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Société

Les fils de la terre

Les Twa constituent à peine 2% de la population burundaise. Pauvres, sans terre, méprisés, discriminés par les Hutu et les Tutsi, la troisième ethnie risque de s’éteindre dans l’indifférence générale.

Une femme potière Twa. Les ustensiles en fer ou en plastic ont anéanti leur art.

Une femme potière Twa. Les ustensiles en fer ou en plastic ont anéanti leur art.

Les Twa.Ils se disent eux-mêmes, avec un brin de fierté, « Abasangwabutaka », litttéralement, les premiers, les fils de la terre.

Vital Bambanze, premier sénateur originaire de cette communauté raconte avec fierté et un brin de mélancolie qu’ils étaient forgerons, spécialistes de la chasse et bien introduits à la cour où les monarques admiraient leur habileté.
C’était le bon vieux temps. Forêts, collines, vallées et marais burundais grouillaient de gibier. Le bon vieux temps, avant l’arrivée, dans les malles du colon et du missionnaire, de ce honni plastic et autres ustensiles en fer. A l’époque, spécialistes de la poterie, les Twa étaient importants. Les Burundais avaient besoin de leurs pots d’argile pour puiser l’eau, cuire les aliments.

Les Twa tiraient leur survie de l’argile modelée par leurs mains expertes, mais aussi de la chasse et de la cueillette.

Mais les ustensiles en fer ou en plastique eurent très vite la cote. Plus résistantes.Colorés. Instruments de la modernité.

Avec son sourire édenté, Thérèse une veille dame raconte que désormais, « un Burundais « civilisé » ne devait plus manger dans un pot de terre fabriqué par les Twa, mais dans une assiette en fer » . Petit à petit, la population a commencé à abandonner les fragiles pots de terre .

Plus de possibilité pour les Twa de faire le troc, les colons interdisent la chasse, d’ailleurs les animaux se raréfient, la terre est grignotée par les Hutu et Tutsi,agriculteurs. Le déclin commençait.

Le mépris au quotidien

L’humiliation, le mépris, les Twa connaissent. Discriminés par les Hutu et les Tutsi, les deux principales ethnies, les Twa, sont considérés comme des sous-hommes. Petit florilège des interdits. Ceci vaut pour les Hutu et les Tutsi : « On ne mange pas avec les Twa.On ne dort pas avec les Twa. On n’entre pas dans la maison d’un Twa. On n’épouse jamais, au risque d’être banni de sa communauté, une fille Twa. Exception, on peut juste coucher avec une fille Twa à des fins thérapeutiques. »

D’après la tradition.Les relations sexuelles avec une fille Twa guérissent le lumbago ! L’ancien sénateur Twa, Vital Bambanze, explique : « C’était une bonne explication d’un homme attrapé en train de faire des relations sexuelles avec une fille de notre communauté. Cela ne pouvait pas être une relation normale. Juste une thérapie ». Toujours ce mépris… Interrogé un vieux hutu témoigne : « les Twa sont méprisables. Ils n’aiment pas et ne savent pas cultiver.Ils vivent dans l’immédiat. Les Twa ne savent pas conserver les semences. La vie est au bout de l’arc ou de la lance du chasseur. »

Un vieux tutsi renchérit : « quand un veau venait à mourir dans notre étable, les Hutu et les Tutsi ne mangent pas un veau mort, on les appelait. Devant les yeux remplis de dégoût et de mépris des voisins, une meute de Twa, heureuse, emportait alors la charogne .Et toute la nuit, les Twa nécrophages faisaient ripaille »

M.Bambanze, premier universitaire burundais d’origine Twa, de lancer : « Les Twa, un peuple de chasseur aiment la viande. Est-ce un crime de manger un veau ? »

L’ancien sénateur confie. « Méprisés, misérables, au fil des ans les Twa ont fini par intégrer leur état de sous-hommes.Si bien qu’ils appellent les Hutu et les Tutsi les « Burundais » Comme si eux étaient des étrangers sur cette terre. » Certains historiens soutiennent pourtant que les Twa sont les premiers occupants de la terre.

