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Si Ma Mémoire est Bonne

L’industrie au Burundi : que d’espoirs déçus, mais tout n’est pas perdu

Il y a lieu de voir dans le travail de nos forgerons, en ces temps-là, les premières formes d’industrie. L’évolution n’a pas suivi. La colonisation amènera de petites usines de transformation, très peu survivront. En 1980, une sorte d’ère industrielle commence. Deux décennies après, tout change.

Un forgeron actionne son soufflet ©Iwacu

Un forgeron actionne son soufflet ©Iwacu

C’est sous la Deuxième République que le département du ministère des Finances chargé de l’industrie s’affranchit. Il devient un ministère à part entière. Un plan d’industrialisation est échafaudé. Des usines sont implantées. La roue du développement se met en marche.

Mais avant cette épopée industrielle, à Bujumbura, des cheminées altières dominant des entrepôts du quartier industriel laissent échapper une épaisse fumée, des machines, des turbines tournent, une poignée d’ouvriers travaillent déjà à la chaîne.
Des entreprises industrielles créées avant 1968 comme Lovinco, Rafina, Metalusa, Chanic, Bata, Eternit, Rudipaints et la Brarudi produisent. Il y a même avant cette période quelques usines de transformation comme le déparchage du café. Et vers 1970, la société ’’Savon d’or’’ qui devient plus tard Savonor, s’implante.

Mais bien avant la colonisation, quelque part au fond d’une bananeraie, des forgerons s’activent devant une grosse pierre en guise d’enclume et un soufflet. Le morceau de fer devenu ardent est battu, modelé puis passé à la meule pour donner forme à plusieurs types d’outils.
Depuis longtemps, explique l’historien Alexandre Hatungimana, les Burundais vivent de l’agriculture et de l’élevage. Mais il y a une catégorie de gens issus d’une certaine classe sociale qui exercent et qui vivent des métiers comme la forge.
Ils maîtrisent déjà la fonte du minerai de fer. « Je ne sais dans ce cas si l’on peut parler d’usine mais à cette époque les Burundais savent déjà fabriquer des houes,  des serpettes, des haches, des lances, des flèches, des couteaux ainsi que d’autres objets utilisés au quotidien.»

Les Blancs vulgarisent les cultures industrielles

Vers les années 1940, les Belges diffusent les cultures de rente dont le café. D’après Jumaine Hussein, Directeur d’Intercafé et ancien ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, c’est à cette époque que l’OCIRU (Office des cultures industrielles du Ruanda-Urundi) est créé avec d’autres petites usines de déparchage tenues par des Belges, des Arabes, des Grecs et même des Israéliens comme Indurundi, ICB, etc.
Après l’indépendance en 1962, explique ce féru de café, les appellations changent, il y a l’OCIR pour le Rwanda et l’OCIBU, l’Office du café du Burundi, aujourd’hui ARFIC (Autorité de régulation de la filière café).

Pas de transfert de technologies avec l’indépendance

D’après l’historien Alexandre Hatungimana, jusqu’à l’indépendance en 1962, il n’y a presque pas d’industrie au Burundi. « A l’époque coloniale, les Blancs essayent d’implanter des usines de transformation de produits comme le café, le thé et le coton. Les Grecs avaient des usines de poisson.»
Mais bien avant l’arrivée des Blancs, explique-t-il, le Tanganyika est un lac où les gens font la pêche. « On vend du poisson séché dans certaines régions du Congo et les pirogues rentrent remplies de la pâte froide de manioc, ’’ubuswage’’.» Le Tanganyika deviendra plus important à l’arrivée des Allemands. « Ce lac offre beaucoup d’opportunités commerciales. Et il y a aussi l’huile de palme dans la plaine de l’Imbo. Ce sont les Swahili qui introduisent les palmiers.»

En général, indique ce professeur d’université, les industries ne connaîtront pas de développement parce que depuis la période des indépendances, il y a une sorte de divorce entre les Blancs et les Noirs. « A leur départ, ils ne laissent presque pas de connaissances dans le domaine industriel. L’instabilité politique et sécuritaire s’installe.»

