http://www.iwacu-burundi.org/wp-content/uploads/2016/12/DG-Advisor-USAID-9-o-20-DEC.pdf
Archives

Le sucre se fait rare à Bujumbura

19-08-2011

Deux mille francs est le prix du kilo de sucre depuis quelques jours au marché central de Bujumbura. Du coup, il se fait rare. Le sac de 50 kg coûte désormais 92.000Fbu alors qu’il était à 87.000Fbu il y a un mois.

Au marché central de Bujumbura on entend des gens qui parlent, qui crient, le bruit des moteurs des voitures. Le train-train quotidien ! Un vendeur de sucre par détail, côté nord du marché, affirme qu’il vient de passer quatre jours sans vendre du sucre: « Avant le sac de 50kg coutait 87 000Fbu, depuis quelques jours, il est augmenté de 5 000Fbu. » A l’entrée principale du marché, une femme qui en vend aussi confirme cette hausse de prix. Au même moment, une camionnette décharge plein des sacs de sucre devant le marché.

« Ils vendent ce sucre dans les pays de la sous région »

« Je vends à 2.000Fbu le kg du sucre parce que le sac de 50 kg s’achète à 92.000Fbu. Certains grossistes le cachent en espérant le vendre à plus cher si il est augmenté de prix », explique Jean, propriétaire d’une petite Kiosque à l’intérieur du marché. Il vient de perdre trois clients fidèles qui lui achètent presque chaque jour, au minimum 4 kg.

Même les grossistes se lamentent de cette carence du sucre. « Pendant la campagne, le sucre est en abondance. Tu peux avoir autant de kg que tu veux, mais ce n’est plus le cas », se lamente Pascasie Nzinahora. Ils reçoivent d’habitude trois tonnes chaque mois. Ces vendeurs en gros disent que d’autres personnes s’intéressent à ce commerce pour en tirer profit. « Ils vendent ce sucre dans les pays de la sous région. Il paraît qu le produit est devenu raressime, pense Pascasie, car nous ne recevons plus la même quantité qu’avant. »

Ramadhan Seff Gahushi, directeur commercial de la Société Sucrière de Moso, trouve cette situation anormale: « Nous avons envoyé 775 tonnes dans la capitale Bujumbura. Chaque mois, la société augmente la quantité fournie aux grossistes. » Il pense que les autorités au ministère de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme doivent vérifier s’il n’est pas vendu dans les pays de la sous région. Selon lui, le sucre serait aussi utilisé dans la fabrication des boissons prohibées.

Publicité