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Politique

Le BNUB, fin de mandat ou témoin gênant ?

18-11-2013

En demandant le départ du BNUB, le gouvernement brandit une bonne situation sécuritaire du pays et la fin du mandat de ce bureau. Pour l’opposition, la présence des NU est plus que nécessaire et le pouvoir cache d’autres raisons.

Selon le gouvernement, la mission du BNUB est terminée car la situation sécuritaire est bonne ©Iwacu

Selon le gouvernement, la mission du BNUB est terminée car la situation sécuritaire est bonne ©Iwacu

Le gouvernement juge que la présence d’un bureau des Nations unies, BNUB au Burundi n’est plus nécessaire. Il a envoyé deux notes verbales au Conseil de Sécurité des Nations Unies demandant sa fermeture dès la fin 2013. C’est ainsi qu’une délégation de l’ONU est venue au Burundi le 4 novembre, pour quelques jours, afin de discuter de l’éventuelle fermeture du BNUB. « Le gouvernement du Burundi dit que le BNUB a terminé sa mission puisque la paix est revenue dans ce pays, il a donc demandé que l’ONU mette fin au mandat du BNUB », a déclaré à la presse Sam Ibok , le chef de la délégation onusienne , également directeur du département des affaires politiques pour l’Afrique. « Nous sommes donc ici comme des envoyés spéciaux du Conseil de sécurité pour rencontrer le gouvernement, l’opposition, la société civile, les écouter. Puis nous allons retourner à New York pour présenter notre rapport sur la meilleure façon de répondre à cette demande », a-t-il ajouté. Le Conseil de sécurité doit annoncer sa décision sur le sort du Bnub avant le 15 février 2014, fin de l’actuel mandat du Bureau.

Lors de l’adoption de la résolution 2090 qui proroge le mandat du BNUB, en février dernier, le Conseil de sécurité des Nations Unies a assigné à celui-ci des missions précises. Il s’agit notamment d’appuyer le gouvernement du Burundi dans la promotion et la facilitation du dialogue entre les acteurs, dans la lutte contre l’impunité et dans la protection et la promotion des droits de l’homme. Au départ, l’ONU avait déployé une mission de paix au Burundi après la signature des accords d’Arusha en 2000 qui avaient ouvert la voie à la fin d’une longue guerre civile au Burundi. La mission a plusieurs fois changé de nom et de structure, d’ONUB à BINUB pour devenir le BNUB, après les dernières élections générales de 2010.

Pour le ministre Laurent Kavakure, le départ du BNUB ne signifie pas celui des NU ©Iwacu

Pour le ministre Laurent Kavakure, le départ du BNUB ne signifie pas celui des NU ©Iwacu

La sécurité est bonne, place au développement !

Dans une conférence de presse tenue ce mardi 12 novembre dernier, le ministre des Relations extérieures a expliqué les raisons de cette démarche du gouvernement. Selon Laurent Kavakure, Le BNUB c’est l’étape finale de toute une évolution. Il y a eu d’abord l’ONUB puis le BINUB et enfin le BNUB dans l’accompagnement du Burundi dans ce processus de sortie de crise. Ce sont des structures qui sont plutôt exceptionnelles mises en place pour accompagner les pays qui sortent de conflits, de crises profondes. A ce titre, ce sont des structures qui sont toujours transitoires. D’après M. Kavakure, depuis 2010, il est incontestable que le Burundi a fait des avancées indéniables à travers le programme de consolidation de la paix.

En effet, souligne-t-il, la paix et la sécurité règnent sur tout le territoire national et le Gouvernement considère que le moment est venu maintenant de s’attaquer au développement du pays. « C’est la raison pour laquelle le gouvernement du Burundi a demandé au Secrétariat Général de l’ONU de transformer le Bureau des Nations Unies au Burundi, BNUB, en équipe pays, pour s’attaquer au développement du pays. »

Laurent Kavakure reconnaît que des défis restent à relever. Compte tenu de la situation politique, notamment les échéances électorales de 2015, il précise que le Burundi souhaite que le bureau d’appui à la consolidation de la paix (Peace Building Funds) continue à l’appuyer dans certains domaines, en travaillant avec l’équipe pays. Car, pour lui, le départ du BNUB ne signifie pas celui des NU qui restent présentes au travers d’autres structures comme le PNUD.