Inauguration de la Sosumo par la Major Pierre Buyoya, une initiative du régime Micombero réalisée par la deuxième République du Colonel Jean-Baptiste Bagaza ©Iwacu

Inauguration de la Sosumo par la Major Pierre Buyoya, une initiative du régime Micombero réalisée par la deuxième République du Colonel Jean-Baptiste Bagaza ©Iwacu

Des industries à tout prix

Vers les années 1980, une révolution s’opère au Burundi. Une vision se dessine. Pour le régime Bagaza, il ne peut y avoir de développement sans une base industrielle. Les ’’cadres’’ sont mobilisés pour analyser les potentialités et proposer des ’’voies et moyens’’ afin de booster l’économie.
Même les initiatives de la première République sortent des tiroirs. Selon Audace Bukuru, Administrateur Directeur général de la Société sucrière du Moso (Sosumo) qui sauvera cette entreprise de la faillite, l’idée date de 1969. L’Isabu (Institut des sciences agronomiques du Burundi) commence par la multiplication de la canne à sucre.

En 1970, le régime Micombero compte implanter une usine de production du sucre. Ironie du sort, c’est peu de temps avant son éviction par le Colonel Jean-Baptiste Bagaza que les premières études dessinent les possibilités d’implantation de cette usine. Des accords de financement seront signés notamment avec la BAD (Banque africaine de développement) et la BADEA (Banque arabe pour le développement économique). Les Institutions de Breton Woods bouderont, présentant le projet comme un ’’éléphant blanc’’…

… Suivez dans notre prochain magazine, l’apogée et le déclin de l’industrie au Burundi. La Sosumo et le Cotebu, des initiatives du régime Micombero mais exécutées par son successeur, le colonel Bagaza. Vous lirez dans les mêmes colonnes comment la Verrundi, la verrerie du Burundi fut sabotée par Kigali et Kinshasa. Et comment la Sosumo devient un autre pôle de développement ainsi que la renaissance industrielle avec Burundi Brewery, une brasserie implantée à Vyegwa dans la province de Ngozi.
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Retrouvez les différents thèmes développés dans « Si ma mémoire est bonne« 
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SMMEB_logo« Ninaba Nibuka » (« Si Ma Mémoire Est Bonne ») est une co-production de la Radio Isanganiro, Groupe de Presse Iwacu et la Télévision Renaissance, en partenariat avec La Benevolencija.
«Si Ma Mémoire Est Bonne», c’est un bouquet d’émissions et de publications qui donnent la parole aux citoyens Burundais sur des sujets liés à l’histoire récente du Burundi, que les journalistes des trois médias remettent à l’ordre du jour. Ce programme réveille chaque semaine nos mémoires sur des thèmes et des évènements de l’histoire récente du Burundi.
C’est en promouvant la connaissance et la compréhension du passé, que cette production médiatique vise à contribuer à mieux comprendre le présent et à améliorer la cohésion entre les citoyens burundais.

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  26   Vos commentaires
  1. Sofia

    L’industrialisation ne sera pas effective tant que la sécurité laissera à désirer. Et ici je voudrais parler d’un aspect de la sécurité dont on ne tient pas souvent compte. La sécurité c’est pouvoir vivre dans un monde prévisible. Et pour que ce monde soit prévisible, il faut être assuré que tout le monde a la même référence dans la gestion de la vie quotidienne, dans la gestion des entreprises, dans la gestion de l’Etat. Or, il est difficile d’investir dans un domaine comme l’extraction du Nickel qui exige que sa rentabilité ne pourra être effective qu’au delà de 40 ans voire 50 ans si l’on est dans un monde où l’on n’est pas sûr de la stabilité politique(bataille sur l’amendement de la Constitution, annonces régulières de naissance probable de rébellions, plaintes qu’il y a deux poids, deux mesures dans l’application de la loi, dans les recrutements)etc. Je tenais à attirer l’attention des lecteurs sur cet aspect de la sécurité. Le citoyen lamda qui serre la ceinture pour investir doit être assuré que c’est sa femme ou ses enfants qui vont bénéficier du fruit de son labeur à moyen et long terme. Je suis également d’accord avec les autres, l’industrialisation est impossible sans énergie. Le Gouvernement a le devoir d’investir dans l’électrification du pays. Il faut également encourager le développement de l’artisanat sous toutes ses formes car les artisans d’aujourd’hui sont les industriels de demain.

