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Médias

Interdit de tendre le micro aux « ennemis » du pays

06-12-2016

Le ministre de la Communication a répondu aux questions des députés, ce mardi 6 décembre.

Le ministre de la Communication en train de s’adresser aux députés

Le ministre de la Communication en train de s’adresser aux députés

« La Constitution de notre pays reconnaît la liberté de la presse. Néanmoins, le respect de ce droit ne signifie pas le libertinage », a ainsi martelé, le ministre de la Communication, Nestor Bankumukunzi, à l’occasion des questions orales au Palais de Kigobe. Il a expliqué aux députés l’état des secteurs qui sont du ressort de son ministère. Aux médias locaux qui accordent la parole à ceux que le gouvernement qualifie de putschistes… le ministre n’y va pas par quatre chemins : « Le comportement de ces radios est inacceptable. » Ce membre du gouvernement a évoqué notamment le code de Déontologie des journalistes au Burundi en son article 3 : « Le journaliste s’abstient de publier des articles ou de diffuser des informations à caractère obscène ou qui encouragent le vice, le crime ou toute autre activité contraire à la dignité humaine. »

Au député Fabien Banciryanino suggérant l’agrément de la radio Inzamba et la reconnaissance de l’émission Humura en vue de réussir à les contrôler, le ministre Bankumukunzi s’est voulu rassurant : « Nous exhortons les responsables de ces radios à emprunter la voie de la légalité. Qu’ils viennent nous donner un coup de main dans la construction de ce pays. Aucun journaliste n’est persécuté au Burundi.»

A ceux qui lui opposent la fermeture toujours en vigueur de certaines stations, le ministre a rétorqué que la responsabilité du retard de leur réouverture incombe aux directeurs de ces dernières. « Ils ne collaborent pas dans l’enquête en cours au niveau de la Justice. » Signalons que le ministre a également reconnu le manque de moyens techniques pour empêcher le fonctionnement via internet de la radio Inzamba et de l’émission Humura de la RPA.

  7   Vos commentaires
  1. MANISHA

    Aïe ! Aïe ! Abansi b-igihugu ! Le terme revient ! Ntihica ubwoko hica intwaro pe !

  2. Nzakaha Zacharie

    Si le Ministre dit que les journalistes ne sont pas persécutés au Burundi, peut-il nous montrer où se trouve le journaliste Jean Bigirimana?

  3. KABAMBA Caritas

    Les ennemis du pays sont ceux qui ont cautionné un mandat qui était illégal. A ces ennemies du pays, les journalistes ne devraient pas leur tendre le micro pour une raison simple :  » Nta jambo bafise  » (ils n’ont pas de parole à donner ) car pour certains d’entre eux le mensonge est leur pain quotidien et pour d’autres  » ni ba niryo ou ndiyo bwana » (ils ne font qu’acclamer les décisions insensées) . Si Monsieur Bankumukunzi est ministre ce n’est pas à cause de sa compétence mais parce qu’il a milité au parti de l’aigle , de la baïonnette et du manioc. Le terme ennemi du pays évolue à travers le temps/époque et acteurs. Les décideurs actuels ont été des ennemis du pays et c’est de la bouche de Bankumukunzi qui était journalistes à l’époque qu’on apprenait les tueries qui leur étaient imputés. Maintenant que la peur a changé de camp, ils sont blanchis et c’est le tour des anciens chefs et qu’on respectait qui deviennent ennemis. La RTNB ne donnait pas la parole à nos anciens ennemis du pays mais les autres radios le faisaient et le résultat est celui qu’on a eu en 2005.

  4. Ayuhu Jean Pierre

    Karayenga Athanase, toujours Karayenga dans ses prises de position!

