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La Belgique toujours aux côtés du peuple burundais

31-08-2017

L’ambassadeur du royaume de Belgique a effectué lundi 28 et mardi 29 août une visite dans les provinces Muyinga et Kirundo. Objectif : se rendre compte de l’état des projets soutenus par la Belgique.

L’ambassadeur Quintin, en costume noir, et Dr Desmet, son adjoint et chef de coopération belge, dans le service de fabrication de prothèses du centre des handicapés de Muyinga

«C’est pour se rendre compte de ce que l’on fait d’un côté et voir ce que l’on peut améliorer de l’autre», fait savoir Bernard Quintin, ambassadeur du royaume de Belgique au sujet de sa visite dans les provinces de Muyinga et Kirundo. L’Ambassadeur de Belgique était accompagné par son adjoint et chef de coopération belge, Dr. Martinus Desmet, et une délégation de l’ambassade et des partenaires. Il a notamment rencontré les bénéficiaires des projets soutenus par son pays, et les autorités locales avec lesquelles ils travaillent.

Il est allé s’enquérir du fonctionnement du centre des handicapés de Muyinga. D’une durée de 5 ans (2017-2021), ce projet financé à hauteur de plus d’un million d’euro via l’ONG Handicap International, offre des services en médecine physique et réadaptation. Il intervient dans cinq provinces : Muyinga, Gitega, Makamba, Ngozi et Muramvya. 96 enfants en situation de handicap y bénéficient des soins en kinésithérapie. Ce projet emploie 46 kinésithérapeutes, 18 orthoprothésistes et 20 employés.

En outre, ce centre se soucie de l’avenir de ses patients. Il propose un service de couture pour ceux dont l’âge est trop avancé pour débuter l’école primaire. Cela leur permet de se débrouiller dans la vie en dépit de leur situation. 8 jeunes suivent en ce moment la formation.

L’ambassadeur Quintin a aussi visité le centre de santé de Cumba, situé en commune Muyinga et financé par la Belgique à hauteur de plus de 1.800.000 €. Des autorités administratives aux autorités sanitaires, en passant par la population, tous affirment que ce centre leur est d’une grande importance.

Minani Lambert, conseiller social de l’administrateur, confie que 3545 cartes d’assurances maladies (CAM) ont été distribuées aux habitants de cette commune. Ces cartes leur permettent de bénéficier des soins gratuitement. Il demande à la Belgique de contribuer à l’amélioration des conditions de travail dans ce centre.

Une enveloppe de 853.242 dollars au HCR Burundi

Il évoque entre autres la réhabilitation du centre de santé, l’agrandissement du bloc de la maternité, la construction des homes pour le personnel de garde,… Plus de 20 mille personnes de 10 collines bénéficient de soins au centre de santé de Cumba.

Nizigiyimana Odette, une bénéficiaire, indique recevoir de ce centre 12 kg de farine de bouillie et un litre d’’huile chaque mois. Cet appui est destiné aux femmes enceintes dès le deuxième mois de leur grossesse jusqu’à ce que leur enfant ait l’âge de deux ans. «Dorénavant, je suis en bonne santé et il en est de même pour mon enfant. J’allaite sans difficultés.» Ce qui n’était pas le cas, souligne-t-elle, avant qu’elle ait droit à cette assistance.

Pour Daniel Niyimbere, président de la Mutuelle communautaire dénommée «Amagara yacu», le soutien de Memisa Belgique est indispensable. «Non seulement elle nous aide à vulgariser le projet de mutualité sanitaire, mais aussi supporte le loyer pour notre bureau.» M. Niyimbere indique que c’est la même organisation qui paie le secrétaire comptable de sa Mutuelle communautaire.

L’ambassadeur Quintin a poursuivi sa visite, dans l’après-midi du lundi 28 août, au camp des réfugiés de Kinama en commune Gasorwe de la province Muyinga, géré par le Haut-Commissariat pour les Réfugiés des Nations Unies (UNHCR). Ce camp abrite des Congolais depuis 2002, arrivés en raison de la crise de 1998 dans leur pays. Benithe Buganda, présidente du directoire des réfugiés, estime leur nombre à plus de 6000. Elle demande davantage de soutien pour l’amélioration de leurs conditions de vie : «Nous avons besoin d’une école moderne pour nos enfants, de lits et d’éclairage au centre de santé.»

Mme Buganda sollicite également une plaidoirie pour le passage du test pour les élèves dans ce camp et insiste sur l’accès à l’enseignement supérieur. «Seulement deux candidats pour tout le camp bénéficient de l’aide pour leurs études dans les universités privées à Bujumbura. C’est rien vu que nous avons au moins 50 candidats chaque année.» Elle demande à l’ambassadeur Quintin de les aider pour que leurs enfants aient droit aux études universitaires. L’appui du royaume de Belgique au Haut-commissariat aux réfugiés au Burundi est de 853.242 dollars en 2017, ce qui s’ajoute au soutien de la Belgique en tant que bailleur de fond du UNHCR.