De ce mépris, il en a bavé, Vital Bambanze. Depuis l’école primaire à Kirundo dans le nord du pays, il a vécu un calvaire, il se souvient : « Les petits Twa s’asseyaient entre eux, à part, les écoliers, Hutu et Tutsi mangeaient ensemble. Nous on était rejetés, les autres gamins se moquaient de nous, les instituteurs ne nous défendaient pas ».
Courageux, il tient . En 1997, il entre à l’université. Il sortira avec une licence en litterature africaine. Il lance aussi une association, l’UNIPROBA, Unissons-nous pour la Promotion des Batwa.

En 2010 , le gouvernement fait un signe d’ouverture : il devient par cooptation sénateur. Une première.« Au sénat j’ai lutté pour que la loi change, pour que les Twa aient droit à la propriété foncière. »

La législature est finie depuis juin 2015. Un peu amer, il dit qu’il n’a pas gagné le combat. « A ce jour, la majorité des Twa n’ont pas de terre ».

Mais Vital Bambanze s’est constitué un grand réseau, il est aujourd’hui à la tête de l’Association des  Peuples Autochtones d’Afrique Centrale, il participe à plusieurs conférences internationales.

Une mémoire qui s’éteint

Vital Bambanze, aujourdh’ui à la tête de l’Association des Peuples autochtones d’Afrique centrale

Vital Bambanze, aujourdh’ui à la tête de l’Association des Peuples autochtones d’Afrique centrale

Les Twa sans terre, chasseurs sans forêt, peuple oublié, ni agriculteur, ni éleveur, méprisé par les Hutu et les Tutsi, minés par la consanguinité (ils se marient entre eux depuis plusieurs générations), risquent de s’éteindra dans l’indifférence générale. Aujourdhui, ils sont estimés à plus ou moins 80.000 individus. Soit moins de 2% de la population. La communauté ne compte pas beaucoup de « vieux ». Ils meurent très jeunes. Pour Vital Bambanze « difficile de vivre vieux quand on vit mal ».

Vital Bambanze, ancienC sénateur vit aujourd’hui dans la banlieue nord de Bujumba. Il habite une belle villa à étage. Quand vous lui demandez son adresse, il vous indique juste le quartier : « Je n’ai pas à préciser la rue et le numéro, tout le mondais sait où habite le Twa qui a été membre du sénat ». Cette stigmatisation l’affecte. « Un twa qui habite une belle maison, ça sort du commun, tout le monde me connaît », lâche-t-il , un peu fataliste.
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La terre et la dignité

Léonard Habimana

Léonard Habimana, son association se bat pour envoyer les petits Twa à l’école

Léonard Habimana, lui aussi fait partie de cette minuscule « élite »intellectuelle. Dans tout le pays, la communauté compte à peine 20 étudiants universitaires. Oui, 20 étudiants. Il existe près de 10 universités et des dizaines de milliers d’étudiants, Hutu et Tutsi. Lui, Léonard Habimana, c’est le premier journaliste Twa. Jeune étudiant, il a été recruté par une radio indépendante. Il se souvient d’une émission appelée « Weho kuki » (pourquoi pas toi), diffusée par la Radio Publique Africaine aujourd’hui détruite.  » Ces émissions en donnant la parole à notre communauté, ont contribué dans le changement des mentalités. Mais le combat est encore long. »
Aujourd’hui, à la tête de l’Uniproba, l’ancien journaliste regrette que sa communauté ne soit pas représentée dans dans les institutions. « Aucun administrateur communal, aucun gouverneur de province, aucun ministre,aucun haut cadre, le partage des postes se fait uniquement entre les Hutu et les Tutsi, comme si nous n’étions pas des Burundais. »

Son association multiplie plaidoyers, enquêtes et rapports pour alerter la communauté nationale et internationale sur les discriminations dont les Twa du Burundi sont victimes. L’association encourage aussi les jeunes Twa à fréquenter l’école.

