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Si Ma Mémoire est Bonne

L’aide au développement : entre nécessité et inefficacité

27-06-2014

Le constat est amer. Plus les aides tombent, plus la population s’appauvrit. 50 ans après son indépendance, le Burundi tire plus de la moitié (52%) de son budget annuel de l’extérieur. De libres penseurs proposent l’arrêt de l’aide mais la population bénéficiaire estime qu’elle est toujours nécessaire.

Quelques représentants des pays donateurs lors des journées portes ouvertes organisées par le ministère des Relations extérieures et de la Coopération ©Iwacu

Quelques représentants des pays donateurs lors des journées portes ouvertes organisées par le ministère des Relations extérieures et de la Coopération ©Iwacu

«Ha gupfa wozanzama», dit un proverbe kirundi pour signifier qu’à défaut d’avoir ce que l’on veut, il faut se contenter de ce que l’on a.
Du nord au sud et de l’est à l’ouest du Burundi, partout des pancartes jalonnent les routes : Prodefi, Parse, Fida, Action Aid, PPCDR, Asareca, Vispe, Paiosa, Paivab, etc. Ce sont pour la plupart des projets pour le relèvement du secteur de l’agriculture et de l’élevage, principale source de revenus des Burundais. Ils sont financés par l’Union Européenne, les coopérations belge, allemande, hollandaise, chinoise, américaine, française, italienne, suisse, etc.

Des conventions d’aide entre le gouvernement et ses bailleurs classiques ne cessent d’être signées. C’est notamment pour financer le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, CSLP I et II.

Mais le CSLP I  a été un véritable fiasco. Au lieu d’un relèvement communautaire, le niveau de vie des Burundais s’est plutôt dégradé. Pourtant, la Communauté internationale n’a pas lâché le Burundi malgré les reproches quant à la bonne gouvernance.
L’Union européenne vient de revoir au double son aide au développement. Elle passe désormais de 180 à 360 millions d’euros dans le cadre de la mise en œuvre du 11ème FED (Fonds européen de développement) de 2014 à 2020.
Voyage au cœur du pays et à travers l’histoire de cette aide au développement avec ’’Si Ma Mémoire Est Bonne’’ à la rencontre des bénéficiaires. Les avis sont partagés.

Au départ, un troupeau sans production

« Autrefois, mes ancêtres avaient tant de vaches qu’un berger ne suffisait pas pour s’en occuper. Chez mon père, il en fallait deux », fait savoir Abel Birizanye, alias Selemani, habitant de la colline Ruzira, en commune Matana (province Bururi). Malgré ces nombreuses têtes de bétail, la production laitière ne suffisait pas : « Même les enfants trouvaient difficilement du lait.» Les adultes, raconte-t-il, se contentaient de l’eau ou du vin de banane.

De surcroît, M. Birizanye indique que l’agriculture en souffrait énormément par manque de fumier : « C’est pourquoi, des famines étaient récurrentes dans l’histoire du Burundi. »

Par amour ou par intérêt ?

« Je suis parmi les premiers qui ont bénéficié de vaches sélectionnées. On nous disait que c’étaient des aides », fait savoir Abel Birizanye.
Les aides, explique Cyprien Mbonimpa, ancien ambassadeur et ministre des Relations extérieures, datent de l’indépendance : « La communauté internationale est restée à nos côtés. Non pas par sympathie, mais parce qu’ils voulaient suivre de près les questions politiques et économiques. »

Ces vaches qui ne donnaient presque plus rien, … sauf un certain prestige ©Iwacu

Ces vaches qui ne donnaient presque plus rien, … sauf un certain prestige ©Iwacu

En outre, éclaire-t-il, les pays européens avaient besoin de maintenir de bonnes relations avec les pays africains. Motif probable: avoir un marché des matières premières nécessaires au fonctionnement de leurs industries. Et de distinguer les aides à travers la coopération bilatérale – se réalisant entre pays – de la coopération multilatérale entre pays et organisations internationales comme l’ONU, le FIDA.
Pour un meilleur rendement, témoigne-t-il, l’Isabu (Institut Supérieur Agronomique du Burundi), via le projet Bututsi, a approché la population. Entre les années 1986 et 1988, M. Birizanye et certains notables de sa colline sont sensibilisés à la nouvelle école du développement : « Nous avons tout appris à l’Isabu de Mahwa. » En collaboration avec un coopérant blanc, l’Isabu leur enseignera la culture des plantes fourragères pour leur bétail : « Ceci n’existait pas auparavant.»

