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 » Iwacu nous apporte cette portion de dosage en donnant la parole à tout le monde « 

Après la lecture de l’article (Quand il souffle le chaud et le froid !), Joseph Nt. livre son commentaire sur la vie du débat offert par Iwacu-Burundi.org

Hier, j’avais lu cet article sans faire de commentaire comme toujours d’ailleurs. Je me contente normalement de lire les commentaires de certaines personnes. Il y en a qui excellent dans la médiocrité comme il y en a qui excellent dans la logique. Il y en a qui raisonnent par l’absurde comme il y en a qui raisonnent par un raisonnement logique. Dommage que l’on ne lise pas dans ces commentaires Messieurs Musinga, Simeyoni ou Madame Vuvuzela (les deux me manquent dépuis un certain temps). Ils auraient sans doutes agrémenté le débat. Il y a quand même Messieurs Mpilipili et Mpananje qui ont commenté cet article. Ce n’est pas que j’ignore tous ces autres commentaires, mais c’est parce qu’en temps que lecteur ponctuel d’iwacu, je suis fasciné par les commentaires de ces Messieurs et dames qui sont aussi ponctuels que mon coup d’oeil sur le site Iwacu.

Je voulais en arriver où ? Que c’est tout à fait normal que des gens aient des points de vu aussi différents. Depuis que je lis notre journal Iwacu, je me suis livré à un jeu de lire entre les lignes. Ce jeu m’a permis d’apprécier certains des commentateurs que je cite. Car certains croient ferme comme le fer en ce qu’ils argumentent. C’est le cas de Musinga dont la position, quoi que qualifiée de pro-CNDD FDD ne fléchit jamais. Comme Emile Guy, on l’attaque et il revient à la charge. Simiyoni ne vient plus sur la toile, et sa philosophie caractérisé par un humour formidable nous manque. Madame Vuvuzela par contre, rectifie parfois son tir et elle semble flexible. Il me semble que Simiyoni, Musinga et Mpananje habitent le pays, contrairement aux autres qui, malgré leur amour pour leur patrie, n’ont aucune information réelle et qui se contentent des news livrés par des apprentis journalistes sur des sites que je me réserve de nommer ici.

Pourquoi j’aime Iwacu, c’est qu’il est unique en son genre. Aucun autre médium burundais ne saurait laisser passer les commentaires des gens comme Musinga. Simplement par ce que ces autres médias sont engagés dans un combat politique contre le pouvoir. Les suivre sans doser, c’est se suicider. Or, Iwacu nous apporte cette portion de dosage en donnant la parole à tout le monde.

Je comprends donc pourquoi tout ce soulèvement contre l’article de Karayenga, un journaliste professionnel qui ne fait que livrer un commentaire non penché. Je reste convaincu que même ceux qui le qualifient de pro-DD, sont aussi convaincus que moi que ce qu’il dit ici est et restera vrai. En faisant cette analyse, sans doutes que Karayenga connaissait d’emblée la réaction de certains lecteurs.

Monsieur Karayenga, les journalistes professionnels ne sont plus nombreux. Je ne peux pas mâcher mes mots, je dois te dire qu’il est temps plus que jamais de redorer le blason du métier de journalisme. Les faux journalistes sont devenus nombreux et c’est regrettable. Et si vous ne prenez pas garde, c’est vous, les vrais journalistes qui allez être qualifiés de fous. Et la désinformation aidant (au lieu de l’information), vous allez être relayés au bas échelon de la société.

Abandonner cet objectif noble qu’est l’information pour désinformer et faire une lutte politique comme le font laplupart de nos medias, est un suicide du métier de journalisme au Burundi. N’as-t-on jamais lu certaines informations diffusées sur certains sites web, mais qui se sont révelées être fausses plus tard ? Tenez par exemple, un apprenti journaliste, qui excèle dans la haine que dans un quelconque métier nous livre un jour une information sur son web site. Il nous annonce une terrible nouvelle que le Président de la République est souffrant d’un cancer avancé et que d’ailleurs il va s’en faire opérer en Suisse. Et il a le culot de dire que cette information émane de sources sûres, fiables. Ceux qui sont habitués à prendre les informations livrées comme une vérité y ont cru et ont même commencé à envisager certains scenariis. Plus tard, le Président de la République dira : » Non seulement je ne souffre de rien, mais aussi il se pourrait que celui qui a écrit cela me devance un jour dans le royaume des morts ». Il fut prouvé que cette information était fausse.

Mais celui qui l’avait lancée sur le web, ne s’excusa même pas auprès de ses lecteurs. Beaucoup d’autres canulars ont eu lieu et ils ont toujours lieu. Un autre exemple est que avant les élections de 2010, celui qui n’avait aucune autre source d’information à part les médias burundais, était sûr de la défaite du Cndd-Fdd. La suite, annoncée d’ailleurs par ces mêmes médias qui s’étaient constitués en synergie, a pris au dépourvu les lecteurs et auditeurs , mais aussi les journalistes eux-mêmes. Ceci fut une preuve que le peuple et les médias ne vont pas dans le même chemin comme on le croyait. Et si ça continue comme ça, on aura sans doutes beaucoup de commentaires comme ceux de Matwi et Mpilipili, mais pour sûr, les médias vont se faire rejeter par la population. Rien n’empêche qu’une information soit sensationnelle, mais il faut la passer au loupe fin.

C’est avec excitation que j’attends votre prochain article sur la Nyakurisation des partis politiques. Mon intuition me dit que cette fois un autre camp va se soulever contre votre analyse. Et je suis aussi impatient de lire les commentaires d’Emile Guy et Musinga.

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