutsis. A trois mois il n’avait pas encore eu d’accusations valant sa destitution du poste de président et encore beaucoup moins l’assassinat.
      On n’invoque pas ce genre de souvenir pour des raisons d’appartenances ethniques ou autres entachées de subjectivité, mais seulement parce que les moments que nous vivons nous demandent impérativement d’oser parler de tout ce qui peut éclairer le plus l’opinion nationale et internationale surtout en face des astuces, des manipulations, des spéculations sans mesure orchestrées par certaines gens sous des masques difficilement identifiables et aux objectifs non officiellement prévisibles.
      Dans la tête de beaucoup d’éléments de l’ancienne domination tutsie, le pays ou le pouvoir doit encore leur revenir. Et comme l’armée et la police sont aujourd’hui des corps équilibrés et qui, alors ne peuvent pas participer dans des plans forcés de renversement des institutions, ces éléments font recours au duo  » Médias – Société civile ». Financements de tous les côtés et à leur gré, ce duo se fortifie de plus en plus. La communauté international devrait y faire attention, si elle-même n’y est pas manipulée ou en position de complice.

      Sinon, même dans d’autres pays, dans d’autres systèmes au pouvoir, il ya des difficultés pour lesquelles des solutions sont trouvées progressivement, sans avoir affaire à des média et sociétés civiles prenant position d’opposition politique de manière aussi exagérée que ce que nous vivons actuellement dans ce Burundi
      Plutôt il faut que le peuple burundais active au maximum son attention !!!!!!!!!!!!!

      • hari kera

        Qu’ils osent! Ce n’est pas comme dans les années 70,80 etc où on ne savait pas se défendre. Cette fois-ci rira bien qui rira le dernier!

      • @J.Gihugu,uranguha!Ayo ni amarombagi mwitwaza.Ndabona mugomba izindi montage.Ese n’ubu ntimurashirwa ko ivyo vy’ama montage yanyu ataco bishobora kuashikana ko!!!Ngo n’ahandi ingorane zitora intushu progressivement!!?Muzoba muriko mwiba n’isiha,mwica nka Hitler ngo umuti buke buke!!Ntasoni ugira!?Ahubwo nimwe mwanguha mwirengagije la realite du monde actuel.Rira bien rira le dernier ishobora kuba applique kuri mwebwe nyene nimutisubirako!

      • Jean-Pierre

        @ Gihugu.
        Quand les Hutu se battaient pour avoir la démocratie, la communauté internationale les appuyait. Aujourd’hui qu’ils sont au pouvoir et qu’ils se montrent corrompus, incompetents et qu’ils vadrouillent, elle les lâche parce qu’ en politique il n’y a a pas d’amis, il n’y a que des intérêts (Kissinger). Quand vous vous plaignez des media et de la société civile, je ne sais pas sur quelle planête vous vivez. Oubliez vous, gens au pouvoir, que c’est la RPA qui a donné un visage humain au mouvement CNDD-FDD traité à l’époque de tribalo-terroriste (ce qui était d’ailleurs vrai: Teza, Bugendana, Buta faire manger de la merde aux Tutsi sur la RN1…) Que faites vous de Sinduhije aujourd’hui? Mugabo baca umugani mukirundi bati umuhutu (dans le sens du serviteur) umuvura amaso bwaca akayagukanurira. Nivyo mugiriye Mbonimpa qui vous a tant defendu et qui est loins d’être un Tutsi. Concernant l’assassinat de Ndadaye, tu as raison de dire qu’il ne méritait pas ça. Mais depuis 10 ans au pouvoir, qu’est-ce qui vous empêche de traduire en justice ceux qui l’ont assassiné?
        Autre chose, en fermant au nez les portes de l’emploi à une minorité, elle se bat pour sa survie, ça il faut le savoir. Comme ils sont intelligents et compétents, ils vont dans le secteur que vous ne contrôlez pas. A mon humble avis, quand les Tutsi gouvernaient, tous les Tutsi n’étaient pas heureux, tout comme ne le sont pas tous les Hutu. Le meilleurs moyen est d’instaurer un système où chacun peut avoir les chances égales d’emploi ou de faire ses affaires, ce qui est loins d’être le cas sous la République DD.