    • HARERIMANA PACIFIQUE

      nivyiza ko tuza turabwira abacaruka uko igihugu cari kimeze kera abahutu tutaracurira ngo tukigire ivu nkuko biri uyu musi.mbega ayo mashirahamwe yase yaroye hehe.nuko mbona buyobe ariwe gustave umengo ariwe yavuze iyo stori kandi hanini ariwe yahuganiye uburundi bwatwibarutse.mugabvo nawe nyene amenye yuko ukuri kuzoteba kukaja ahabona yagirizwe amabi bakoranye nizombwebwe.C’est sous la Deuxième République que le département du ministère des Finances chargé de l’industrie s’affranchit. Il devient un ministère à part entière. Un plan d’industrialisation est échafaudé. Des usines sont implantées. La roue du développement se met en marche.

      Mais avant cette épopée industrielle, à Bujumbura, des cheminées altières dominant des entrepôts du quartier industriel laissent échapper une épaisse fumée, des machines, des turbines tournent, une poignée d’ouvriers travaillent déjà à la chaîne.
      Des entreprises industrielles créées avant 1968 comme Lovinco, Rafina, Metalusa, Chanic, Bata, Eternit, Rudipaints et la Brarudi produisent. Il y a même avant cette période quelques usines de transformation comme le déparchage du café. Et vers 1970, la société ’’Savon d’or’’ qui devient plus tard Savonor, s’implante.

    • Stan Siyomana

      @Sofia
      En general, je suis d’accord avec votre commentaire, sauf sur: « l’extraction du nickel qui exige que sa rentabilite ne pourra etre effective qu’au-dela de 40 ans, voire 50 ans… »
      1. La longevite de la mine (40 ou 50 ans) peut attirer certains investisseurs qui comptent avoir un revenu pour une tres longue periode.
      2. Krige, D. G. et Austin J. D. ont fait une etude pour s’assurer que des projets sont competitifs (du point de vue financier) et sont arrives a la conclusion (a la page 376) qu’en moyenne, LE TAUX DE RENDEMENT SEUIL/threshold rate of return se situe entre 7 et 8% par an, pour les nouveaux projets miniers en Afrique du Sud.
      (Voir Krige, D. G., and Austin, J. D, 1980: « Threshold rates of return on new mining projects as indicated by market investiment results », Journal of the South African Institute of Mining and Metallurgy. October 1980, pp.3370-377). En PDF.
      3. D’apres la regle de 72, avec un taux de rendement d’au moins 7%, l’investissement serait « effectivement rentable/gukuramwo utwawe twose apres environ 10 ans (72:7 = 10,28). Et la mine aurait encore des dizaines d’annees (vu sa longevite).
      Merci.

  2. Stan Siyomana

    « La Verrudi, la verrerie du Burundi fut sabotee par Kigali et Kinshasa »
    1. Saboter est  » Agir de maniere a provoquer l’echec d’une action, a neutralizer; torpiller: Saboter les negociations de paix » (www.larousse.fr).
    2. Si Kigali et Kinshasa avaient deja signe des accords pour acheter un certain pourcentage de la production de Verrudi (et pour x annees) et que tout d’un coup ces clients changent d’avis, c’est ce que j’appelerais UN SABOTAGE.
    3. Mais. si l’on considere Kigali et Kinshasa comme tout autre marche (comme pourrait l’etre « Tumbuktu », le legendaire coin recule du monde), et si Kigali decide par exemple d’importer des bouteilles d’Israel qui sont 20% plus cheres que celles de la Verrudi, c’est qu’il a ses propres raisons (economiques, diplomatiques, geopolitiques ou autres).
    Plutot que de crier a la victime, c’etait a Verrudi d’ETRE LE PLUS COMPETITIF POSSIBLE ET DE SE CHERCHER D’AUTRES MARCHES.
    Merci.