Un départ prématuré …

Après avoir reçu la délégation des Nations Unies, le 1er vice-président de la République, par le biais de son conseiller en communication, a déclaré que le BNUB est encore nécessaire dans ce pays qui s’apprête à organiser les élections générales en 2015. Il estime que « la cessation du BNUB se fera en douceur avec la collaboration de tout le monde. »

Le parti Uprona quant à lui dit ne pas comprendre l’attitude du pouvoir actuel de vouloir mettre fin au mandat du BNUB au Burundi. Selon le président du groupe parlementaire Uprona, au moment où le pays se prépare aux élections de 2015, ce n’est pas le moment propice pour que ces observateurs de taille puissent être contraints de déguerpir. Selon le député Bonaventure Gasutwa, il faut à tout prix éviter les erreurs de 2010 et ce bureau peut nous y aider. Il demande plutôt que son mandat soit prolongé et se montre optimiste quant à cette prolongation suite à la visite des experts de l’ONU au Burundi à ce sujet.

Léonce Ngendakumana : «C’est au moment qu’il prépare un coup d’Etat contre la Constitution votée par le peuple burundais que le gouvernement va chasser les NU » ©Iwacu

Léonce Ngendakumana : «C’est au moment qu’il prépare un coup d’Etat contre la Constitution votée par le peuple burundais que le gouvernement va chasser les NU » ©Iwacu

Épousant la position du gouvernement, l’opposition extra parlementaire considère que la mission du BNUB est terminée. Jacques Bigirimana, le président de cette opposition, estime que l’Union Africaine ainsi que la Communauté est-africaine peuvent remplacer valablement ce bureau dans le travail qui reste à faire.
Pour sa part, l’opposition burundaise s’est dite très inquiète, en estimant qu’il s’agit d’un signal lancé à la communauté internationale pour lui dire de ne pas se mêler des élections de 2015 au Burundi.

L’opposition pousse un holà !

« Le Bnub est aujourd’hui indispensable si on veut créer les conditions d’élections justes et équitables en 2015 », a déclaré à l’AFP Léonce Ngendakumana, président de l’ADC-Ikibiri. Pour lui, ceux qui demandent sa fermeture « veulent tricher encore une fois aux élections, veulent encore ramener ce pays dans la tourmente ». Pour lui, le gouvernement veut chasser le représentant spécial du secrétaire général des NU, parce qu’il a exprimé clairement la position des NU sur la mise en œuvre de la feuille de route convenue avec l’opposition. Laquelle est notamment basée sur la révision du cadre légal des élections, la Constitution et le Code électoral, par le dialogue politique. Il demande que le BNUB reste jusqu’au-delà des élections de 2015 : « C’est au moment qu’il prépare un coup d’Etat contre la Constitution votée par le peuple burundais que le gouvernement va chasser les NU. »

François Bizimana, porte-parole du Cndd, relève que les NU insistent sur le dialogue politique, ce qui n’est pas du goût du pouvoir, et le départ du BNUB signifierait la fin de ce dialogue. « Avec la situation actuelle, les NU garantissent l’application de l’Accord d’Arusha et pourraient donc être une gêne pour la modification de la constitution. Dans ses discours, le représentant spécial du secrétaire général des NU insiste souvent sur l’importance du consensus dans ce cas. »

Une société civile inquiète

« Il n’est pas encore temps que le BNUB quitte le Burundi, la mission lui confiée n’est pas encore terminée car les conditions sécuritaires ne sont pas au beau fixe. Le comportement des jeunes affiliés aux partis politiques en est un exemple », indique le délégué général du FORSC, Vital Nshimirimana. Il ajoute que la série d’adoption de lois liberticides fait croire que le gouvernement pourrait organiser des actions répressives à l’endroit de certains citoyens et organisations. Il rappelle aussi que le gouvernement n’a pas encore progressé dans la mise en place des mécanismes de justice transitionnelle, notamment la CVR, pourtant une des missions clés du BNUB. Grâce à la pression duquel les états généraux de la justice ont été organisés, même si ses recommandations semblent avoir été oubliées : « la preuve est l’oubli de mentionner, dans le projet de constitution, la place du président de la Cour suprême dans les institutions. »
Pour Vital Nshimirimana, c’est paradoxal que le gouvernement veuille chasser un bureau qui a parrainé la récente conférence sectorielle des bailleurs. Et qui a fortement plaidé pour donner de l’oxygène à l’économie nationale. « On se demande quelle serait la gêne du gouvernement burundais pour une mission qui ne lui coûte rien et lui apporte beaucoup. C’est plutôt l’expression d’une ingratitude envers une main qui l’a tant aidé. »

  18   Vos commentaires
  1. Niyoyankunze Sandrine

    People should learn how to argue philosophically and not emotionally. it is not worth to attack some one or the ad hominem, but it is wise to attack the ideas. This is not a site to show one’s emotions and irrationalities. this site is to give opinions and ideas which are rational. If one wants to be emotional, express your irrationalities not on the social networks but in bar. I think BNUB has not solved anything in my country. whether they go or not, it is not the end of the world. i have seen many countries which act and rule independently of even. Yet, the political situation is worse than the Burundian one. however, the governments still stand. Does the presence of BNUB remove corruption, hunger, sexual abuse and human rights violence in a country? what, therefore, would be the importance to keep them in a country? Everyone acts for self-interests that is the reason why people talk too much.