        • Jean-Pierre Ayuhu

          @gihugu,
          Là tu viens de commettre beaucoup d’erreurs d’appréciation. Ce ne sont pas les Hutu qui se sont battus mais le peuple burundais dans ses différents composantes donc les Hutu, les Titsi et le Twa…A ma connaissance et j’étais en âge de comprendre, je crois savoir que cette fameuse communauté internationale dont tu chantes, n’est jamais venu au secours du peuple. Elle a été là pour sauver l’UPRONA et les avantages de certains hommes du Frodebu à travers les accords d’Arusha. Et là, on ne discute pas…Pour conclure que l’on ne lache pas ce que l’on ne tient pas!
          Quant à Sinduhije, c’est pas pure opportunisme qu’il a cherché à médiatiser la lutte du peuple et là, il l’a fait au moment où la révolution était en marche et personne ne pouvait plus l’arrêter…
          Pour ton information, cette communauté a voulu plutôt étouffer la révolution mais ce que peuple veut, le sort exhausse! Gira amahoro na CNN-FDD yayatuzaniye… Je ne suis DD, je précise, mais j’approuve ce point là.

        • J.Gihugu

          Jean Pierre, dans ce genre d’échanges, si nous voulons qu’elles soient porteuses d’un quelque chose de bénéfice à l’avancement du pays, nous voulons avoir le courage d’oublier que nous sommes hutu, tutsi, twa ou je ne sais quoi encore. Ce n’est que dans un esprit supérieur à toutes ces malheureuses considérations d’appartenance éthniques que nous pouvons servir le burundi d’aujourd’hui en proie à plusieurs spéculations que nous pouvons lui être utile en prenant des positions de pure vérité et d’objectivité dans les jugements et considérations des faits.

          Les hutus ont pris le chemin du combat non seulement pour la démocratie mais aussi et surtout il y avait un problème d’urgence: les hutus se faisait brûler dans des pneus dans plusieurs parties de la capitale burundaise, pour ne citer que ce seule cas que je t’invite à mettre dans un parallelisme comparatif avec les cas de Teza, Bugendana et autres que tu cites; et évertues-toi à la compréhensions de la raison entre « cause » et « conséquence ». Et cela s’ajoutait à d’autres tragédies sur trois décennies. La communauté internationale et toute autre personne ou organisation ayant un minimum de foi humaine devrait ne pas seulement réagir mais sentir sa conscience l’en accuser atrocement de participation ce complicité. C’était donc une obligation morale et de l’humanité.

          Parlant de Ndadaye et de son assassinat il faut y retourner pour mieux comprendre ce que j’ai voulu dire. La justice s’il punit, elle punit surtout les individus mais rarement les consciences, les esprits, les sentiments et surtout quand ils sont collectifs au sein d’un groupe de personnes qui les partagent. Les chasser ou les modifier requiert un effort spécial de changement d’abord individuel et ensuite collectif, dans la considération d’un futur de mieux-être pour tous les groupes. Bien sûr la justice y aide aussi pour quelque chose.

          Précisement j’ai voulu dire qu’en tuant Ndadaye, il ya des tutsis qui ne voulais pas du pouvoir de hutus et que si ces tutsis avec cette mentalité sont toujours là, on pourrait penser au « Le duo « Médias – Société civile burundaise » serait entrain d’exécuter progressivement un coup d’Etat au Burundi dans la même optique qu’en 1993 contre Ndadaye: remettre le pouvoir aux mains des tutsis ou chasser les hutus du pouvoir » , dans l’ensemble des hypothèses permises pour quelqu’un qui veut comprendre les agissements actuels lus dans le chaud du socio-politique burundais.

          Et parlant de « en fermant au nez les portes de l’emploi à une minorité, elle se bat pour sa survie », si en parlant de la minorité tu as voulu dire l’éthnie tutsi comme la plus touchée par le sous-emploi et le chômage, j’ai pas encore fait d’enquête mais je peux me permettre de croire au contraire, en en faisant la comparaison des taux ton inquiétude s’évanouirait je crois.

