Politique

La Résolution 2279 : un non-événement

11-04-2016

La dernière résolution du Conseil de Sécurité (CS) des Nations unies sur le Burundi n’a suscité un débat acharné que sur les réseaux sociaux.

La Résolution 2279 : un non-événement ©droits réservés

La Résolution 2279 : un non-événement
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Vendredi 1er avril. Le CS se réunit sous la présidence de la Chine pour plancher sur un projet de résolution sur le Burundi préparée par la France. A Bujumbura, rares sont les gens qui sont au courant de cet événement. Aucun medium n’en a fait l’annonce. Bien plus, la réunion se tient tard dans la nuit, heure de Bujumbura.

Le lendemain, les Burundais apprendront, que le CS a adopté à l’unanimité une résolution qui demande au Secrétaire général, Ban Ki-moon de présenter endéans quinze jour, des options pour le déploiement d’une police onusienne au Burundi. Mais la majorité des Burundais n’en sauront pas davantage. La polémique s’enflamme surtout à travers les réseaux sociaux.

« Une police onusienne pour le dialogue inclusif »

Selon ce texte, la présence d’une police onusienne est pour « renforcer les capacités des Nations Unies de surveiller les conditions de sécurité, de promouvoir le respect des droits de l’Homme et de faire progresser l’état de droit ». Le CS demande à Ban Ki-moon de présenter, en consultation avec le gouvernement burundais et en coordination avec l’Union africaine des options en vue de son déploiement. Le CS veut que le Secrétaire Général affermisse l’engagement de l’ONU au Burundi en renforçant l’équipe de Jamal Benomar, son Conseiller spécial pour la prévention des conflits.

L’autre objectif : Le CS est soucieux que Ban Ki-moon renforce l’équipe de Benomar pour œuvrer avec le gouvernement burundais et d’autres parties prenantes concernées en faveur du dialogue inter-burundais. Une précision : la résolution parle d’un dialogue « véritable » et « inclusif ». Sur ce, le Conseil exhorte le gouvernement burundais et toutes les parties prenantes « attachées à une solution pacifique » à coopérer pleinement avec la médiation et la facilitation afin de convenir de toute urgence d’un calendrier et d’une liste de participants en vue de ce dialogue.

Fortes préoccupations

Avant de demander le déploiement de la police onusienne, le Conseil de Sécurité a d’abord réitéré sa profonde préoccupation face à la violence au Burundi, à la persistance de l’impasse politique dans le pays et les conséquences humanitaires qui en découlent. Certes, le Conseil a pris note des informations signalant une diminution du nombre de meurtres. Mais il a exprimé son inquiétude face aux rapports faisant mention de la multiplication des disparitions et des actes de torture.

Il a alors encouragé le gouvernement burundais et toutes les parties à rejeter toute forme de violence et condamne toute déclaration publique incitant à la violence ou à la haine. Et d’exprimer son intention d’envisager des mesures contre tous les acteurs, au Burundi et à l’étranger, dont les actions et les déclarations attisent la perpétuation de la violence et entravent la recherche d’une solution pacifique.

Particulièrement, au gouvernement burundais, le Conseil demande le respect, la protection et la garantie du respect des droits de l’Homme et les libertés fondamentales pour tous et à adhérer à l’état de droit. Il l’exhorte entre autre à la réouverture des médias encore fermés et à la libération d’autres détenus politiques.

Aux états de la région, les quinze demandent le concours à la recherche d’une solution à la crise au Burundi et les prient de s’abstenir de soutenir les activités des mouvements armés de quelque façon que ce soit.

Eloges et vitupérations

La Résolution 2279 a été diversement accueillie. Elle a même déclenché une certaine profération de menaces chez certaines opinions.

Albert Shingiro

Albert Shingiro

Aussitôt la résolution adoptée, Albert Shingiro, ambassadeur du Burundi à l’Onu a dit sa satisfaction : c’est « une résolution équilibrée de bout en bout. Le Conseil insiste sur le respect de la souveraineté, l’indépendance politique, l’intégrité territoriale et l’unité du Burundi. Nous l’avons bien accueillie ». Le gouvernement, le parti au pouvoir ainsi que la mouvance présidentielle n’épilogueront pas du tout sur cette résolution.