  2. Nduwimana

    Mbega nk’ubu birukanye BNUB bwaca hakaba coup d’État sanglant qui vise abari à la tête du Pays et non abanyagihugu comme en 1993, aba DDs bovuga ko bariko bararibwaribwa n’ibiki? Ukinisha ijisho ugateba ukariziburamwo!…

  3. Kabaza I

    Au-dela de la diversion re le BNUB (technique chere aux DDs), les 3 piliers de l’opposition (Uprona, Frodebu-Nyakuri et ADC-Ikibiri) devraient presenter une motion a la reunion du 20-22 courant, exigeant que les elections de 2015 et leur preparation soient sous la supervision d’une Commission Paritaire Nations-Unies, Gouvernement, Opposition. Une resolution subsequente du Conseil de Securité de l’ONU suivrait. Cela s’appelle imposer la paix electorale.

  4. avenir

    Abarundi bamwe bamwe muri imburabugirire. Muri ba ntahomfatwa nk’umwana ahiye mu kwaha. Mbega muzoreka inkinamico ryari? Je nibuka amaruru n’urwamo vyavugijwe ngo Uburundi burikwiye ntibukeneye abaza kuja hagati ya bene Burundi. Muribuka ayavuzwe gouvernement isavye inteko zo hanze? Ba bandi nyene biyamiriza BNUB nibo bariko bakinda bagaramye ngo ntibahave mu gihe igihugu kiriko kironka agahengwe. None mushaka iki koko? Hari umuntu yavuze ko ako karere gatuwemwo abahutu n’abatutsi isi izorinda ihenuka ata mahoro ahabonetse kuko si ivy’imbeshere kariho umutima mubi , urwiri ku mutima n’ubwiyorobesti bukomeye. Murazi amafaranga BNUB itwara muri ico gihugu kandi ari twe tuzoyariha? Mugabo ivyo vyokwumva abafise umutima wo gukunda igihugu. Hari amabwa meshi ntashigikira y’aba DD ariko kuri ico turagihurizako.

  5. Safari

    Buyoya nabe aritegura kuza guhahura mu Burundi aussi, kuko umenga mu misi iza ibintu bizoba ari umucanwa!…

  6. jojo

    ali ntasoni namwebwe aba dd barabakorofye urashobora kuvuga ivyo abo benewanyu babe bataguhako kuyigihugu cawe bazoguha kuyabandi ariko wosanga wewe uri muri babandi baronka kuko ndazi nomuba dd hari beshi cane bicwa ninzara nkatwe ariko hariho aba dd benewanyu inda zirimugupasuka nuguhaga .erega aba dd barazi ivyo bariko barategura nicogituma bavuga ngo bnub igende ahubwo barundi benewacu nukuja hamwe tugasengera igihugu Imana apana yayindi peter asenga mvuga Imana nya Mana ninyembabazi yodutabara ahandiho ..wait and see

  7. Mbega yemwe, none iyo photo mbona aho haruguru ni iya Léonce NGENDAKUMANA? Erega bwabundi niho avuza induru reka yitabarize aronke ico ashira ku munwa urabona kuko urabona si heza kweri. Mutama Léonce, gerageza urabe ariko ndabona bitoroshe abanyagihugu b’ubu baragoye si nkababandi bo mu 1993.

