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Interview exclusive/ Elisabeth Pitteloud Alansar : «Un pays se construit à partir de la base»

25-07-2017

A la fin de son mandat, la directrice de la Coopération Suisse au Burundi s’est confiée à Iwacu. Témoignage d’une diplomate qui voit des potentialités dans ce pays et qui encourage la population à rester debout.

 

Elisabeth Pitteloud Alansar

Vous allez bientôt quitter le Burundi, quel est votre sentiment ?

C’est un sentiment partagé. J’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir ce pays et cette région des Grands-lacs qui sont d’une grande beauté avec des populations extrêmement engagées, travailleuses dans des conditions souvent difficiles. Mais aussi, un sentiment de tâches inachevées dans le sens où certains engagements n’ont pas pu être menés à terme.

Quelles ont été vos réalisations pendant cette période à la tête de ce département ?

La Suisse est engagée depuis plusieurs années dans divers domaines. Nous avons d’abord les services sociaux, principalement le secteur de la santé et la nutrition. Nous sommes arrivés à des résultats intéressants, notamment dans le secteur de la gestion foncière décentralisée. Nous avons certes travaillé à une échelle réduite en fonction des ressources à notre disposition, mais avons pu développer des approches novatrices. Nous soutenons aussi l’entrepreneuriat, dans le secteur des briques. Nous démarrons actuellement le programme d’appui à la formation professionnelle. A côté de cela, nous avons travaillé à renforcer la gouvernance locale avec nos programmes d’appui à la décentralisation. Pour nous, un pays se construit à partir de sa base. La Suisse, à travers diverses actions et partenaires, maintient aussi des engagements de soutien au renforcement de la paix, du dialogue, et à la cohésion sociale.

Qu’est-ce que vous regrettez de n’avoir pas réalisé ?

Une agence de coopération bilatérale telle que la nôtre doit pouvoir travailler de concert avec les services de l’Etat. Depuis deux ans, la tâche a été plus difficile car nous avons revu nos modalités d’engagement avec les services centraux de l’Etat. Certains programmes ont été interrompus prématurément, notamment celui d’eau potable. Le programme d’appui à la formation professionnelle a démarré plus tardivement qu’initialement prévu. Aujourd’hui, la situation socio-économique se dégrade si on la compare au Burundi d’il y a quelques années. C’est aussi un sujet de préoccupation.

Parmi vos interventions, il y a l’appui aux médias. Votre analyse du paysage médiatique au Burundi …

C’est un programme en effet important pour la Suisse dans les Grands-Lacs. Dans un passé récent, les médias du Burundi ont été un modèle dans la région en terme de diversité de l’info, de qualité et de liberté d’expression. Hélas, ce qui s’est passé en 2015 a réduit une bonne partie de ces médias au quasi-silence. Même si aujourd’hui, certains espaces s’ouvrent petit à petit, on est loin d’avoir retrouvé la diversité qui existait avant. La Suisse reste cependant engagée dans le soutien aux médias. Une démocratie vivante doit avoir des médias pluriels.

Quelle est votre appréciation sur la situation qui prévaut au Burundi?

Je dois reconnaître que je pars avec des inquiétudes quant à la situation socio-économique et politique. Les indicateurs sont plus bas que les années antérieures. Nous encourageons fortement le Burundi à ouvrir des espaces de dialogue. La Suisse, dans sa manière de fonctionner et de se construire à travers les siècles, a toujours privilégié la recherche du dialogue et du consensus. C’est ainsi que la Suisse, un tout petit pays comme le Burundi, enclavé, avec peu de ressources naturelles, a réussi à se renforcer et à construire une réelle cohésion. Je reste convaincue que les institutions doivent être fortes parce qu’elles demeurent, alors que les personnes qui y travaillent ne font que passer.

Votre commentaire sur l’évolution des pourparlers d’Arusha

Les choses semblent en suspens. C’est vrai que dans tout processus de négociations, il y a des hauts et des bas. Il y a des moments actifs, ensuite il y a des périodes de latence. J’encourage vraiment les différentes parties à poursuivre ces échanges d’Arusha. C’est fondamental pour la paix, la stabilité du Burundi. Le pays avait tout de même fait des progrès appréciables. Il serait très dommageable que, par manque de volonté ou d’ouverture à l’autre et à des avis différents, il retombe dans des situations qu’il a connues par le passé. D’ailleurs, la Suisse soutient aussi le processus de facilitation de l’EAC. Et nous allons poursuivre cela.

