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Économie

La femme et l’entrepreunariat : de jeunes femmes outillées d’abord

« On ne se lance pas dans l’entrepreunariat comme l’on se jette dans l’eau », avertit Claudette Ngendandumwe, représentante de l’Association des Femmes Entrepreneurs du Burundi (AFAB), le 29 août, à l’occasion du lancement du programme de coaching en faveur des jeunes femmes entrepreneurs.

Claudette Ngendandumwe (premier à droite) : « Former une femme, c’est éduquer toute une nation » ©Iwacu

Claudette Ngendandumwe (premier à droite) : « Former une femme, c’est éduquer toute une nation » ©Iwacu

Durant presqu’un mois, quatre experts vont encadrer 20 jeunes femmes entrepreneurs issues de divers secteurs à l’instar de l’hôtellerie, la boulangerie et la pâtisserie, la couture, le commerce général, etc. dans la création de leurs propres entreprises.
Pallier au problème des projets qui n’aboutissent pas ou encore meurent en cours de route parce qu’ils ont été mal conçus ou mal élaborés. C’est cette préoccupation qui est à l’origine de l’organisation de ce coaching.
L’idée, elle est venue de trois organisations à savoir l’AFAB, l’ISGE (Institut Supérieur de Gestion des Entreprises) et l’API (Agence Burundaise de Promotion des investisseurs).

« Former une femme, c’est éduquer toute une nation »

Claudette Ngendandumwe ne doute pas que l’entrepreunariat exige une certaine capacité intellectuelle. Selon la représentante de l’AFAB, il s’agit d’aider ces jeunes femmes à élaborer leurs plans d’affaires suivant leurs visions : « C’est un accompagnement professionnel visant à mettre sur papier leurs objectifs, missions, résultats attendus, etc. »

L’entrepreunariat, poursuit Mme Ngendandumwe, c’est aussi et surtout une question de moyens financiers. Or, au Burundi comme ailleurs, la femme éprouve d’énormes difficultés quant à l’accès aux crédits parce qu’elle n’hérite pas de ses parents : « Avant d’aller toquer à la porte de telle banque, il faut avoir des biens à hypothéquer. » Toutefois, elle reste optimiste que la formation est la base de tout.
Et Antoine Kabura, directeur de l’API de renchérir : « A nos jours, l’entreprenariat féminin est désormais devenu un des moyens les plus efficaces d’accroître l’égalité et de promouvoir la croissance économique inclusive et durable. »

  3   Vos commentaires
  1. Jamahaar

    C’est marrant de parler des femmes et l’on ne voit que des hommes en costume assis en premier plan. Comme toujours les hommes viennent prononcer des discours a une audience a majorite feminine.C’est infantilisant malgre les bonnes intentions et le discours lenifiant.Ou sont-elles passees les femmes instruites et specialistes en la matieres?Nos soeurs sont encore loin du but.Il faudra beaucoup qu’un simple seminaire pour atteindre l’egailte des chances tant recherchée

  2. nivyo

    Sur la photo, la seule femme visible dans un article parlant de femmes est coupée en 2. C’est tristre

    • Stan Siyomana

      @Nivyo
      Vu l’etat de l’entrepreunariat au Burundi, je ne crois pas que le grand souci de ces 20 jeunes femmes est d’avoir leurs photos dans les medias, POURVU QUE LEUR FORMATION LEUR RAPPORTE QUELQUE CHOSE.
      Merci.

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