Selon l’ambassadeur Cyprien Mbonimpa, retraité et ancien ministre des Relations extérieures, après l’indépendance, le Burundi adhère à l’ONU : « L’Unesco confie à la Belgique le domaine de l’éducation parce qu’à la veille de l’indépendance, le pays n’avait qu’un seul docteur. » L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) charge la France du secteur de la Santé. Quant à l’agriculture, poursuit-il, la FAO s’en occupe.
Dans le temps, souligne Abel Birizanye, les Burundais cultivaient en vrac les courges et les autres types de plantes : « Ils ignoraient tout et c’est ainsi que des moniteurs agricoles seront formés.»

Des croisements pour augmenter la production

En 1948 déjà, Mahwa, situé à cheval entre la région du Bututsi et celle de Kirimiro, est identifié pour abriter un centre zootechnique. Il est affilié à l’INEAC (Institut de recherche du Congo, Rwanda et Burundi). Une année plus tard, précise Aloys Nijimbere, directeur de ce centre, il ouvre ses portes avec une seule activité : l’élevage. Néanmoins, la race Ankolé existante au pays n’est plus productive.
Des recherches commencent. En 1953, se souvient M. Nijimbere, l’INEAC importe les vaches modernes de race Sahiwal. A la création de l’Isabu en 1989, Aloys Nijimbere explique que des recherches sur la race bovine importée Ayrshire sont également faites dans les communes de Matana et Songa.

L’Isabu procède à l’insémination artificielle. Les résultats requièrent la satisfaction de la population. L’aide, reconnaît Abel Birizanye, est venue au moment opportun. « Elle m’a été d’une grande utilité. A cette époque, je vendais des habits et le commerce n’était pas prospère. Quand la première vache a mis bas, j’ai cédé le veau à mon frère. » Le deuxième veau a été vendu. « L’argent obtenu m’a permis de relancer le commerce.»

L’aide au développement, oui mais jusque quand ?, s’interrogent d’aucuns.

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Retrouvez les différents thèmes développés dans « Si ma mémoire est bonne« 
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SMMEB_logo« Ninaba Nibuka » (« Si Ma Mémoire Est Bonne ») est une co-production de la Radio Isanganiro, Groupe de Presse Iwacu et la Télévision Renaissance, en partenariat avec La Benevolencija.
«Si Ma Mémoire Est Bonne», c’est un bouquet d’émissions et de publications qui donnent la parole aux citoyens Burundais sur des sujets liés à l’histoire récente du Burundi, que les journalistes des trois médias remettent à l’ordre du jour. Ce programme réveille chaque semaine nos mémoires sur des thèmes et des évènements de l’histoire récente du Burundi.
C’est en promouvant la connaissance et la compréhension du passé, que cette production médiatique vise à contribuer à mieux comprendre le présent et à améliorer la cohésion entre les citoyens burundais.

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  29   Vos commentaires
  1. leopold NZORIJANA

    Que tout le monde s’attele a ramener la paix et la securite;je suis sur et certain que le developpement ne tardera pas a suivre:il ya des richards qui sillonnent le tour du monde a la recherche d’un pays paisible pour s’y reposer et investir.Sans securite, impossible de se developper;tenez:on nous amene de l’eau potable et les bandits deterrent les tuyaux;on nous amene de l’eclairage solaire sur la voie publique et les bandits deterrent les batteries solaires;on nous construits des jardins et les citadins en font des toilettes publiques…

  2. Cubahiro Chantale

    Nta bazungu dufise muri Assemblee Nationale na Senat y’Uburundi?

