Politique

Les grands événements qui ont marqué la vie politique burundaise en 2014

08/01/2015 Edouard Madirisha 6

Plusieurs événements ont marqué la vie politique burundaise en 2014, entre autres le conflit au sein de l’Uprona, le rejet du projet de révision de la Constitution, ou la mise en place de la CVR.

i) Le poker uproniste

Bernard Busokoza, 1er vice-président, a annulé la décision du ministre de l’Intérieur, et le président de la République l’a démis le lendemain ©Iwacu
Bernard Busokoza, 1er vice-président, a annulé la décision du ministre de l’Intérieur, et le président de la République l’a démis le lendemain ©Iwacu

Le 29 janvier, le ministre de l’Intérieur a relevé Charles Nditije de la présidence de l’UPRONA où il avait été placé le 16 septembre 2012 par un congrès. Cette décision faisait suite à un arrêt rendu le 27 janvier par la Cour suprême sur les résultats de ce congrès, qui permettait au ministre de donner effet à un précédent arrêt rendu la même année par la Cour suprême qui avait invalidé l’élection de M.Nditije.

Le 31 janvier, Bernard Busokoza, premier vice-président et membre de l’Uprona, a annulé la décision du ministre de l’Intérieur au motif qu’elle constituait une ingérence dans les affaires intérieures d’un parti politique et violait la Constitution et la loi sur les partis politiques. Le lendemain, le président Nkurunziza a démis Bernard Busokoza de ses fonctions de Premier vice-président de la République en déclarant que celui-ci n’avait pas fait la distinction entre ses responsabilités au sein de son parti et au niveau de l’État. De plus, il avait porté préjudice au gouvernement en demandant que le projet de Constitution parrainé par le Cndd-Fdd et soumis à l’Assemblée nationale soit retiré.

Le 11 février, le ministère de l’Intérieur a reconnu Concilie Nibigira comme nouvelle présidente de l’Uprona. En cette qualité, elle a proposé la candidature de Prosper Bazombanza, que le président Nkurunziza a nommé comme Premier vice-président, le 14 février. Le 30 juin, dans une lettre adressée au ministère de l’Intérieur, la nouvelle présidente de l’Uprona a indiqué que M. Nditije avait été expulsé du mouvement.

Le 27 juillet 2014, le camp de Concilie Nibigira a organisé les états généraux du parti, non prévus par ses statuts, pour mettre en place les nouveaux organes du parti. Malgré que le camp opposé ait qualifié cela d’enterrement de l’Uprona, ces états généraux ont doté le parti d’un bureau politique composé de 81 membres et d’un collège national comprenant cinq membres.

ii) Une feuille de route surtout ignorée par le pouvoir

Cet atelier a regroupé l’ensemble de la classe politique burundaise ©Iwacu
Cet atelier a regroupé l’ensemble de la classe politique burundaise ©Iwacu

Le Bnub a organisé à Bujumbura, du 11 au 13 mars 2013, un atelier à l’intention des partenaires politiques pour « échanger sur les enseignements des élections de 2010 et établir une feuille de route pour les scrutins de 2015 ». Cet atelier, qui a regroupé l’ensemble des acteurs politiques, a été l’occasion, pour certains d’entre eux, de rentrer d’exil, notamment Alexis Sinduhije et Pascasie Kampayano.

Cette initiative avait pour but d’impulser une nouvelle dynamique de concertation au sein de la classe politique et a eu deux résultats. D’une part, elle a permis le retour au Burundi de certains ténors de l’opposition. D’autre part, elle a permis, pour la première fois depuis 2010, au pouvoir et à l’opposition de renouer publiquement le dialogue autour d’un sujet d’intérêt commun : le prochain cycle électoral.

Le produit concret de cette réunion a été la «Feuille de Route en vue des élections de 2015 au Burundi », un document en 42 points adopté par consensus lors de cet atelier. Il contient des recommandations visant à créer un environnement paisible et favorable à la tenue d’élections libres, transparentes et justes en 2015. Les participants ont également décidé que des rencontres d’évaluation de l’application de la feuille de route auront lieu tous les trois mois jusqu’aux élections de 2015. Quatre ateliers ont été organisés dans ce sens, le 27 novembre 2013, le 20 mai 2014, le 16 octobre 2014 et le 23 octobre 2014.

