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Club de la Presse

La presse est le reflet de la société

« La presse est le reflet de la société », a estimé Esdras Ndikumana, le correspondant local de Radio France internationale(RFI) lors de l’émission passée de Club de la presse qui a centré, en partie, le débat sur le comportement du journaliste en période électorale.
Pour lui, il y a « un spectre très large d’opinions et aucune n’est meilleure qu’une autre ». Et d’insister : « Si un médium donne une information, ce n’est pas parole d’Evangile. Les gens peuvent dire les choses de manière différente et c’est au consommateur de l’information de se faire sa propre opinion. »

Au niveau des médias, l’intervenant a demandé des efforts aux responsables pour stabiliser les journalistes dont certains sont de passage dans les rédactions à cause des conditions pécuniaires dérisoires. Esdras Ndikumana a trouvé que, malgré des erreurs, il faut saluer le travail des médias qui sont très responsables depuis des années. « C’est le plus important. »

De l’avis d’Emeline Muhorakeye, journaliste à la radiotélévision Renaissance, « on s’achemine vers un contexte électoral qui va être difficile pour les journalistes. Que pourra-ton dire avec des intimidations ? » En outre, elle observe des atteintes à la déontologie du métier et soutient que le Conseil National de la Communication (CNC) ne fait pas correctement son travail. «  Si aujourd’hui vous punissez tel média, mais pas tel autre, il y a comme deux poids, deux mesures. »

Par ailleurs, elle évoque le problème de la précarité des conditions salariales dans les médias : « Un journaliste doit être motivé pour aimer et faire correctement son métier. Mais avec la précarité financière qu’il y a au niveau des médias, on peut oublier cette règle. »
Du point de vue de Gabbie Rugaga, journaliste à la radiotélévision nationale(RTNB), « il faut laisser les journalistes travailler librement quelle que soit la conjoncture politique dans laquelle on se trouve. Des journalistes sont convoqués, alors qu’ils ont besoin de conditions de travail plus relaxes. » Il souligne qu’ailleurs aussi, en période électorale, les journaux se rangent par partis et sensibilités politiques. « C’est normal. On ne va pas créer des miracles », a-t-il conclu son intervention.

Quant à l’appréciation de Gorgon Sabushimike, directeur de la radio scolaire Nderagakura, « il revient aux médias de s’asseoir et de voir ce qui intéresse le public. Ce qui importe, c’est de travailler en professionnel, et l’autocritique commence dans les rédactions. » Selon lui, il faut transcender ces passions à la veille des élections. « La presse burundaise est responsable et il faut qu’elle le soit aujourd’hui plus qu’hier. »

  8   Vos commentaires
  1. Nana a entièrement raison. Je m’interroge. Avons-nous des journalistes au Burundi? J’ai l’impression qu’on a plutôt affaire à des des militants de partis politiques, déguisés en professionnels des médias.

    Les burundais sont très mal informés alors que les militants journalistes prétendent être des professionnels. Une bien triste réalité.

    Nous allons être manipulés par ceux qui sont sensés nous informer jusque quand?

  2. Aaron

    Moi je veux parler surtout du mensonge que beaucoup n’aiment pas, mais je ne veux pas vous dire qu’il ne faut pas mentir car ca serait comme dire a un chien d’abandoner les os (excusez-moi de cette comparaison) et je sais que vous allez me dire que je ne sais pas ce que c’est le journalisme et je serai pris dans le piege. J’ai pas fais le journalism ou la communication mais je sais bien que le mensonge fais parti de votre profession en quelque sorte. Ce qui nous fait mal nous les auditeurs et les lecteurs, c’est ce meme mensonge au cas ou il peut engendrer des degats. Je crois qu’il faut des mensonges digestibles au lieu d’ aller tres loin jusqu’a semer la mesentente, la desolation, les tueries et meme la fuite. Si Dieu vous a donne la chance d’etre journalistes, ca ne signifie pas qu’Il vous a donne la chance de tourmenter les autres puisque vous avez du materiel adequat. Avant la publication, vous devriez savoir l’audience a laquelle vous vous addressez. Ne cherchez pas seulement a satisfaire ceux a qui vous partagez les memes opinions politiques ou les memes croyances car ils ne sont pas les seuls a vous lire ou a vous ecouter. Vous etes la pour tout le monde et un medium lu ou ecoute par une seule partie n’en n’est pas une. Votre metie on sait n’est pas facile, vous la faites correctement, vous avez des menaces et meme de mort car il y a des gens qui ont peur du qu’en dira t’on si la verite eclate au grand jour, Vous la faites incorrectement, la c’est pire vous vous mettez en danger et c’est la ou on vous demande de fournir des alibis sans en avoir une et vous etes dedans. Alors je vous dirais seulement d’etre smart car quelques fois vous etes en danger alors que vous n’etes meme pas proteges concernant la securite. Niwo mwuga mwacaguye ntakundi et vous n’etes pas les seuls nabasoda baja muntambara bazi ko harimwo abatazosubira inyuma batazo subira kubona abagore babo, nukurema rero car il y a d’autres jobs with high risks, you are not alone but do your best.
    God bless you.