  3. Fabrice Nteziriba

    Namba mbaza abazungu aho mperereye nti :  » Mbega murima ikawa hehe ? kuko niyo mwikorako muvyutse mu gatondo, kugira mukorane ubwira, sasita uko nyene muhejeje gufungura, 15H30 uko nyene, 20h uko nyene imbere yo kuryama . Ngira muri make umuzungu anywa nka 5 tasses de café en moyenne par jour. Hamwe twoyugara tukayibima ,nibaza ko bohomba gusumba abarundi ,nakare tuyibaha ku buntu ! Jewe nyene personnellement singishoboye kubaho itariho! Et pourtant sinarinzi akamaro kayo ntaratangura kuyinywa, narindayizi mu bitabo vy’ishure café arabica… ibiterwa njabuk’amazi….Twogira uko nkumbura yogurwa kuri Prix yayo réel na canecane kuri proportion ifasha abazungu , mu kugira bakore ! Murakoze

  4. Fabrice Nteziriba

    Personnellement, je trouve que l’actuel président ,Nkurunziza ,travaille d’arrache pied dans certains domaines, muti gute ? Combien de stades de foot , a t il déjà construit? et n’oubliez pas surtout qu’il est EPsois de formation! Si chacun pouvait apporter sa contribution de par sa formation peut être que le Bdi serait meilleur aujourd’hui! Peut être vous allez me rétorquer que les stades sont les cadets des soucis actuels des burundais, Qui je suis d’accord sur ce point ! Mais lui ,au moins ,il n’a pas oublié sa filière de formation , pour la rendre plus meilleure! À nous autres, alors, de rédorrer le blason de notre pays ,de par nos différentes connaissances et compétences acquises sur le banc de l’école! Peut être même que les militaires étaient plus nantis par rapport aux autres couches de la population, que ce soit de par les avantages dans leur métier ,équipement de travail, hôpital militaire…. parce que les anciens président étaient des militaires de formation, je suppose! J’ai la fablesse de croire que le fait d’avoir une personne qualifiée dans un demaine de formation donné est salutaire et meilleure plus que le remplacer par quilconque avec comme motif ayant une alliance ou appartenance politique et ethnique que son chef qui le nomme! J’ai la conviction que les Accords d’Arusha devraient plutôt nous servir de premiers pas de travail qu’une référence dans tout ce qu’on fait ! Qui perd quand on engage un prof d’université ,un médécin, un ingénieur en Aviation ,un 30 ème de classe a sa bourse d’étude à l’étranger au détriment du 1er ou de la 1ère de classe….et autres critères éthniques que ses compétences réelles? Peut importe celui qui gouverne « umwana w’inkende azopfa yurira igiti » ico umunyagihugu akaneye mu vy’ukuru ni akarusho ko kubaho mu buzima bwa minsi yose mu vyiwe no mu biwe .Ivyo navyo bishoboka que si et seulement si on a des hommes qu’il faut dans des places qu’il faut! Murakoze.

  5. E.N.

     » Si Ma Mémoire Est Bonne » nous invite à faire un examen de conscience profond. Vous choisissez le thème sur l’aide au développement au moment où le problème de sécurité alimentaire est plus que sérieux au Burundi.
    Plusieurs analystes ont classé les principales causes de la sous-alimentation en 3 catégories:
    – l’inaccessibilité économique : libre marché des produits agricoles, croissance démographique, problème de terres agricoles,…
    – l’inaccessibilité physique : concurrence que fait l’urbanisation sauvage aux terres agricoles, destruction de l’environnement,…
    – les guerres et les problèmes climatiques.
    Sommes-nous capables d’apporter des solutions à ces problèmes sans « l’aide au développement »?
    Je crois que oui. Vous dites que le CSLP I a échoué! Comme nous avons échoué à cet examen, il nous faut maintenant un devoir à domicile qui est « la lutte contre la famine ».