  3. Stan Siyomana

    A QUAND L’INDUSTRIALISATION DU BURUNDI ET DE L’AFRIQUE?
    1. D’apres l’Organisation des Nations Unies pour le Developpement Industriel, SEULEMENT 1,5% DE LA PRODUCTION MANUFACTURIERE DANS LE MONDE VIENT D’AFRIQUE/Fait au Burundi, Chad,…
    2, L’Europe produit 24,7%, Amerique du Nord- 22,4%, Asie et Pacifique- 21,7%, Asie de l’Est -17,2%, Amerique latine- 5,8%, AFRIQUE- 1,5%, autres-6,7%.
    (Voir Alexis Akwagyiram: « Made in Africa: is manufacturing taking off on the continent? », http://www.bbc.com, 28 May 2014).
    Merci.

  4. Incoyable

    En fait ce Buyoya n’a rien fait de développement durant tout son occupation forcée à la présidence du Burundi. Pauvre du Burundi.

  5. Musinga

    @Kimeneke,
    J’aurais pu ne pas répondre, car je ne sais qui a dit qu’aux imb…… on répond par le silence. Quand je parle de la Politique d’Ajustement Structurel, qui es-tu pour te sentir directement visé? Puisque ta réaction impolie et stupide a aussitôt fusé? Et tu me confonds avec qui, puique moi, Musinga J, ne suis pas au pouvoir et n’y ai jamais été?
    Tout de même, ta réaction est stupide car le COTEBU a fermé sous Buyoya, donc à l’heure du parti Etat Uprona, la VERRUNDI, la BBI, la SIRUCO, la LOVINCO, et tant d’autres mêmement.
    Depuis que le CNDD-FDD est là, malgré la situation économique catastrophique qu’il a hérité de ses prédécesseurs, et malgré vos malheureuses et stupides entreprises de lui mettre le bâton dans les roues, allez voir tout ce qui a été fait pour attirer les investisseurs qui commencent à monter de véritables industries et usines: Burundi Brewery, Farisana, Azam, et j’en passe.
    Donc, le problème pour toi, mon cher Kimeneke, c’est que tu ne connais pas l’histoire et que celle-ci ne peut rien t’apprendre puisqu’elle t’est inconnue. Quand une personne ne connaît pas l’histoire, connaîtra-t-elle le présent? J’en doutes fort.

    • Gaston MAYIMAYI

      @MUSINGA
      Imb… peut aussi signifier Imbonerakure merci de l’abréviation. La COTEBU a été coulé par Mr WAGARA Malchior actuel 1er Vice Gouverneur de la BRB.
      Pour le PAS ( Programme d’ajustement structurel) , le Burundi a été cité comme modèle car c’est le pays où il a réussi avec l’ancien ministre Nibigira Gérard. Le CNDD FDD n’a pas herité d’une situation catastrophique : le CNDD FDD avait créé une situation catastrophique d’insécurité et il a continuer de l’entretenir même après sa victoire de 2005. C’est le CNDD FDD mouvement rebelles qui tuait et brûler tout sur son passage avec les ambuscades pour les commerçants et hommes d’affaires et qui étaient condamnés à verser des cotisations.

  6. Vuvuzela

    Est-ce qu’on s’attaque a l’economie avant de fixer la politique ou on inverse? Pourquoi ne pas faire les 2 a la fois? C’est possible je pense, il suffit que le coeur batte dans ce sens et qu’on ait le minimum d’intelligence.

