Société

Le CICR au service des handicapés

22/10/2016 Christian Bigirimana 1

Le CIRC a octroyé quatre bourses aux étudiants burundais. Trois sont rentrés et travaillent actuellement à l’institut Saint Kizito de Bujumbura.

Jean Mapinduzi : « J’ai appris que pour des patients présentant des déficiences neurologiques, il faut les soigner au moins une fois par jour. »
Jean Mapinduzi : « J’ai appris que pour des patients présentant des déficiences neurologiques, il faut les soigner au moins une fois par jour. »

Jean Mapinduzi (kinésithérapeute), Alice Nshimirimana et Samuel Ndikuriyo (orthoprothésistes) sont les trois boursiers du CICR rentrés au bercail après leurs études. Parti en 2012 pour des études en kinésithérapie niveau licence au Bénin, Jean Mapinduzi est revenu cette année, a été embauché par l’institut Saint Kizito en avril, l’une des conditions pour avoir cette bourse du CICR.

Il prend en charge 8 à 10 patients par jour. Les patients sont programmés en fonction du temps que doit durer chaque séance (entre 30 et 45 minutes selon la pathologie du patient). Ces traitements se font lundi, mercredi et vendredi.

Les consultations se font mardi, les plâtrages (corrections des déformations orthopédiques surtout chez les enfants de moins de 5 ans) se font jeudi. Chez les enfants de plus de 5 ans avec des déformations du même genre, les cas sont référés à des chirurgiens pour avis.

Il assure que la valeur ajoutée de cette formation est grande : « En ce qui concerne des patients présentant des déficiences neurologiques, par exemple, ils étaient soignés une fois la semaine. Mais moi, je les soigne au moins une fois par jour. » Et de remercier le CICR pour avoir pensé à cette formation.

« Le gouvernement devrait payer les appareils pour les handicapés »

Alice Nshimirimana dans l’atelier en train de fabriquer une prothèse.
Alice Nshimirimana dans l’atelier en train de fabriquer une prothèse.

Au gouvernement, ce jeune homme de 29 ans demande de créer des écoles de formation en kinésithérapie et d’organiser des séminaires qui mettent en contact les médecins et les paramédicaux dont des kinésithérapeutes et des orthoprothésistes pour qu’ils échangent afin de mettre en place une stratégie des soins complets.

Alice Nshimirimana et Samuel Ndikuriyo travaillent à l’institut Saint Kizito depuis septembre. Ils ont été formés à Moshi en Tanzanie pendant trois ans grâce à la bourse du CICR. Les deux jeunes fabriquent des appareils pour les personnes dont les membres sont malformés ou paralysés (orthèses) et des appareils pour ceux dont les membres sont amputés (prothèses).

Ils demandent au gouvernement de fournir aux personnes vivant avec un handicap des orthèses et des prothèses car elles sont chères (elles varient entre 300 mille et 1 million de Fbu).

Cet appui améliore également l’accès au service

Samuel Ndikuriyo sur le point de finir la fabrication d’une orthèse.
Samuel Ndikuriyo sur le point de finir la fabrication d’une orthèse.

Selon la responsable du département de la réadaptation physique au CICR, Jocelyne Niyonkuru, le CICR a pris la décision d’appuyer dans le domaine de la prise en charge des personnes vivant avec un handicap depuis 2010, via un soutien au centre Saint Kizito. « Le plus grand défi était le manque de personnes qualifiées pour la prise en charge de ces personnes. C’est dans ce cadre que le CICR a payé ces bourses afin d’appuyer le personnel existant qui était en majorité non qualifié. »

Jocelyne Niyonkuru : « Le plus grand défi est le manque de personnel qualifié pour la prise en charge des personnes vivant avec un handicap. »
Jocelyne Niyonkuru : « Le plus grand défi est le manque de personnel qualifié pour la prise en charge des personnes vivant avec un handicap. »

Pour l’atelier, soutient Mme Niyonkuru, l’institut n’avait qu’une seule personne qualifiée. Aujourd’hui, elles sont à trois. En kinésithérapie, il n’y avait qu’une seule personne qualifiée, elles sont désormais à deux et une autre personne toujours en formation va les rejoindre en début de l’année prochaine. Cet appui vient également améliorer l’accès au service car plus le personnel est qualifié plus il reçoit des patients et la qualité des soins et des services augmente.

Et d’annoncer que ce projet prendra fin en 2017. Il n’y aura donc pas d’autres opportunités pour envoyer d’autres étudiants. « Nous sommes dans la phase de désengagement. Les objectifs que le CICR s’est fixés seront atteints d’ici fin 2017. »

Forum des lecteurs d'Iwacu

1 réaction
  1. UJ

    Dans l’optique de mettre fin à toute forme de discrimination,il est recommandable de parler de “personnes vivant avec handicap”(abantu bagendana ubumuga)

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