  6. Stan Siyomana

    Pas seulement les excuses, mais aussi LES BONS EXEMPLES SONT FAITS POUR S’EN SERVIR.
    Zemedeneh Negatu, Managing partner, Ernst & Young Ethiopia and Head of Transactions Advisory Services recommende l’exemple du Rwanda et de l’Ethiopie.
    1. L’une des strategies de realiser Rwanda Vision 2020 est d’ATTIRER LES INVESTISSEMENTS DIRECTS ETRANGERS (IDE) et le president rwandais Paul Kagame est a la tete de tous ces efforts par ses contacts avec les grands investisseurs de ce monde/global investors, par sa participation aux grandes rencontres internationales, comme celles de Davos en Suisse ou celles de Global Conference organisees par Milken Institute aux Etats-Unis.
    Le Rwanda est aujourd’hui classe parmi les pays qui ont un bon climat d’affaires. Il se classe mieux que la France.
    2. Feu l’ethiopien Premier Ministre Meles Zenawi (1955-2012) a adopte le Developpementalisme Democratique/Democratic Developmental State model, qui a permis a l’economie ethiopienne d’atteindre un taux de croissance du produit interieur brut (PIB) de 9,9% par an entre 2004 et 2012.
    Aujourd’hui l’Ethiopie (population d’environ 87 millions d’habitants) a la 4e economie d’Afrique subsaharienne avec un PIB de 118 milliards de dollars americains.
    (Voir Zemedeneh Negatu: « Focus and determination behind Rwanda’s transformation », http://africanbusinessmagazine.com, 30 May 2014).
    3. Le Burundi (population d’environ 9 millions d’habitants) a un PIB d’environ 2 milliards de dollars et une croissance de 4,6% (pour 2013).
    Merci.

  7. Pat

    Imgorane zaba nyafurika ziva kuribo,ubu vyukwama babita kubandi ni kwakutemera akabi. Ibihugu nka vyose vya afurika birakwije imyaka irenga 40 bikukiye nkuko badasiba kubihimbaza. Mugabo rera kuva ico gihe baguma bateze amashi gushika nuyu munsi kandi ntanisoni bibatera. Ahanini bitumwa no kwikunda birengeje vyabayobozi bafurika muri rusangi. Ibijanye nineza yibihugu vyabo ntubabaze,vision ntubabaze,benshi bashitse kubutegetsi bahinduka abami,ntibava kubutegetsi badatoye ubuhiri. Bahisemwo ngo igihugu ni jewe. Umunsi bamenye ko umugabo ari uwurya ivyo abiriye akuya,bazoba baciye ubwenge.president nyo yagira imodoka imwe,aba ministres bakaja kukazi muri bus,umunsi batanguye kugira budget baravye ivyo bimbura badaharuye mumifuka yabo bazungu.umunsi batanguye kurya ivyo babiriye akuya,umunsi batanguye gukunda ibihugu vyabo,bazotera imbere. Naho ahandi hoho ukwidoga ntaco bihindura.

  8. Mugunza

    L’aide au développement fonctionne normalement à l’image de ce projet de l’ISABU ou un pays européen a envoyé un expert pour accompagner le financement avec mission de trouver une solution fatale aux taupes (amafuku) qui ravagent les champs du pays. L’expert en question a travaillé d’arrache-pieds et après quelques années (à la fin de son mandant), il a produit un rapport imbattable de comment il faut décimer les taupes du Burundi. En deux mots il conclu que « n’ukuzitega nkambura mama »! Alors que namye ndazitega ntarasoma iyo rapport!!!!!

    Rappelez-vous que nous remboursons encore cette « aide » et avec intérêts!

  9. beninka

    la lecture silencieuse des commentaires ci dessus, m’a emmene simplement va cette conclusion que nous devons arreter de juster bien parler le francais, mais d’etre concrets dans notre pensee.
    Arreter d’ accuser les anciennes colonies et les pays developes (Nord) et de decrier les relations entres bailleurs et beneficiaires de l’aides qui sont inequitables. HOse niko bmeze uwukwambika niwe amenya iyigukwiriye .arakugerera. Nuyanke niba urumugabo.
    Ica kabiri ,cherchons des exemples de leadership chez nos voisins pourquoi avons nous honte de nous refere a Mwalimu Julius Nyerere, wewe yemeye banyagihuku biwe bakambara ipantaro y’ikanga ariko agasuzuguro kagahera, raba uno musi aho bagejeje iterambere rya Tnazania. Le principe est simple, tubika umukanda uno musi,canke zigama urumeya rumwe uno musi ejo uzofungura abiri. Mbe kuki tutigisha abayagihugu autserite hamwe no kuzigama. Iyaba twari abantu, amahera twazigama muri CADEBU kera, ubu ntiyari kudushika na kuri mw’iterambere. Mbe urwaruka rwacu muri kaminuza hari austerite turwigisha? Nti rugonda intoki kw’ibarabara rusaba lift muri landcruiser kandi twebwe twava i Makamba tukaja kwiga mu Kibimba canke mu Musema n’amaguru hari mabarabari yari bwa habe., none baraturusha ubwenge? jutse un exemple bete. Voika ka revolution qu;il faut au Burundi: Nintubandanye kwifata nk’abakire kandi dukenye, tureke kwambara za costume canke kugendra muri za limousine,kandi ataho twikora, ariko tureke gucanamwo ,twige tutinenaguza ubumenyi. Aretons de rever, le pays a toujours vecu comme dans un reve, reka twicane cane tuvangure amoko tuce tubirya vyose , vyana hehe!!!!! ll’integrite, kutihakana icuri, canke kutigira ibiro biteze, leadesrhip, l’austerite, nguwo muti dukwiriye kunywa. Noho kuvga ibifransa twiddomba canke tutera imiragwe abandi.nta kintu.

