Éducation

Le Centre culturel de Gitega offre 6.000 livres à six lycées

Manuels scolaires, romans, dictionnaires, … En tout, plus de 6000 livres octroyés, ce lundi 7 juillet 2014, par le Centre culturel de Gitega à six écoles secondaires des provinces Gitega, Karuzi et Rutana. Des livres qui avaient été collectés en Belgique par l’association « Bertrix Initiatives », partenaire du Centre Culturel de Gitega.

Les directeurs bénéficiaires avec une petite partie du don ©Iwacu

Les directeurs bénéficiaires avec une petite partie du don ©Iwacu

« C’est une bonne nouvelle. Mon établissement est vieux de deux ans et nous accusons un manque criant de livres.», confie l’Abbé Leonidas Ntakarutimana, recteur du Petit séminaire Saint-apôtre de Mika en province Rutana. C’est la même réaction des autres directeurs des lycées bénéficiaires de ce don du Centre culturel de Gitega. Il s’agit du Collège Saint Charles Borromée de Ndava en commune Buraza, Lycée Ntita, Lycée Gitongo, Lycée Sainte Dorothée de Gihiza et le Lycée Saint Gaëtan de Nyabikere en province Karuzi. «Les écoles qui se trouvent loin des villes ont généralement des problèmes de livres. Ce don est une aubaine pour nous.», précise l’Abbé Albert Ntibazonkiza, directeur du Lycée Sainte Dorothée de Gihiza.

D’après les travailleurs dudit centre, chaque directeur va rentrer avec un lot de plus de 1000 livres. «Cette action s’inscrit dans notre projet continuel d’appuyer les écoles de la région.» Cette fois-ci, le Centre culturel de Gitega a ciblé des écoles secondaires éloignées de la ville de Gitega. Les critères de choix étant des établissements à régime d’internat mais qui ont accepté d’aménager une salle de bibliothèque. «Nous allons prendre soins de ces livres. Nous en avions beaucoup besoin.», promet, en les chargeant dans sa voiture, Abbé Longin Bivugire, directeur du Collège Saint Charles Borromée de Ndava.

Les élèves vulnérables de l'Ecole primaire de Nyakibingo reçoivent des cahiers de la part du Centre culturel de Gitega ©Iwacu

Les élèves vulnérables de l’Ecole primaire de Nyakibingo reçoivent des cahiers de la part du Centre culturel de Gitega ©Iwacu

Des livres venus de la Belgique

Ces livres ont été collectionnés en Belgique par Antoine Kaburahe, coordinateur du Centre culturel de Gitega, et Claude Zubatse, un autre fils du pays évoluant au Luxembourg. Cette collecte a été possible grâce au concours d’une association de la commune belge de Bertrix, « Bertrix Initiatives ».
L’association présidée par Manu Wauthier reste très engagée dans son soutien du Burundi. Au mois de juin dernier, Claude Zubatse et Manu Wauthier, à travers toujours Bertrix Initiatives ont encore embarqué 6 tonnes de matériel informatique et des livres à destination du Burundi. « 550 ordinateurs seront équitablement partagés par six lycées » a précisé Claude Bazompora et Manu Wauthier qui seront présents pour la distribution dans quelques mois.

Les vulnérables n’ont pas été oubliés

Via son coordinateur, Antoine Kaburahe, le centre culturel de Gitega a déjà offert au mois de mars, plus de 3440 cahiers et des milliers de livres aux écoliers Batwa de Nyabututsi et aux jeunes malentendants du CESDA (Centre d’éducation spécialisée pour les déficients auditifs) de Mushasha.
En recevant ce don, le Père Bernard Lesay, qui encadre ces jeunes écoliers Batwa, avait déclaré que ce cadeau vient alléger leur fardeau dans la mesure où il dépense chaque année, juste pour l’achat du matériel scolaire, plus de 5 millions de Fbu.
Le centre a aussi donné d’autres centaines de cahiers à l’équipe d’alphabétisation de la prison de Gitega. Et au mois de mai, il a distribué 3000 cahiers aux élèves vulnérables de l’Ecole primaire de Nyakibingo.

  12   Vos commentaires
  1. leopold NZORIJANA

    Bravo pour Antoine Kaburahe;reste a savoir si les burundais sont de grands lecteurs!les histoires de cabarets semblent plus interessantes que le journal ecrit ou televise!!