Quel souvenir gardez-vous du Burundi ?

Je pars avec regret parce que je laisse derrière moi un pays que j’ai beaucoup apprécié, des collaborateurs très engagés, très professionnels, une population burundaise admirable, travailleuse et qui ne se décourage pas, malgré les difficultés. J’admire aussi cette résilience de la population. J’ai aussi tous les jours été émerveillée par le lac. C’est une ressource immense d’eau douce pour le futur, car on dit que le 21ème siècle sera celui de l’eau. Je suis convaincue que tôt ou tard, cette ressource prendra une valeur bien plus grande qu’elle n’a aujourd’hui. Il faut alors protéger le lac.

De quel événement heureux vous souviendrez-vous ?

J’ai toujours apprécié l’attitude des personnes qui vivent sur les collines dans le milieu rural. J’ai un souvenir de discussions avec des femmes militantes pour la défense de leurs droits. Je l’ai remarqué pour le programme foncier où il y a un réel esprit de promotion des droits de la femme.

Pas d’événement malheureux qui vous restera indélébile ?

Je garde un souvenir assez douloureux du mois de mai 2015. Cela restera gravé dans ma mémoire et celle de ma famille.

Peut-être un dernier message envers la population burundaise?

Il faut qu’elle garde cette dynamique. Il faut rester actifs, développez vos communes et vos collines. Je le répète, le développement d’un pays doit partir du local. Chaque citoyen a un rôle à jouer et doit s’engager pour le développement de son pays.

  23   Vos commentaires
  1. Jean Habonimana

    Mugenzi Bakari. Vous avez eu raison de vous éloigner de ce pays abandonné de Dieu. C’est le bon choix. Je m’en éloigne progressivement moi aussi comme les chrétiens du Moyen-Orient qui ont compris après deux mille de présence qu’ils n’étaient plus à leur place dans ces contrées. Si j’ai bien compris, vous avez fait vôtre le leitmotiv du régime DD à savoir : Il faut tuer parce que d’autres ont tué, voler parce que d’autres ont volé, détruire parce que d’autres ont détruit. L’intelligence aurait été de choisir LE PLUS JAMAIS CA comme on y avait cru à la faveur des élections démocratiques de 2015. On ne savait pas que l’on avait fait entrer le loup dans la bergerie. Le prix de ce détournement de la démocratie c’est l’hécatombe de la jeunesse tutsie. Des milliers de jeunes tutsis massacrés, mutilés, castrés, violés (les mamans devant leurs enfants, les filles devant leurs pères), embastillés et exilés. Jusqu’à la fin de mes jours, je m’engage à leur faire un monument de ma plume et de mes capacités d’organisation humanitaires avérés pour que jamais le peuple voué à l’extermination n’oublie l’injustice faite à cette jeunesse qui exprimait les mains en l’air leur opinion. Les militants hutus du FLN ont été exterminés dans l’indifférence nationale et internationale totale, je ne veux pas que cela arrive aux jeunes tutsis suppliciés par le régime chrétien d’origine divine.

    • Meurlsaut

      @Jean Habonimana
      « ..élections démocratiques de 2015 » ou 2005?? On n’a pas connu une élection démocratique en 2015 mais plutôt une mascarade d’élection pour un mandat de tous les crimes!

      • Jean Habonimana

        So sorry. Je voulais dire 2005.

  2. akeza257

    L’apport de la Suisse dans notre pays est l’image de leur pays discrete et efficace,je pense a l’aide a l’etabalissement du cadastre dans notre pays.Peu de bruit comme toujours chez eux pourtant le montant est tres consequent.

    Quand cette Dame dit « les evenement de mai 2015….. » ceux qui veulent ,comprendront ce qu elle a voulu dire,je vous le dis les Suisses sont un peuple discret et efficace,parlent peu et agissent bcp.

    Il ne m’etonnerait pas quand l’accuse de sympathie avec les putschistes
    Merci bonne journee

  3. Busorongo

    @Karanga Lilia
    Venez voir les rues de Mutakura ou Musaga. Venez contempler celles de Kinama. Une chose est sûre : si les populations locales pensaient et cherchaient solution à leurs besoins le dvlpm serait durable.
    Pour le moment on fond le goudron avec des pneus parce-que le gouvernement suivant viendra reconstruire. Donc ce n’est pas notre problème.

