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Politique

L’amendement de la Constitution interdit la coalition d’indépendants

15-12-2017

Passant de 307 à 292 articles, l’amendement de la Constitution du 18 mars 2005 connaît de profonds changements. Le mandat présidentiel passe de 5 à 7 ans. La composition du Sénat est amputée des anciens chefs d’Etat. Les lois seront votées à la majorité absolue des députés présents. Celle en vigueur exige les deux tiers.

Pierre Nkurunziza : «L’amendement ne concerne que quelques articles ambigus»

Tout aspirant au poste de président de la République doit jouir désormais de la nationalité burundaise de naissance. Et l’âge minimum passe de 35 ans à 40 ans. L’unique nationalité de naissance est exigée également au poste de 1er ministre et des présidents des deux chambres du parlement. Ce qui n’est pas le cas pour le vice-président de la République.

Le 1er ministre, nouvelle personnalité du gouvernement, en devient le chef. Il doit être de la même ethnie et formation politique que le chef de l’Etat.

La parité ethnique pour les Hutu et les Tutsi dans les Corps de défense et de sécurité est maintenue. Les équilibres ethniques et du genre dans la représentation au gouvernement comme dans l’administration sont maintenues à raison de 60% pour les Hutu, 40 % pour les Tutsis et au moins 30% de femmes.

Désormais, comme pour l’exécutif et le législatif, les mêmes quotas s’appliquent sur le pouvoir judiciaire. C’est l’alinéa 3 de l’article 213 du nouveau projet constitutionnel qui le consacre.

Ces quotas pourront être supprimés. Un délai de 5 ans est en effet accordé au Sénat pour «évaluer afin de mettre fin ou proroger le système de quotas ethniques à l’exécutif, au législatif et au judiciaire après la mise en place des institutions issues de la présente Constitution».

La Commission électorale nationale indépendante est composée de sept membres au lieu de cinq. Les conditions requises pour se porter candidat indépendant aux élections sont aussi revues. «Un membre d’un organe dirigeant d’un parti politique ne peut se porter candidat à une élection à titre indépendant qu’après l’expiration d’un délai de deux ans depuis son éviction ou sa démission de son parti d’origine» (art 99).

L’article 86 dispose qu’ «aucune coalition d’indépendants n’est autorisée». Le mandat des membres du parlement reste de cinq ans.

  21   Vos commentaires
  1. Rurihose

    Gacece dit ceçi et pour une fois je suis du même avis.
    .
    « Maintenant il y a des gens qui dénoncent la corruption ».
    Et après!!! Rien n’est fait pour punir les coupables, mon cher Gacece.
    Il y a d’ailleurs des slogans faits pour cela.
    1) Songa mbere
    2) Caratuvunye
    3)Amaso y’ibikere ntabuza abavoma
    La corruption est devenue un sport.
    Qui nous sauvera de cette peste?😣😣😣

  2. SENYAMWIZA Jean-Claude

    C’est une consitution sur mesure, taillée à la taille de l’auteur de la crise grave dans laquelle se bat le Burundi depuis avril 2015. Une très bonne nouvelle donc pour lui, sa famille et ses amis mais pour les Burundais, citoyen du 3ème pays le plus pauvre du monde après le Soudan du Sud et le Malawi, (http://www.journaldunet.com/patrimoine/finances-personnelles/1164746-pays-pauvres/) et sous le leadership de Pierre NKURUNZIZA, c’est autre chose. Où va-t-on ? Le tus wait and see.. !

    • Gacece

      @SENYAMWIZA Jean-Claude

      « Let us wait and see!… »
      Maybe there isn’t anything to wait for and see. C’est juste une phrase vide de sens censé donner un espoir quelconque au lecteur! Dream on!

  3. harimbari

    @ Gacece. Tout ce qu’on pille et vole maintenant, les routes et le usines sont faits par quelqu’un des regimes passes. Montre nous une seule chose qu’on a realize pendant 12 ans.

    • Gacece

      Au moins maintenant quand quelqu’un vole, vous êtes là pour le dénoncer. Avant cela, on volait ni vu ni connu. Et ce n’est pas parce qu’on n’en parlait pas que ça n’existait pas.

