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Religion

La paroisse Mbogora a fêté son Jubilé d’or

26-08-2014

Célébration des cinquante ans de la paroisse Mbogora, ce samedi 23 août, dans la commune Nyabihanga, province de Mwaro, archidiocèse de Gitega. Des écoles, d’autres paroisses créées… figurent à son actif.

Au terrain de football de Mbogora, une foule nombreuse fête le Jubile d’or de la paroisse Sainte Marie Mère de Dieu de Mbogora ©Iwacu

Au terrain de football de Mbogora, une foule nombreuse fête le Jubile d’or de la paroisse Sainte Marie Mère de Dieu de Mbogora ©Iwacu

« Une journée pas comme les autres. Ça me rappelle le jour de son inauguration officielle en 1965. C’était vraiment splendide », confie un octogénaire, venu s’allier aux natifs de cette paroisse et aux amis pour célébrer cet événement.
Sous une fine pluie, une foule nombreuse, joyeuse était là. Les cérémonies liturgiques étaient pilotées par Abbé Ignace Mboninyibuka, au nom de l’Archevêque de Gitega, Mgr Simon Ntamwana. Dans son homélie, il a rappelé que le Jubile d’or est un moment d’introspection : « Il faut lutter contre l’ivrognerie, l’injustice, la corruption et vivre en harmonie malgré les différences ».
Le bilan de cette paroisse est satisfaisant. Abbé Juvénal Nkenguburundi, le curé, indique que cette paroisse a 38 sœurs natives et une quarantaine de prêtres. Jusqu’en 2000, elle comptait autour de 40.000 chrétiens. Avec la création de deux paroisses : Kibungere (2009) et Nyabihanga (2013), Mbogora reste avec environ 20.000 chrétiens.

Figurant dans ses principales missions, cette paroisse, fondée en 1964 par le Père Blanc Jean Perraudin, s’est investie dans ses premières années dans la lutte contre les mariages illégaux. « Des sanctions sévères étaient infligées aux coupables, voire des punitions corporelles par les missionnaires Blancs », confie Abbé Nkenguburundi. Et l’administration en a profité pour inviter la population à se conformer à la loi avant le mariage.

En collaboration avec les Sœurs BeneTereza installées à Mbogora depuis 1968, la promotion féminine a été lancée avec l’installation d’un foyer social. « Objectif : éduquer et encourager les filles à prendre conscience de leur propre promotion », précise Abbé Nkenguburundi. Des notions d’écriture, de lecture, de calcul, d’hygiène et d’art culinaire y sont dispensées. A cela, il faut ajouter la couture et la broderie. Même les garçons fréquentent cette école.

En 1966, la paroisse met en place le dispensaire de Mbogora. Puis une coopérative de consommation et une autre de production y sont installées en 1979. Et l’enseignement n’est pas en reste. Plus de cinq écoles primaires sous convention catholique ont été construites. En 1992, la paroisse a contribué dans l’ouverture du premier établissement secondaire dans la commune Nyabihanga : le Collège communal de Nyabihanga, etc.
Présent, Prosper Bazombaza, Premier Vice-président, centre son discours sur 2015. « Allez voter tranquillement ! », conseille-t-il à la population de Nyabihanga. Il les invite à ne pas prêter oreille aux rumeurs évoquant une situation dramatique. « Il faut mettre en avant des hommes utiles capables de trouver des solutions à vos problèmes », conclut-il.

  3   Vos commentaires
  1. Jamahaar

    Finalement je commence a me rendre compte que je suis devenu vieux malgre mes efforts de resister aux aleas du temps.Je me rappelle comme si c’etait hier lorsqu’on nous a annonce que desormais nos dossiers (fichiers de bapteme) seront transferes a la Paroisse de Mbogora, sur la colline Muhaganya dans le diocese de Gitega.Avant nous dependions de la Paroisse de Kiganda qui vient de feter son jubilee de diamant (75 ans) d’apres mon ami et membre du comite d’organisation Deo Hakizimana. Comme tous les jeunes de l’epoque, j’ai fait le cathechisme dans une succursale, Buger en commune Ndava, dependant de la nouvelle paroisse encore dirigee par des Peres Blancs et j’ai eu ma deuxieme communion dans l’Eglise flambant neuve avant de continuer ma scolarite a l’ecole primaire de Kibimba, une chance que d’autres jeunes de ma generation n’ont pas pu avoir peut-etre par manqué de moyens financiers soit par manaque d’encadrement de leurs familles.Comme ecrivait en haut Jean-Pierre Ayubu, malgre la venue plus tard de la SRD Kirimiro, la region a ete vraiment oubliee des regimes republicains successifs al’exception.Peut-etre qu’avec la creation de la nouvelle province de Mwaro pour rapprocher le pouvoir des administres, les choses pourront s’ameliorer dans la bonne direction d’ici la prochaine cinquantaire.On ne peut pas s’empecher d’esperer que l’avenir nous reserve des surprises.

  2. Nuance

    Je suis d’accord avec la personne qui a souligné la construction des écoles mais n’oublions pas que dans cette paroisse, il existe encore au 21ème siècle des écoles Yagamukama. Comment un jeune peut préparer son avenir quand il ne sait même pas écrire son nom à l’issue d’une formation de 6 ans. C’est dommage que les curés qui se sont succédés à Mbogora n’ont pas réagi à cette problématique. Seules les régions de Kirimiro et de Kumoso continuent à condamner les enfants à ne savoir ni lire ni écrire.

    • Jean-Pierre Ayuhu

      Vous permettez que je complète et/ou que je nuance vos propos. Comment se fait-il que les pouvoirs non « Bururien » n’arrive pas à penser qu’une discrimination positive s’impose pour venir en aide aux régions de Kirimiro et de Kumoso longtemps oubliées et délaissées par les différents pouvoirs de Rutovo.
      Bien à vous

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