          Et quand tu affirmes « Comme ils sont intelligents et compétents, ils vont dans le secteur que vous ne contrôlez pas », si les « ils » tu veux signifier « les tutsis », je dois me permettre de qualifier cela d’affirmation gratuité, l’intelligence et la compétence sont des valeurs qui, en grande partie s’acquièrent et bien sûr il faut rencontrer ou avoir rencontrer les chances de les acquérir. Et si les contextes burundais n’ont pas offert ces chances à tout son peuple de manière équitable, ce n’est pas la faute à cette partie de ce peuple, et encore beaucoup moins une injure ou une raison de mépris. Le temps pourrait changer le cours si bien sûr des personnes positives se manifestent et imposent leur mentalité de changement pour le Burundi à tout son peuple sans discrimination.
          En clôturant mon intervention en réaction à la vôtre, je dois dire que je ne suis pas content de tout ce que fait le gouvernement CNDD-FDD, mais dois-je encore avouer que j’ai cette conscience de la transition obligatoire et dure des « moments flous que le Burundi a vécus sur plusieurs années » à des « moments de changements positifs pour une gestion claire et pour tout le peuple burundais sans discrimination » que ce gouvernement doit opérer sur une piste minée de beaucoup d’embuches, mais lesquelles doivent céder le passage progressivement jusqu’à en arriver à une ouverture plus praticable . Et alors de m’en forger une certaine patience. J’inviterais tout burundais soucieux de l’avenir de ce pays de m’accompagner dans cette patience, tout en faisant ce qui revient à chacun de nous comme devoir de contribution citoyenne, MAIS A DISTINGUER TRES NETTEMENT DE SPECULATIONS VOILEES POUR DES INTERETS EGOISTES ET PERSONNELS EN AVANCANT MALHONNETEMENT LE NOMS DU PEUPLE BURUNDAIS.
          La communauté internationale doit adapter son style d’attention sur le Burundi d’aujourd’hui dans l’esprit de cette patience, sinon elle se sera vue passer des missions hors réalités burundaises, soit par inattention soit par position de complicité en faveur des profiteurs du malheur des burundais.

          Le passé du Burundi a été mauvais pour nous tous en général, d’une manière ou d’une autre, nous devons prendre le courage de le revisiter d’un œil et d’une conscience soucieux du changement positif du pays pour tout son peuple. Et nous devons en attaquer alors les réalités de vraie face, sinon nous serions bêtes d’en retourner dans les souffrances.

          Et d’ajouter, pour le contexte actuel du pays, que la communauté internationale a toujours été là depuis les années 1960 et que nous les burundais nous avons toujours connu des souffrances. Donc les solutions sûres sont plus attendues des burundais que d’autres. Ils peuvent nous appuyer mais ils ne vont pas construire le pays pour nous.

          Merci de tes propos cher Pierre

    • @ Lea,ati certains d’entre vous mais pas tout le monde!!Kandi washaka pas Abahutu bose.Nimba atari ukwirengangiza na l’Etat za kera ntizica abahutu bose.None ko wumva kuri wewe cndd-fdd ari hero,aba yica,ifungira ubusa,itoteza (toutes les ethnies confodues),ubutunzi bw’iguhugu ibufata nka sa propre propriete uca ubisigura gute!!?Burya ku bwawe wabonye impunzi zose zaratashe canke izatashe wumvise zibayeho gute?Canke wibagiwe ko abenshi mubatashe kwabaye ukubacura ku ngufu!!Yobaye iyo cndd-fdd yawe abenshi bayibona nk’uko uyibona ntibaba baritahukanye!!Canke wagira hari impunzi iba isigaye hanze!!Ngira aho uhava umbwirako impunzi ziri mu buhungiro ko zahunze amahoro!!Ewe je!Ndakubajije kandi unishure.Reka rero kwifatira uyo mupfasoni,murundi nyamba umuziza ko mwoba mudahuje ubwoko gusa naho ukuri ko arakuvuga!Nk’ivyo umubajije vy’iyo yarari aho Uprona yabica bigacika,wobimenya gute mutabana!!?Canke ariko wewe ntubona ko aho yari hose n’ivyo yoba yakora ko,naho ntabizi yoba ari mubaharaniye intwaro rusangi na n’uy’umusi ikironderwa!!Is ndi umututsi ariko ndemera ko abatutsi benshi bari muri societe civile benshi mbona ntavy’amako bajamwo.Barazwa ishinga ni neza y’umurundi uwari we wese.