  10. I Nizigama

    À ce sujet, je peux renvoyer à mon texte intitulé «L’Afrique des indépendances, plus de 50 ans après»:
    http://www.consultance2014.com/apps/blog/

    Je partage largement certains des commentaires publiés ici.

    • Stan Siyomana

      @INizigama
      J’ai bien aime votre blog.
      Mais, le Burundi a besoin de developper le secteur de l’immobilier, aussi longtemps que « on se construit des hotels en etages » AVEC DE L’ARGENT QUI N’A RIEN A VOIR AVEC LA CORRUPTION et en respectant les lois environnementales en vigeur.
      Ces hotels vont faire partie de l’industrie touristique qui peut avoir un grand potentiel, le BEAU PAYS DE MWEZI GISABO controllant 14% du lac Tanganyika.
      Merci.

  11. Vuvuzela

    Aide c’est quoi? Aide c’est quand papa et maman nourrissent leurs bebes, quand un ami ou connaissance, anonyme, (je dis bien ami), me prete ou me donne de l’argent ou autre chose dont j’ai besoin (pas ce qu’il/elle a besoin), pour me tirer d’une situation indesirable par MOI et comme retour, celui/celle qui m’a aide est content/e, fier/e. Pourrait exgiger quelque chose en retour mais ce retour devrait etre subordonne a ce que la personne aidee s’est tiree de l’affaire faisant l’objet d’aide.

    Si ces conditions Vuvuzela ne sont pas remplies, ne parlons pas d’aide.
    N’allez pas chercher la signification de l’aide dans le dictionnaire s’il vous plait.

  12. Aide fatale

    Ce n’est en aucun cas de l’aide au développement mais de l’aide fatale pour le Burundi et pour l’Afrique. Jamais aucun pays au monde ne s’est développé avec de telle aide. Tant que nous acceptons cette aide empoisonnée(nid de corruption et de domination), jamais l’Afrique ne pourra avancer d’un iota. L’Afrique n’a pas besoin d’aide, il lui manque seulement des dirigeants courageux et intelligents. Par ailleurs pourquoi vous l’appelez aide alors que c’est une dette. Pourquoi, on n’ose pas appeler cette m…par son nom. Une question à se poser: pourquoi l’Occident ou d’autres aideraient l’Afrique? Il faut oser mes frères appeler le chat, chat. C’est l’Afrique qui aide l’ Occident: qui ignore que 1 dollar investi en Afrique apporte 3 dollar à l’Occident! Nous devons nous défaire de cette aide au sous-développement. Ceux qui ont peur que le Burundi serait asphyxié ce sont ceux ne voit pas qu’on est déjà asphyxié où ce sont ceux qui profitent de cette m.. parce qu’on le sait une grande partie de cette m…retourne d’où il est venue, une autre partie c’est dans les poches des dirigeants africains et des miettes arrivent à destination et en fait de compte c’est la dette sur le dos de chaque citoyen, une dette que le peuple payera éternellement , une dette dont le peuple n’a pas vue de trace. Voilà l’aveuglement des africains. Seule la chine a refusé cette m.. elle a connue des moments difficiles pour s’en sortir pour de bon. Maintenant elle est maître économique du monde.
    Pour qui cela intéresse, je vous recommande: Dambisa Moyo , L’aide fatale.

    • Mugunza

      Je ne connais pas Dambisa mais je vous recommande aussi Léonce Ndikumana alias Mugemangango dans « Les dettes odieuses de l’Afrique… ». Léonce est également membre de l a Commission du Développent Durable à l’ONU.