  3. borntomakelovenotwar

    « Si un médium donne une information, ce n’est pas parole d’Evangile. Les gens peuvent dire les choses de manière différente et c’est au consommateur de l’information de se faire sa propre opinion. » C’est bien dit mais très mal placé et surtout dans le contexte burundais. Combien de burundais sont capables de se faire une propre opinion ? Je ne dénigre personne mais E.Nd. le sait bien que les mensonges de certains médias ou de certaines personnes sont pris comme des vérités, et des vérités dites par ceux qu’on a déjà « diabolisés » sont considérés pris pour mensonges ! En somme, les paroles de ce journaliste expert ne sont plutôt pas correctes, la CNC doit protéger les citoyens contre les médias malintentionnés.

  4. WAPI

    La presse est le reflet de la société !
    Titre pas bien choisi surtout que le contenu ne nous parle par de la relation entre le contenu des médias et la réalité sur terrain. Ou encore, disons-le mieux, la composition des rédactions, les « professionnels » des médias, sont le reflets de la société ! Au premier cas, vous nous dites ce que vous voulez, ce que vous triez, ce que vous sélectionnez, ce qui rentre dans vos critères de choix, ce qui plait au journaliste, ce pour quoi il a des éléments, ce qu’il trouve intéressant de sa part. Vous nous dites ce la rédaction veut, ce qui rentre dans notre ligne d’idée, dans votre angle de vision, dans les schèmes de votre médium. Vous nous dites ce que le Directeur veut que vous nous disiez ! Bref vous ne nous dites pas comment va la société au contraire vous contraignez la société à voir les choses comme vous, à penser sur ce que vous lui proposez, à passer du temps à ne penser que sur ce que vous pensez vous être prioritaire, selon vos critères haut-cités. Vous ne reflétez pas la société donc, vous la contraignez à vous suivre et vous créer avec le temps des visions du monde, de la politiques et mêmes de l’homme. Quant au second cas, qui est probablement le sens du titre de l’article, vous êtes aussi des hommes situés dans un cadre spatio-temporel avec une charge émotionnelle, historique, intellectuelle, religieuse,… Vous avec le dur combat de ne pas dire ce que vous ressentez (vos sentiments ni vos réactions faces à des événements) mais les faits bruts  » même si tu n’aurais aimé que cette équipe perde, dis qu’elle a perdu! »

    • nana

      Wapi bien dit…apparemment il se fait que malheureusement nos professionnels se font rares. Je ne nie pas que le metier de journaliste s’apprend plus rapidement que celui de chirurgien…mais n’empeche qu’on a encore besoin de gens tres bien formes afin de former les autres. Allez voir ces journalistes d’Iwacu, ou de la RTNB, …ce n’est pas parce qu’on fait ‘communication’ a l’univ sans meme faire un stage qu’on maitrise comment donner une information au public…Voyez ces journalistes qui ecrivent des articles sur ce medium meme sans nous repondre au minimun des 5 Q? Voyez par vous meme le nombre d’article que nous lisons et a la fin on se pose la question de savoir si le journaliste etait en train de s’amuser ou si tout simplement il manque quoi dire…

      Et n ‘oublions surtout pas.Qui finance ces media?Qui paie les journalistes?ce ne sera jamais gratuit…on financera a condition que vous acceptez de vous penchez soit pour le gouvernement ou contre le gouvernement…la partialite depend des bailleurs, et les dirceturs sont UTILISES pour des fins politiques quoi qu’il en soit.
      MEDIA PARTIEL=TRES RARE ET PRESQUE INEXISTANT…

      • Mukunzi

        Nana fait une bonne réflexion. C’est difficile de comprendre quand un médium se met à diaboliser une personnalité puisqu’il a été payé pour le faire. Est-ce logique que ce médium critique le manque d’indépendance des magistrats par exemple? Le mal n’est pas mal en fonction de celui qui le commet, il est mal par définition. Les professionnels de médias devraient être poursuivis s’il s’avère que la diffamation est une volonté délibérée. Contrairement à la vision de Mudacikana, je crois qu’au Burundi on a des professionnels mais les abus devraient être traités comme des cas isolés et si une radio en fait son cheval de bataille, que l’ on la sanctionne carrément. J’invite les gens des médias à investiguer les informations en rapport avec la culture de Stevia et vous comprendrez à quel degré de bassesse un médium pourtant bien écouté peut se hisser.

      • wape

        quelle antithèse,haaaaaaaaaa

    • wape

      Wapi, tu s pas encore ce que signifie  » le reflet de la société », le Directeurs, les journalistes, toi et moi sommes les produit de la société donc faut en décortiquant bien l’info de nos médias, tu peux facilement situer le Burundi politiquement et socialement et voire sa situation économique

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