Ces ateliers étaient censés chercher des voies et moyens en vue d’améliorer la compréhension des interactions entre les parties prenantes au processus électoral de 2015 et de renforcer la culture démocratique. Pourtant, en général, ils furent l’occasion d’exposer les griefs entre l’opposition et le pouvoir, ainsi que leur méfiance mutuelle, et leurs positions radicales.

iii) Ne touchez pas à la Constitution !

Bonaventure Niyoyankana ©Iwacu
Bonaventure Niyoyankana ©Iwacu

Le parti présidentiel voulait faire passer une révision de la Constitution, pour notamment permettre la candidature de Pierre Nkurunziza aux présidentielles en 2015. Après avoir tenté d’organiser une plénière, jeudi 20 mars, qui a échoué faute de quorum, le pouvoir burundais est revenu à la charge vendredi matin. Mais, le lendemain, à une voix près, le projet a été rejeté.

La révision de la Constitution requiert une majorité des 4/5 des voix des 106 élus. Le parti au pouvoir avait donc besoin d’atteindre 85 voix afin que le projet soit adopté. Mais le oui n’en a obtenu que 84 grâce au député de l’Uprona Bonaventure Niyoyankana, qui se serait désisté à la dernière minute, devenant presque un héros pour l’opposition.

Les députés de l’Uprona et du Frodebu Nyakuri avaient boycotté la séance. « On s’est trouvé en désaccord total sur deux points primordiaux : la référence à l’Accord de paix d’Arusha et l’article 302 qui interdit au président Pierre Nkurunziza un troisième mandat », avait indique Charles Nditije, alors président de l’Uprona. Selon le président de la chambre basse, ce texte ne pourra pas être représenté avant une année.

Le ministre de l’Intérieur Edouard Nduwimana, qui a défendu le texte devant les élus, a d’ailleurs laissé entendre, malgré sa déception, que la Constitution donne au chef de l’Etat la possibilité d’emprunter la voie référendaire pour réviser la loi fondamentale

iv) Enfin la CVR !

La commission sera présidée par Mgr Jean-Louis Nahimana, un Hutu issu de l'Eglise catholique ©Iwacu
La commission sera présidée par Mgr Jean-Louis Nahimana, un Hutu issu de l’Eglise catholique ©Iwacu

Les onze membres de la CVR, six Hutu, quatre Tutsi et une Twa dont quatre femmes, ont été élus à la majorité simple, le 3 décembre, sur une liste de 33 personnalités choisies parmi 725 candidats par une commission mixte paritaire entre l’Assemblée et le Sénat. La commission sera présidée par Mgr Jean-Louis Nahimana, un Hutu issu de l’Eglise catholique, et avec comme adjoint Mgr Bernard Ntahoturi, archevêque tutsi de l’église anglicane du Burundi.

L’opposition a boycotté le vote. « Nous n’avons pas pris part à ce vote afin de protester contre la mise en place d’une CVR qui est l’émanation de la volonté du seul parti Cndd-Fdd au pouvoir », a dénoncé le député Charles Nditije, président de l’Uprona non reconnu par le ministère de l’Intérieur. Pour lui, il faut normalement être deux pour une réconciliation, en ajoutant que la vérité et la réconciliation ne peuvent pas avoir lieu sans la justice.
En effet, l’Uprona, les autres partis d’opposition et la société civile reprochent à la loi sur la CVR d’avoir omis le volet justice et de prôner uniquement le pardon ou d’y avoir intégré des personnalités politiques.

v) Un enrôlement sur fonds de contestations

La tension est restée vive depuis le début de l’opération d’enrôlement des électeurs pour les élections de 2015, entachée de fraudes massives, selon l’opposition.