Côté opposition et société civile en exil, ce fut une grande déception, un rejet total de la résolution, une levée de bouclier. Elles s’inscrivent en faux contre « une résolution qui vient encore renforcer Pierre Nkurunziza et les institutions de facto de Bujumbura. »

Des policiers au lieu des militaires de protection

L’opposition et la société civile en exil tapent du poing sur la table : « La résolution est un mépris des victimes de la crise actuelle consécutives au troisième mandat de Pierre Nkurunziza », dira Pacifique Nininahazwe, un des activistes de la société civile en exil. Vital Nshimirimana, un autre activiste dira : « On veut nous envoyer 100 ou 200 observateur pour OBSERVER ».

Par-dessus tout, elles sont remontées contre le CS pour « son incapacité de lire les signaux visibles d’une catastrophe annoncée et partant, d’assumer la responsabilité de protéger un peuple en danger », comme l’affirma Tatien Sibomana, porte-parole de l’Uprona non reconnue par le ministère de l’Intérieur. Comme bien d’autres politiciens et activistes, il estime que la situation sécuritaire reste toujours préoccupante depuis janvier, quand on parlait de la Maprobu. «Le CS n’a tiré aucune leçon du génocide rwandais de 1994». Et de marteler : c’est une force militaire de protection qui est nécessaire pour le Burundi.

Pour le MSD, la résolution est presqu’une autoroute pour une option violente à la crise burundaise. « Si les Nations Unies sont incapables dans le sens d’une force qui protège contre les exactions de ce régime et qui y mette fin, alors le peuple burundais doit prendre conscience et irrévocablement qu’il ne peut plus compter sur la communauté internationale, et qu’il appartient à chaque citoyen burundais d’exercer son droit de se défendre». Cette option d’autodéfense est aussi brandie par Red-Tabara : « Par cette résolution Red-Tabara vient de comprendre une fois de plus que le peuple burundais doit lutter pour sa propre survie. Dès lors l’autodéfense légitime devient un droit, une obligation de tous les Burundais épris de la survie de la nation ».

Coté pouvoir, Albert Shingiro trouve infondée cette façon de voir : « La résolution reconnaît la diminution des tueries ces derniers jours ».

Un dialogue inclusif qui divise

Léonce ngendakumana

Léonce ngendakumana

L’autre point de discorde est ce dialogue que la résolution veut encourager. Tous les protagonistes dans la crise burundaise sont unanimes que la seule solution à la crise burundaise proviendra des négociations.

Toutefois, l’Uprona non reconnue officiellement regrette que le CS et toutes les instances internationales, y compris la médiation ne veuillent pas avancer de façon pragmatique et veuillent marcher au rythme de Pierre Nkurunziza et des institutions de facto à Bujumbura. Le risque est que même ce dialogue -que la société civile en exil et l’opposition appellent négociations- risque de ne pas avoir lieu aussi longtemps que le dialogue dépendra du bon vouloir de la partie qui est responsable de la crise. Il fallait que la résolution impose une date du début des négociations.

Léonce Ngendakumana, président du parti Sahwanya-Frodebu aurait aimé que la Résolution 2279 précise que le CS appuie les négociations conduites par Mkapa. Et pour cause : il y a une sorte de chevauchement d’initiatives (Mkapa, Museveni, Benomar, Sant Egidio, etc.). La prolifération d’initiatives risque plutôt de faire traîner ces négociations dont la reprise urgente est souhaitée par ce CS.

Autre point de désaccord : la participation ou non des putschistes aux négociations. Léonce Ngendakumana constate que la Résolution 2279 n’exclut pas du tout les putschistes contrairement à la Résolution 2248.

Le gouvernement ne l’entend pas de cette oreille. Pour Albert Shingiro, «La résolution exclut les putschistes et les autres acteurs violents. Les deux résolutions ont la même valeur. A l’ONU, une nouvelle résolution n’abroge pas la précédente. Pour ce cas singulier, la 2279 se réfère à la 2248 dans le préambule».

Le sentiment anti-français

Après l’adoption de la Résolution 2279, un certain sentiment contre la France a été constaté à travers certains messages sur les réseaux sociaux.

«Avec ses positions ambiguës et son soutien déguisé à Nkurunziza, un réel sentiment anti-français s’installe progressivement au Burundi », constate un internaute.

Léonce Ngendakumana affirme que ce sentiment anti-français est réel. Aujourd’hui, explique-t-il, il se matérialise entre autre par les deux résolutions qui sèment la confusion par leur caractère vague, sans aucune proposition concrète. Mais la situation peut rapidement basculer. Certains Burundais ont l’impression que la France veut rééditer ce qui s’est fait au Rwanda en 1994, d’où ce sentiment anti-français ?