  13. abdoul

    -Une aide qui n’est jamais fait de façon coordonnée ne peut servir à rien(Une partie au gouvernement, une autre aux ONG, une autre à la société civile,…..). Il aurait été préférable qu’une planification des besoins présents et futurs précédent le financement. Et pas l’inverse!

    -Jamais d’aide pour construire une usine ou quelque chose de financièrement et immédiatement rentable . Tout est fait pour transformer l’Afrique en réservoir jamais en usine de production

    -En même temps qu’on « aide », on fait tout pour affaiblir les institutions, ce qui annule toute possibilité de planification , donc de développement

    -L’aide est en principe conçue pour résoudre quelques problèmes sans porté réelle dans le long terme.

  14. Elysee

    Je comprend certaines frustrations des gens qui se reveillent et remarquent que l’aide n’a pas atteint ses objectifs: l’aidé devient de plus en plus pauvre alors que le montant d’aide a augmenté. C’est toujours facile de chercher les problemes chez les donateurs. Oui l’aide est conditionnée et elle finance souvent des projets qui ne sont pas prioritaires. Ca serait juste et honorable de regarder celui qui a bénéficié de cette aide pour voir qu’est ce qu’il avait proposé comme projet et qu’est ce qu’il a fait avec le peu de moyens qu’on lui a donné.

    Souvant nos pays ne proposent rien. Il suffit d’aller voir à quoi ressemble les bureaux du ministere du plan pour comprendre quel resultat il faut esperer. Combien de vrai rapports ils ont sorti cette année sur le developpement du Burundi? Quand tu discute avec les gens des misnisteres, il y a toujours un probleme qui les empeche de faire leur travail. Je n’ignore pas aussi qu’il ya un grand probleme de competences de certains agents.

    Qu’est ce que les gouvernements surtout celui du Burundi font avec le peu d’aide qu’ils recoivent? Il suffit de voir les grande lignes du budget des programme pour comprendre que 95% du budget finit dans les voitures, salaires et frais de mission. Je ne veux pas parler des detournements qui sont souvent faits et nos gouvernements contraignent et meme menancent les bailleurs de ne rien reveler. Les gars, il faut qu’on sache qu’est ce qu’on veut. Quand tu donnes un balais à ton frere, tu n’est pas obligé de lui apprendre comment balayer. L’histoire de l’aide revele qu’elle n’est jamais gratuite. Le plan Marshall était pareil. Seulement les européns ont compris que les américains ne les aidaient pour rien. Ils ont bossé dur pour se passer de l’aide. Beaucoup d’etudes ont été faites sur l’aide mais seuls les africains ne comprennent pas (plus speciallement nos dirrigeants). Il suffit de lire « Dead Aid » de Dambisa Moyo, et le « Project Management for Development in Africa: Why Projects Are Failing and What Can Be Done About It » de Ika pour comprendre.

    Je vous epargne les rapports d’audit de certains projets de la banque mondiale!!!!

    Bonne chance

    • Stan Siyomana

      @Elysee
      Ejike E. Okpa qui a participe a la conference Obama Power Africa Initiative (a New York, le 13 juin 2014) a fait ces remarques interessantes:
      1. Le Nigeria a eu la premiere centrale electrique (Ijora power station) en 1894, a peu pres 15 ans après celle de Washington, D.C….
      Comment se fait-il que 118 ans après, on fait encore des discours sur la maniere dont le Nigeria peut se procurer de l’electricite?
      2. Le president americain Franklin D. Roosevelt a rencontre l’empereur ethiopien Haile Selassie a bord d’un bateau de guerre americain sur le Canal de Suez, a peu pres a la meme époque que Roosevelt rencontrait le roi Saud d’Arabie Seoudite en 1945.
      De cette rencontre est nee (pour les saoudiens) la compagnie petroliere ARAMCO (Saudi Arabian Oil Company , etablissant ainsi une plateforme pour le developpement de l’Arabie Seoudite. ARAMCO avait une valeur de 10.000 milliards de dollars/$ 10 trillion en 2010.
      L’Afrique (dont l’Ethiopie) est encore au stade ou les Occidentaux lui dicte ce qu’elle doit faire.
      (Voir Ejike E. Okpa: « Development: what aileth Africa? », http://www.africanexecutive.com).
      Merci.

