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Le Tanganyika : « Un trésor non protégé »

04-10-2011

La Fondation Roi Mwezi Gisabo avertit que le lac Tanganyika est menacée par la pollution industrielle et domestique. Elle demande aux autorités de prendre des mesures pour le protéger.

« Les eaux du lac Tanganyika sont polluées et cela influe négativement sur la faune et la flore », fait remarquer Albert Mbonerane, président de la Fondation Roi Mwezi Gisabo. La partie la plus menacée est celle de la localité dite « Ku mase »(mot kirundi qui signifie bouse.) Des déchets provenant du quartier industriel se déversent dans le lac Tanganyika et dégagent une odeur suffocante. A côté de Ku mase, un village s’est improvisé et visiblement il est n’est pas géré. Des maisons en paille y sont construites. Les habitants se soulagent dans le lac Tanganyika, faute de latrines : « La nappe phréatique étant à un mètre, on ne peut pas y creuser des latrines », confie un spécialiste de l’environnement. En outre, ces habitants utilisent la même eau pour d’autres besoins de la vie quotidienne. Des maisons en construction s’observent également le long du lac Tanganyika.

« Lac Tanganyika, un trésor à protéger »

Albert Mbonerane, président de la Fondation Roi Mwezi Gisabo indique que cette situation entraîne une pollution industrielle et domestique. Pour lui, le seul lac au monde ayant de l’eau douce et du bon poisson risque de disparaître s’il n’est pas bien entretenu : « Nous n’aurons plus de bon lac à léguer à nos enfants. » Albert Mbonerane précise que des maisons sont construites dans la partie non constructible au mépris de la zone tampon. Le président de la Fondation Roi Mwezi Gisabo demande aux autorités habilités, à commencer par le Président de la République, de protéger ce « grand réservoir de richesses » en imitant le Rroi Mwezi Gisabo qui a refusé que l’on brûle la forêt de la Kibira, pourtant devenu le repaire de ceux qui voulaient renverser son pouvoir. M.Mbonerane demande aux services délivrant les autorisations de bâtir d’arrêter l’attribution des parcelles près du lac Tanganyika.

Désiré Gahungu, administrateur de la commune Ngagara, reconnaît, lui aussi, que les habitants de Ku mase polluent le lac Tanganyika. Pour lui, il n’est pas facile d’avoir l’effectif total de ces habitants: « Ils se sont installés progressivement à cause de la crise. » L’administrateur Gahungu indique qu’ils seront prochainement installés dans la zone Maramvya, commune Mutimbuzi, dans Bujumbura rural. Nous avons essayé de contacter Jean Bosco Nsabumuremyi, directeur général de l’urbanisme, pour des éclaircissements sur l’octroi des parcelles autour du lac Tanganyika ; mais sans succès.

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