  9   Vos commentaires
  1. Gitega

    Quelle bonne suggestion d’un grand honnête intellectuel devant le quel tout le monde devrait s’incliner! Un grand analyste historien a dit « Le peuple a le dirigeant qu’il merite ». J ‘ai toujours l’ occasion de le voir! Ou on connait un peuple par les dirigeants! Peut on dire!! Nous avions pourtant dans notre formation politique une politique tres claire de redressement des Batwa et d’eradication totale d(injustice de pauvrete mais aujourd’hui les autorites depensent des fortunes (en sacrifiant des priorites de ce peuple meurtri) pour faire gober a tous que nous sommes ennemis de la nation! Le peuple se rendra compte qu’il a ete pris en otage par une oligarchie des grands appetits rongee par une avidite de gain au detriment du peuple a n’importe quel prix! L’ennemi numero un « celui qui reclame la solidarite, la compassion, la justice, l’equite, l’humanisme ». ces autorites les appellent les insurges, les ennemis de la nation pour les animaliser afin de permettre aux « manipules  » de perdre tout humanisme en les » chatiant »inhumainement! Excuses pour en peu deraper du sujet! Mais c’est lie quand meme

  2. Carthage

    C’est pourtant écrit noir sur blanc dans les fameux documents de planification(CSLP et V 2025) que le développement du capital humain sera au centre des priorités. C’est vraiment dommage que le Burundi puisse rater d’exploiter cette diversité pour mieux asseoir une société plus inclusive. Pour ma part je trouve que les idées ne devraient pas manquer. la force du Burundi réside dans le nombre de Burundais, il faut arriver à exploiter les apports des uns et des autres. Quelques exemples de l’utilisation des talents peuvent servir à refonder l’économie burundaise dans la transition vers une économie basée sur l’intelligence
    Ex1: Les jeunes lauréats des écoles de tourisme sont appuyés pour proposer un tourisme solidaire qui ferait découvrir au monde les arts séculaires de la communauté batwa( poterie, forge,danse rituelles,etc)
    Ex2 Les jeunes docteurs doivent etre spécialisés pour transformer les régions du pays en pole incortournable de tourisme de santé,c’est pas normal que même des équipements standards de médecine ne trouve presonne pour les opérer dans un pays de 12 millions d’habit.
    Ex3 Les jeunes agronomes et biologistes sont appuyés pour lancer des start up de biotechnologies industrielles( production des bioétanol à base de canne à sucre,biodiesel à base de palmier à huile,bioplastiques base de la biomasse végetal,etc…) et promouvoir une industrie burundaise de 3 éme génération.
    Ex4 Les jeunes stylistes et les jeunes mannequins (et Dieu sait combien ils sont classes) peuvent transformer Bujumbura en capitale de la mode à l’instar de Milan .
    Ex5. Les jeunes athlètes des hauteurs(comme Ijenda) et les mordus des sports collectifs sortants des écoles de football sont le fer de lance d’une industrie de spectacle qui implosera les investissements dans le divertissement( droits télé pour 1 million de foyers,publicité,etc) et porter le renommé du pays dans le monde
    Ex6 Les jeunes danseurs exploitent la diversité régionale( tambour,agasimbo,umudeyo,amayaya,urwedengwe,intore,…) pour développer des carnavals à l’instar des pays comme le Brésil, précipitant au pays des milliers de touristes.
    Ex7 Les jeunes informaticiens développement une économie intelligente à l’instar de Tel Aviv au lieu de se limiter aux secrétariat public
    Ex8 Les jeunes sortis des ECOFO et CEM deviennent de la main d’oeuvre spécialisée grace aux offres de formation complémentaires des universités professionnelles et transforment le Burundi en usine du monde
    Ex….
    Oui, on est conscient que des problèmes structuraux font défis( électricité,adéquation formation,capital,…..) mais tout commence par l’idée et la volonté politique

