Diplomatie

La Chine nie son implication dans le trafic d’ivoire

19-11-2014

L’ambassade de Chine dément catégoriquement être impliquée dans l’envoi de 300 kg d’ivoire expédiés de l’aéroport international de Bujumbura, le 4 octobre. C’était lors d’une conférence de presse tenue le 14 novembre.

De gauche à droite : le représentant du ministère des Relations extérieures et de la Coopération internationale, Yu Xuzhong, ambassadeur de la Chine au Burundi et Albert Maniratunga, Directeur général de l’AACB ©Iwacu

De gauche à droite : le représentant du ministère des Relations extérieures et de la Coopération internationale, Yu Xuzhong, ambassadeur de la Chine au Burundi et Albert Maniratunga, Directeur général de l’AACB ©Iwacu

Les 6 colis d’ivoire, accompagnés d’une lettre de transport aérien (LTA), étaient expédiés par « Lee Pan Huang de l’ambassade de Chine au Burundi à destination de Kuala Lumpur (Malaisie). » Après vérification, déclare l’ambassadeur Yu Xuzhong, le nom est inconnu parmi le personnel de l’ambassade et la communauté chinoise au Burundi.

Il explique qu’il s’agit d’un faux et usage de faux afin de camoufler un acte criminel de trafic d’ivoire.

L’ambassade de Chine condamne cette manœuvre habituelle des trafiquants, ternissant son image et celle de la Chine. Et l’ambassadeur fait remarquer que la destination finale des colis était Kuala Lumpur.

M. Yu rassure que son pays a toujours respecté et appliqué strictement les termes des règlements et conventions nationaux et internationaux en matière de protection de la faune et de la flore sauvages menacées d’extinction. « Nous sommes disposés à travailler avec les services compétents burundais pour établir la vérité. »

Il profite de cette occasion pour exprimer ses sincères remerciements à l’Autorité de l’Aviation civile du Burundi (AACB), la police judiciaire, le parquet de la mairie Bujumbura, les ministères des Relations extérieures et de la Coopération internationale, de la Sécurité Publique, de la Justice, etc.

Des mesures de renforcement du contrôle ont été mises en place pour dissuader les individus qui s’adonnent au trafic illicite, rassure Albert Maniratunga, directeur général de l’AACB. Pour toute expédition par fret ou cargo, cinq personnes seront désormais chargées de vérifier soigneusement tous les colis. Il s’agit des représentants de la Sobugea, de l’OBR, de l’AAC, de la police aéroportuaire et d’un Cargo security declaration de la compagnie d’avion.

  5   Vos commentaires
  1. ITEKA RYACU

    C’est bon de faire les contrôles mais le problème ce sont les intouchables comme les Kalenga ou les agents des SNR.

  2. Plutot le contraire aurait été une info,une info à la une d’ailleurs car lors de cette conference de presse et en presence des autorités et fonctionnares de l’Etat l’avouer aurait été un scandale plus que diplomatique avec de très lourdes consequences.

    Tout cela pour dire que l’Ambassadeur ne pouvait que le nier publiquement pour l’interet des deux nations.

  3. king

    Vous vous attendiez à ce que les chinois avouent qu’ils sont impliqués? Vous rêvez!

  4. di

    oya nibisazw nimipanga barayitanz ya sponsor ntagitanganj izovu zo nibisanzw

    • Faut faire la différence, Imipanga muburundi irakenewe dans la vie de tous les jours quand on est agriculteur.

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