  7. Stan Siyomana

    TROP D’IMPOTS TUENT L’ENTREPRISE, DONC LES IMPOTS EUX-MEMES.
    1. Par exemple, en l’an 2007, une entreprise au Burundi devait payer en moyenne des taxes egales a 286,7% de son profit.
    L’entreprise tout simplement COMMENCER A TRAVAILLER A PERTE des que l’Etat commence a lui prendre plus de 100% de son profit.
    Misery likes company?/L’on est reconforte de savoir qu’il y a d’autres qui souffrent comme nous? (= Les entreprises payaient comme taxes 291,4% de leurs profits en Gambie, 277,0% en Sierra Leone, 235,4% en RD Congo, et 209,5% en Republique Centrafricaine,…).
    (Voir « Doing Business 2007. How to reform », http://www.doingbusiness.org).
    2. Dieu merci, les choses se sont (quand meme?) ameliorees: en l’an 2013, la taxe totale au Burundi etait de 51,6% du profit (mais a cause de la corruption, ce n’est pas toute cette taxe qui va servir le peuple burundais!).
    Cette taxe au Burundi reste DE LOIN LA PLUS ELEVEE au sein de l’East African Community ou elle est de seulement 29,9% au Rwanda, 36,6% en Ouganda, 44,2% au Kenya et 44,9% en Tanzanie.
    Helas, en Gambie, curieusement/scandaleusement, la taxe totale est toujours a 283,2% du profit.
    Pour comparaison, toujours pour l’an 2013, ailleurs dans le monde elle est de 8,4% dans la petite ile de Vanuatu (a l’est de l’Australie dans l’Ocean Pacifique), 11,3% au Qatar, 14,5% en Arabie Seoudite, 14,9% dans les Emirats Arabes, 24,3% au Canada, 27,3% a Singapour, 30,1% en Afrique du Sud, 46,3% aux Etats-Unis, 49,4% en allemagne, 52,0% en Suede, Belgique 57,5%, 64,7% en France.
    (Voir « Doing Business 2014. Understanding regulations for small and medium-sized enterprises », http://www.doingbusiness.org).
    Merci.

  8. Stan Siyomana

    1. Les trois elements necessaires pour faire des objets sont: le savoir-faire, le capital et la main-d’oeuvre.
    (Voir Ricardo Hausmann: « Piketty’s missing knowhow », http://www.newtimes.co.rw, 30 May 2014).
    2. Qu’en est-il au Burundi? Voici quelques points d’Illustration 3 (page 14) dans le rapport final d’OTF Group de fevrier 2008 :
    – Un savoir-faire moyen:
    Une connaissance profonde de la transformation agricole DUE A UNE LONGUE EXPERIENCE;
    Manqué de connaissances de nouvelles realites du commerce mondial, du marketing et des besoins des consommateurs.
    -Une finance peu developpee:
    Les banques locales ne peuvent pas financer des investissements a moyen terme ou long terme;
    Le secteur prive n’a pas les epargnes suffisantes pour investor – seulement 30% des investissements sont prives.
    -Les ressources humaines sont moyennes:
    Main d’oeuvre abondante mais tres peu qualifiee;
    Manque d’education de base – 43% d’analphabetisme.
    (Voir OTF Group: Vision et strategie industrielles et commerciales du Burundi. Rapport final. Projet d’appui a la gestion economique (PAGE), Fevrier 2008, http://www.tralac.org).
    Merci.

  9. Vuvuzela

    Ba Peter 2 bagize coallission bodutwara neza tugashima. Bagaza akaba leur conseiller, Concilie nawe Premiere ministre. Nari nibagiye Ntibantunganya na Bunyoni, Sinduhije na Rwasa Agathon. Emwe, ubu hoho sintomoye ndayirashe umurya.

  10. kimeneke

    Musinga kura uburofa tubwire depui que vous êtes là au moins une usine mwuguruye atari kugara Cotebu

  11. Zandiyo

    Bel Article,
    Toutefois, pas d’industrialisation possible sans energie.
    Energie,Energie et Energie!
    Il faut produire, aucun pays ne se developpe sans production de bien et de services.
    L’industrialisation commence par l’artisanat, puis unites de transformation, conditionnement, etc…
    Vivement la suite de l’article!