      • SENYAMWIZA Jean-Claude

        @GACECE

        Les sots parlent beaucoup du passé, les sages du présent et les fous l’avenir » écrivait un philosophe français. Chaque fois que vous êtes à bout d’arguments pour justifier l’injustifiable, vous invoquez le passé qui pour vous ne passe jamais mais pourtant vous ne pouvez rien y changer. Un dirigeant est là pour montrer ses résultats pas pour évoquer le passé, tout le temps. Ni la nouvelle constitution taillée à la taille Président Fondateur qui se réserve la part du lion dans cette loi fondamentale laissant des miettes de pouvoir aux autres, ni les élections de 2020 que l’on met devant ne pourront jamais faire avancer ce pays qui a besoin de plus de vision et de leadership au sommet. L’actuel est là depuis plus de 10 ans maintenant et le Burundi est le 3ème pays le plus pauvre du monde après le Soudan du Sud et le Malawi et derrière la Centrafrique par exemple. Que fera-t-il qu’il n’a pas fait en 10 ans à part continuer de jouir du pouvoir lui, sa famille et ses amis laissant les Burundais dans une misère sans nom ? Ce pays meurtri n’a vraiment pas de chance. Ce qui m’étonne c’est comment des gens qui savent lire et écrire comme vous Gacece, vous osez soutenir des initiatives pareilles tout en sachant pertinemment qu’elles ne nous mènent surement nulle part… !

  4. harimbari

    C’est sa constitution personnelle. Ce n’est pas la constitution du Burundi. Ca n’engage que lui. Il est qui dans ce monde?

  5. koko carariwe

    Selon Mr.Ntahiraja, seuls les partisans du « Oui » feront campagne. La campagne pour le « Non » sera interdit (cfr. Iwacu web tv). Uburundi buracali kule.

  6. Rurihose

    Ce qui fait la force des démocraties est un Etat de Droit où les pouvoirs sont séparés.
    Dans cette constitution, voyez vous un seul article qui en parle?

    • Mugisha

      Au Canada, le juge en chef de la cour suprême, la plus haute instance judiciaire du pays, vient d’être nommé par le gouvernement (l’exécutif) du premier ministre le libéral Justin Trudeau.  »Séparation des pouvoirs » vous avez dit?

      • Happy

        Mugisha, un juge nommé par le gouvernent au Canada ou aux USA ne prête pas allégeance au gouvernement qui l’a nommé comme dans la république bananière du Burundi. Des cas de lois controversées ont été tranchés par la cour suprême et souvent, le gouvernement a été débouté. Quand ceci arrivera dans notre cher Burundi, les poules auront des dents … ….Mais on peut pour signifier que la situation actuelle est désespérante…

        • Mugisha

          Happy,
          En nommant un juge d’origine québécoise à la tête de la cour suprême du Canada, Justin Trudeau envoie à la population québécoise le message selon lequel il compte sur elle pour lui donner, aux élections fédérales prochaines, un nombre suffisant de députés pour constituer un socle sur lequel bâtir une nouvelle majorité aux élections de 2020, au moment ou les sondages sont plus qu’incertains dans le reste du Canada. Au Burundi comme au Canada, on peut parler d’instrumentalisation de la justice à des fins politiques et cela ne peut être considéré comme édifiant d’un côté et abject de l’autre. (Berthold Brecht disait  »qu’en tout temps, il faut chercher
          à donner mal un nom et une adresse postale »). Que les juges soient plus en mesure de remplir leur rôle en âme et conscience par la suite ne change rien à l’affaire

      • Balance Capri

        J’ai lu la nouvelle constitution. Le texte est correct, pas si mal que ça.
        Le problème, comme toujours, sera son application.

  7. Prophète

    C est diabolique ce changement qu ils prônent à tout prix.ninzigo yakazikira ndabibonamwo pardon twimirije igikorane cogushimira imana ndahoze

  8. Kissinger!

    Buyoya; Ndayizeye; Ntibantunganya ne sont plus sénateurs à vie; Quel gachis!

    • Balance Capri

      ces anciens présidents vont faire autre chose; ils en ont les moyens.
      C’est quoi cette idée de les garder Sénateurs à vie? Qu’ils laissent ce travail à d’autres qui ont besoin de ce boulot.

  9. Kibwa

    Hahahaha
    Nkurunziza et son monde autour de lui se trompent de A à Z.
    1.La constitution d’une république quelque bananière qu’elle soit n’a jamais été l’affaire d’une dictature aux affaires. Elle doit recueillir le consensus, de façade, tout au moins de beaucoup.