  15. michou

    L aide au develeppoment n etait qui autre de facon de collonisation. L exemple de l ISABU que vous donnez, ca montre a quel point cet aide est inefficasse. Je prend l exemple de l ISABU DE mahwa, les vaches de race sahiwal sont faites pour la viande et ne pas pour la production du lait. Ce blanc Belge qui etait la, il le savait mais il n a rien fait pour changer la situation. Ces vaches ne donnent que 5 litres par jour. Un jour dans une reunion, un docteur vétérinaire a pose la question suivante pourquoi l aide que l isabu reçoit plus de moitié va dans les salaires de ses coopérants au lieu que cet argent soit engagé dans les services qu on donne à la population. Il les a posé une question comme ca se peut qu on continue de donne ses vaches sahiwal a la population alors que nous savons très bien, elles sont pas pour la production du lait mais il n a jamais eu de réponse. Voici l aide occidentale ce que ca fait , mentir au prouver paysans et de créer de l emplois pour leurs ressortissants.

  16. Caliente

    L’aide internationale est importante meme si elle fait partie du problème africain. Le Burundi serait asphixié si il ne la recevait pas. Il faut reconnaitre que les pays occidentaux et l’Amérique se sont développés sous le dos et le sang des africains. Alors redonner là où ils ont pillé n’impressionne personne. Reste que maintenant les fils et filles de l’AFRIKA se reveillent de leur léthargie et prennent les choses en main.

  17. Igihugu cikukiye ntigishobora kumara imyaka 52 atanumwe mu banyagiihugu baco azi no gucura urushinge. Igihugu cikukiye ntigishobora kumara imyaka 52 kiguma kinunuza imitsi y’abarimyi bakoresha isuka . Ntushobora kuvuga yuko ufise umutekano mu gihe urya ukaryama kandi uzi neza yuko hirya no hino ababanyi isinzi baraye ubusa kandi badashobora gusinzira kubera ibibazo vyinshi bafise usanga vyavuye ahanini mur’ ukwo kwigungirako kwawe . Gutunga si bibi. Ariko gutunga nka kurya kw’isiha ni ubwenge buke caane. Ivyo nivyo vyamye bituma zihindura imirisho. Kubera abanyagihugu benshi bashangashiwe caane.

  18. Godefroid

    L’aide au developpement? Les occidentaux n’ont jamais eu de volonte de developper le continent noir. L’aide au developpement a ete consue pour maintenir les africains dans l’etat de mendicite en faisant les croire qu’ils sont capable de rien sans le « Muzungu ». Ce cadeau empoisonne « Aide » est tellement politisee que meme le nom Aide au developpement a perdu de signification. Pour moi c’est l’aide a l’auto-destruction et je donne un petit example . Tres recenment le parlement Ougandais a fait passer une loi anti-homosexuel parceque l’homosexualite est considere comme quelque chose d’anti-valeurs et la majorite des Africains l’acceptent. les occidentaux ont alors reagit contre cette decision souveraine en suspendant toutes les aides au developpement. Le continent noir a tout les atous necessaires pour decider de son propre destin, il nous faut une prise de consience general et comprendre que notre bonheure ne viendra jamais de l’exterieur. Il faut que nous Africains puissions retrouver nos reperes C-a-dire nos valeurs, cultures etc. Il faut que les intelectuels Africains se mettent ensemble pour developper un system educatif propre aux besoins des Africains, que nos elites politique refusent de travailler sur des programmes elabores par l’occident et soyez solidaires quand a la defences des interets africains

  19. Mthukuzi

    Ce que nous appelons aide au developpement n’est autre qu’aide à l’entretien du sous-developpement, si ce n’est pas pire.
    Si cette aide etait vraiment conçue pour le developpement, l’Afrique n’en serait pas là. Elle encourage la corruption et decourage la recherche des solutions durables. L’image donnee a l’Afrique le plus souvent pendant les campagnes de collecte d’aide font peur aux investissements etrangers, moteur de developpement pour tous les pays en developpement.
    Dans certains cas, cette aide est octroyee non pas pour repondre aux besoins des peuples destinatires, mais plutôt aux besoins des pourvoyeurs d’aide.
    Bref, l’aide au developpement est une malediction dont l’Afrique doit se debarasser si nous aspirons vraiment au developpement durable.
    Je recommande « dead aid » de Dambisa Moyo pour y voir plus clair.