  3. John

    La disparution complete des batwa du Burundi( et du Rwanda) serait une catastrophe pour ces nations. En fait, il n’y a pas de Burndi ou de Rwanda sans l’existence de ses trois composantes que sont les Twa, les Tutsi et les hutus. Si une de ces composantes disparaissait( comme on a essaye de le faire au Rwanda en 1994 pour les Tutsi), ces pays devraient changer de noms. SVP faites tout ce qui est possible pour que les Twa, une grande composante de nos nations ne disparaisssent pas. Leur disparution sonnerait le glas de nos pays. Ne les appelaient meme pas Abasangwabutaka, ce qui est une forme de discrimination, ils sont BURUNDAIS tout simplement.

  4. Carthage

    Terrible de voir une telle injustice dans un pays qui se dit démocratie consensuelle. L’élite devrait savoir qu’on a rien à gagner à laisser une partie de la population derrière. Les ravages des politiques d’exclusion après l’indépendance n’ont abouti qu’à retarder le Burundi dans les voies de développement socio économiques( 68% d’analphabétisme,20% d’utilisation de la contraception,90% de ruralité,95% de revenues tirées de l’agriculture,faible participation du secteur tertiaire au PIB,etc) qui auraient pu être évitées avec l’inclusion de tous.
    Il faudrait que les Burundais comprennent que leur force consistent dans leur nombre,franchement c’est décevant de voir tout le discours mis dans les CSPL concernant le développement du capital humain qui ne prennent pas forme. Les énormes potentielles des Burundais sont entre autre:
    -le développement d’une économie basée sur la science et les nouvelles TIC grâce aux jeunes hautement qualifiés(
    Ex 1 docteurs pour les hopitaux régionaux et tourisme de santé,
    Ex2 les agronomes pour les biotechnologies industrielles de biotéthanol de canne à sucre,biodésiel de palmier à huile,les bioplastiques et autres biomatériaux,
    Ex3 les professeurs d’université pour développer un pole de formation quadrilingue à l’image de la Suisse(Francais,Anglais,Swahili et Kirundi)
    Ex4 les jeunes athlètes pour booster la visibilité et l’investissement dans les sports profitant des athlètes talentueux des hauteurs comme Ijenda sur les courses de fonds
    Ex4 les jeunes mannequins pour transformer Bujumbura en une plaque tournante de la mode à l’instar de Milan en profitant des agences déjà montés par quelques jeunes de Bujumbura( Esther,Umuringa,etc)
    Ex5 les ouvriers spécialisés issus des ECOFO et des CEM, complétés par des offres d’universités professionnelles pour transformer le Burundi en une usine du monde qui valoriserait les milliers de jeunes qui flânent dans les rues
    Ex6 les jeunes informaticiens qui auraient les opportunités de mettre en place des produits(application) valorisables dans toute la région EAC
    Ex 7 les jeunes issus des Ecoles de tourisme pour développer une offre de TOURISME SOLIDAIRE qui amènerait les visiteurs dans les communautés Batwa afin de découvrir leur maitrise des arts séculaires( poterie,forge,chasse,danse ethnique,etc..)

    L’avenir des Burundais surtout les jeunes n’est pas dans les rebellions ou dans les queues pour les soupes populaires

  5. Tanazi

    Justement moi je me pose la question de savoir pourquoi les soi-disant défenseurs des droits de l’homme, les membres de la société civile et consort se disent combattre pour le droit des ayant droit et oublient carrément les sans droit. Ou bien ce n’est pas le vrai droit de l’homme dont il parle ou bien ils se cachent derrière ce dernier pour d’autres buts. C’est dommage!!!!!

    • Marirayabarundi

      Que te manque t-il pour le faire toi mm sans qualifier les autres d’imposteurs? Tu es aussi dans le mm sac si pas pire

      • Athanase Karayenga athanase karayenga

        Mon cher Antoine,

        Mille mercis pour ce reportage remarquable et pathétique puisqu’il évoque l’extinction lente de la communauté des Batwa. Dans l’urgence, il faudrait suggérer au Sénateur Vital Bambanze que j’ai eu le plaisir de découvrir à Genève, d’explorer, avec les responsables de Mutoyi, une conversion de la poterie ancienne en poterie moderne. Le magasin des produits de Mutoyi, situé près du Boulevard du 28 Novembre, près de Chez Gérard, le très connu bar, vend depuis plusieurs années des assiettes en faïence de toute beauté.