    2. Dans l’état actuel du Burundi qui peut accepter qu’on vive dans cette prison ouverte jusqu’en 2034?. Un hutu responsable peut-il accepter aujourd’hui en 2017 que seule la nationalité burundaise unique peut être vendue si l’on se destine à de hautes fonctions nationales?. Simplement parce que Nkurunziza et ses hommes se vengent contre une dizaine d’anciens amis frondeurs et ils prennent toute une nation en otage? Le monde est devenu un village, on est bi-tri-nationaux et c’est mieux, nettement mieux comme ça.,
    3. C’est possible qu’on trouvera un affamé tutsi pour être vice-président avec le seul job de manger et de se taire. Mais les hutu intelligents vont-ils accepter cela? je ne crois pas

    4. Auparavant les lois étaient votées aux 3/4, maintenant la majorité simple suffit. OOOOh mon Dieu, l’équipe oublie que c’est plus compliqué que ça. Celui qui a préparé le papier s’est mis consciemment dans la logique ethnique , ce qu’on a voulu éviter dans la constitution actuelle Pourquoi Nkurunziza joue à la provocation? Pour satisfaire qui?

    5. Buyoya a initié la politique de l’unité nationale il ya plus de 30 ans. Nous assistons encore aujourd’hui à la division entretenue souvent par ceux là même qui devraient la bannir . L’équipe aux affaires veut en finir avec toutes les balises dans 5 ans . Quel cynisme!!!!

    Je donne ma tête à couper que Bunyoni, Nyabenda, Ndakugarika, Révérien ….Prime, Steve….tubia….. la famille Nyamutwe……Nduwimana ….wagara sont contre!!!! Absolument contre!!!! Comme ils sont les seuls aujourd’hui à faire marcher la république, ils auront la sagesse de conseiller autre chose à la place. Par exemple accélérer le dialogue, oeuvrer pour la paix, renouer les bonnes relations avec les anciens partenaires ect……cesseer le harcèlement des opposants, écouter les conseils des anciens……..laisser enfin les responsables des ONGs étrangères s’exprimer dans la langue qu’ils comprennent; pas les contraindre à parler Kirundi..
    KIbwa

    • Gacece

      @Kibwa
      […]« Buyoya a initié la politique de l’unité nationale il y a plus de 30 ans. »[…]
      Buyoya a pris le pouvoir le 3 septembre 1987. Déjà en 88, il y a eu Ntega et Marangara. Vos 30 ans, ça vole en éclat! En 1992, il y a eu le vote pour la Charte de l’Unité! Nous savons tous ce qui s’est passé à partir de 1990 (ou si vous voulez, à partir de 1993… et ce, jusqu’en 2005! Et cela n’a rien à voir avec l’Unité?

      Vous pouvez le considérer comme votre idôle, mais n’essayez pas de le citer en exemple!

      Je vous mets au défit de me démontrer un seul régime qui était au pouvoir avant celui qui y est actuellement, qui a fait mieux!

      • James

        @Gacece
        Dites un grand merci aux inventeurs du Web car sans leur illustre invention, vous n’auriez pas où décharger vos hérésies. Comment peut-on respirer avec un tel coq-à-l’âne?

        • Gacece

          @James
          En 1992, dans la localité où j’étais, nous nous sommes donné comme consigne de voter contre la fameuse charte de l’Unité. Pas parce que nous étions contre, mais juste pour vérifier si le décompte des votes était bien respecté.

          Eh bien! Vous savez quoi? Le résultat? 100%! Si je ne suis pas sûr que les autres aient respecté la consigne, au moins je suis sûr de mon vote. Ils auraient quand même pu soustraire mon vote et dire que c’était 99.9999999999%.

  10. SNAPS

    Extrait : « Il s’est convaincu aussi que les problèmes burundais du moment, particulièrement ceux touchant directement les jeunes du fait du poids des crises passées, « seront vaincus si le Burundi s’embarque vers un développement socio-économique juste et équitablement partagé sans aucune considération subjective ».
    Malheureusement, le Burundi piétine dans ses crises politiques au lieu d’enclencher ce développement économique pour le plus grand nombre.
    http://www.arib.info/index.php?option=com_content&task=view&id=17517&Itemid=1

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