  4. roger crettol

    De ma – très restreinte – expérience, l’administration communale est, au Burundi, la « base » avec laquelle se réalisent les petits projets : écoles primaires, centres de santé, centres d’enseignement des métiers. Parfois, une communauté religieuse peut initier un projet.

    A ce niveau-là, la base (la population) est représentée dans les réunions qui mettent en présence les chefs de colline et l’administration communale.

    L’administration provinciale coordonne, j’imagine, ces activités en tenant compte des plans de développement existants. Bujumbura n’a pas semblé jouer de rôle important pour les quelques projets dont j’ai connaissance – exception faite des cérémonies d’inauguration en période électorale …

  5. Jean Habonimana

    A Bakari.Comment peut-on opposer un amour sans borne au régime DD qui massacre, mutile, castre, embastille, exile la jeunesse tutsie pour le crime d’avoir une opinion différente d’abord et d’être de la mauvaise ethnie ensuite, et viole des mamans devant leurs enfants et les filles devant leurs pères? Est-ce que Inkotanyi et leur chef Kagame auraient pu arrêter le génocide et dérouter nos alliés Interahamwe avec amour ? Je n’ai que ma plume futile pour rappeler inlassablement l’injustice faite à ces jeunes fauchés dans la fleur de l’âge. Cela ne sert à rien mais cela allume une bougie à leur âme pour dire que l’on ne les oublie pas et que leur tragique sort hantera à jamais le régime chrétien d’origine divine que leur a fait ça.

    • Bakari

      @Jean Habonimana
      La description que vous faites des horreurs que vous attribuez au régime DD est tellement appuyée qu’il semble que vous-même y connaissez quelque chose. Probablement que vous l’avez fait vous-même, à d’autres époque. De mon côté je n’ai à soutenir personne; je me trouve à des milliers de km de la région depuis 40 ans.
      Je vous rappelle que ce que vous décrivez-là se passe dans ce pays depuis 50 ans, si vous venez seulement de le découvrir.
      Dommage que le pays ne parvient pas à sortir de ce cercle infernal. En tout cas ce n’est pas avec des gens comme vous qu’on verra le bout du tunnel.

    • Fofo

      Cher frère Jean Habonimana, j’ai vraiment pitié de vous! Par cette haine contre les DD, vous risquez de vous enfoncer. Le grand problème que vous avez n’est pas d’être [victime de 1993], plutôt cette attitude de vouloir vous victimiser davantage (en inventant des mensonges) en vue d’en bénéficier la sympathie du monde entier, surtout l’occident. La meilleure solution pour vous serait de saisir la Commission vérité et Réconciliation, sinon vous risquez de léguer à vos enfants la haine et la rancune (source de destruction). .

  6. Jereve

    En Suisse le mandat du président ne dure qu’une année ; renouvelable certes mais pas l’année suivante. Chez eux, cette maladie dévastatrice de se cramponner sur les mandats n’existe pas. Ils ont tout le loisir de se concentrent sur les projets qui apportent des plus-values au bien-être des populations. Tout le contraire de chez-nous où on n’hésite pas à détruire pour se hisser ou rester au pouvoir.

    • Arsène

      « En Suisse le mandat du président ne dure qu’une année ; renouvelable certes mais pas l’année suivante. »