      • Serge

        @Birahinduka « ndi umututsi ariko ndemera ko abatutsi benshi bari muri societe civile benshi mbona ntavy’amako bajamwo »

        UHENDA NDE?

  6. HEEEE

    « Uwo binaniye ngo ibirago biranyerera »

  7. Jean-Pierre Ayuhu

    Cette femme dit je cite: « Nous nous tournons de plus en plus vers la communauté internationale pour que les élections de 2015 ne soient pas monopolisées par le seul parti au pouvoir »….. C’est vraiment une burundaise, au sens politique du terme. J’entends ici la conception de la politique chez certains hommes et femmes qui se revendiquent être de cette profession, la politique.
    Aussi bien au Rwanda, en RDC et au Burundi, ce sont des hommes et femmes qui ont pris le courage de changer le cour de leur histoire. Le CNDD-FDD au Burundi, le FPR au Rwanda etc…Tant que les peuples de ces nations auront encore en mémoire d’où ces organisations les ont sortis ( humiliations des camps de refugiés, malheurs, exclusions, génocides, etc..), ils donneront encore et toujours la légitimité de diriger. N’en déplaisent à l’UPRONA, au MPR, au MRND, et j’en passe.

    Se tourner éternellement vers la communauté internationale, c’est nier la souveraineté du peuple chère dame professeur. C’est même un regard d’une autre nature car cette communauté n’enverra pas et n’enverra jamais des électeurs chinois, russes, marocains, tamouls, etc..pour voter en faveur de ces partis qui ne sont pas aujourd’hui au pouvoir.

    Il faut apprendre à aimer ce peuple, à l’aider, à se faire pardonner et le reste viendras…

    Voilà chère professeure ce que vous devriez professer!

    • Wise

      Dear Ayuru
      Dear Ayuhu
      We know what CNDD did but what is difficult to understand is why there is a tendancy to go beyond 10years though they tend to hid such concern.We suffered for many years to be free and we have the right to be the president one day to translate our aim into actions

      I will never agree with someone who claim that the people like me so i can stay as long as they vote. In the past all presidents were able to manipulate people but our children gave their blood to make change.
      We need to remember them by not go beyond 10years regardless the system of vote

  8. Notre gouvernement sent venir le refus de financer les élections faussées d’avance car visiblement il n’est pas prêt d’instaurer un climat politique apaisée et voilà qu’il prévoit un plan B car d’après ce que dit notre très cher porte-parole du gouvernement  » si cette aide venait à manquer, le gouvernement se dit prêt à utiliser le matériel de 2010, pourvu qu’il y ait des candidats et des électeurs  »
    La hausse des impôts et taxe ainsi que le fameux sera sans doute le recours pour financer des élections jouées d’avance et qui ne feront qu’aggraver le climat sociopolitique dans le pays.
    En un mot, préparez-vous à financer les élections qui ne seront en aucun cas bénéfique pour le pays suite à l’entêtement de nos dirigeants à ne pas écouter les avis et conseils de tout le monde y compris nos bailleurs de longues dates.
    Gaston lui est allé même un peu loin en faisant une suggestion magique en disant que nous pouvons même financer notre budget via ‘’ l’effort de guerre ‘’. Plus clairvoyants que nos dirigeants il n y a pas je vous assure!

  9. Nzobonariba Philippe s‘exprime beaucoup plus comme un porte-parole du parti au pouvoir que celui du gouvernement. Ça se voit qu’il cherche à plaire des gens précis qui lui ont donné ce poste en lieu et place des véritables Bagumyabanga qui croupissent dans des petits postes publics. L’histoire retiendra un chef d’Etat dont le gouvernement accusait un réel déficit de communication.
    Bien cordialement,

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