Économie

Le Burundi, pays émergent d’ici à 2030 : pari possible

20-04-2015

La Parcem est convaincue que la bonne gouvernance économique et la relance économique fondées sur le leadership fort peuvent faire du Burundi un pays émergent.

Faustin Ndikumana : «Le Burundi connaît une crise de leadership au niveau de la majorité présidentielle et de l’opposition» ©Iwacu

«Twehokuki ?»(Pourquoi pas nous ?) S’étonne Faustin Ndikumana, représentant légal de la Parcem. Il part du constat que les pays comme le Rwanda, le Lesotho, l’Ile Maurice, le Singapour sont partis presque de rien mais sont parvenus à réaliser des performances économiques considérables en peu de temps.

Il est persuadé qu’au regard des atouts dont dispose le Burundi (ressources naturelles, capital humain, capitaux), le pays peut lui aussi sortir de la catégorie des pays pauvres et fragiles et dont l’essentiel du budget provient de l’aide extérieure. Pour lui, 15 ans est une période réaliste pour gagner ce pari.

Trois préalables

D’abord la bonne gouvernance. Pour M. Ndikumana, c’est la bonne gouvernance qui dope le développement.Il précise : «On n’a pas besoin d’hommes forts mais des institutions fortes.»

M. Ndikumana indique ensuite que le Burundi a besoin d’une relance économique qui garantit la prospérité et les meilleures conditions de vie des citoyens. Et d’ajouter : «C’est la pauvreté qui fait le lit de la violence et l’instabilité politique.»

Le représentant légal de la Parcem souligne enfin que l’objectif de parvenir à l’émergence d’ici à l’an 2030 ne sera possible sans un leadership éclaireur et transformationnel. Un grain de pessimisme cependant : «Le Burundi connaît une crise de leadership au niveau de la majorité présidentielle et de l’opposition», constate M. Ndikumana, impuissant.

  9   Vos commentaires
  1. kimeneke

    Faustin rya umuceri sha ureke igihugu caratabagaye kubere yamihimbiri nabicanyi Rwagasore yasize avumye none aho uvuga iki??? Niba ufise uyuja buragenda muca gicika ubunywenywe kumwe yesu yavuga ati ntabuye rizosigara kurindi nivyo tugiye kubona

  2. Stan Siyomana

    PARI POSSIBLE
    Mineweekly.co.za d’Afrique du Sud fait savoir que Rainbow Rare Earths (= compagnie miniere australienne) qui compte? exploter le gisement minier de Gakara (a 22 km au sud-est de la ville de Bujumbura) de ce qu’on appelle « terres rares » vient de signer un contrat de 10 ans pour vendre sa production de 5.000 tonnes (de concentre) par an a ThyssenKrupp Metallurgical Products (= compagnie belge? allemande?).
    (Voir Megan van Wyngaardt: « Rainbow rare earths signs offtake agreement for Burundi mine », http://www.miningweekly.com, 14 april, 2015).
    Le gisement serait tres riche en terres rares, puisque Mark Sumich (qui dirige?/dirigeait? Rainbow) a affirme que le gisement est « exceedingly high run-of-mine grade of 54.3% total rare earth oxide (oxides de cerium, lanthanum, neodymium, praseodyminium,…).
    (Voir Robin Bromby: « Burundi rare earth project back on track, production planned within 18 months », http://investorintel.com, 16 July 2013).
    Merci.

  3. Malomalo

    Le Lesotho? Il ne voulait pas plutôt dire le Botswana? En ce moment, le Lesotho n’est pas dans de beaux draps.