      Juste une précision par rapport à ce passage. C’est plus subtil que ça:
      – D’abord, le président de la Confédération helvétique n’est pas forcément issu du parti qui a gagné les élections: il peut être d’un parti minoritaire.
      – Le président est membre du Conseil fédéral (Gouvernement) qui compte 7 Conseillers fédéraux (ministres). Il est donc un des sept et occupe les deux poste durant l’année de sa présidence.
      – Ce qui pourrait s’apparenter au mandant dure 12 mois (du 1er janvier au 31 décembre à minuit).
      – Tous savent qui sera le nouveau président du moins durant les 4 années de mandature. Exemple: Actuellement, la présidente est Mme Doris Leuthard. Elle passera le relai à Alain Berset, son vice-président au 31 décembre.
      – Le président, étant lui-même ministre, n’en nomme ni n’en destitue aucun. Ce sont ses collègues.
      – Le poste de président de la Confédération est plutôt honorifique mais, contrairement à d’autres systèmes, il n’y a pas de premier ministre.
      – Si dans la rue l’on s’amuse à demander aux gens qui est le président de la Confédération, on se rendrait compte qu’un large pourcentage ne le connaît pas.
      – Contrairement à ce que l’on observe, par exemple au Burundi, on ne trouve aucune photo du président dans les bureaux ou dans les stades.
      – Le gouvernement est élu une fois les quatre ans et généralement, sauf pour faute ou démission pour différentes raisons, un ministre reste dans ses fonction jusqu’à la retraite.
      – C’est donc à partir de ce dernier point que Jereve disait: que le mandat du président est renouvelable mais pas dans l’année suivante. En effet, un ministre peut occuper le poste de président à plusieurs reprises. L’actuelle présidente en est à sa deuxième. Rares ont été ceux qui ont occupé la présidence à trois reprises.
      – Une dernière particularité: les ministres annoncent leur démission plusieurs mois à l’avance pour permettre à leur parti d’organiser le remplacement (réception des candidatures, auditions des candidats et évidemment l’élection du ministre). Quant au président, c’est quasi-automatique sauf pour l’année électorale (une fois les 4 ans).
      – Faut-il ajouter un point, à mon avis important: le président de la Confédération n’a pas de garde du corps et n’habite pas au palais fédéral. Il y a un qui aimait aller au travail à vélo au printemps (Moritz Leunberger) et un autre (toujours ministre) que l’on a vu décharger ses valises d’un taxi pour le s charger sur un chariot, alors qu’il allait en visite officielle en Chine. Il a lui même poussé le charriot pour aller à l’enregistrement.
      – Les ministres n’hésitent pas de voyager par les transport en commun (bus et train).
      Mieux, je ne vois pas!

  7. karanga lilia

    Bizarre cet interview de la représentante hélvétique au Burundi lorsqu’elle affirme  » le développement d’un pays doit partir du local »!!! Et ce n’est pas que c’est faux mais comment doit il être initié ? Par le bas ou par le haut ? Je ne vois pas comment les communautés locales peut initier des inititiatives de développement s’elles ne sont pas d’abord pensées et mises en place . La question qui se pose est donc celle ci: comment une initiative de développement se met en place pour la première fois au sein d’une communauté locale lorsque les pouvoirs locaux ne font rien. C’est , à mon avis cela le problème. Les populations locales sont si faiblement instruites qu’elles ne peuvent amorcer aucune initiative .Depuis que j’ai vu le jour vers les années 60(au nord du burundi) , j’ai toujours vu mes parents utiliser la houe . 50 ans plus tard cela n’a nullement changé : les techniques agricoles restent les mêmes , mes parents ou ceux qui restent ne recoivent pas plus d’engrais chimiques qu’avant , mes parents et frères et soeurs vivent sous ma perfusion financière . Demain ce sera peut être plus compliqué si je ne suis plus en vie car mes enfants n’ont pas le même lien affectif avec leurs grands parents , cousins que moi envers eux . Les pouvoirs publics ont perdu leur sens de responsabilité dans l’encadrement des populations. Autrefois il existait des moniteurs agricoles , des SRD ( société rurale de Développement) qui sillonnaient les collines burundaises , je ne peux pas en dire autant aujourd’hui. Ceux qui sont nés dans la capitale burundaise ne comprennent certainement pas ce que je veux dire mais nos populations rurales sont entrain de mourir à petit feu et l’agriculture avec. Réveillez vous bon sang .

    • Jean Habonimana

      Cher Monsieur vous êtes d’une profondeur rare au pays des DD. L’essentiel qui devrait nous occuper jour et nuit c’est la transformation sociale, économique, sanitaire et environnementale de notre société pour cesser d’être la honte de l’humanité. Le pays le plus pauvre et le plus malheureux du monde. Hélas, avec la complicité de l’UPRONA, le régime D, n’a d’autre politique que la haine et la destruction. Dans la vie des nations, il n’y a que l’économie qui compte. « It’s the economy, stupid ! » a résumé le président Clinton dans une formule claire et nette. Tout le reste, la guerre, la haine, les destructions des vies de la minorité honnie sont une perte de temps qui ne sera jamais récupéré. La jeunesse burundaise est perdue pour une génération. Même les Imbonerakure ne vont pas manger la haine. Ils ont besoin d’emplois modernes, de logement décent, de santé et d’une vie digne du 21ème.

