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La Croix-Rouge du Burundi plaide pour la protection de son emblème

« Le port de l’emblème lors des opérations constitue la seule protection dont disposent les collaborateurs de la Croix-Rouge et le CICR », lit-on dans une déclaration conjointe ce dimanche 8 mai, à l’occasion de la Journée Mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge.

Pour Anselme Katiyunguruza, il est urgent que les sites de Cashi et Gitaza soient délocalisés

Pour Anselme Katiyunguruza, il est urgent que les sites de Cashi et Gitaza soient délocalisés

S’exprimant lors d’un café de presse ce lundi, 9 mai, Anselme Katiyunguruza, Secrétaire Général de la Croix-Rouge a dit que cet emblème doit être respecté et protégé par tous et en toute circonstance. « Le non-respect de l’emblème par l’une ou l’autre des parties en conflit, peut mettre en danger le sauveteur et coûter la vie des blessés auxquels il porte secours ».

Il demande aux autorités burundaises d’instaurer une loi protégeant cet emblème. Ce qui permettrait aux seules instances habilitées à l’utiliser et d’éviter toute confusion en situation d’urgence.

En outre, a-t-il ajouté, ’’la sécurité de nos volontaires ainsi que l’accès à toutes les victimes en dépend’’. «Au Burundi, près de 600.000 volontaires assistent les vulnérables en toute impartialité sans discrimination aucune.» Néanmoins, a-t-il fait remarquer, l’accès aux vulnérables constitue encore un véritable défi pour tous les volontaires.

Il faut noter que la journée Mondiale de la Croix Rouge et du Croissant rouge est célébrée le 8 mai de chaque année. ‘’Partout, en tout temps et pour tous’’ est le thème retenu pour cette année.

Un bilan lourd des catastrophes naturelles

Revenant sur le phénomène El Niño, M. Katiyunguruza fait état de 80 personnes mortes, 170 blessées, 4085 maisons totalement détruites, 821 maisons partiellement endommagées ainsi que 15.265 ha de champs abîmés.

Pour y faire face, deux sites (Cashi et Gitaza) ont été érigés pour accueillir autour de 2000 personnes soit 800 ménages.

Néanmoins, le secrétaire général de la Croix-Rouge précise que ces abris ont une durée de vie de trois mois. Or, regrette-t-il, ‘’ nous sommes en contradiction avec les normes universelles de gestion de catastrophes. Les trois mois sont déjà dépassés’’. Pour lui, il est plus nécessaire que ces personnes soient délocalisées. Et de promettre : «La Croix-Rouge est disposé à accompagner toutes les actions de délocalisation de ces sites vers des lieux où on peut construire des abris plus solides’’. Par ailleurs, annonce-t-il, la Croix Rouge a lancé un appel de soutien à ces déshérités allant jusqu’à 1000 dollars. « Une somme déjà couverte à 70% », se réjouit-il appelant à une mobilisation forte pour répondre aux conséquences d’El Niño et pour bientôt La Niña.

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