  12. KanuraRwaruka

    Bravo à Iwacu. Un tres bel article.
    La balle est lancée aux investisseurs. Si Iwacu nous donner aussi l’historique du developpement et les plans d’avenir de nos Routes nationales, l’éléctricité, eau potable, Agriculture, Commerce, hopitaux…

    • Stan Siyomana

      @KanuraRwaruka: (« La balle est lancee aux investisseurs… »).
      1. La balle est plutot/avant tout dans le camp de l’Etat burundais.
      De quelle industrialization peut-on parler au Burundi ou les barrages hydroelectriques produisent a peine 45 megawatts (=deficit energetique), ou la troisieme ville du pays (= Ngozi) n’a pas d’eau pour le moment (= punerie d’eau), et ou pour le transport d’un conteneur, le troncon Bujumbura-Dares salaam coute plus cher que le troncon de la Chine jusqu’aux cotes est-africaines (= besoin d’un chemin de fer).
      2. A cet effet, la ministre ougandaise des finances, Madame Maria Kiwanuka a reconnu le role primordial de l’Etat:
      « Les investisseurs veulent de bonnes routes/investors want all-weather good roads, de l’eau potable/piped water et l’electricite. Nous (le Gouvernement) devons tout faire pour que tout ca soit disponible/WE (GOVERNMENT) NEED TO PROVIDE THESE… »
      (Voir « IMF chief advises Uganda gov’t to dump tax incentives », http://www.24tanzania.com, 17 June 2013).
      Merci.

      • Stan Siyomana

        Quand l’Etat echoue dans son role de catalyseur OU Une parallele entre le projet d’exploitation du nickel du Burundi (QUI N’ARRIVE PAS A DEMARRER, APRES PLUS DE QUARANTE ANS!!!!) et l’industrie miniere sud-africaine (qui, tout simplement, va mal):
        2. « Le fait que les services d’electricite et de transport n’ont pas augmente leur capacite a freine le developpement de toute une gamme d’ industries, notament l’industrie miniere…
        L’Etat est la raison majeure pourquoi la production de l’industrie miniere sud-africaine a fortement diminue au milieu des annees 2000, alors que les exportations des autres grands producteurs de matieres premieres, comme le Bresil, le Chili et l’Australie, montaient comme une fuse. La faute dans tout ca est due a une combinaison de la mauvaise application des lois sur l’acces aux/possession des ressources minieres/ poorly implemented mining rights regulation et le manque de capacite adequate d’electricite (a la compagnie ESKOM), ainsi que le manque de capacite adequate aux ports et chemins de fer (de la compagnie TRANSNET).
        Le ministere du Commerce et Industrie a introduit bon nombre de lois qui vont encore decourager l’investissement dans le pays… »
        (Voir Nazmeera Moola: « Economic viewpoint: State should be the catalyst », http://www.financialmail.co.za, 30 May 2014).
        2. Ces difficultes de l’industrie miniere sud-africaine, ainsi que la greve dans les mines de platine (a propos des bas salaires et des mauvaises conditions de vie dans les dortoirs/workers hostels) sont a l’origine du transfert de Madame la ministre Susan Shabangu de Mineral Resources vers le ministere de la Condition feminine/Minister of Women in the Presidency.
        (Voir « SA’s Cabinet is largest in the world: Sefsa », http://www.sabc.co.za, 27 May 2014).
        SEFSA = Steel and Engineering Industries Federation of South Africa.
        Merci.

      • Stan Siyomana

        « Seulement 16% de toutes les routes (en Afrique sud-saharienne) sont goudronnees, contre 58% en Asie du Sud.
        Ces insuffisances representent d’enormes couts pour les entreprises et pour le people…
        Des infrastructures de bonne qualite vont attirer l’investissement direct etranger (IDE)…
        La region (sud-saharienne) a besoin d’investir (dans ses infrastructures) ENVIRON 93 MILLIARDS DE DOLLARS AMERICAINS PAR AN… »
        (Voir « Africa rising- Building to the future. Keynote address by Christine Lagarde, Managing Director, IMF. Maputo, 29 May 2014 », http://www.imf.org).
        Merci.

  13. Thank's

    Merci à Iwacu. Nous avons besoin des articles du genre que des bla bla de politique bananière à la burundaise.