    • Stan Siyomana

      @Malomalo: « Le Lesotho? »
      « Le Lesotho est un pays enclave qui fait face a des contraintes et defies commerciaux simulaires a ceux du Burundi pour accelerer sa croissance economique et son developpement…
      Le Lesotho a surmonte la constraint de l’enclavement en exploitant avec success sa position geographique. Il a profite des opportunites offertes par sa proximite avec l’Afrique du Sud et a ete en mesure d’exploiter les programmes d’acces aux marches offerts par plusieurs pays developpes, tells que le programme AGOA… »
      (Voir Banque Mondiale, Juin 2014: « Premier rapport de suivi de la situation economique et financiere du Burundi. De l’aide au commerce: L’integration regionale comme moteur de croissance ».,www-wds.worldbank.org, a la page xi).
      AGOA = African Growth and Opportunity Act (Loi americaine qui autorise l’entree de milliers? centaines? de produits de certains pays en voie de developpement sur le marche americain sans payer des taxes/droits de douane).
      Merci.

  4. Kado Din

    Deux obstacles à la emergence economique du Burundi:
    – Les pauvres sont nombreux et jusqu’à maintenant le Burundi n’a pas encore eu de gouvernement qui s’interesse à tout le monde, qui se souci de relever économiquement à toutes les couches sociales. Jusqu’aujour’hui les gouvernements ne se sont pas souciés des vieillards, les handicapés, les plus pauvres? Alors je soutiens votre proposition Mr Faustin, il nous faut une bonne gouvernance. Et un bon gouvernement doit etre au service des citoyens. C’est regrettable qu’il y ait encore au Burundi des enfants qui meurent de faim, que des gens n’arrivent pas à s’acheter des produits fabriqués au Burundi (le sucre, la bière, et bien d’autres) parce que ils sont chers et que le gouvernement ne s’inquiète pas de cette situation. Donc si il faut reconnaitre que le gouvernement actuel a fait grand chose, il ne faut jamais oublier cette réalité: la majorité des citoyens vit dans une misère deplorable et le capitalisme, qu’il faudra toujours promouvoir, empire les choses parce qu’il est, au Burundi, porté à outrance.
    – L’autre grand obstacle c’est la corruption. Il faut une politique engagée contre la corruption. Et cette relance economique efective ne réussira pas tant la corruption n’est pas éradiquée. Seuls continueront à augmenter leurs richesses ceux qui sont déjà riches parce que capables de se procurer ds faveurs, et le pauvre sera toujours pauvre et en plus exploité. Pour cela, il faut prendre des mesures contre la corruption, des lois qui affecte à tout le monde sans exception. Si non on ne va nulle part.

  5. Ne jettes pas l’éponge mon cher Faustin! Peu à peu l’oiseau fait son nid! Continue à éveiller les consciences des Burundais et je t’appui fortement! Tout cela est du au degré très bas de scolarité sinon je comprends très mal pourquoi une population aveuglée qui croupit dans une misère sans précédent suive des soi-disant leaders sans projet de société comme les DD. Il ne faut pas seulement crier haut et fort, il faut agir et cela n’est pas possible sans être politicien. Qu’on le veule ou pas on est obligé d’entrer dans la danse. Formons un Parti politique et préparons le terrain pour 2020 ou 2025 pour renverser la vapeur!

  6. Ruzi rwa Mubarazi

    Oh! Oh!!!!!!! émergent? Oui mais… avec les FDD’s? Bonne chance!

  7. kindros

    we Faustin ni wicalmer , abarundi turazinanye, ntabitangaza turindiriye, gouvernance ni iyo nyene, notre pays est pauvre!

    • Stan Siyomana

      @kindros
      NTIWIHEBURE
      1. L’ancien president tanzanien Mwalimu Julius Kambarage Nyerere (1922-1999) a declare sur la possibilite de battre Field Marshal/Marechal Iddi Amin Dada (apres que les troupes ougandaises aient occupe une partie du territoire tanzanien a Kyaka (nord-ouest du lac Victoria) en 1979?:
      « UWEZO TUNAO, NA NIA TUNAYO »/Nous en avons les moyens , et nous en avons la volonte.
      2. De meme, le BEAU PAYS DE MWEZI GISABO a/doit trouver les moyens et la volonte de se developper.
      Merci.

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