| Malaise à l’armée: « Nous grèverons si les choses ne changent pas » |
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| Dimanche, 13 Décembre 2009 12:37 | ||
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Les sous officiers et hommes de troupe de l’armée et de la police sont ouvertement en colère. Ils accusent leurs commandements respectifs d’avoir augmenté les indemnités de logement aux seuls officiers. Le chef d’Etat Major Général de l’Armée dément. « Si les officiers continuent de s’octroyer des avantages alors qu’ils ne nous donnent rien, nous n’aurons d’autre choix que d’entrer en grève même si notre statut ne le permet pas », met en garde un sous officier de la Police Nationale qui a gardé l’anonymat. Selon lui, le commandement militaire et policier a ajouté plus de 100 mille Fbu d’indemnité de logement aux officiers célibataires et 150 mille de Fbu aux officiers mariés en plus des indemnités qu’ils avaient déjà. Ce qui fait d’après lui, 250 milles de Fbu d’indemnité de logement pour un officier marié et 200 mille Fbu pour un officier célibataire. Pendant ce temps, continue-t-il, les sous officiers n’ont rien eu : « Au lieu de penser à nous aussi, ils nous ordonnent d’habiter les casernes. Ce qui suppose que nous devons louer des maisons pour nos épouses et enfants à l’extérieur du camp. » « Où pouvez-vous trouver une maison à louer à 9000 Fbu ? »
Il dénonce cette manière de faire car pour les officiers, les indemnités de logement sont données forfaitairement. « Où pouvez-vous trouver une maison à louer à 9000 Fbu actuellement. » G.H, BPC1 (le plus haut grade d’un sous officier de la police) est du même avis : « La police me donne 30 mille de Fbu comme frais de logement. » Selon lui, il est urgent qu’il y ait révision du statut afin d’accorder aussi cette indemnité aux sous officiers. D.N, est Adjudant-major dans l’armée, il estime que ce qui se passe actuellement dans leur corps est honteux : « Il est vrai que ces officiers ont eu la chance d’étudier. Mais cela ne leur donne pas le droit de s’octroyer tout et de nous oublier. » Ce père de trois enfants informe que l’armée s’apprête à chasser sa famille du camp. « Je me demande comment je vais faire vivre mes enfants. Dans le camp, je peux partager cette petite assiette de haricot avec eux. » « Nous pourrions refuser leurs ordres » Pour lui, le commandement devrait se souvenir que ce sont les hommes de troupe et les sous-officiers qui composent en grande partie les corps de défense et de sécurité : « Ils disent qu’ils veulent reformer notre corps mais ils pensent plus à eux qu’à nous. » Ces officiers préviennent que si ces statuts ne changent pas et que les officiers continuent à s’accorder plus des avantages au détriment des autres, ils prendront des mesures qui s’imposent. « Nous pourrions refuser leurs ordres », indique l’un d’eux, « ou bien refuser de superviser les prochaines élections. On verrait si ceux qui se disent intelligents et spécialistes iront sur terrain le faire. » Le Général-Major Godefroid Niyombare pense que ces militaires ne sont pas bien informés : « C’est une intoxication orchestrée par ceux qui ne veulent pas que les corps de défense et de sécurité soient réformés. Nous n’avons jamais accordé aux officiers cet argent. » Toutefois, le chef d’Etat Major Général indique que les statuts seront bientôt modifiés. Selon lui, même les indemnités de logement des officiers devraient être calculées sur base de leurs salaires. Concernant la demande des sous officiers de bénéficier aussi des indemnités de logement, la réponse du chef d’Etat Major Général est simple : « Les sous officiers et hommes de troupes ne perçoivent pas ces indemnités parce qu’ils devraient habiter dans les casernes. Ce même statut stipule qu’ils n’ont pas le droit d’y amener leur famille. » Christian Bigirimana |