  14. Misago

    Cet article me donne la chair de poule. J’ai tant aime de tels articles qui nous eclaire sur les aspects economiques de notre pays.
    A voir, l’apogee et le declin de l’industrialisation au Burundi, la guerre y est pour quelque chose.
    Mais comme on a retrouve la paix, il fallait que nos dirigeants revisitent tous ces projets endormi et etablir des strategies comme l’ont fait les premieres republiques, pour pouvoir faire renaitre ces industries fermees ou implanter les autres suivant les besoins du moment.
    Ce genre d’article va nous reveiller pour changer de priorite dans notre mode de pensee, puisque actuellement nous ne pensons que de la politique d’une facon bizarre et nous oublions l’essentiel: l’economie.

  15. KECURU Stephanie

    Les institutions de Bretton Woods ont cherche a vous persuader que ce sera un éléphant blanc, vous n’avez pas obéi et ça a donné, elles vous ont proposé d’autres projets qui se sont avérés avec le temps que c’étaient exactement ceux-la qui étaient a proprement parler des éléphants blancs. Qu’est ce que vous attendez kugira twisubize umutamana.

    • KABADUGARITSE

      Trop raison!!!

  16. Musinga

    Parlez-nous aussi de la politique d’ajustement structurelle (PAS), car celle-ci est intimement liée avec l’histoire de l’industrialisation au Burundi, comme partout ailleurs en Afrique.

    • Stan Siyomana

      @Musinga: (« …celle-ci (= la politique d’ajustement structurel du milieu des annees 1980 au debut des annees 1990) est entierement liee avec l’histoire de l’industrialisation au Burundi, comme partout ailleurs en Afrique. »
      1. Tout le monde est d’accord que cette politique a ete desastreuse pour l’industrialisation en Afrique.
      2. Le comble du Malheur est que LA FOLIE DES DIRIGEANTS BURUNDAIS (et de la population en general?) a ensuite fait que le Burundi a sombre dans au moins quinze ans de guerre civile (si l’on compte de 1993 jusqu’au « desarmement? » des Forces Nationales de Liberation-FNL (qu’on croyait/esperait etre le dernier movement rebelle).
      3. Le people burundais, tant meurtri, attend toujours les « dividendes de la paix » qui auraient du accompagner les Accords de Paix d’Arusha de l’an 2000 (donc, il y a bientot 15 ans).
      Le Burundi n’a toujours pas de POLITIQUE DE L’EMPLOI OU D’INDUSTRIALISATION.
      4. Tous les pays de la East African Community, SAUF LE BURUNDI, ont deja la politique des zones franches d’exportation (ZFE) (naturellement pour favoriser l’emploi massif et l’exportation pour gagner les devises etrangeres tant recherches).
      5. Si les Burundais avaient un certain niveau de savoir-faire , ainsi que l’ acces facile au capital, des zones franches d’exportation peuvent etre creees pour ajouter de la valeur aux matieres premieres du pays (ou meme transformer les matieres premieres achetees legalement dans la province congolaise du Kivu-Sud).
      (= Industrialisation basee sur l’agriculture; Industrialisation basee sur les ressources naturelles).
      Merci.

      • Change

        Iyo wumvirije ukuntu bamwe bavuga Micombero, je ne savais pas qu’il avait eu l’initiative de la SOSUMO et la Brarudi! Et nos dirigeants actuels, Ivyerwa gusa? Ego nivyo ukize akiza iwabo, seulement toute usine a naitre doit etre liee a nos chefs, ex ya usine y’isukari mu rukoko ngo isangiwe na nde?….. Aujourd’hui, on se sert d’abord, abanyagihugu nabo bagakoma amashi, niho tugeze, BIZOZA…

        • citoyen

          coup de chapeau à Iwacu pour cet article. Maintenant on peut voir un peu d’ou on vient et demander à qui de droit ou on va.
          Pas d’électricité,pas d’industrie. Trop d’impot tue l’impot.
          La sécurité est un des grands facteurs du développement. Que ce journal enrichisse cet article en cherchant à répondre à toutes les interrogations ci-haut émises.

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