        Les Batwa, et surtout les femmes Batwakazi, ont un talent exceptionnel pour fabriquer des pots en terre de toute beauté. Elles peuvent fabriquer de grands pots, intango, ayant une forme parfaite d’un sphère sans utiliser un tour mécanique ou électrique. C’est absolument admirable. Dans le temps, les Batwa produisaient aussi de grands plats en terre cuite, imibehe, dont les familles se servaient au quotidien au moment des repas.

        Les femmes Batwa n’auraient absolument aucun problème pour se reconvertir et pour se projeter dans un artisanat moderne de la poterie. Il faudrait qu’elles soient encadrées et formées pour intégrer les techniques de modelage et de cuisson à haute température dans le processus de production de la faïence. Des coopératives, des circuits de vente et de distribution pourraient naître de cet artisanat d’art qui donnerait du travail à plusieurs familles Batwa, Hutu, Tutsi et Ganwa.

        Le Burundi est composé de quatre communautés dont les Baganwa qu’on oublie souvent de mentionner et qu’on assimile par erreur, ignorance ou mauvaise foi aux Batutsi.

        Le Sénateur Vital Bambanze pourrait facilement promouvoir auprès de l’organisation mondiale des peuples autochtones qu’il préside, si j’ai bien compris cet artisanat moderne de la faïence produite par les Batwa. Des bailleurs de fonds et même des investisseurs pourraient soutenir et financer cet artisanat de poterie car le marché existe et il est éternel. La faïence domestique est toujours présente dans les familles urbaines surtout qui achètent presque exclusivement de la faïence chinoise alors que les besoins du Burundi pourraient être couverts, au moins en partie, par la faïence produite par les Batwakazi.

        Le Burundi possède un gisement très riche de kaolin et d’argile qui constituent, me semble-t-il, une des matières premières pour fabriquer des pièces de faïence comme les plats, les soupières, les assiettes, les gobelets, etc, etc. Il fut une époque où un ancien ministre des finances du Burundi voulait intéresser des investisseurs européens de l’Est, me semble-t-il, à produire même de la porcelaine au Burundi. La porcelaine est plus raffinée que la faïence et partant plus chère. Et un marché gigantesque existe au Burundi et dans la région pour la faïence et la porcelaine.

        A titre d’exemple, un pays comme la France compte des milliers d’artisans potiers qui, établis souvent dans des villages, fabriquent des pièces de faïence domestique d’une beauté et d’une diversité exceptionnelles. Les Batwa, comme d’autres citoyens burundais d’ailleurs pourraient s’inspirer de ce modèle de production de la faïence domestique. Des écoles de formation en production de faïence et de porcelaine pourraient naître dans toutes les régions du Burundi.

        Déjà Mutoyi donne l’exemple qu’il est possible de fabriquer de la belle faïence au Burundi. Alors, il faudrait passer du rêve à la réalité pour donner à la communauté de nos compatriotes Batwa, l’opportunité de se servir de leur savoir-faire ancestral dans le domaine de la poterie et de se projeter dans l’économie moderne de la faïence et de la porcelaine.

        Athanase Karayenga

        • kwizera

          Bien dit karayenga,turananirwa nuburi mukwaha

          • Kaminuza

            Chers amis, une seule question compte ici: «Est-ce que les Batwa sont électoralement rentables ?» La réponse est « NON ». Voilà pourquoi les différentes autorités ne posent pas de gestes concrets pour sauver cette composante de la société burundaise de la disparition. Il en est ainsi chez les autochtones d’Amérique latine, des USA, au Canada, en Australie et ailleurs. Dommage!

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