    Cher Monsieur,
    Je dois avouer que vos prises de position relèvent parfois de la haine que vous éprouvez envers un pouvoir qui visiblement ne vous convient pas. En tout cas, elle n’est pas rationnelle, votre prise de position j’entends. Elle est à la limite malhonnête!
    que le code de déontologie rappelle que « Le journaliste s’abstient de publier des articles ou de diffuser des informations à caractère obscène ou qui encouragent le vice, le crime ou toute autre activité contraire à la dignité humaine. », il n y a pas de quoi pavoiser. En revanche, détourner ce propos en qualifiant la prise de position du Ministre d’obscène ( obscène= tout acte à caractère sexuel susceptible de heurter la pudeur), il y aurait lieu de tourner sa langue ( et/ou sa plume) à deux reprises avant de lancer de telles affirmations!
    Mais alors, que faut-il réinventer pour Monsieur Karayenga qui puisse l’aider à supporter l’autre sans haine? La forme d’unité à la Buyoya, ne marche pas. Et pourtant, M. Karayenga en était le chantre! Le sport de l’unité, un exercice merveilleux pour se montrer mutuellement les mollets et apprendre à se supporter tels nous sommes, ça ne marche pas!
    Quel nouveau contrat social cher Monsieur

  5. Philibert

    @ M.Nestor Bankumukunzi,
    Cher Monsieur En date du 28 novembre, alors que vous êtiex encore à la RTNB, je vous recontrais dans un avion d’Ethiopian Arilines en direction de Bruxelles via Nairobi et Addis Abeba , nous avons fait le voyage ensemble alors que vous vous rendiez dans une capitale africaine . Nous avons discuté de certaines choses en politique et notamment du parti au pouvoir CNDD-FDD , du DG de la RTNB d’alors , du président de la République., vous rappelez vous de ce que vous m’avez affirmé? Voulez vous que je le rende public ?
    Je ne sais pas si vous resterez au gouvernement!!!
    Non, rassurez vous , je ne vais pas le dire car votre vie vaut mieux que vos déclarations déguelasses et abjectes à l’endroit de cette profession que vous et moi avions exercé.
    Vous dites donc qu’aucun journaliste n’est persécuté au Burundi? Je pense que vous le regretterez un jour car vous ne resterez pas ministre toute votre vie.

  6. Athanase Karayenga

    M.Nestor Bankumukunzi,

    « Aucun journaliste n’est persécuté au Burundi » avez-vous déclaré à l’Assemblée nationale ?

    Si on faisait l’effort d’écarter la tentation et la facilité de qualifier vos propos de cyniques, de provocatrices et d’indécentes, on devrait s’en réjouir.

    Car enfin, voici une piste officielle pour retrouver Jean Bigirimana. Où est Jean Bigirimana, M.Bankumukunzi ? S’il n’a pas été persécuté, vous devez savoir où il se trouve. Vous connaissez donc la vérité sur le lieu où « est retenu » Jean Bigirimana. Vous connaissez aussi la raison pour laquelle il ne peut pas faire signe de vie à sa famille et à son employeur, le journal Iwacu. S’il n’est pas persécuté !

    Pour la justice, pour sa famille, pour ses collègues, pour votre honneur, vous devez témoigner à présent. N’esquivez pas ce redoutable défi moral !

    Vous invoquez le code de Déontologie des journalistes au Burundi en son article 3.

    « Le journaliste s’abstient de publier des articles ou de diffuser des informations à caractère obscène ou qui encouragent le vice, le crime ou toute autre activité contraire à la dignité humaine. »

    Cet article du code de déontologie des journalistes burundais ne devrait-il pas vous interdire de tenir des propos « obscènes » devant l’Assemblée nationale sur les journalistes burundais « persécutés » et poussés à l’exil ?

    Ah bien sûr, c’est de leur faute ! Puisqu’ils sont poursuivis par une justice inique burundaise qui n’accorde aucune présomption d’innocence au citoyen « persécuté » par la dictature que vous représentez et que vous défendez si maladroitement.

    Des mandats d’arrêt internationaux ont été émis à l’encontre de certains journalistes burundais. Le pouvoir a brûlé et détruit les médias où ils exerçaient leurs métiers, gagnaient leur vie et soutenaient leurs familles.

    Et le pouvoir dictatorial burundais ne se reconnaît aucune responsabilité dans la dramatique régression de la liberté d’expression au Burundi.

    Oui, M.Nestor Bankumukunzi, vos propos sont obscènes, indignes et insupportables !

    Athanase Karayenga

    • mayugi

      Je dirait même plus, dixit Dupont-Dupond.

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