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Politique

Le Forsc dénonce « une escalade de l’intolérance politique »

Dans sa récente assemblée générale, le Forum pour le Renforcement de la Société Civile a dénoncé une violation des droits civils et politiques, et proposé des voies de sortie.

Vital Nshimirimana, délégué général du Forsc ©Iwacu

Ce communiqué est signé par Vital Nshimiramana, délégué général du Forsc ©Iwacu

Assassinats ciblés, violence physique et verbale, arrachage de drapeaux, empêchement de réunions, enrôlement forcé dans les partis politiques, intimidations de toutes sortes…Tels sont les faits relevés par le Forsc et qui caractérisent l’intolérance politique observée au Burundi. Une situation qui s’intensifie au fur et à mesure que l’échéance électorale de 2015 approche. Cela transparaît dans le communiqué de presse du Forsc à l’issue de son assemblée générale tenue le 28 mars.

D’après ce communiqué, ces cas d’intolérance politique sont généralement commis par les Imbonerakure. Le Forsc souligne que les victimes se comptent beaucoup plus dans l’opposition, avec la complicité de certains administratifs et des membres des corps de défense ou de sécurité. Ce communiqué note également la panique de la population causée par les intimidations et actions militarisées des jeunes affiliés au parti Cndd-Fdd.

Une complicité de l’administration et des forces de l’ordre …

Le Forsc constate aussi que le parti au pouvoir jouit d’un traitement de faveur par l’administration et les forces de l’ordre sur terrain pour toutes ses activités ou célébration d’événements divers. Ceci au moment où, poursuit ce communiqué, dans certaines communes, les partis de l’opposition ne bénéficient même pas de ce qui est autorisé par la loi.

Face à cette situation, et pour éviter une autre crise ethnique, le Forsc demande aux différents acteurs sociopolitiques de prendre leurs responsabilités. Au gouvernement et à l’administration de faire respecter les droits et libertés reconnus à tous les citoyens et aux partis politiques. A l’appareil judiciaire de lutter contre l’impunité et aux corps de défense et de sécurité d’être neutres et de respecter la loi. Ce communique encourage les organisations de la société civile à plus de vigilance pour dénoncer les violations des libertés civiles et politiques.

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