Tout Kirundo ne tarit pas d’éloges…

Le centre de santé de Kirundo construit avec le financement de la CTB

C’est au centre d’enseignement des métiers en province Kirundo que l’ambassadeur du royaume de Belgique, accompagné des autorités provinciales, a débuté son programme de ce mardi 29 août. Ce centre accueille des élèves qui ne continuent pas l’enseignement formel après la 9ème.

Il s’agit de l’un des dix centres d’enseignement des métiers qui bénéficient du soutien de la Belgique, mis-en-œuvre par la Coopération technique belge (CTB). Il abrite trois sections : l’hôtellerie-tourisme, la couture et l’agro-alimentaire. Albert Hatungimana, directeur, indique que toute la province de Kirundo s’approvisionne en poissons dans ce centre.

M. Quintin s’est également rendu à l’hôpital et au centre de santé de Kirundo. Jean Baptiste Nzorironkankuze, médecin provincial, souligne que l’aide de la Belgique en matière de santé dans cette province est de grande taille.

Il parle notamment de l’extension de l’hôpital de Kirundo et de celui de Mukenke, de la construction du district sanitaire de Vumbi et de la fourniture d’équipements médicaux. Il évoque quatre ambulances à raison d’une par district, les panneaux photovoltaïques et un groupe électrogène.

Quant à Jonas Nsengiyumva, directeur de l’hôpital hôte, il souligne le soutien de la Belgique, via son agence technique, la CTB et son Programme d’Appui Institutionnel au Secteur de la Santé (PAISS), dans l’informatisation des services. «Cela nous est très bénéfique surtout au niveau de la comptabilité.» Il précise qu’un patient pouvait partir sans avoir réglé sa facture avant la réalisation de ce projet. «De tels cas sont aujourd’hui facilement remarquables dès que le fugitif retourne à l’hôpital.»

L’ambassadeur du royaume de Belgique a aussi visité le centre agro-pastoral de Mutwenzi, commune Kirundo. Créé en 1995, il bénéficie de l’appui de la Belgique depuis 1998, via les ONG belge Broederlijk Delen et Entraide et Fraternité.

Abbé Floribert Niyungeko, responsable du volet formation, indique les missions de ce centre : «Nous inculquons à nos lauréats de mettre en pratique les leçons apprises d’une part et de former les voisins dans l’objectif de constituer de mini centres agropastoraux.» Le centre agropastoral de Mutwenzi possède entre autres une unité de transformation de l’huile de tournesol.

L’ambassadeur Quintin fait un même constat : «Les impressions sont bonnes mais il reste des défis à relever.» Et de rappeler que l’aide de son pays ne peut pas couvrir tous les besoins au Burundi. «Il y’a des projets que nous pouvons réaliser nous-mêmes et d’autres pour lesquels nous pouvons faire la plaidoirie.»
Le royaume de Belgique intervient au Burundi particulièrement dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’agriculture.

  5   Vos commentaires
  1. Mafero

    Merci à Iwacu de nous faire ce beau reportage sur les réalisations grandioses de ce petit pays de l’Europe. Est-ce possible de nous faire un tableau pareil des oeuvres russes au Burundi pour le plaisir d’un certain Rindira qui disait dans son récent commentaire que le Burundi n’a pas besoin de la Belgique?

    • Kagabo

      Monsieur Mafero, même si je ne veux m’acharne sur ton nom et ton commentaire, comment expliquer que la Belgique est au Burundi bien sur avant ta naissance, plus de 50 ans avec un bilan délisoire ou négatif, que tu peux oser de dire n’importe quoi? si le Burundi ces Belges auraient contribuer positivement au Burundi, Le Burundi ne serait dernier des pays pauvre. arrêter de t’acharner sur les Russes ou Chinois car ils ne sont que cher nous moins deux ans. attendons, nous allons faire l’estimation de ce qu’ils ont fait au moins dans 10 ans. Et nous allons tirer la conclusion.

      • jean marc burundi

        none wiyumvira ko ababiligi aribo bazobubakira igihugu, none ko hashize imyaka 60 basubiriye iwabo mwe mwimariyiki?ehe raba wibaza ko aho aba dd bashikiye ku butegetsi ibintu siho byabaye urudubi.

      • Mafero

        @Kagabo: A te lire, on dirait que tu ne connais pas bien ton pays. Affirmer que les Chinois et les Russes sont présents au Burundi depuis deux ans seulement est un grand mensonge. Moi j’en ai vu il ya + de 30 ans à Bujumbura. Les Chinois étaient bien installés à Ngagara tout près de l’Ex-COTEBU. Il y en avait même dans Bujumbura Rural, à Mugere par exemple. Quant aux Russes, je peux même te citer des noms. Le Russe était enseigné à l’Université du Burundi. Par qui? Les Russes bien sûr.

      • Karabona

        Kagabo, les relations entre le Burundi et la Russie datent de bien longtemps déjà, ils ont entre autres choses formé pas mal de cadres et de techniciens burundais mais je t’invite à t’interroger sur les motivations de la coopération russe, comme tu le fais pour les Belges, es-tu certain que c’est votre cause qui les séduit? Les hélicoptères qui ont bombardé les positions de la rébellion CNDD-FDD durant des années, n’étaient-ils pas un tout petit peu russes?

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