Pierre Claver Ndayicariye, président de la CENI, n’a pas caché les 1920 cas d’irrégularités observés dans tout le pays ©Iwacu
Pierre Claver Ndayicariye, président de la CENI, n’a pas caché les 1920 cas d’irrégularités observés dans tout le pays ©Iwacu

A la veille de cette opération, les principaux partis d’opposition ont écrit à la CENI, en prenant à témoin la communauté internationale, pour demander son report immédiat, en estimant qu’en l’état actuel des choses, ce serait la porte ouverte à des fraudes massives sur le fichier électoral. « Il faut laisser le processus d’enrôlement démarrer. Ceux qui ne sont pas encore prêts vont prendre le train en marche », avait rétorqué Prosper Ntahorwamiye, le porte-parole de la CENI.

Les leaders de l’opposition ne cessaient de décrier les irrégularités qui ont émaillé le processus de constitution du fichier électoral. Même si tout le monde est d’accord sur le fait qu’il y a eu beaucoup d’irrégularités lors de la distribution de la carte d’identité, indispensable pour se faire enrôler, les divergences restent fortes. Une partie de l’opposition était même allé plus loin en réclamant la démission de toute la CENI ainsi que de ses démembrements, les CEPI et CECI.

La CENI baisse le ton…

Pour la CENI, ces irrégularités sur la carte d’identité n’ont eu qu’une « incidence mineure » sur le résultat de l’enrôlement des électeurs. Mais l’opposition crie déjà au scandale, convaincue que le pouvoir burundais et la CENI sont complices notamment dans la distribution massive de cartes d’identité à des mineurs. Dans une réunion du 22 décembre dernier, la CENI avait pourtant annoncé une série de mesures contre toute fraude électorale. Accusée d’une arrogance à outrance par l’opposition, la CENI baisse le ton. Pierre Claver Ndayicariye, président de la CENI, n’a pas caché les 1920 cas d’irrégularités observées dans tout le pays. Pour le président de la CENI, tous les cas signalés ont été traités et traduits devant les juridictions.

M. Ndayicariye a souligné que l’affichage et le toilettage des listes, la réouverture de l’enrôlement pour ceux qui n’ont pas pu le faire et l’annulation du vote par procuration devraient donc permettre d’avoir un scrutin libre et juste au Burundi. Mais la commission a surtout donné son accord de principe à un atelier d’évaluation de l’enrôlement des électeurs, réclamé par l’opposition burundaise et dirigé par une institution neutre.

Pourtant, dans une conférence de presse du vendredi 26 décembre, la CENI a confirmé les mesures prises le 22 décembre, sans mentionner l’atelier souhaité par l’opposition.

vi) Vaste rassemblement de l’opposition

Une déclaration d’intention pour un vaste rassemblement de l’opposition a été faite. Selon les signataires, c’est pour arriver à la restauration d’un Etat de droit, défenseur des droits de la personne humaine.

Les membres des 18 partis de l’opposition au siège de la CENI ©Iwacu
Les membres des 18 partis de l’opposition au siège de la CENI ©Iwacu

Six partis ont déjà signé cette déclaration de l’union de l’opposition et confirmé leur adhésion : il s’agit du FNL (camp d’AgathonRwasa), Uprona (camp de Charles Nditije), Sahwanya Frodebu Nyakuri Iragirya Ndadaye, Paside, AV Intwari et le Raddès.

« L’idée de constituer un vaste rassemblement est mon souhait le plus ardent, mais elle n’est pas mon invention », dixit Agathon Rwasa. Après plusieurs concertations, souligne M. Rwasa, des leaders de l’opposition se sont concertés. « Nous nous sommes convenus de mettre nos forces ensemble lors des prochaines élections pour éviter de partir en solo ou en ordre dispersé. »D’après lui, l’objectif visé est de constituer une véritable force politique qui rassure le peuple burundais et la communauté internationale, une force capable de provoquer le changement lors des prochaines élections.Cette initiative, indique M. Rwasa, il l’a toujours soutenue depuis le fiasco électoral de 2010.

Des principes de base d’abord

Pour lancer l’union des opposants, il est élaboré un projet de déclaration des partis et organisations politiques de l’opposition burundaise. Ils s’engagent à participer aux élections avec une plateforme commune, un candidat unique aux présidentielles et des listes communes aux communales et législatives. De surcroît, cette déclaration ouvre un partenariat avec toutes les forces qui aspirent au changement.

