Médias

Interdiction de la marche des journalistes en soutien à la liberté de la presse

Le maire de la ville de Bujumbura a interdit, ce mardi 29 avril, la marche de soutien à la liberté de la presse, organisée par le ministère de l’information en collaboration avec l’UBJ, le CNC et la maison de la presse.

Vive discussion entre Alexandre Niyungeko et un chef des policiers venus interdire la marche ©Iwacu

Vive discussion entre Alexandre Niyungeko et un chef des policiers venus interdire la marche ©Iwacu

Une vingtaine de policiers étaient postés à la Place de l’Indépendance, lieu de rencontre des journalistes. Alors que ces derniers venaient d’enfiler des tricots sur lesquels était marqué « La liberté des médias pour un avenir meilleur », les policiers ont brandi une correspondance de Saïdi Juma, le maire de Bujumbura, interdisant ladite marche.

Raison avancée : le maire a été informé tardivement de cette activité. S’en est suivi une vive discussion entre la police et Alexandre Niyungeko, président de l’UBJ. Celui-ci leur a expliqué que l’activité a été organisée par le ministère en charge de la Communication, que les journalistes devraient marcher jusqu’à la maison de la presse. Les policiers lui ont opposé un non catégorique, allant jusqu’à exiger des journalistes qu’ils enlèvent leur tricot.

Pour Alexandre Niyungeko, ce refus est une nouvelle persécution des pouvoirs publics à l’endroit des journalistes :  « La décision d’interdiction de la marche est d’autant plus incompréhensible qu’un comité de pilotage mixte avait été mis en place pour coordonner l’activité. Il était composé par le directeur général de la Communication, par ailleurs son président, le Conseil National de la Communication, l’Union burundaise des journalistes et la maison de la presse, a été mis en place. »
Jérôme Ndikuriyo, directeur général de la Communication parle d’une simple incompréhension. Selon lui, il n’y a aucune tension entre les professionnels des médias et le gouvernement.
Pour rappel, cette marche a été organisée dans le cadre de la célébration de la journée mondiale prévue le 3 mai.

  13   Vos commentaires
  1. ndabushoye

    Les gens comme Aaron n’ont pas de place au burundi car il faut accepter que le mal ne rèpare pas le mal .Dire que les journalistes ont le problème avec le gouvernement , c’est normal .Le gouvernement veut régner comme dans la période de la soumission de la première et la deuxième république ,or nous sommes en 2014 , il n’y a rien de secret . Si le gouvernement veut casser la presse , la seul condition est d’abandonner toutes les manoeuvres qui déshonore le gouvernement .Pourquoi le gouvernemet a peur d’une petite association comme la presse . c’est parce qu’il n’est pas dans la bonne ligne si non vous savez que le voleur , le criminel n’ont pas de force d’échange d’idées .

    • rose hakizimana

      vous avez raison ,si le gouvernement veut qu il n y a pas des manifastation qu il abandonne tout les tueries, tout les malversations, ihebe ivyo vyose bituma abarundi basubirinyuma aho botey imbere jewe mpanuye ko nyabuna abamenyeshamakuru boshishikara ,ntibacikintege kuko ivyo vyose mubigira ku neza y igihugu

  2. Jean

    Aaron na Francine barafise ingorane kandi birashika. Nibaba bakeneye aya ration, ntiboca babicisha aha. Kugira Francine avuge ngo kuri Buyoya, Bagaza na Micombero nti babadina, agomba kuvuga ko abariho UbU aribo ba badina?
    Raba iri bara aha: https://www.youtube.com/watch?v=znA6-3reMhA&feature=player_embedded

  3. Aaron

    On leur refuse de manifester car ils en abusent, Si ces journalistes ne causaient pas de problemes on les laisserait faire ces marches. Malheureusement ils sont parmis les gens qui sement la haine et l’intoxication; et c’est la raison pour laquelle on leur refuse de manifester. On les connait et si vous voyez le gouvernement leur refuser l’autorisation c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas entre le gouvernement et les journalistes. S’ils denigrent le gouvernement , ce dernier a toutes les possibilites a s’opposer a ces manifestations.