L’appréciation de Tatien Sibomana est nuancée. Il constate qu’avec son passé politique dans la sous-région surtout dans le génocide rwandais de 1994, avec la tendance à l’ «ethnisation » de la nouvelle crise burundaise, par les autorités de Bujumbura, avec la tendance des autorités de Bujumbura à impliquer le Rwanda, le risque de conclure au soutien de la France aux institutions de facto est réel. Pour lui, si cette situation devait perdurer, c’est bien normal qu’un sentiment anti-français puisse naître.

Pour Albert Shingiro, le sentiment anti-français né du fait que c’est la France qui a préparé les deux résolutions ne devrait avoir lieu. « Cet argument est tout simplement simpliste et réducteur car la Résolution 2279 a été adoptée à l’unanimité par les quinze membres du conseil de sécurité. Aucun pays n’a paternité de cette résolution consensuelle ».


Invité de la semaine

« La France est engagée pour une solution à la crise »

La résolution 2279 du Conseil de Sécurité des Nations Unies a été mal accueillie par une certaine opinion qui accuse la France, qui l’a proposée, de soutenir le régime de Bujumbura. L’ambassadeur français au Burundi, Gerrit Van Rossum, donne son avis

Gerrit Van RossumLes résolutions 2248 et 2279 du Conseil de sécurité des Nations Unis sur le Burundi ont été prises sur proposition de la France, pourquoi cette initiative ?

La France a été à l’initiative de ces deux résolutions car la situation d Burundi était très inquiétante aux yeux de la communauté internationale. Au CSNU, tout membre a le droit de proposer un projet de résolution. S’agissant des situations qui appellent l’attention du Conseil de sécurité sur la durée, Il y a une pratique qui s’est établie au sein du conseil, qui consiste à donner à l’un des membres une responsabilité de « pen holder » (porte-plume). C’est-à-dire qu’il est considéré comme celui qui doit présenter régulièrement les projets de résolution pour le compte de l’ensemble du conseil de sécurité.

Il se trouve que la France est « pen holder » pour le Burundi depuis le début des années 2000. Elle vient aussi de proposer une résolution relative à la RDC.

C’est une tradition qui s’est installée au sein du conseil de considérer que, quand il doit réagir, on compte sur le pen holder pour préparer le projet. D’autres pays ont cette responsabilité pour d’autres situations régionales, les Etats-Unis par exemple sont « pen holder » pour le Soudan, le Sud-Soudan et le Liberia, et les Britanniques le sont pour la Somalie.

L’initiative ne vient donc pas de la France ?

Quand un pays présente un projet de résolution comme « pen holder » c’est une initiative nationale, mais c’est aussi pour le compte du conseil de sécurité. Il le fait après que le conseil a d’abord débattu de la question dans des consultations dans lesquelles chacun des 15 membres fait part de ses positions et de ses propositions éventuelles. Le pen holder fait la synthèse de tout ce qu’il a entendu et recherche l’équilibre des positions des différents membres pour s’assurer que la résolution sera approuvée.

Le CSNU veut que le dialogue, véritable et inclusif soit relancé, mais semble exclure une partie

Le conseil a adopté une formule qui appelle « le Gouvernement burundais et toutes les parties prenantes attachées à une solution pacifique, qu’elles soient au Burundi ou à l’étranger » à coopérer pleinement avec la facilitation et la médiation.

La participation au dialogue est de la responsabilité de la facilitation et de la médiation. C’est elles qui assurent concrètement les invitations et les présences des délégations lors de ce processus.

Il y a un sentiment anti-français qui apparait et certains Burundais accusent la France de soutenir le président Pierre Nkurunziza. Qu’en dites-vous ?

Je regrette cette interprétation que je trouve difficilement fondée. Le Président de la République française a écrit au président Nkurunziza une lettre demandant dans des termes très clairs de prendre les initiatives nécessaires pour replacer le Burundi sur le chemin de la paix, de la démocratie et des droits de l’homme. Nous voulons aider le Burundi et les Burundais à sortir d’une crise qui a des conséquences dramatiques en pertes en vies humaines qu’il faut impérativement stopper. Il y a aussi le risque de voir cette crise s’aggraver encore sur le plan des droits de l’homme, des libertés fondamentales, sur le plan économique et social. L’urgence du moment c’est d’aider les Burundais à se retrouver pour sortir de cette situation.

