Sécurité

Isale en deuil

Le lieu du drame

Le lieu du drame

L’accident de route survenu ce samedi 9 avril vers 19 heures à Rushubi dans la localité appelée Karunga sur la piste menant vers Rushubi a officiellement fait 18 morts et 55 blessés.

C’est un bilan officiel fait par l’administrateur de la commune Isale, Gilbert Niyonkuru. Il s’est rendu sur les lieux du drame en compagnie du directeur général de l’Otraco ainsi que les élus de Bujumbura.
Des informations divergent sur le nombre de personnes que transportait le bus de l’Otraco qui a fait plusieurs tonneaux avant de terminer sa course infernale dans une vallée.

Certains rescapés parlent d’une centaine au moment où d’autres parlent de plus de 70 personnes à bord de ce bus qui roulait à tombeau ouvert sur une piste pas très carrossable.

Les quelques survivants affirment que le chauffeur voulait à tout prix rentrer. Avant de prendre la piste menant vers Rushubi, relate un miraculé, plusieurs véhicules ont dû s’arrêter pendant un bon bout de temps pour laisser passer le cortège présidentiel.

Il fallait gagner ce temps perdu, il faisait déjà nuit et le chauffeur voulait retourner à Bujumbura. «Il venait de dépasser une voiture et une moto mais quand il a voulu rééditer son exploit, c’était l’irréparable, la catastrophe, le bus a dégringolé».

D’habitude, raconte un maçon qui emprunte cet axe, ces bus de l’Otraco sont bondés, les passagers et leurs bagages s’entassent et il n’y a pas de contrôle. Les convoyeurs disent qu’il y a toujours de la place alors qu’à l’intérieur on étouffe. Même en cours de route, poursuit-il, malgré les protestations des passagers, les convoyeurs prennent d’autres clients et leurs bagages.

Et de se demander si tout ce monde est assuré : «Il sera très difficile pour les pauvres familles des victimes de l’accident de Rushubi de réclamer quoi que ce soit. Difficile aussi de savoir si ces dernières connaissent leurs droits. Les autorités ne sont allées à Isale que pour les funérailles. Les familles endeuillées doivent être assistées», s’indigne-t-il.

  10   Vos commentaires
  1. MUGABARABONA

    Reka umwami ahagarikigwe atahe amahoro. Les autres s’abstenir.

  2. Murundi

    Turahojeje imiryango yabuze. Imana ibakire mu buryo bwayo.

  3. Kindros

    Umusi vyahuriranye bitazohurirana, ca ne sert à rien de bloquer la circulation et de causer des dégâts comme ca! Tout ca on enregistre, on est fatigué !!!!

  4. haha

    Il ne faut pas tout mélanger. Partout au monde quant le président se déplace la circulation est arrête. Imana ihoze ababuze

    • BURKA

      dans quel « partout au monde » tu parles?

      • moi

        j’ ai déjà fait plus de 10 pays niko nabibonye.

  5. Kimaranyi

    Je pense que le peuple est fatigué de ce président qui doit arrêter toute la vie des gens pour qu’il puisse passer dans une route déserte pourtant on nous chante que c’est le premier président en Afrique le plus populaire et aimé par son peuple . Si c’est le cas de quoi il a peur ?

    • Mariya Budangwa

      @ Kimaranyi

      Le président le plus populaire et aimé par son peuple ne veut pas dire qu’il n y a pas de méchant qui attenter à sa vie, comme toi d’ailleurs partout au monde on laisser passer le président.

  6. Sekarundi

    Dans un pays où l’opposition a un mot à dire devant les citoyens en les convainquant, dans un pays où l’opposition se comporte différement du pouvoir, ceci leur placerait à la tête du pays. Malheureusement, la notre est pire que le gouvernement lui-même.

  7. NDABIRABE

    Que ces passagers reposent en paix. Parmi les causes de l’accident on cite d’abord le fait le cortège présidentiel a fait qu’il s attendent plus de 2heures. Il faisait déjà nuit (19h00) et le chauffeur devrait retourner sur Bujumbura. Le trajet devrait durer 30 minutes mais il a duré presque 3heures avec des embouteillages. Nous aimons beaucoup notre président, mais s’il faut que quand il doit quitter Ngozi, que tous les véhicules soient arrêtés de NGOZI jusqu’à la Gare du Nord, que toute circulation soit arrêtée est vraiment très absurde. Il a peut être la phobie de l’avion mais de Ngozi à Bujumbura en hélico on sauve beaucoup de choses et le temps aussi.

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