Issa Ngendakumana, secrétaire général du parti Sahwanya Frodebu Iragirya Ndadaye, confirme l’adhésion de son parti à l’union de l’opposition : « Nous sommes pour le vaste rassemblement de l’opposition. » Il dit que son parti a toujours défendu cette idée, ce qui a été la pomme de discorde entre son président le Dr Jean Minani et Léonce Ngendakumana, président de l’ADC, le 3 octobre 2014 à Ego Hôtel (les deux héritiers de feu président Ndadaye devaient signer un accord de réconciliation et de réunification, mais ce fut un échec, ndlr).

D’après une certaine opinion, le mariage entre Rwasa et Nditije est contre nature. Pourtant, le leader historique des FNL rassure : « Il y a 34 ans, nous ne nous sommes pas battus contre l’Uprona, mais contre l’Etat. » Agathon Rwasa précise que c’était d’ailleurs le cas pour tous les gouvernements qui se sont succédé : « Tous les régimes nous ont combattus. Maintenant, c’est le parti Cndd-Fdd, majoritairement hutu, qui est aux affaires. Est-ce pour autant qu’il nous facilite la tâche ? »

Pour les besoins de la cause et pour trouver une solution au problème de gouvernance et tous ses corollaires, M. Rwasa estime que les Burundais doivent dépasser tout ce qui les a divisés.

Un début difficile

Dimanche 14 septembre, à Rushubi, au chef-lieu de la commune Isare en province de Bujumbura, l’ancien président de la République DomitienNdayizeye et le président du Frodebu Nyakuri Dr Jean Minani lancent l’idée d’un vaste rassemblement de l’opposition. Au départ, la rencontre visait la réunification du Frodebu. « Le parti Frodebu est réunifié, que ceux qui manifestent encore des doutes soient rassurés. » C’est ce message que laissaient entendre presque toutes les chansons des différents groupes d’animation.

Jean Minani fait savoir que l’activité se poursuivra dans tout le pays. « Il n’y a pas 44 idéologies politiques », a renchéri Domitien Ndayizeye. La réunification, a-t-il souligné, est plus qu’urgente parce qu’elle renforce les partis et leur permet d’avoir des sièges au Parlement.

Cet événement a eu lieu une semaine après la radiation du sénateur Domitien Ndayizeye au parti Sahwanya Frodebu. En outre, cette rencontre a vu la participation des militants des autres partis, mais à titre individuel, notamment ceux du parti Uprona (camp de Nditije).

Forum des lecteurs d'Iwacu

6 réactions
  1. borntomakelovenotwar

    Mbe uwanj abana bazomwita iki ? Ko nyina ari umututsikazi nanje ndi umuhutu akaba ari nyina yabatwaye munda amezi icenda akanabonsa deux ans deux ans chacun. Ibi bintu vyari bikwiye guhera. Jewe nibaza ko dusigaranye ubwoko bw’inda gusa. Mbe mwibaza ko Peter na Rwasa §§ hama Peter na Nduwimana, ibiryoshe ari ibihe ? Gezaho ayo ni ay’inda gusa, bakarondera ovyo bitwaza mu gukoresha abandi ku nyungu zabo gusa.

  2. Rubis

    L’affaire Pierre-Claver Mbonimpa a marqué beaucoup la vie politique du Burundi, jusqu’à être traitée dans le Bureau Oval du White House, par le noir le plus puissant de la planète.

  3. Gerard

    Wapi sha Sivyo.
    Waragenze intara z’Uburundi usanga abo wita Abahutu, Abatutsi iyo baba mu gace kamwe bavuga kumwe kandi ntiwobatandukanya. Genda nka Bujumbura rural, Kayanza, Bugabira, kumoso. Ninaco gituma mu Burundi hambere aho vyari vyoroshe kwihindura ubwoko ubu canke buriya. Uwitwa Umututsi n’Umuhutu bo muri rural usanga bavuga bose ngo ‘Zewe sa ndakunda akaboga n’uburobe’.

    Gusa umuzungu yasanze Abarundi ataco bibatwaye aca ashirako beton abitsindagira mu mitwe yacu ngo ubu bwoko nibwo bukwiye gutwara kuko buzi ubwenge abandi nabo bakarima bakanabaragirira inka. Kubera rero gukunda amaronko benshi bavyakiriye uko baboneraho no gukumira abandi.