    • Ameze neza cane kuko si umuhemu….?.! Umuhutu amwibagira kuco yamaze ni igihemu etc Nyagoma mwamushizehe mwaramushimiye kuvyo yabakoreye ntawe muzopha mushimiye

  8. Jean-Pierre Ayuhu

    M. Bozo, alias Bakame ( Léonce Ngendakumana pour les non initiés),
    Le Binub n’a pas vocation à rester au Burundi éternellement. Certainement que des hommes et femmes qui en avait fait leur vache à lait vont souffrir, surtout au niveau des locations de maison et autres affaires qui vous connaissez..Il y a le Mali, la RCA, l’Est du Congo etc..où ils ont besoin d’un coup de main onusien. Non seulement le BINUB doit s’en aller, mais aussi faut revoir les missions de toutes ces ONG et leur impact sur les conditions de vie du citoyen Lamda. Si vous ne vous êtes pas rendus compte, ouvrez les yeux pour apprécier le déséquilibre socio-économique que ces gens ont apportez dans notre système.
    Vous savez, Abarundi ntibazoreka kwicana ngo ONU irahari. ONU iraza irwanye inzara, urabe ko hari umuhutu canke umututsi azosubira kurya urwara uwundi. Ayo ma constitution yo ni agaharawe comme Nyoko na So batagira ico bacisha ku munwa hari ico ibabariye.
    Komera

  9. Jereve

    Tout le monde, y compris le gouvernement, comprend très bien que le Burundi va bientôt entrer dans une zone de turbulences avec l’échéance électorale qui approche à grands pas. Tout le monde comprend très bien que ce n’est pas le moment de se séparer de ses grands soutiens. Sauf évidemment si le gouvernement pense qu’il ne pourra pas s’en sortir (gagner) si l’ordre et la tranquillité règnent. Quelque fois, la stratégie du chaos peut être payante.

  10. A l’église, levez votre vois, le pays va contre un mur. Voilà l’exemple de ce qui est écrit sur Mgr Mosengwo du Congo :
    Revoilà, Monsengwo au devant de la scène pour contrer toutes manœuvres du régime en place visant la prolongation du mandat de l’actuel président de la République, Joseph Kabila, au-delà de 2016. L’Archevêque s’est prononcé sur cette question, à l’occasion de la messe de célébration de ses 50 ans de sacerdoce. Il était devant des milliers des fidèles catholiques, réunies devant le Sanctuaire de Centre Lindonge dans la commune de Limete. Le chef de l’Eglise Catholique de Kinshasa a soutenu à haute voix que les dirigeants politiques et même religieux doivent cultiver le sens de l’humilité dans les services. Ils sont tenus d’exercer leur mandat, suivant les normes, textes et lois établis. «Nous devons avoir le courage de respecter le mandat prescrit par les autres, car Dieu n’aime pas les dictateurs», a exhorté le Cardinal. Monsengwo dans son prêche, a insisté sur le fait que les hommes politiques devraient éviter de s’éterniser inutilement au pouvoir ou chercher à consolider leur position au sommet de l’Etat, via des voies peu démocratiques. Il conseille que tout dirigeant ayant rempli son mandat en bonne et du forme ou n’étant plus en mesure d’exercer, ait le courage de partir ou de céder le fauteuil en toute sportivité et légalement ».

  11. Gondwanais Lamda

    Ewe Burundi waragowe. Pour moi la seule et unique raison que le gouvernement cache et l’éloignement d’un témoin gênant. Les élections sont proches et Dieu sait combien les élection représentent une période critique par rapport à la sécurité au niveau national. Le pouvoir actuel sait très bien que les échecs dans les secteurs aussi sensible que agriculture et élevage (budget insuffisant et manque d’expertise pour promouvoir la croissance du secteur), éducation (école fyondamentale), santé (rupture de stock en médicament et réactifs, insuffisance de recrutement des médecins alors que nous en avons qui sont des chômeurs), l’énergie et eau ( coupure d’électricité et manque de l’eau potable dans les quartiers de Bujumbura et dans les villes de l’intérieur du pays), leadership à tous les niveau, ( responsables des grandes sociétés de l’état pas du tout à la hauteur, je cite ici pour exemple seulement la Regideso, l’INSS, l’Onatel, OBR, …., des directeurs généraux dans différents département qui ne savent pas du tout élaborer des projets de développement et mobiliser les ressources pour la création de l’emploi, des ambassadeurs et diplomates envoyés à l’étrangers mais qui ne sont pas du tout à la hauteur de leur mission, ). Une économie au bord de la faillite généralisée, le peuple vous observe Monsieur le Président. La sanction peut venir d’un moment à l’autre voila pourqoui on a peur du BNUB, 2015 est proche, il faut confectionner la constitution sur mesure, il faut enterrer les accords d’Arusha, il ne faut pas suivre les recommandations de la feuille de route. Mais Mais le pouvoir de Bujumbura oublie quelques chose, le pays et pauvre et il a besoin de l’aide extérieure, si les Nations Unies sont éloignés, avez vous mesuré l’impact sur l’aide au développement pour notre pays? je ne pense pas pour vous il faut rester aux commandes et manger seuls les maigres ressources du pays et que les autres crèvent vous vous en foutez pas mal. L’histoire nous apprend que l’homme n’apprend rien de l’histoire.

