Société

Les jeunes appelés à la communication non violente à l’approche des prochaines élections

20/09/2017 Amandine Inarukundo 9

Plus de communication violente chez les jeunes affiliés aux partis politiques, telle est la résolution que se sont donnés les jeunes leaders affiliés aux partis politiques. C’était après une formation sur la communication non violente, ce mardi 19 septembre.

Tous pour une communication non violente

Au chef-lieu de la province Kirundo, une soixantaine de jeunes leaders des partis politiques en provenance des provinces du nord du pays, ont été formés sur l’utilisation dans la vie quotidienne de la communication non violente.

Pour le formateur Ildefonse Niyungeko, les jeunes ont toujours été exploités et instrumentalisés par les hommes politiques. «Il s’avère nécessaire de leur prévenir avant la prochaine période électorale». Il a indiqué que la communication non violente est un meilleur outil pour la consolidation de la paix.

L’ombudsman de la République, Edouard Nduwimana était présent lors de cette activité, il a recommandé aux jeunes de toujours communiquer en tenant compte de la période politique. Il a évoqué ici le cas des jeunes du parti au pouvoir de Ntega, qui ont utilisé un langage violent à travers des chansons.

Ces jeunes leaders provenant de Kirundo, Kayanza, Ngozi et Muyinga se sont résolus et engagés à la fin de cette session d’utiliser une communication non violente. Ils ont par la suite demandé aux hommes politiques, de ne plus les induire en erreur en les incitant à la haine.

Cette séance de sensibilisation a été organisée par l’institution de l’ombudsman en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la Population(FNUAP).

Forum des lecteurs d'Iwacu

9 réactions
  1. roger crettol

    @ Buryo Ode

    Je suis un peu surpris – peut-être qu’on aura pris mes [ sarcasmes ] pour de l’argent comptant, sans y voir le numéro d’un pitre …

    Ami ou ennemi “des Burundais” ? Ami de quelques Burundais rencontrés ces dix dernières années – en Europe et au Burundi.

    Si mes commentaires peuvent fâcher, est-ce parce qu’ils invitent à changer de point de vue sur les aspects majeurs de la crise qu’on a imposé au Burundi ?
    Non, je ne pense pas aux Nations Unies machiavéliques, je pense à la décision malvenue et malheureuse de P.Nkurunziza de se présenter pour un troisième mandat. Une décision qui a certainement précipité une crise qui aurait – peut-être – trouvé autrement une solution plus apaisée et plus durable. Mais là on touche au “Saint des Saints” du Régime voulu par le Dieu de votre Président, au Dogmes Non-Négociables de l’église politique que constitue le CNDD-FDD. Ce genre de rigidité ne résout pas de problèmes, à mon avis.

    On peut critiquer cette décision, au vu de ses effets dommageables, sans être un ennemi du Burundi, ou des Burundais. Je pense pouvoir le faire en raison des liens que j’ai tissé avec quelques barundi, et des rencontres souriantes vécues dans les compagnes.

  2. Jereve

    Vous vous trompez de cible, car l’éducation à la communication non violente devrait d’abord s’adresser aux responsables des partis et du gouvernement qui, par leur discours incendiaires et décomplexés, corrompent les jeunes esprits et les poussent à croire que tout leur est permis.

  3. Buryo Ode

    Vous m’étonnez, Crettol. Etes-vous Ennemi ou Ami du Burundi? ça ne vous coûterait rien de garder vos arguments pour vous car vous fâchez plus d’un Burundais par votre hypocrisie.

  4. Karabona

    Va-t-on également les former à “agir de manière non violente” parce que je ne suis pas certain que se faite tabasser, rançonner ou exécuter avec politesse ou encore de se faire “engrosser” au son d’une berceuse soit réellement apaisant.

  5. roger crettol

    @ bakari

    Les Nations Unies ont fait des efforts pour juguler les effets néfastes de la crise amorcée au printemps 2015. On ne peut pas les accuser d’indifférence, pas cette fois. Il y a eu, je crois, des vétos – de la Russie entre autres. Le Burundi est aussi “bien” traité que la Syrie, si l’on veut. Joyeux bonheur !

    On peut louer les Burundais – les bons comme les mauvais, faites votre choix – pour la retenue dont ils ont fait preuve jusqu’à présent. Quoique les violences souterraines de faible intensité se poursuivent, l’hécatombe que l’on a pu craindre ne s’est pas produite – tout le monde s’en réjouit. Peut-être que le regard sourcilleux de cette communauté internationale honnie a favorisé cette retenue.

    En attendant une solution durable de la crise et de ses motifs profonds, gardons l’espoir. Et vous Burundais – les bons comme les mauvais, faites votre choix – ayez la sagesse de vouloir rechercher ensemble une sortie de crise. Sans préalables ni exclusions.

    M’enfin, qu’attendez-vous pour le faire ?

  6. Bakari

    @roger crettol
    “Tout le monde sait que les Nations Unies veulent du mal à tous les Burundais.”

    En d’autres mots: les problèmes des burundais n’empêchent pas de dormir aux nations (unies ou pas)? Sans sarcasme! J’adhère!
    Les burundais font semblant de l’ignorer, ou c’est le seul espoir qui leur reste?

  7. juju

    Si Edouard est dedans, c’est DD Peter. Donc, fausse d’avance.

  8. NDAVUGA

    Oui, les hommes politiques veulent des voix, ils utilisent les sensibilités et les besoins économiques des uns et des autres. A nous d’être clairvoyants et surtout exiger des programmes qui amélioreront notre existence.
    Ouvrez les yeux déjà pour 2020.

  9. roger crettol

    [ sarcasme ]
    On approuverait pleinement – n’était le fait dérangeant qu’il s’agit là d’une initiative d’une organisation des Nations Unies :(. Tout le monde sait que les Nations Unies veulent du mal à tous les Burundais.
    [ /sarcasme ]

    Puisse ce louable effort porter les fruits qu’on en attend. La présence de l’Ombudsman semble cautionner ces activités. On espère, encore.

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