Une autre opinion accuse la France d’être passive devant un risque de génocide, comme au Rwanda en 1994 ? Votre commentaire

Non, la France n’est pas passive devant un risque de génocide. Le ministre des affaires étrangères, M. Jean-Marc Ayrault, a déclaré aujourd’hui « qu’en ce jour anniversaire, il s’inclinait devant la mémoire des victimes du génocide commis en 1994 au Rwanda ». Il a ajouté que » la lutte contre l’impunité et la prévention des génocides sont des objectifs centraux et indissociables de notre diplomatie ». La situation au Burundi est sérieuse, nécessite des actions de prévention et la France travaille avec ses partenaires européens pour aider à résoudre la crise. La France a beaucoup travaillé pour que la question des droits de l’homme au Burundi soit mise en priorité à l’agenda international, en particulier à la commission des droits de l’homme à Genève. Je pense que c’est injuste de dire que la France ne fait rien, c’est ne pas prendre en compte toutes les actions qu’elle mène, y compris dans les instances internationales.

Certains auraient préféré l’envoi des troupes armées au Burundi, à l’instar de la MAPROBU. Est-ce une option ?

La MAPROBU est la proposition de l’Union africaine. La perspective du déploiement d’une présence de police des NU au Burundi a émergé au cours de la mission du Conseil de sécurité au Burundi en janvier. Il n’y a pas eu au CSNU une proposition équivalente à celle qu’est la MAPROBU. Mais dans la résolution qui vient d’être adoptée, il est réaffirmé, comme dans la résolution précédente, « qu’il importe que les NU et l’UA disposent d’un plan d’intervention en cas d’urgence afin que la communauté internationale puisse réagir à toute nouvelle dégradation de la situation ».

  14   Vos commentaires
  1. Le rédacteur reste muet dans la nouvelle resolution . Il essaie d’interpreter à sa facon. Par exemple , nous dire ce qui est dit dans la resolution 2279 (textuellement) concernant a ceux qui sont conviés a participer dans le dialogue. C’est ce point qui fait trainer le declenchement du dialogue.

  2. Bagaza

    La France ne représente pas le Peuple Burundais dans sa majorité silenceuse qui a voté pour notre Président Nkurunziza Pierre. Les politiciens Burundais sans assise politique doivent comprendre la démocratie. Un putchiste ne dirigera plus le Burundi.

  3. incognito

    Le probleme actuelle ne se touve pas du cote de la france.c’est du cote de certains partenaire za barundi (chine, inde, russie en tete) ba bloqua toute les resolutions pour resoudre le probleme NKURUNZIZA.niwe bakorana dans ce sens.nihaba hageze gutuma urutoke sur 1partenaire yahagarits son aide financiere pour qu’il n’est pas 1genocide ya barundi.pouquoi ya barundi: »1certaine partie dela la population hutu et toute l’ethnie tutsi ne veut et ne peut s’ incliner devant 1gouvernemnet terroriste et genocidaire ».pourquoi se voiler la face?? Ayo ma nebuleuse, soutenue nivyo bihugu 3, ntarinz ndavuga yihaye ku destabilisa igihugu depuis l’independance.hama le frodebu turayizi ntitwayigarukako ivyo yagize en 1993 turabizi.havuyemwo bamwe bamwe ntarize ndavuga pour question de securite, tous le partie a trompe dans le genocide ya 1993 et joue a 1jeu tutabona le cndd-fdd etant sa creation.habaye 1 genocide mumisi iri mbere bazoba babizi neza abo .ne nous voilons pas la face muri ibi bihe bigoye duhave twizera isato.c’est mon de vue.merci

  4. Ndumwiwe Jeannette

    La « nébuleuse » communauté internationale se range toujours du côté de celui qui a la force.
    L’opposition Burundaise très dispersée et sérieusement affaiblie, n’inspire pas confiance à la communauté internationale qui défend plutôt ses intérêts………
    C’est la triste réalité, Nkurunziza a déjà enterré les accords d’Arusha et la démocratie. Il va installer une dictature sanguinaire et impitoyable parce que face à lui, l’opposition est incapable de s’unir et de faire quoi que ce soit pour le mettre hors d’état de nuire.