  12. Federation

    Evidement que ce BNUB est un témoin gênant! Le gvmt veut abroger Notre Constitution à l’abri de son regard et probablement nous massacrer en silence. Rappelez-vous quels furent le calcul et le comportement des Interahamwe au Rwanda en 94 : massacre de 10 militaires des NU pour les pousser à déguerpir et ainsi Travailler (comme ils disaient!), c-à-d, Génocider la population Tutsi dans une indifférence totale. J’ai peur pour toutes celles et ceux qui s’opposent à la politique de ce gvt, ce départ du BNUB pour signifier le début du nettoyage…Akari inyuma karahinda!

  13. Rukundo

    Muhigwe we uvuze ngo bagende? Mbega basha wiyumvira gute? Babaha amahera ngo bubake ama
    gorofa mais pas y’ukubaka igihugu, ntibashobora kubaha nigiceri. Biraboneka neza ko leta ishaka ko
    bagenda kugira bibe amatora babone nugusafisha atacamira ubo honyenye abanyagihugu barageramiwe
    twumva hirya no hino ubwicanyi bwi’mbonerakure harkantu mumunsi irimbere.
    Reka reka wa muntu aho uvuga uko nuko batarakugeraho ngo baguhekure.

  14. Jean

    Chers compatriotes Burundais, avouons-le: nous avons une memoire bien trop courte! C’etait au temp du duo Ntibantunganya – Nduawayo que nous criions que des forces etrangeres ne devaient pas etre autorisees a s’ingerer dans les affaires burundo-burundaisea. Motif: la souverainete nationale serait compromise, le Burundais etant un Etat independent. (Elles ont faini par venir). Aujourd’hui, on demande leur depart, nous crions: qu’elles restent; il n’est pas encore temps. Finalement, connaissons-nous ce que nou voulons reellement? Bonne journee.

  15. Coldman'Zi

    Mr. Ali, turets’amahera nos politiciens baharanira, nibaza ko les leaders des Partis d’opposition bahawe akanya ko kuzomenyekana kurusha. BNUB igumye mu Burundi hama na le Parti au pouvoir CNDD-FDD ibasavye bahagume, bisigura ko badashoboye gucunger’umutekano w’igihugu na beneco. Iyi rero akaba ari une raison fondamentale d’un pouvoir capable et digne de ce nom. Mu gihe rero BNUB itazoba ihari, akajagara kazorwira kubera inkozizikibi zizoba zirons’akaryo ko kwidagadura mu kwiha inkumbi. Aha rero bagashobora kuba mu mpande uko ari zibiri, Partis d’opposition na CNDD-FDD. Aha rero nkabona ko CNDD-FDD yohava idomwa ko urutoke muri izo ndyane mu gihe irondeye cane cane kwihora abagomba kuyitobera no kuyambik’ibara mu guter’akajagari mu gihugu, canke abayoboke bayo/IMBONERAKURE barenze ku mategeko bashaka gukandamiza no kuzivya/gutera ubwoba abo bose batavugarumwe na yo. Abo ba nyepolitike, Pacifique Nininahazwe na ADC-Ikibiri etc…., bakwiye kuhabera magabo kuko aba DD ndabona bazi gushusha/gucanira umutwe kandi ugasha. Nkibaza ko kubitega ari ugukenyera zikaguma. Gusa, ivyabaye mu Burundi 1993 Ndadaye Melchior agadagurwa bunyamaswa gushika Pierre Buyoya asubire gutwara kimwe na Kagame mu Rwanda 1994 no kugeza bisasire Havyarimana Juvenal na Ntaryamira Cyprien, abarundi ntavyo dushaka kandi sinibaza ko hari uzobisabirako.

  16. ali

    Mbega opposition muzoshima ryari iyi ntwaro nziza yaba dd ? Nimureke bagende kuko leta izoca ibaha ayo mafranga bahora bakoresha muyifashishe mugutegura namwe amatora si non kazobabana nigatamiye none sivyo ga bagenzi

    • Muhirwe

      «Nimureke bagende kuko leta izoca ibaha ayo mafranga bahora bakoresha muyifashishe mugutegura namwe amatora si non kazobabana nigatamiye none sivyo ga bagenzi» Urantwengeje Ali!BNUB yakoresha amahera ya Leta y,Uburundi?Akari inyuma karahinda!

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