  20. Venant

    « A la création de l’Isabu en 1989,….. ». Vérifiez cette date svp. Isabu niyakera rwose.

  21. KAZIRI

    Nous Barundi nous adorons constater et discourir sur les faits !!! Il faut passer aux vitesses supérieures : proposer les solutions et se donner les délais d’exécution. le reste du bla bla !!!
    Murantunga. Baza abarundi qui se sont intégrés professionnellement et socialement sous d’autres cieux ingene babigenjeje ! Ce sont eux qui devraient être vos experts ! Mais Abarundi ntitwemerana !!!

  22. Gerard

    52% d’aide extérieur après tant d’années d’indépendance! Asha umwana w’umuzungu kumuva mu vyara si ejo hatabaye ababa les héros pour le développement Socio Politico-economique.
    Kaddafi, j’ignore ses autres faiblesses, yashaka ko ivyo vy’amadeni biba umugani muri Africa ayo yabonye aruta ayo imbeba yaboneye kumugezi.
    Sankara uko, Mobutu atanguye gukanura bamugira uko, Mugabe uko…
    Kagame yashatse kubigerageza ngo agabanye les aides extérieurs umwana w’umuzungu ati ndakurekurirako abansi bawe, yibutse amabi ya genocide aca aca make.

    Wa muririmvyi ati nta bakobwa bakiriho hasigaye ingwerigweri abeshe buhoro.

    Africa isigaranye ba ndiyo bwana benshi.

    Ceux qui osent demander pourquoi sont lynchés rapidement.

    • Kwikura mu vyara vy’umuzungu ni ingwano nk’izindi. Nta muzungu azova i Bulaya azanwe no kumbuza yuko nkora ico cose mbona gishoshoka coshobora gutuma isinzi ry’abarundi bakurikira inyigisho zanje zishingiye ku kwemera yuko bishoboka yuko umuntu atunga ativye . Kirya ciyumviro Gérard yavuze cerekeye gutinya kwicwa kw’abadutwara ni igikangisho gusa. Abanyafrika babigiye inama nta mutegetsi numwe yosubira gukangwa n’izo menaces souvent verbales. Dutegerezwa kumenya gukingingira abategetsi bose b’ibihugu vya Afrika, iwabo hamwe n’iwacu.

      • Kwikura mu vyara vy’umuzungu ni ingwano nk’izindi. Nta muzungu azova i Bulaya azanwe no kumbuza yuko nkora ico cose mbona gishoboka coshobora gutuma isinzi ry’abarundi bakurikira inyigisho zanje zishingiye ku kwemera yuko bishoboka yuko umuntu atunga ativye . Kirya ciyumviro Gérard yavuze cerekeye gutinya kwicwa kw’abadutwara ni igikangisho gusa. Abanyafrika babigiye inama nta mutegetsi numwe yosubira gukangwa n’izo menaces souvent verbales. Dutegerezwa kumenya gukingira ubuzima bw’abategetsi bose b’ibihugu vya Afrika, iwabo hamwe n’iwacu. Umwansi wabo ni umuzungu. Kugirango ivyo bishoboke, abo bategetsi bategerezwa kubanza kwerekana ingene bafata neza abanyagihugu bose kurusha ukwo uwo muzungu yabibagirira kera ku ntwaro ya gikoloni.

    • Vyukuri

      Vous racontez du n’importe quoi. Le budget rwandais est financé par l’aide extérieur à 40% seulement. C’est-à-dire 12% moins que le Burundi. Si seulement on était à ce point au Burundi

  23. Gondwanais Lamda

    Aide au développement jusqu’à quand ? est une excellente question. Aussi longtemps que nous n’auront pas des véritables patriotes aux commandes, de véritables techniciens du développement aux affaires, le développement socio-économique restera mirage et ceci est valable non seulement pour le Burundi mais aussi pour beaucoup de pays africains. Il faut mettre les bonnes personnes au bons endroits comme cela nous pouvons espérer un lendemain meilleur. Sinon des milliards seront toujours engloutis soit par les dirigeants ayant un appétit glouton soit par des coopérants en manque d’idée pour bosser chez eux. Désolés de la globalisation je sais que la majorité tombe dans mon sac.

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