  5. Kagisye

    Mbega ko mugira amaso ntimubone: Bujumbura enchaîne les succès diplomatiques sur succès diplomatique: Aka kantu gakurikira ntaco mugasomamwo????:
    « La perspective du déploiement d’une présence de police des NU au Burundi a émergé au cours de la mission du Conseil de sécurité au Burundi en janvier. Il n’y a pas eu au CSNU une proposition équivalente à celle qu’est la MAPROBU ».
    Mwagira baje gushigikira ibinyoma, hihihihihi

  6. Cizanye Immaculée

    Ni mube abashingantahe, le Burundi a toujours existé il existera aussi après Nkurunziza. L’interêt de la nation doit primer sur tout!!!!

  7. Merci Iwacu de porter à la connaissance des Français ce que les Burundais ressentent après une moquerie française à répétition contre un peuple en souffrance. C’est cela qui manque au CNARED. En effet, la plupart sont en Europe, certains en France et ils ont une commission chargée de la communication mais la communication n’existe pas chez eux si non ils auraient déjà informé l’opinion européenne en général et française en particulier sur les travers du gouvernement qui veut rééditer 1994.

  8. Jean-Pierre Ayuhu

    Chers tous,
    Moi, je n’y comprends plus rien et je crois que tout fonctionne à l’envers….en ce qui concerne mon pays.
    Si le dialogue est toujours là pour bâtir et consolider une bonne cohabitation entre frères et soeurs, entre citoyens d’un même pays, entre le pouvoir et l’opposition quand le contexte l’impose et pour des dossiers importants concernant la vie de la nation, en revanche, la négociation est tout autre. Il faut un litige!
    Maintenant quel litige peut-on mettre en évidence au Burundi? Le 3ème mandat? Si c’est ça, je pense que l’on perd du temps parce que s’il faut l’évaluer en terme de mal, le mal est déjà là et consommé.
    Qui sont les protagonistes? Est-ce le CNARED, les partis d’opposition d’un côté et le pouvoir de l’autre? Les putschistes de mai/ le pouvoir?
    Négocier finalement qoui? Un espace politique viable?
    Nous négocierons tous ce que l’on veut et le lendemain, le CNDD-FDD triomphera et on repartira comme avant. Pouroqui? Depuis 2005, tous les partis dits de l’opposition n’ont jamais su comment s’y prendre pour gêner la machine DD. Au lieu de faire des propositions, de se vendre auprès du peuple, de proposer des alternatives, ils crient au loup, appellent au secours le monstre, cette communauté internationale, qui finalement est tout et rien à la fois!
    Ce n’est pas en s’adressant à cette communauté internationale, en inventant des génocides imaginaires, en calomniant l’autre que l’on sortira gagnant. Au contraire!
    Si depuis le mois de mai, la Belgique et autre pays, ont pris en charge « les opposants », cela ne durera pas l’éternité et bonjour les dégâts pour eux!
    Ma proposition: renoncer aux pretentions impossibles, faites le profil bas et rentre au bercail participer à la construction de la NATION…Nta wanka kwonka nyina pour des raisons futiles:

  9. Musemakweli

    A quand le débarquement des instructeurs français pour renforcer les capacités Imbonerakure? Ils en ont longue et consistante expérience non? Et Baril n’est pas encore débarqué à Buja pour offrir ses services?

  10. NKURIKIYE

    La France est au courant de la gravité de la crise burundaise; si réellement elle est de bonne foi et n’a pas d’agenda caché, qu’elle propose une véritable solution à ce véritable problème en sa qualité de « pen holder ». Le monde actuel est regardant et critique!

  11. MIZA

    Tout le monde se renvoie la patate chaude.
    Les barundi sont bizarres ! Ils savent toujours faire traîner leurs affaires parce qu’il n’y a jamais eu de vaincus ni de vainqueurs ! Ils ne pensent jamais que le ciel peut leur tomber dessus ! Mais tôt ou tare cela finira par arriver.

    • cizanye

      A bon entendeur salut!!!!!

    • 2h

      Le ciel tomber dessus!!!! tu vas loin mon amis….personne ne peut pas dire Amiiin!!! mai tu ne sais pas la ou tu seras ..May be you will be in burundi ….so are u willing to die with us….i don’t think so ….if not stop …saying that ….le ciel vas nous tomber dessus….

    • Bakari

      @MIZA
      « Ils ne pensent jamais que le ciel peut leur tomber dessus ! »
      Ils ont déjà eu des centaines de milliers de morts depuis 50 ans d’indépendance; pire que cela, c’est la fin du monde (le monde appelé Burundi bien sûr)!

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