    Hari umuntu umwe nzi yanditswe mu bitabo vya kahise k’Uburundi yari umu deputé mu myaka ya 1965 ngo hako atwagwa n’umuhutu yopfuma apfa. Hari n’aba extremiste b’abahutu bumva ko uwitwa umututsi ari nyagupfa. Abo bose bateshwe bate kuko les mechants bahunga atakibirukanye, bamana umutekano muke mu mitima yabo.

    Uretse akagwi gato kinjiwe n’umugera w’amacakubiri, ubu Abarundi benshi bo mu mica yose baramaze gusesemwa n’abitwaza iki canke kiriya bagamije kwuzuza inyaga zabo.

    Indya y’amaraso igwaza mu nda benshi baraze umuvumo abana babo kuko babasigiye les biens mal acquis.
    Uwiyita uyu canke uriya yomenya ko inda ndende ihumira indya ikica akokize.

    Ijambo ry’Imana rirerekana ingwara y’amacakubiri y’amoko ikizwa ahanini no kwiyegereza Imana umuntu agatandukana n’ikibi.

    Impanuro noha urwaruka rwaruka ubu ni uko rworeka kuguma ruba ba samurarwa b’umuzi w’amacakubiri ashingiye ku moko. Imana ibandanye idukiza ba mpema yuzuye.

  4. Nwari

    @iwacu ariko ntankuru zihari shasha ??mumaze Imisi mufise ibibazo ibintu wese azi nivyo mutugarukanako kandi tuziko harinkuru,shasha

  5. Sivyo!!!

    @Gerard
    Oya sha Gerard: aho iwacu abagamba bavuga ikigamba, abaragane bakavuga ikiragane, abamoso bakavuga ikimoso, mbere n’abanyabututsi bakavuga igitutsi! Hanyuma ababo bakavuga ikibo, etc…
    Urumva rero sha ko natwebwe twari dufise ubwoko butari buke n’uko twabifashe ukundi kandi vyatuguye nabi ko vyatumye tumarana (hari abamazwe kurusha abandi, tuvugane ukuri) ama fosses communes akaba ariyo akwiye izo ntara zivugirwamwo izo mvugo!!!!

  6. Gerard

    Mbega mu Burundi Abahutu mubamenyera kuki, Abatutsi twobamenyera kuki, umutwa umutora gute? Muragenda muri Tanzania, Kenya, RDC aho niho uca ubona ko hoho bovuga ko bafise ubwoko bwinshi.

    Ahandi usanga ubwoko bwose bwisangije ururimi, imico, uturere (region), … Nimba aba aho bita kisii usanga avuga igikisi, aba mu bugesera yategerezwa kuvuga ikigesera, aba i Bururi akavuga ikiruri, yava Buragane akavuga ikiragane, kurya umujaruwo muri Kenya avuga ikijaruwo, umubembe muri RDC avuga ikibembe,…

    Aha mu Burundi nay’inda. Ubwoko bwo mu Burundi buri mu mitwe y’abantu nta na kimwe kibwerekana scientifiquement parlant.

    Dukwiye kwitwa ubwoko bwitwa ABARUNDI. Imana yari yaduhezagiye duhurira hamwe mu Burundi duca turasa twese, turasabirana, twivugira ururimi rumwe. None ko bavuga ngo abahutu bavuye aha, abatutsi hariya, hoba harabuze n’akamanyu k’ururimi gasigara kuri aba canke bariya ngo kerekane iyo baje bava twisunze izindi ndimi zo mu karere ?

    Twohindura vyoba vyiza ushoboye gutwara agatwarira bose, uworoye, uwurimye akabikorera igihugu n’abakibamwo.

    Patiri Jean Louis hamwe n’abandi bari muri CVR ntibari bakwiye kujaho baserukira ubwoko bari bakwiye kujaho nk’abashingantahe (Abagabo n’abakenyezi) b’inyankamugayo.

    Tugumye ku ntwaro zigabura ubutegetsi zifatiye ku moko nta ragi tuzoba dusigiye abana bacu.

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