      • Ayahu Jean Pierre

        Cher Monsieur,
        Tant que vous aurez un regard et des propos pareils, le Burundi restera « Le pays le plus pauvre et le plus malheureux du monde », tant au niveau des ressources humaines avec des hommes et femmes qui pensent comme vous et aux conséquences que ce genre de raisonnement entraine..

        • Fofo

          Vous n’avez pas compris cette femme. Si vous avez déjà été en Suisse vous devriez comprendre cela. La politique aux politiques & politiciens, les autres occupez-vous de votre famille, votre développement local. C’est très clair et on aura la stabilité.

          • Karabona

            « La politique aux politiciens, les autres occupez-vous de votre famille » – voilà une curieuse idée de la démocratie, un « politicien » n’a de légitimité que s’il represente « les autres » dont vous parlez, il n’a strictement aucun mandat pour agir pour sa personne – savez-vous que le terme ministre est tiré du terme latin « minister » et que ce dernier terme signifie « domestique » – un ministre est un domestique et son patron est le peuple, il est placé par le peuple, pour le peuple et lorsqu’il ne fait pas son boulot, il est viré par le peuple – enfin, dans une démocratie, s’entend!

            • Fofo

              @Karabona,
              Suis d’accord avec vous que [ un ministre est un domestique et son patron est le peuple, il est placé par le peuple, pour le peuple et lorsqu’il ne fait pas son boulot, il est viré par le peuple – enfin, dans une démocratie, s’entend], et je dois préciser que c’est aux urnes.

        • SENYAMWIZA Jean Claude

          @Ayuhu Jean Pierre

          Le Burundi sera le pays le plus pauvre du monde tant qu’il restera dirigé par des gens sans aucune vision et qui pensent qu’un pays se gère, non pas par les idées y compris contradictoires, mais par la force et la violence. Les propos de Mr Sylvestre Ndayizeye, secrétaire national chargé des ligues du CNDD-FDD, au cours de la marche de « démonstration de force des Imbonerakure » en Mairie de Bujumbura, à l’encontre d’un ancien Chef d’ Etat me laissent sans voix. Avec des cadres de cette culture-là, et il y en a plein au sein du parti au pouvoir, malheureusement, je pense que ce pays est complètement perdu et ne se relèvera plus jamais. Si une telle classe dirigeante devrait reste en place, encore quelques temps, alors là on pourra, je pense mettre une croix sur le développement de ce magnifique pays qui regorge portant de talents et de tant de ressources… !

      • Bakari

        @Jean Habonimana
        « Même les Imbonerakure ne vont pas manger la haine.  »

        Je crois qu’en ce qui concerne la haine, vous n’avez rien à envier aux imbonerakure(s).

  8. Ayahu Jean Pierre

    Elle « garde un souvenir assez douloureux du mois de mai 2015 » et « cela restera gravé dans (sa) mémoire et celle de (sa) famille  » et comme si le gouvernement burundais l’avait comprise bien avant, le 13 mai de chaque a été consacré journée de souvenir. Et… »peut-être un dernier message envers la population burundaise »: plus jamais de coup d’État!

    • D’Ayuhu à Ayahu, il est possible que les choses changent.

      • NTARUGERA

        @Julius,

        Je ne crois pas que AYUHU pense une seule fois, que les choses risquent de changer plus rapidement qu’il ne le croit. La situation du Burundi de Pierre NKURUNZIZA est intenable et ce sur tous les points de vue. Sa diplomatie est au point mort. Plus personne ne l’écoute à part les Imbonerakure, quelques éléments de la police, du SNR et de l’armée. Or dans la vie, quand on n’évolue pas on recule. Pendant combien de temps encore Mr NKURUNZIZA va-t-il continuer de se voiler la face en refusant toutes propositions de sortie de crise qui ne feraient que le libérer d’un calvaire de plus en plus dur pur lui et sûrement les siens??? Je crois que le temps est de moins en moins de son côté. Le 3è mandat risque d’être définitivement celui de trop. Il est sanglant et de plus en plus intenable, je pense… ! L’avenir proche nous réserve des surprises, à mon avis… ! Let us wait and see… !.

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