  2. Gaciyubwenge Concilie

    Tres bonne initiative. Mais j’espere que ces livres ne parlent pas des Montesquieu, les trains qui relient Naple a Namur, les Apalaches et autres histoires qui nous eloignent de notre culture, bref ziduhuvya inzira.

    Uwuraho yagira ati « Nibize tubigire », agahama, urukindo, ubusage, etc. Des livres de ce genre hamwe n’izindi zirimwo ubumenyi Nyakuri buzofasha concretement dans la vie nivyo nibaza ko arivyo. Ibindi bavyita inkore mu maso. Si on fait pas attention, on risque de nous endetter pendant qu’on pollue notre terrain (depotoire)

    Bravo.

    • Je pense qu’avoir déjà des livres qui parlent « des Montesquieu » que n’avoir rien du tout serait déjà un petit pas. Il n’est pas normal qu’un élève termine le collège sans avoir ouvert un livre de lecture (quel qu’il soit!). On fait ce que l’on peut, avec les moyens que nous avons (très peu). Cela étant, si vous avez des livres qui répondent aux critères que vous citez, nous sommes preneurs… Antoine Kaburahe

      • Federation

        @Antoine Kaburahe (et @Gaciyubwenge Concilie )

        «(…) un livre de lecture (quel qu’il soit!). »

        Je suis d’ACCORD avec tout ce que vous dites dans cette réponse SAUF ce « QUEL QU’IL SOIT »pour des raisons que tout le monde pourra deviner.

        Cela dit, j’en profite pour vous féliciter M. Kaburahe pour tout ce que vous faites : un LIVRE est un trésor, surtout dans des sociétés comme la nôtre qui sont avant tout de tradition ORALE. Peut-être un jour le goût et l’envie de lire sera généralisé. Cela passe indubitablement par des actions comme les vôtres. Merci. Je remarque en plus que vos actions vont au-delà (un petit clin d’œil à @Gaciyubwenge Concilie): je lis que vous aviez « déjà offert au mois de mars, plus de 3440 cahiers » et aussi plus de « 6 tonnes de matériel informatique ».
        Là où je rejoins, un tant soit peu, @Gaciyubwenge Concilie, c’est que cette connaissance livresque « européaniste » devrait venir s’ajouter (et non trouver le néant ; mais la faute à qui ?) à une connaissance livresque (roman, livre d’Histoire, dictionnaire … en Kirundi !) SOLIDE de nos us et coutumes, de notre Histoire, … Je suis toujours émerveillé quand je vois des amis (avec qui je vis en France) venant de petits pays européens avec des romans dans leur langue maternelle (le dernier exemple en date est celui d’une amie Hongroise). C’est vraiment dommage qu’il n’en soit pas ainsi chez nous mais encore une fois, à qui la faute ???

      • abdoul

        « Des livres de ce genre hamwe n’izindi zirimwo ubumenyi Nyakuri buzofasha concretement dans la vie nivyo nibaza ko arivyo »

        Oui tu as raison. Il faut que tu en écrives quelques uns puis les offres à nos enfants!

  3. abdoul

    Mes chers enfants lisez et relisez!
    Tournez les pages sans vous lasser.
    Fatiguez vos yeux par des lectures.
    Un savoir se cache dans les livres.
    Et le savoir illumine les chemins .
    Sombres sont les chemins
    Où te promène la vie

    • Federation

      @abdoul
      C’est très JOLIMENT dit ! Bravo !!!

  4. burka

    Merci Antoine & cie, je suis très fier de vous. Et en plus vous n’avez pas besoin de médaille et de trophée à coup de millions du pauvre contribuable burundais.

    Ramura mukuze.

    Burka

  5. Tumaini

    Très bonne initiative et félicitations à Kaburahe et Zubatse. Nous sommes disponibles pour renforcer ces actions combien utiles.
    Asante!

  6. Mugamba

    Ah bon, pourquoi distribuer des livres uniquement aux écoles catholiques et de surcroît dirigées par des prêtres? Fallait-i penser aux a

    • Ukuri gushirira mukuyaga

      @ Mugamba, nawe gira ico ufashije kuri ayo yandi mashure vyoba vyiza

    • SINZI

      Je pense que ce sont les écoles les plus nécessiteuses du coin ou que c’étaient celles-là qui étaient prêtes pour un minimum de bonne gestion ou du moins de stockages acceptable. Sinon je comprendrais mal moi aussi un tel choix à moins que ce soient envoyés de la Belgique exprès pour ces écoles là. Là on respecte l’intention du donateur.

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