    • Gezaho

      @ Aaron
      Dans ce cas, qui abuse de son pouvoir? N’est-ce pas celui qui ne tolère pas le débat contradictoire? Le fait que vous parvenez à vous exprimer à travers un médium de ceux que vous dénigrez prouve à suffisance que ce ne sont pas des dénigreurs. Le jour où cher Monsieur Aaron vous serez personnellement agressé par un abus des pouvoirs publics (nul n’est à l’abris, y compris vous-même) et que les médias ne disent rien, c’est là que vous vous rendrez compte que la libre expression des médias est nécessaire dans un pays! Abarundi bati inkoni ikubise mukeba iyirenza urugo. A bon entendeur salut!

    • Tonton

      Monsieur Aaron,
      Est-ce que dans la démocratie on est obligé de parler la même langue que celle du gouvernement?!!?
      Votre idée vient mettre la sauce sur les déclarations que font la société civile et la communauté internationale que les libertés publiques sont bafouées!! Et voilà: Quand il y a eu récemment une vague de manifestations à l’étranger le fameux porte parole du gouvernement n’a pas manqué à dire que ces gens manifestent parce que là bas c’est permis!!!! Où le droit de manifester est interdit dans la loi burundaise?

    • demenao

      Cher monsieur,

      La liberté de la presse et la liberté de manifester ne sont pas solubles dans votre oligarchie locale.
      Vous semblez oublier les principes qui fondent le concept même de démocratie. Mais sans doute votre ignorance traduit-elle le peu d’expérience que vous avez en la matière. Dans tous les cas, ce faible degré de conscience risque d’impacter encore très longtemps les menues velléités de démocratisations de la vie publique au Burundi.
      Votre vision archaïque a sans doute un avenir en Corée du Nord ou en Russie Poutinienne.
      Heureusement, la plupart des commentaires de ce forum sont l’expression de pensées plus fécondes et moins fétides.

  4. Abo bamenyesha makuru nibabareke bagire iyo marche kubera ntaco boba bariko baronona kandi barabirekurirwa namategeko mpuzamakungu kandi nikindi twosaba leta ko yofuta ingingo yo kuvuga aho wakuye amakuru vrm iyo ngingo isubiza igihugu inyuma.

  5. francine

    Ayo ma marches ko mutayagira au temps de Buyoya , Bagaza, Micombero? Kubera mwari muzi yuko ces pouvoirs là ne badinaient pas. Vous aviez peur. Ubu niho mubonye akenewe? Maintenant que Nkurunziza vous a donné la liberté d’expression…muramuhenera comme pas possible! Ahubwo ntaco mvuze

    • Jean Reno

      Faut avancer dans la vie, non? Souhaitez-vous des circonstances comme dans les années 70 et 80? Je suppose que non. Donc, votre argument de dire que sous Bagaza, Micombero, Buyoya des telles manifestations n’avaient pas eu lieu non plus, est nul!

    • KOMANTARA Karaveli

      Abaraho ngo nakera abantu barapfa, none rero ngo gupfa naho woba wishwe ntibitangaje.
      Canke ngo na kera bariba, ubusuma rero ngo ntagitangaje.
      Abize philosophie baratubwira iyo logique iyo ari yo.

    • Datus

      Francine ego ndabona urahumuye, uko biri kwose les générations zo mumyaka yawe sizo z’ubu, ibintu vyaraguhindukanye ntavyo wamenye! Nous ne sommes plus des années 65, 72, 93 etc. !!!
      Aujourd’hui, mêmes les USA ont changé regarde le président qui gouverne les Etats Unis d’Am!!
      Hoooo wasigaye mupfaso hehehhee!!!

    • burundi

      uti nkurunziz yabahay liberté! uramusab neza sha nimb aric umuronderak.abavuzeng umuhutu umuvura amaso bwaca akayagukanurir ntibabesh.uw mugab aribukak ari mw,ishamba abo bamenyesha makuru arib babavugir! iry radio ya dd kar yariy,igihugu haric yavug! arik atashe agashikir ubutegetsi aca ashak kubazivy mukubafunga,babatuka ng ni bagahanga wishwe niki! indwano y,amasasu yaramunaniy yibazak iy,abamenyeshamakur ariy azotsinda.kw,isi nzima ntawurabatsinda

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